SUFENTANIL RENAUDIN 5 microgrammes/mL, solution injectable (IV ou péridurale)
Classe médicamenteuse
Anesthésiques opioïdes | code ATC : N01AH03
Composition
Sufentanil............................................................................................................... 5 microgrammes
Sous forme de citrate de sufentanil
Pour 1 mL de solution injectable.
Une ampoule de 2 mL contient 10 microgrammes de sufentanil.
Une ampoule de 10 mL contient 50 microgrammes de sufentanil.
Excipient à effet notoire :
Une ampoule de 2 mL contient 7,08 mg de sodium.
Une ampoule de 10 mL contient 35,4 mg de sodium.
Indications thérapeutiques
Analgésique central réservé à l'anesthésie-réanimation, le sufentanil peut être utilisé dans les indications suivantes :
Chez l’adulte
- en tant qu'analgésique d'appoint au cours de l'entretien d'une anesthésie générale balancée de moyenne ou longue durée en association à un hypnotique et (ou) un agent anesthésique volatil et un agent myorelaxant ;
- en tant qu'agent anesthésique principal pour l'induction et l'entretien d'une anesthésie analgésique, avec 100 % d'oxygène, au cours d'interventions chirurgicales majeures telle que la chirurgie cardio-vasculaire ;
- en administration péridurale, en dose unique ou répétée ou en perfusion, seul ou en association avec un anesthésique local pour l'analgésie chirurgicale, obstétricale ou post-opératoire ;
- en sédation prolongée en unité de soins intensifs ou en réanimation, de patients ventilés.
Chez l’enfant
- en administration intraveineuse, en tant qu'agent analgésique pour l'induction et/ou l'entretien d'une anesthésie générale balancée chez l’enfant de plus d’un mois.
- en administration péridurale, pour l’analgésie post-opératoire suite à une intervention de chirurgie générale, thoracique ou orthopédique chez l’enfant de plus d’un an.
Posologie et mode d'administration
Ce produit ne doit être administré que par des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence et familiarisés avec l'utilisation des anesthésiques, ou sous leur contrôle, et disposant de tout le matériel d'anesthésie-réanimation nécessaire.
Les recommandations des sociétés savantes concernées doivent être respectées, notamment en cas d'utilisation en situation extra-hospitalière (situation d'urgence ou transport médicalisé).
Le sufentanil est le plus souvent administré en association à d'autres agents : anesthésiques intraveineux, anesthésiques volatils, benzodiazépines.
La posologie est variable selon la technique anesthésique, l'état du patient et les modalités de contrôle de la ventilation.
En fonction de ses différentes indications, le mode d'emploi et les posologies sont les suivantes :
Voie intraveineuse
Anesthésie générale balancée :
- Interventions de courte ou de moyenne durée (1 à 2 heures) : 0,1 à 2 microgrammes/kg à l'induction en association à un hypnotique et (ou) un agent anesthésique volatil et un agent myorelaxant.
- Des doses de 10 à 25 microgrammes de sufentanil peuvent être réadministrées lors de l'entretien de l'anesthésie en fonction des signes cliniques d'allégement de l'analgésie et en fonction de la tolérance à la dose initiale.
- Interventions chirurgicales majeures (durée supérieure à 2 heures) : la dose totale sera calculée sur la base d'une administration de 1 microgramme/kg/h, à adapter selon l'intervention chirurgicale, l'état du patient et les produits associés, 75 % de la dose totale pouvant être administrés en bolus à l'induction et l'entretien assuré soit par des réinjections de 10 à 50 microgrammes en fonction des signes cliniques d'allégement de l'analgésie soit par une perfusion continue. Le sufentanil peut être associé à un hypnotique et (ou) à un agent anesthésique volatil et à un agent myorelaxant.
- En cas de bradycardie, une dose (à déterminer) d’agent anticholinergique (atropine) peut être utilisée.
Anesthésie analgésique (chirurgie cardio-vasculaire) :
- Dose bolus à l'induction de 8 à 20 microgrammes/kg en association avec 100 % d'oxygène et un agent myorelaxant compatible avec l'état cardio-vasculaire du patient.
- Un bolus supplémentaire de 5 à 10 microgrammes/kg doit être administré avant la sternotomie.
- L'entretien est assuré soit par des doses répétées de 25 à 50 microgrammes administrées en fonction des signes d'allégement de l'analgésie et de la tolérance du patient au bolus initial soit par une perfusion continue.
En comparaison aux autres morphiniques utilisés dans de tels protocoles, la dose des médicaments associés tels que anesthésiques volatils, benzodiazépines, doit en général être réduite.
La dose totale administrée en chirurgie cardio-vasculaire est en moyenne de 12 à 30 microgrammes/kg avec un délai moyen d'extubation prévisible de 12 à 18 heures.
Toutefois, la posologie devra être ajustée en fonction des autres agents anesthésiques utilisés, des variations individuelles et du délai d'extubation.
Sédation prolongée en unité de soins intensifs ou en réanimation, de patients ventilés :
0,2 à 2 microgrammes/kg/heure, selon le degré de sédation nécessaire et les doses respectives des produits éventuellement associés.
Voie péridurale
Chirurgie générale (thoracique, urologique, orthopédique) :
Une dose initiale de 0,75 microgramme/kg diluée dans 10 mL permet une analgésie de 4 à 8 heures. Des boli supplémentaires de 25 à 50 microgrammes peuvent être administrés en fonction des signes d'allégement de l'analgésie.
Obstétrique :
Dose bolus de 15 à 20 microgrammes diluée dans un volume de 10 mL associée à un anesthésique local telle la bupivacaïne (0,125 % - 0,25 %). Il est recommandé de ne pas dépasser la dose totale de 30 microgrammes de sufentanil.
Analgésie post-césarienne :
Dose bolus de 25 microgrammes diluée dans un volume de 10 mL associée à un anesthésique local telle la bupivacaïne (0,125 % - 0,25 %). Il est recommandé de ne pas dépasser la dose totale de 30 microgrammes de sufentanil.
Analgésie post-opératoire :
Dose bolus de 0,75 microgramme/kg diluée dans un volume de 10 mL en dose unique ou répétée en fonction des signes d'allégement de l'analgésie (25 à 50 microgrammes), ou en perfusion à la dose de 0,2 à 0,3 microgramme/kg/h.
Populations particulières
Comme pour les autres opioïdes, une diminution de la posologie est recommandée chez les patients âgés, affaiblis ou de classe ASA III/IV.
Population pédiatrique
Voie intraveineuse
En raison de la grande variabilité des paramètres pharmacocinétiques chez le nouveau-né, aucune recommandation posologique ne peut être donnée (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Enfant de plus d’un mois
Quelle que soit la posologie, une prémédication avec un anticholinergique tel que l’atropine est recommandée, sauf en cas de contre-indication.
Induction de l’anesthésie
SUFENTANIL RENAUDIN peut être administré en bolus lent d’au moins 30 secondes à des doses de 0,2 à 0,5 µg/kg, en association à un autre agent anesthésique pour l’induction. En cas d’intervention chirurgicale majeure (chirurgie cardiaque, par exemple) des doses allant jusqu’à 1 µg/kg peuvent être administrées.
Entretien de l’anesthésie chez les patients ventilés
Dans le cadre d’une anesthésie générale balancée, la posologie dépend de la dose des agents anesthésiques associés, ainsi que du type et de la durée de l’intervention chirurgicale. Une dose initiale de 0,3 à 2 microgrammes/kg administrée en bolus lent d’au moins 30 secondes peut être suivie par des boli additionnels de 0,1 à 1 microgramme/kg en fonction des besoins, sans dépasser la dose totale de 5 microgrammes/kg au cours d’une intervention de chirurgie cardiaque.
Voie péridurale
SUFENTANIL RENAUDIN ne doit être administré par voie péridurale à des enfants que par des médecins anesthésistes spécialement formés à l’anesthésie péridurale de l’enfant et à la prise en charge des effets dépresseurs respiratoires des opioïdes. Le matériel de réanimation nécessaire, incluant du matériel d’intubation ainsi que des antimorphiniques, doit être rapidement disponible.
Après une administration péridurale de SUFENTANIL RENAUDIN chez l’enfant, les signes de dépression respiratoire doivent être surveillés pendant au moins 2 heures.
L’utilisation péridurale de SUFENTANIL RENAUDIN chez l’enfant n’est documentée que par un faible nombre de cas.
Enfant de moins d’un an
La sécurité et l’efficacité de SUFENTANIL RENAUDIN chez l’enfant âgé de moins d’un an n’ont pas encore été établies (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Les données actuellement disponibles chez l’enfant de plus de 3 mois sont décrites en rubrique 5.1 mais aucune recommandation posologique ne peut être donnée.
Aucune donnée n’est disponible chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 3 mois.
Enfant de plus d’un an
Une dose bolus unique de 0,25 à 0,75 microgramme/kg administrée au cours d’un acte chirurgical procure un effet analgésique durant 1 à 12 heures. La durée de l’effet analgésique est influencée par le type d’intervention chirurgicale et par l’utilisation concomitante d’un anesthésique local de type amide par voie péridurale.
Voie d'administration
intraveineuse;péridurale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active, aux morphiniques ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Traitement ou pathologie associés pouvant contre-indiquer une administration par voie péridurale, tels qu’hémorragie sévère ou choc, septicémie, infection au site d’injection, perturbation de l’hémostase (par exemple thrombocytopénie, coagulopathie), traitement anticoagulant.
- Association aux morphiniques agonistes-antagonistes ou aux morphiniques antagonistes partiels (voir rubrique 4.5).
- L’utilisation de la voie intraveineuse durant l’accouchement ou avant le clampage du cordon ombilical en cas de césarienne est contre-indiquée en raison d’une éventuelle dépression respiratoire chez le nouveau-né. L'utilisation par voie péridurale pendant l’accouchement de doses de sufentanil allant jusqu'à 30 µg n'influence pas la condition de la mère ou le nouveau-né (voir rubrique 4.6).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Lors de l'utilisation du sufentanil en sédation prolongée, il est nécessaire :
- de disposer du matériel d'assistance respiratoire et de réanimation cardio-circulatoire ;
- que le patient soit sous ventilation contrôlée ;
- que l'administration de sufentanil soit stoppée avant l'extubation du patient. A titre d'exemple, dans les études effectuées, le délai d'extubation ou de reprise de la ventilation spontanée après arrêt de la perfusion était de 3 à 8 heures pour la plupart des patients, pour des durées d'administration de 12 à 18 heures, et des posologies de 1 à 2 microgrammes/kg/heure.
L’administration de ce médicament est déconseillée avec les boissons alcoolisées, avec les médicaments contenant de l’alcool ainsi qu’avec l’oxybate de sodium, le crizotinib et l’idélalisib (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du sodium :
Une ampoule de 2 mL contient 7,08 mg de sodium, ce qui équivaut à 0,35 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Une ampoule de 10 mL contient 35,4 mg de sodium, ce qui équivaut à 1,77 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Précautions d’emploi
Comme pour les autres morphinomimétiques puissants :
- Dépression respiratoire : la dépression respiratoire est proportionnelle à la dose et peut être contrôlée par l'administration d'antimorphiniques (naloxone). La durée de la dépression respiratoire pouvant être supérieure à la durée d'action de l'antimorphinique, l'administration de doses supplémentaires de ce dernier peut s'avérer nécessaire. L'analgésie profonde s'accompagne d'une dépression respiratoire marquée qui peut persister (ou réapparaître) en période post-opératoire. Les patients doivent être placés sous surveillance respiratoire. De plus, du matériel de réanimation et des antimorphiniques doivent être immédiatement disponibles.
- Une hyperventilation fréquente en cours d'anesthésie peut modifier les réponses du patient au CO2, entraînant une modification de la ventilation post-opératoire.
- Maladie cardiaque : une bradycardie et éventuellement un arrêt cardiaque peuvent survenir dans le cas où le patient a reçu une dose insuffisante d’anticholinergique ou lorsque le sufentanil est associé à des myorelaxants non vagolytiques. La bradycardie peut être prévenue ou traitée par l'administration d'un anticholinergique (atropine).
- Rigidité musculaire : une rigidité musculaire, en particulier rigidité thoracique, peut apparaître. Cette rigidité peut être évitée en prenant les mesures suivantes : administration lente (précaution généralement suffisante lorsque le sufentanil est utilisé à faibles doses), prémédication par les benzodiazépines ou l'utilisation de curares.
- Des mouvements (myo)cloniques non épileptiques peuvent être observés.
- Une élévation transitoire de 55 à 100 % de la pression intra-crânienne lors de l'administration de sufentanil par voie IV chez des traumatisés crâniens, a été observée.
- Les opioïdes peuvent induire une hypotension, particulièrement chez les patients présentant une hypovolémie. Des mesures appropriées permettant de maintenir une pression artérielle stable doivent être prises. En cas d'hypovolémie non corrigée ou d'insuffisance cardiaque non compensée, la dose d'induction devra être adaptée et administrée lentement afin d'éviter une dépression cardio-vasculaire souvent majorée par l'administration concomitante d'autres drogues anesthésiques.
- Lors d'utilisation obstétricale par voie IV, le sufentanil sera administré après le clampage du cordon ombilical pour prévenir un éventuel effet dépresseur respiratoire chez le nouveau-né.
- L'administration de sufentanil en bolus IV rapide doit être évitée chez les patients présentant des troubles de la circulation intracérébrale : chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle moyenne a parfois été associée à une réduction de courte durée de la pression de perfusion cérébrale.
- Les patients sous traitement morphinique chronique ou présentant des antécédents de toxicomanie aux morphiniques peuvent nécessiter des doses plus élevées.
- Une diminution de la posologie est recommandée chez les patients âgés, affaiblis ou de classe ASA III/IV.
- Une diminution de la posologie est recommandée chez les patients présentant : une hypothyroïdie non contrôlée ; une maladie pulmonaire ; une capacité respiratoire diminuée ; une insuffisance hépatique ou rénale et chez les patients alcooliques. Chez ces patients, la surveillance post-opératoire doit être prolongée.
- L'administration péridurale du sufentanil pour l'analgésie post-opératoire doit être faite en salle de réveil ou de soins intensifs et les effets secondaires respiratoires (dépression respiratoire, altération de la fonction respiratoire, détresse fœtale) doivent être soigneusement surveillés, pendant au moins 1 heure suivant son administration. Le risque de dépression respiratoire est majoré lors de l'administration péridurale de doses répétées et relativement rapprochées de sufentanil.
Accoutumance et trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (abus et dépendance)
L’administration répétée d’opioïdes peut développer une tolérance, une dépendance physique et psychologique ainsi qu’un trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (TUO).
L’abus ou le mésusage intentionnel de SUFENTANIL RENAUDIN peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou fratrie) de troubles liés à l’utilisation de substances (y compris ceux liés à la consommation d’alcool), en cas de tabagisme actif ou chez les patients ayant des antécédents personnels d’autres troubles de santé mentale (par ex. dépression majeure, anxiété et troubles de la personnalité). Par conséquent, il est possible qu’une dose plus élevée de SUFENTANIL RENAUDIN soit nécessaire pour produire le même résultat.
La dépendance physique peut entraîner des symptômes de sevrage aigus après une interruption abrupte ou une importante réduction de la dose d’opioïdes.
Le sufentanil peut faire l’objet d’abus de manière similaire à d’autres agonistes opioïdes. Les personnes à risque accru d’un abus d’opioïdes peuvent tout de même être traitées de manière appropriée par SUFENTANIL RENAUDIN.
Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe de comportement de recherche compulsive du produit (demandes de renouvellement trop précoce de la prescription, par exemple). Dans ce cadre, les opioïdes et médicaments psychoactifs (tels que les benzodiazépines) utilisés en concomitance devront être passés en revue. Pour les patients présentant des signes et symptômes de TUO, une consultation auprès d’un addictologue devra être envisagée.
Arrêt du traitement et syndrome de sevrage
L’administration répétée à de brefs intervalles pendant de longues périodes pourrait entraîner le développement d’un syndrome de sevrage après l’arrêt du traitement. Les symptômes suivant l’arrêt de SUFENTANIL RENAUDIN, notamment tachycardie, hypertension et agitation, ont été rarement signalés à l’arrêt brutal, en particulier après une administration prolongée de plus de 3 jours. Dans les cas rapportés, la ré-introduction et la diminution progressive de la perfusion a été bénéfique. L’utilisation de SUFENTANIL RENAUDIN chez les patients mécaniquement ventilés en soins intensifs n’est pas recommandée pendant une durée de traitement supérieure à 3 jours.
Nouveau-né exposé in utero
Concernant les femmes prenant des opioïdes de manière chronique pendant leur grossesse, il existe un risque que leur nouveau-né présente un syndrome de sevrage néonatal.
En raison du risque de dépression respiratoire chez le nouveau-né, un antagoniste opioïde doit toujours être disponible pour le nouveau-né (voir rubrique 4.6).
Effets gastro-intestinaux
Le sufentanil, en tant qu’agoniste du récepteur opioïde μ, peut ralentir la motilité gastro-intestinale. Par conséquent, le sufentanil doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un risque d’iléus.
Le sufentanil, en tant qu’agoniste du récepteur opioïde μ, peut entraîner des spasmes du sphincter d’Oddi. Par conséquent, le sufentanil doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant d’une affection des voies biliaires, y compris en cas de pancréatite aiguë.
Hyperalgésie induite par les opioïdes
L’hyperalgésie induite par les opioïdes (HIO) est une réaction paradoxale à un opioïde, en particulier à des doses élevées ou en cas d’utilisation chronique, dans laquelle la perception de la douleur augmente malgré une exposition aux opioïdes stable ou accrue. Elle est différente de la tolérance, pour laquelle des doses d’opioïdes plus élevées sont nécessaires pour atteindre le même effet analgésique ou traiter la douleur récurrente. L’HIO peut se manifester par des niveaux de douleur accrus, une douleur plus généralisée (c.-à-d. moins focale), ou une douleur générée par des stimuli ordinaires, c.-à-d. non douloureux (allodynie), sans preuve de progression de la maladie. Comme avec les autres opioïdes, en cas de contrôle insuffisant de la douleur en réponse à une dose plus élevée de sufentanil, la possibilité d’une hyperalgésie induite par les opioïdes doit être envisagée. Une réduction de la dose de sufentanil, l’arrêt du traitement par le sufentanil ou une réévaluation du traitement peuvent être indiqués.
Troubles respiratoires du sommeil
Les opioïdes peuvent entraîner des troubles respiratoires du sommeil, y compris une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie nocturne. L’utilisation d’opioïdes augmente le risque d’ACS de manière dose-dépendante. Chez les patients atteints d’ACS, envisager une diminution de la posologie totale d'opioïdes.
Population pédiatrique
En raison de la grande variabilité des paramètres pharmacocinétiques chez le nouveau-né, il existe un risque de surdosage ou de sous-dosage en sufentanil lors d’une administration par voie intraveineuse au cours de la période néonatale (voir rubriques 4.2 et 5.2).
La sécurité et l’efficacité du sufentanil administré par voie péridurale chez l’enfant de moins d’un an n’ont pas encore été établies (voir rubriques 4.2 et 5.1).
Risque lié à l’utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés
L’utilisation concomitante de SUFENTANIL RENAUDIN et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d’autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire SUFENTANIL RENAUDIN en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.
À cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs soignants afin qu’ils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
SUFENTANIL (CITRATE DE) équivalant à SUFENTANIL 10 µg/2 ml - SUFENTA 10 microgrammes/2 ml, solution injectable (I.V. ou péridurale) (AMPOULE de 2 ml).
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 10 ampoule(s) en verre de 2 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : LABORATOIRE RENAUDIN