QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW LAB 20 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

quinapril et diurétiques | code ATC : C09BA06

Quinapril base........................................................................................................................ 20 mg

sous forme de chlorhydrate de quinapril ............................................................................ 21,66 mg

Hydrochlorothiazide............................................................................................................. 12,5 mg

Pour un comprimé pelliculé

Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 37,43 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW LAB est indiqué comme traitement de substitution seulement chez les patients adultes présentant une hypertension essentielle déjà contrôlée de manière adéquate avec le quinapril et l’hydrochlorothiazide pris simultanément.

Posologie

Les patients recevant le quinapril et l'hydrochlorothiazide à partir de comprimés séparés pourront être traités par des comprimés de l’association quinapril/hydrochlorothiazide contenant les mêmes doses de composants.

Adultes

La posologie recommandée de l’association quinapril/hydrochlorothiazide est d'un comprimé par jour.

Insuffisance rénale

En raison de la présence d'hydrochlorothiazide, l’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).

Patients âgés (> 65 ans)

La dose doit être maintenue à un niveau aussi bas que possible permettant un contrôle adéquat de la tension artérielle.

Enfants et adolescents (moins de 18 ans)

L’association quinapril/hydrochlorothiazide n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents en raison du manque de données sur la sécurité et l’efficacité.

Mode d'administration

Voie orale.

A prendre avec ou sans nourriture. La dose doit toujours être prise approximativement à la même heure de la journée pour favoriser un meilleur respect du traitement.

orale

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée pendant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients présentant une hypersensibilité aux substances actives, y compris les patients ayant des antécédents d’angiœdème associés à un traitement antérieur par des IEC où à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients présentant un œdème angioneurotique héréditaire ou idiopathique.

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients ayant un obstacle dynamique à l’éjection du ventricule gauche.

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients ayant une anurie ou une dysfonction rénale sévère.

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide est contre-indiquée chez les patients ayant une hypersensibilité à d'autres médicaments dérivés des sulfamides.

- L’association quinapril/hydrochlorothiazide à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

- Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par quinapril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).

L’association quinapril/hydrochlorothiazide doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant de sténose aortique.

Réactions d’hypersensibilité

Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir chez des patients ayant ou non des antécédents d'allergie ou de bronchites asthmatiques, par exemple purpura, photosensibilité, urticaire, angéite nécrosante, détresse respiratoire incluant pneumonie et œdème pulmonaire, réactions anaphylactiques.

Hypotension

L’association quinapril/hydrochlorothiazide peut causer une hypotension symptomatique, mais elle n’est généralement pas plus fréquente qu’avec l’un ou l’autre des médicaments utilisés en monothérapie. Une hypotension symptomatique s’observe rarement chez les patients hypertendus sans complications. La survenue d’une hypotension est plus probable chez les patients hypertendus traités par quinapril s’ils ont présenté une déplétion volémique secondaire, par exemple, à un traitement diurétique, à un régime de restriction sodée, à une dialyse, à une diarrhée ou à des vomissements, ou s’ils présentent une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubrique 4.5).

L’association quinapril/hydrochlorothiazide doit s’utiliser avec prudence chez les patients recevant une thérapie concomitante par d’autres antihypertenseurs. Le composant thiazide de l’association quinapril/hydrochlorothiazide peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertenseurs, en particulier les médicaments ganglioplégiques ou les alpha-bloquants périphériques. Les effets antihypertenseurs du composant thiazide peuvent également être renforcés chez les patients ayant subi une sympathectomie.

Si une hypotension symptomatique survient, allonger le patient et si, nécessaire, lui administrer une perfusion intraveineuse de solution physiologique saline. Une réponse d'hypotension transitoire ne constitue pas une contre-indication à l'administration de doses ultérieures mais envisager l’utilisation de doses plus faibles de quinapril ou de toute thérapie diurétique concomitante si cet effet survient.

Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive, avec ou sans insuffisance rénale associée, un traitement par un IEC en cas d'hypertension peut causer une chute excessive de la tension artérielle, qui peut être associée à une oligurie, à une azotémie, et dans de rares cas, à une insuffisance rénale aiguë et au décès chez ces patients.

Le traitement par quinapril/hydrochlorothiazide doit être instauré sous surveillance médicale étroite. Les patients doivent faire l'objet d'un suivi attentif pendant les deux premières semaines du traitement et à chaque augmentation de la posologie.

Insuffisance cardiaque/cardiopathie

En raison de l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, on peut s’attendre à des modifications de la fonction rénale chez les individus sensibles. Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque sévère et dont la fonction rénale peut dépendre de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone, le traitement par quinapril peut être associé à une oligurie et/ou à une azotémie progressive, et rarement à une insuffisance rénale aiguë et/ou à un décès.

Toux

Une toux a été rapportée avec l'utilisation d'IEC. La toux est typiquement non productive, persistante et elle disparaît à l’arrêt du traitement. La toux induite par un IEC doit être envisagée dans le diagnostic différentiel de la toux.

Maladie rénale

L’association quinapril/hydrochlorothiazide doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d’une maladie rénale. En cas de néphropathie sévère, les thiazides peuvent précipiter la survenue d’une azotémie, et en cas d'insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine comprise entre 10 et 20 ml/min), les thiazides sont généralement inefficaces chez ces patients, et les effets d'une administration répétée peuvent être cumulatifs.

L’expérience est insuffisante chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min). Chez les patients ayant subi une transplantation rénale, une sténose de l'artère rénale doit être exclue chez les patients transplantés rénaux avant l’instauration d’un traitement par IEC.

La demi-vie du quinaprilate s’allonge à mesure que la clairance de la créatinine diminue. Les patients ayant une clairance de la créatinine est < 60 ml/min nécessitent une posologie initiale plus faible de quinapril (voir rubrique 4.2). Chez ces patients, la dose doit être augmentée progressivement en fonction de la réponse thérapeutique, et la fonction rénale doit être étroitement surveillée, même si les études initiales n'indiquent pas que le quinapril induise une détérioration supplémentaire de la fonction rénale.

Au cours d’études cliniques réalisées chez des patients hypertendus ayant une sténose unilatérale ou bilatérale des artères rénales, une augmentation du taux d’azote uréique dans le sang et du taux sérique de créatinine a été observée chez certains patients après un traitement par IEC. Ces augmentations étaient presque toujours réversibles à l’arrêt du traitement par IEC et/ou diurétique. Chez ces patients, la fonction rénale doit être surveillée pendant les premières semaines du traitement.

Certains patients atteints d’hypertension ou d’insuffisance cardiaque sans maladie rénale vasculaire préexistante apparente ont développé des augmentations (> 1,25 fois la limite supérieure de la normale) du taux d’azote uréique du sang et du taux de créatinine, généralement mineures et transitoires, surtout en cas d'administration concomitante de quinapril avec un diurétique. Des augmentations du taux d’azote uréique du sang et du taux sérique de créatinine ont été observées chez respectivement 2 % et 2 %, des patients hypertendus recevant une monothérapie de quinapril et chez respectivement 4 % et 3 % des patients hypertendus recevant un traitement de quinapril/hydrochlorothiazide. La survenue de ces augmentations est plus probable chez les patients ayant une insuffisance rénale préexistante. Une réduction de la posologie et/ou un arrêt du traitement par le diurétique et/ou quinapril peuvent s’avérer nécessaires.

Altération de la fonction hépatique

L’association quinapril/hydrochlorothiazide doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant une altération de la fonction hépatique ou une maladie hépatique évolutive, car des altérations mineures de l'équilibre des hydro-électrolytique peuvent résulter du traitement par thiazide et peuvent précipiter la survenue d’un coma hépatique. Le quinapril est rapidement désestérifié en quinaprilate (diacide de quinapril, le principal métabolite) qui s'est avéré être un inhibiteur puissant de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, au cours des études chez l'homme et chez l'animal.

Le métabolisme du quinapril dépend normalement de l'estérase hépatique. Les concentrations de quinaprilate sont réduites chez les patients souffrant de cirrhose alcoolique, en raison d'une altération de la désestérification du quinapril.

Rarement, les IEC ont été associés à un syndrome débutant par un ictère cholestatique et évoluant vers une nécrose hépatique fulminante (fatale dans certains cas). Les patients présentant un ictère ou une élévation nette du taux d’enzymes hépatiques pendant le traitement par IEC doivent interrompre leur traitement par l’association quinapril/hydrochlorothiazide et faire l'objet d'un suivi médical adéquat.

Réactions médicamenteuses de type immunitaire/réactions anaphylactoïdes

Désensibilisation : Des patients ayant reçu des IEC pendant un traitement de désensibilisation avec du venin d'hyménoptères ont présenté des réactions anaphylactoïdes prolongées et mettant en jeu le pronostic vital. Chez les mêmes patients, ces réactions ont été évitées grâce à l’interruption temporaire de la prise des IEC, mais elles réapparaissaient après une réexposition involontaire au médicament.

Le syndrome de Stevens-Johnson et des exacerbations ou une activation d'un lupus érythémateux disséminé ont été rapportés avec des thiazides.

Hypersensibilité/angiœdème (œdème de Quincke)

Un œdème de Quincke a été rapporté chez des patients traités avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. En cas de survenue d'un stridor laryngé ou d'un angiœdème du visage, de la langue ou de la glotte, arrêter immédiatement le traitement, traiter le patient de manière adéquate conformément aux directives acceptées en matière de soins médicaux, et le surveiller attentivement jusqu'à la disparition de l’œdème. Dans les cas où l’œdème se limite au visage et aux lèvres, l’affection disparait généralement sans traitement ; les antihistaminiques peuvent s’avérer utiles pour soulager les symptômes. En cas d'atteinte du larynx ou de la langue, l’angiœdème peut être fatal. Il est probable qu’une atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx induise une obstruction des voies respiratoires. Un traitement adéquat, par exemple l'administration sous-cutanée d'une solution 1:1 000 d'adrénaline (0,3 à 0,5 ml), doit être rapidement administrée.

Les patients ayant des antécédents d'angiœdème non associé à un traitement par IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-œdème pendant le traitement par IEC (voir rubrique 4.3).

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angiœdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de quinapril. Le traitement par quinapril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (par ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.

Angiœdème intestinal

Un angiœdème intestinal a été rapporté chez des patients traités avec des IEC. Ces patients présentaient une douleur abdominale (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, il n'y avait aucun antécédent d'angiœdème du visage et le taux de C-1 estérase étaient normaux. L'angiœdème était diagnostiqué au moyen d’examens incluant un CT scan ou une échographie abdominal(e), ou durant l’intervention chirurgicale, et les symptômes disparaissaient après l’arrêt du traitement par l'IEC. L'angiœdème intestinal doit être envisagé dans le diagnostic différentiel chez les patients traités par IEC présentant une douleur abdominale.

Différences ethniques

On a rapporté que les patients noirs recevant un traitement avec des IEC présentent une incidence plus élevée d'angiœdème que les patients non-noirs. On notera également qu’au cours des études cliniques contrôlées, les IEC ont exercé un effet moins prononcé sur la tension artérielle chez les patients noirs que chez les patients non-noirs.

Hémodialyse et aphérèse des LDL

Les patients subissant une hémodialyse utilisant des membranes à haut débit en polyacrylonitrile (« AN69 ») présentent un risque élevé de réactions anaphylactoïdes s'ils sont traités avec des IEC. Cette association doit donc évitée en utilisant d'autres médicaments antihypertenseurs ou d'autres types de membranes pour l'hémodialyse. Des réactions similaires ont été observées pendant une aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec du sulfate de dextrane. Cette méthode ne doit donc pas être utilisée chez des patients traités avec des IEC.

Déséquilibre électrolytique

Les patients recevant l’association quinapril/hydrochlorothiazide doivent être surveillés pour détecter les signes cliniques de déséquilibre hydriques ou des électrolytiques induits par les thiazides. Chez ces patients, il faut mesurer régulièrement les taux sériques d’électrolytes (sodium et potassium en particulier). Étant donné que le quinapril diminue la production d'aldostérone, son association avec l'hydrochlorothiazide peut minimiser l'hypokaliémie induite par un diurétique.

Les effets opposés du quinapril et de l'hydrochlorothiazide sur le taux sérique de potassium permettront d’en équilibrer le taux chez de nombreux patients, et aucun effet net ne sera alors observé au niveau du taux de potassium. Chez d'autres patients, l'un ou l'autre de ces effets sera prédominant et certains patients pourront alors nécessiter des suppléments de potassium. Il faut réaliser des mesures initiales et périodiques du taux sérique d’électrolytes, à intervalles appropriés, pour détecter un éventuel déséquilibre électrolytique.

Les thiazides diminuent l’excrétion de calcium. Chez quelques patients sous traitement prolongé par thiazidique, des modifications pathologiques de la glande parathyroïde ont été observées et s'accompagnaient d’une hypercalcémie et une hypophosphatémie. Aucune complication plus sévère de l’hyperparathyroïdie (lithiase rénale, la résorption osseuse et ulcère gastro-duodénal) n’a été observée.

Le traitement par thiazidique doit être arrêté avant de réaliser des tests de la fonction parathyroïdienne.

Les thiazidiques augmentent l'excrétion urinaire de magnésium, et peuvent donc induire une hypomagnésémie (voir rubrique 4.5).

Autres troubles métaboliques : Les diurétiques thiazidiques tendent à réduire la tolérance au glucose et à augmenter les taux sériques de cholestérol, de triglycérides et d'acide urique. Ces effets sont généralement mineurs, mais une crise de goutte marquée ou un diabète manifeste peuvent survenir chez les patients sensibles.

Hypokaliémie

Inversement, un traitement par diurétiques thiazidiques a été associé à une hypokaliémie, à une hyponatrémie, et à une alcalose hypochlorémique. Ces troubles se sont parfois manifestés par un ou plusieurs des symptômes suivants : sécheresse buccale, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie, nausées, confusion, convulsions et vomissements. L'hypokaliémie peut également prédisposer à ou aggraver la réponse du cœur aux effets toxiques des digitaliques. Le risque d'hypokaliémie est le plus élevé chez les patients atteints de cirrhose hépatique, chez les patients sous diurèse forcée, chez les patients recevant une prise orale inadéquate d’électrolytes et chez les patients recevant une thérapie concomitante par corticostéroïdes ou corticotrophine (ACTH) (voir rubrique 4.5).

Hyponatrémie et syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone anti-diurétique (SIADH)

Un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone anti-diurétique (SIADH) et une hyponatrémie consécutive ont été observés chez certains patients traités par quinapril et d’autres inhibiteurs d’ACE. Il est recommandé de surveiller régulièrement les taux sériques de sodium chez les personnes âgées et chez les autres patients à risque d’hyponatrémie.

Kaliémie

Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).

Hypoglycémie et diabète

Chez les patients diabétiques, les IEC peuvent augmenter la sensibilité à l'insuline et ont été associés à la survenue d’une hypoglycémie chez les patients traités avec des antidiabétiques oraux ou de l'insuline. Le contrôle glycémique doit être surveillé étroitement, en particulier durant le premier mois du traitement par un IEC (voir rubrique 4.5).

Neutropénie/agranulocytose

Les IEC ont été rarement associés à une agranulocytose et à une dépression médullaire chez des patients ayant une hypertension non compliquée, mais plus fréquemment chez les patients atteints d’insuffisance rénale, en particulier s'ils étaient également atteints d’une maladie du tissu conjonctif, en cas d'utilisation concomitante d'un agent immunosuppresseur ou d'autres substances pouvant être associées à une neutropénie/agranulocytose.

Il faut dire aux patients de signaler rapidement toute signe d'infection (par exemple un mal de gorge, une fièvre), car il pourrait s’agir d’un signe de neutropénie (voir rubrique 4.5).

Une agranulocytose a été rarement rapportée pendant le traitement par quinapril. Comme c’est le cas avec d'autres IEC, il faut envisager une surveillance de la numération des globules blancs chez les patients souffrant d’une maladie du collagène et/ou d’une maladie rénale.

Chirurgie/anesthésie

Chez les patients subissant une chirurgie majeure ou une anesthésie au moyen de médicaments pouvant induire une hypotension, le quinapril peut bloquer la production d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. En cas de survenue d’une hypotension considérée comme étant due à ce mécanisme, on peut la corriger par une expansion volumique.

Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé

Les sulfamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie aiguë transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent l’apparition soudaine d’une diminution de l’acuité visuelle ou d’une douleur oculaire et se produisent généralement en quelques heures à plusieurs semaines après l’initiation du médicament. Non traité le glaucome aigu à angle fermé peut conduire à une perte de vision permanente. Le traitement principal consiste à interrompre la prise du médicament aussi rapidement que possible. Des traitements médicaux et chirurgicaux devront peut-être être envisagés rapidement si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque développer un glaucome aigu à angle fermé peuvent comprendre un antécédent d'allergie aux sulfamides ou à la pénicilline.

Grossesse

Un traitement par IEC ne doit pas être instauré pendant la grossesse. A moins que la poursuite du traitement par IEC ne soit considérée comme essentielle, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être immédiatement arrêté et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkalièmie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARAII ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubrique 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.

Cancer de la peau non mélanome

Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.

Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).

Toxicité respiratoire aiguë

De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise d’hydrochlorothiazide. L’œdème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise d’hydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW LAB doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite d’une prise d’hydrochlorothiazide.

Lactose

Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit total en lactase, ou une malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Lithium

Le lithium ne doit généralement pas être administré avec des diurétiques. Les diurétiques diminuent la clairance rénale du lithium et augmentent le risque de toxicité du lithium (voir rubrique 4.5).

liste I

QUINAPRIL (CHLORHYDRATE DE) équivalant à QUINAPRIL 20 mg + HYDROCHLOROTHIAZIDE 12,5 mg - ACUILIX 20 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable - KORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable.

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 28 comprimé(s)

Prix : 4.44

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : ARROW GENERIQUES