PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE 600 mg/50 mg, comprimé

Opioïdes en association avec des analgésiques non opioïdes | code ATC : N02

Paracétamol........................................................................................................................... 600,00 mg

Phosphate de codéine hémihydraté ....................................................................................... 50,00 mg

(ce qui équivaut à 36.8 mg de codéine base)

Pour un comprimé.

Excipients à effet notoire : 2,8 mg de laque aluminique de jaune orangé S (E110) et 0, 045 mg de métabisulfite.

PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE 600 mg/50 mg, comprimé est indiqué chez les patients âgés de plus de 15 ans et de plus de 50 kg pour le traitement des douleurs aigues d’intensité modérée qui ne peuvent pas être soulagées par d’autres antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène (seul).

Cette présentation est réservée à l’adulte et à l’adolescent de plus de 50 kg à partir de 15 ans.

Posologie

La posologie doit être adaptée à l'intensité de la douleur ; la plus faible dose efficace doit généralement être utilisée, pour la durée la plus courte possible. Cette dose peut être prise jusqu’à 4 fois par jour en respectant un intervalle de 6 heures entre chaque prise à l’exception de certaines populations (voir paragraphe « Populations particulières »).

La durée du traitement ne devra pas dépasser 3 jours et si la douleur n'est pas soulagée, il est recommandé aux patients/soignants de prendre l'avis d'un médecin.

Adultes

1 comprimé, à renouveler si nécessaire au bout de 6 heures minimum, sans dépasser 4 comprimés par jour (posologie maximale).

Population pédiatrique

Enfants âgés de moins de 12 ans

La codéine ne doit pas être utilisée chez les enfants de moins de 12 ans à cause du risque de toxicité opioïde lié à la métabolisation variable et non prédictive de la codéine en morphine. (Voir rubriques 4.3 et 4.4).

Enfants et adolescents âgés de 12 à 15 ans

PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE 600 mg/50 mg, comprimé ne doit pas être utilisé chez les enfants et adolescents de 12 à 15 ans (Voir rubrique 4.3).

Adolescents âgés de 15 à 18 ans

La dose quotidienne recommandée est :

- d'environ 60 mg/kg/jour de paracétamol à répartir en 4 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 heures,

- d’environ 3 mg/kg/jour de codéine à répartir en 4 prises, soit environ 0,5 à 1 mg/kg toutes les 6 heures.

Il est impératif de respecter les posologies définies en fonction du poids de l’adolescent et donc de choisir une présentation adaptée :

- Adolescents de moins de 50kg : utiliser une autre forme,

- Adolescents de plus de 50 kg : 1 comprimé par prise, à renouveler si besoin au bout de 6 heures minimum, sans dépasser 4 comprimés par jour.

Populations particulières

Sujet âgé

La posologie initiale doit être diminuée de moitié par rapport à la posologie conseillée chez l'adulte, et pourra éventuellement être augmentée en fonction de la tolérance et des besoins.

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale, il existe un risque d’accumulation de codéine et de paracétamol.

En conséquence :

- l'intervalle entre deux prises sera au minimum de 8 heures,

- une réduction de la dose doit être envisagée,

- chez l’adolescent à partir de 15 ans, une surveillance rapprochée doit être mise en place.

Insuffisance hépatique :

- Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, une diminution de la dose initiale et/ou une augmentation de l’intervalle entre deux doses devrait être envisagées. La dose peut ensuite être augmentée si nécessaire en fonction de la réponse clinique et de la tolérance.

Autres

La dose totale quotidienne maximale de paracétamol ne doit pas excéder 60 mg/kg/jour (sans dépasser 2 g/j) dans les situations suivantes :

- adultes de moins de 50 kg,

- insuffisance hépatocellulaire légère à modérée,

- alcoolisme chronique,

- malnutrition chronique (réserves basses en glutathion hépatique),

- déshydratation.

Doses maximales recommandées (voir rubrique 4.4)

Attention : prendre en compte l’ensemble des médicaments pour éviter un surdosage, y compris si ce sont des médicaments obtenus sans prescription (voir rubrique 4.4).

La dose totale quotidienne maximale de codéine ne doit pas excéder 240 mg.

La dose totale quotidienne maximale de paracétamol ne doit pas excéder (voir rubrique 4.9) :

- 4 g par jour chez l'adulte et l’adolescent de plus de 50 kg.

Fréquence d'administration :

Les prises systématiques permettent d'éviter les oscillations de douleur :

- chez l’adulte et l’adolescent, la dose peut être répétée 4 fois par jour et doit être espacée d’au moins 6 heures entre chaque prise.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés sont à avaler tels quels avec un verre d'eau.

orale

- Enfant et adolescents de moins de 15 ans,

- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Liées au paracétamol

- Insuffisance hépatocellulaire sévère.

Liées à la codéine

- Chez les patients asthmatiques et insuffisants respiratoires quel que soit le degré de l'insuffisance respiratoire, en raison de l'effet dépresseur de la codéine sur les centres respiratoires,

- Utilisation concomitante de la codéine avec l’oxybate de sodium (voir rubrique 4.5),

- Au cours de l'allaitement (voir rubrique 4.6),

- Chez tous les patients de moins de 18 ans après amygdalectomie et/ou adénoïdectomie dans le cadre d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil, en raison de l’augmentation du risque d’évènement indésirable grave pouvant mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.4),

- Chez les patients connus pour être des métaboliseurs CYP2D6 ultra-rapides. (voir rubrique 4.4).

Mises en garde spéciales

Pour éviter un risque de surdosage (voir rubrique 4.9) :

- vérifier l'absence de codéine et de paracétamol dans la composition d'autres médicaments, y compris si ce sont des médicaments obtenus sans prescription.

- respecter les doses maximales recommandées (voir rubrique 4.2).

Dépendance, abus et mésusage

- PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE contient de la codéine, dont l’utilisation régulière ou prolongée peut entrainer une dépendance psychologique et physique. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents d’abus et/ou de dépendance (notamment aux médicaments et à l’alcool) ou de maladie mentale (par ex. dépression majeure). Tout abus ou mésusage peut entraîner un surdosage et/ou le décès (voir rubrique 4.9).

Les douleurs par désafférentation (douleurs neurogènes) ne répondent pas à l'association codéine paracétamol.

La prudence s’impose lors de l’administration de paracétamol chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase. Dans le cadre de la prise en charge de la douleur chez l'adolescent, l'administration de codéine nécessite impérativement une prescription médicale.

La surveillance doit porter notamment sur la vigilance de l'adolescent : avant la prise de ce médicament, assurez-vous que l'adolescent ne présente pas de tendance excessive ou anormale à la somnolence.

Risque lié à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que benzodiazépines ou médicaments apparentés :

L’utilisation concomitante de PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE et de médicaments sédatifs tels que benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner sédation, dépression respiratoire, coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n’existe pas d’autres options thérapeutiques. Dans le cas d’une décision de prescrire PARACETAMOL/CODEINE PIERRE FABRE en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée, et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients devront être étroitement surveillés afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé d’informer les patients et les aidants d’être attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).

Les athlètes doivent être avertis que, bien que ce médicament contienne de la codéine (qui n'est pas une substance interdite), la codéine peut être transformée rapidement en un métabolite actif, dans l'organisme de certaines personnes, qui peut conduire à une réaction positive lors des tests antidopage. La posologie donnée pour ce médicament doit être strictement suivie et son utilisation doit être rapportée pendant les contrôles antidopage.

Précautions d'emploi

Sujet âgé : diminuer la posologie initiale de moitié par rapport à la posologie recommandée, et l'augmenter éventuellement secondairement en fonction de la tolérance et des besoins (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale : chez le patient atteint d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine comprise entre 15 et 29 ml/min), l’intervalle entre deux doses devra être d’au moins 8 heures.

Insuffisance hépatique : une diminution de la dose initiale et/ou une augmentation de l’intervalle entre deux doses devrait être envisagées. La dose peut ensuite être augmentée si nécessaire en fonction de la réponse clinique et de la tolérance.

Liées au paracétamol :

Le paracétamol est à utiliser avec précaution en cas de (voir rubriques 4.2 et 4.9):

- poids < 50 kg,

- insuffisance hépatocellulaire légère à modérée,

- insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine comprise entre 15 et 29 ml/min (voir rubriques 4.2 et 5.2)),

- alcoolisme chronique,

- malnutrition chronique (réserves basses en glutathion hépatique),

- déshydratation (voir rubrique 4.2),

traitement concomitant avec des médicaments affectant la fonction hépatique (ex : médicaments potentiellement hépatotoxiques ou médicaments inducteurs enzymatiques du cytochrome P450 tels que phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, topiramate, rifampicine)Il convient de faire preuve de prudence chez les patients atteints de septicémie (à cause de la déplétion en glutathion). L’utilisation de paracétamol peut augmenter le risque d’acidose métabolique.

La prudence est recommandée en cas d'administration concomitante de paracétamol et de flucloxacilline en raison d'un risque accru d'acidose métabolique à trou anionique élevé (AMTAE), en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, de septicémie, de malnutrition et d'autres sources de déficit en glutathion (par exemple, alcoolisme chronique), ainsi que chez ceux qui utilisent des doses quotidiennes maximales de paracétamol. Une surveillance étroite, incluant la mesure de la 5-oxoproline urinaire, est recommandée.

En cas de découverte d'une hépatite virale aigüe, il convient d'arrêter le traitement.

Liées à la codéine :

L'absorption d'alcool pendant le traitement est déconseillée en raison de la présence de codéine.

En cas d'hypertension intracrânienne, la codéine risque d'augmenter l'importance de cette hypertension.

En cas de toux productive, la codéine peut entraver l'expectoration.

Chez le patient cholécystectomisé, la codéine peut provoquer un syndrome douloureux abdominal aigu de type biliaire ou pancréatique, le plus souvent associé à des anomalies biologiques, évocateur d'un spasme du sphincter d'Oddi.

Métabolisme CYP2D6 :

La codéine est métabolisée en morphine par l’enzyme hépatique CYP2D6, son métabolite actif. En cas de déficit ou d’absence de cette enzyme, l’effet analgésique attendu ne sera pas obtenu.

Il est estimé que jusqu’à 7% de la population caucasienne peut présenter ce déficit.

Cependant, si le patient est un métaboliseur rapide ou ultra-rapide, il a un risque augmenté, même à dose thérapeutique, de développer des effets indésirables dus à la toxicité des opioïdes. Ces patients transforment la codéine en morphine rapidement, en conséquence leur taux de morphine dans le sérum est plus élevé qu’attendu.

Les symptômes généraux de la toxicité des opioïdes incluent une confusion, une somnolence, une respiration superficielle, un myosis, des nausées, des vomissements, une constipation et un manque d’appétit. Dans les cas graves, les patients peuvent présenter des symptômes de dépression respiratoire et circulatoire, pouvant mettre en jeu le pronostic vital et être dans de très rares cas fatals.

Les prévalences estimées des métaboliseurs ultra-rapides dans les différentes populations sont résumées ci-dessous :

Population

Prévalence %

Africains/Ethiopiens

29%

Afro-Américains

3.4% to 6.5%

Asiatiques

1.2% to 2%

Caucasiens

3.6% to 6.5%

Grecs

6.0%

Hongrois

1.9%

Européens du nord

1%-2%

Population pédiatrique

Utilisation en post-opératoire chez les enfants

Des cas publiés dans la littérature ont montré que la codéine utilisée en post-opératoire chez les enfants après une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie dans le cadre d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil, entraine des effets indésirables rares mais pouvant mettre en jeu le pronostic vital voire entrainer le décès (voir rubrique 4.3). Tous ces enfants avaient reçu de la codéine aux doses recommandées ; cependant des éléments permettaient de mettre en évidence que ces enfants étaient des métaboliseurs rapides ou ultra-rapides de la codéine en morphine.

Enfants présentant une fonction respiratoire altérée

La codéine n’est pas recommandée chez les enfants pouvant présenter une fonction respiratoire altérée du fait de désordres neuromusculaires, d’affections cardiaques ou respiratoires sévères, d’infections des voies respiratoires supérieures ou pulmonaires, de traumatismes multiples ou de procédures chirurgicales longues. Ces facteurs peuvent aggraver les symptômes de la toxicité de la morphine.

Ce médicament contient :

- du « métabisulfite de sodium » et peut, dans de rares cas, provoquer des réactions d’hypersensibilité sévères et des bronchospasmes.

- un agent colorant azoïque (E110) et peut provoquer des réactions allergiques.

- Moins de 1mmol de sodium (23mg) par comprimé c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium »

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 12 comprimé(s)

Prix : 2.74

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : PIERRE FABRE MEDICAMENT