ADRENALINE AGUETTANT 1 mg/mL SANS SULFITE, solution injectable
Classe médicamenteuse
STIMULANTS CARDIAQUES, GLUCOSIDES CARDIOTONIQUES EXCLUS | code ATC : C01CA24
Composition
Adrénaline.............................................................................................................................. 1 mg
Sous forme de tartrate d’adrénaline
Pour 1 mL de solution injectable
Une ampoule de 1 mL contient 1 mg d’adrénaline.
Une ampoule de 5 mL contient 5 mg d’adrénaline.
Excipient à effet notoire : sodium.
Chaque ml de solution injectable contient 3,15 mg de sodium, équivalent à 0,137 mmol. Chaque ampoule de 5 ml contient 15,75 mg de sodium, équivalent à 0,685 mmol.
Indications thérapeutiques
Traitement de l’arrêt cardiovasculaire.
Traitement du choc anaphylactique.
Traitement des détresses cardio-circulatoires avec états de choc anaphylactique, hémorragique, traumatique, infectieux ou secondaire à la chirurgie cardiaque.
Traitement hémostatique des hémorragies digestives hautes (grades IA et IB de la classification de Forrest), non liées à une hypertension portale, lors d’un traitement endoscopique et en association à d’autres méthodes (thermiques, mécaniques, médicamenteuses).
Les actes thérapeutiques endoscopiques ne sont réalisés qu’après ou éventuellement pendant la stabilisation des fonctions vitales du patient.
Le choix de la technique complémentaire est laissé à l’appréciation de l’opérateur et doit prendre en compte le contexte clinique et endoscopique.
Posologie et mode d'administration
Traitement de l’arrêt cardiaque :
Adultes :
Voie I.V. : en bolus de 1 mg d’adrénaline (1 mL) toutes les 3 à 5 minutes jusqu’au rétablissement de l’état hémodynamique.
La voie intra-osseuse peut être utilisée en voie alternative, à la même posologie que la voie I.V. Un relais réalisé par la voie intraveineuse doit être envisagé dès que cela est possible.
La voie trachéo-bronchique peut être utilisée en voie alternative à la voie I.V., à une posologie de 3 mg (3 mL) dilué dans 10 mL de solution de chlorure de sodium à 0.9 %, en dose unique.
Nourrissons et enfants :
Voie I.V. : en bolus de 0,01 mg/kg d’adrénaline, puis si nécessaire, une dose supplémentaire de 0,01 mg/kg toutes les 3 à 5 minutes jusqu’au rétablissement de l’état hémodynamique.
La voie trachéo-bronchique peut être utilisée en voie alternative à la voie I.V., à une posologie de 0,1 à 0,3 mg/kg, en dose unique.
Traitement du choc anaphylactique établi :
Voie I.M. : 0,5-1 mg d’adrénaline (0,5-1 mL), répété toutes les 5 minutes si nécessaire.
Voie I.V. : 0,1 mg d’adrénaline après dilution, soit 1 mg (1 mL) dans 9 mL de solution de chlorure de sodium à 0,9 % puis administration intraveineuse en bolus de 1 mL de la solution diluée. Les bolus seront répétés jusqu’au rétablissement de l’état hémodynamique. Une surveillance étroite sera instaurée.
Voie S.C. : 0,3 mg d’adrénaline (0,3 mL de la solution non diluée). L’amélioration apparaît généralement dans les 3 à 5 minutes suivant l’injection sous-cutanée. Une seconde injection de 0,3 mg (0,3 mL de la solution non diluée) peut être faite 10 à 15 minutes plus tard si nécessaire.
Nourrissons et enfants :
Les doses recommandées sont les suivantes :
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Age |
Dose d'adrénaline 1 mg/mL (solution à 1:1000) |
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Au-dessus de 12 ans |
0,5 mg en IM (0,5 mL de la solution à 1:1000) |
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6-12 ans |
0,3 mg en IM (0,3 mL de la solution à 1:1000) |
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6 mois-6 ans |
0,15 mg en IM (0,15 mL de la solution à 1:1000) |
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En-dessous de 6 mois |
0,01 mg/kg en IM (0,01 mL/kg de la solution à 1:1000) |
Si nécessaire, ces doses peuvent être répétées plusieurs fois à intervalles de 5-15 minutes, en fonction de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et de la fonction respiratoire. Une seringue de petit volume doit être utilisée.
Traitement des détresses cardio-circulatoires avec états de choc :
Administration à la seringue électrique en continu d’une dose comprise entre 0,01 microgramme/kg/minute et 0.5 voire 1 microgramme/kg/minute, la posologie moyenne étant à titrer en fonction de l’effet thérapeutique recherché.
Traitement hémostatique des hémorragies digestives hautes non liées à une hypertension portale :
Injection locale de petites quantités d’adrénaline diluée en plusieurs sites autour de la lésion. L’adrénaline est diluée au 1/10 000, soit 1 mg d’adrénaline (1 mL) dans 9 mL de solution de chlorure de sodium à 0,9 % (pour 10 mL).
L’hémostase est généralement observée à des doses totales de solution diluée inférieures à 40 mL, correspondant au maximum à 4 mg d’adrénaline après dilution au 1/10 000.
L’utilisation de volumes élevés d’adrénaline impose une surveillance cardiaque et tensionnelle par scope.
L’injection locale est recommandée en association à d’autres méthodes (thermiques, mécaniques médicamenteuses).
Voie d'administration
endotrachéobronchique;intramusculaire;intraosseuse;intraveineuse;sous-cutanée
Contre-indications
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
- Troubles du rythme (surtout ventriculaire)
- Myocardiopathie obstructive sévère
- Insuffisance coronarienne
- Hypersensibilité connue à l’adrénaline, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Ce médicament étant indiqué en situation d’urgence, ces contre-indications sont relatives.
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
ADRENALINE AGUETTANT 1 mg/mL SANS SULFITE est uniquement indiqué comme traitement d’urgence. Un suivi médical est indispensable après administration.
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L’administration d’adrénaline impose une surveillance cardiovasculaire étroite et si possible un monitorage électrocardiographique. Toute administration par voie intraveineuse d'adrénaline peut entraîner des troubles du rythme ventriculaire avec risque de fibrillation ventriculaire parfois létale, ainsi que des élévations tensionnelles. L’adrénaline doit être administrée par voie I.M. ou S.C., en cas de survenue de prodromes d’une réaction anaphylactique tels que : - prurit généralisé des muqueuses ou érythème, œdème labial ou oropharyngé, - oppression thoracique, - sueurs profuses, - hypotension. |
Administration intraosseuse :
Cette voie d’administration doit être réservée aux situations d’urgence lorsqu’une voie veineuse centrale ou périphérique ne peut être posée dans un délai suffisant.
La pose d’une voie d’abord intra osseuse doit être réalisée par des professionnels de santé formés à ce geste.
Le site d’administration intra osseuse doit être déterminé selon l’état du patient et les autres procédures d’urgence effectuées en parallèle.
L’administration par voie intra osseuse doit être réalisée par des professionnels de santé entrainé à ce type d’administration.
Le cathéter intraosseux ne doit pas être placé au niveau d’un os long fracturé, d’une extrémité avec une blessure vasculaire, ou encore dans une zone de peau infectée ou abîmée.
La zone d’administration intraosseuse doit être surveillée afin de prévenir les risques d’extravasation et de syndrome de compartiment.
En cas de choc hypovolémique, n’administrer l’adrénaline qu’après rétablissement de la volémie.
Traitement hémostatique des hémorragies digestives : l’utilisation de volumes élevés d’adrénaline impose une surveillance cardiaque et tensionnelle par scope.
L’attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
La prise concomitante de ce médicament par voie intraveineuse ou intramusculaire est déconseillée en association avec les anesthésiques volatils halogénés, les antidépresseurs imipraminiques ou les médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergique (voir rubrique 4.5).
Précautions d’emploi
Après administration d’adrénaline, des effets indésirables peuvent survenir chez des patients souffrant d’insuffisance rénale sévère, d’hypercalcémie, d’hypokaliémie, chez les diabétiques, les femmes enceintes.
Des injections locales répétées peuvent provoquer une nécrose au niveau des points d’injection par vasoconstriction.
Population pédiatrique
La voie intramusculaire est généralement privilégiée dans la prise en charge initiale du choc anaphylactique, la voie intraveineuse étant plus appropriée dans les unités de soins intensifs (USI) ou dans les services d'urgence. L’injection d'adrénaline à 1 mg / mL (1:1000) ne convient pas pour une administration intraveineuse. Si la solution injectable d’adrénaline à 0,1 mg / mL (1:10 000) n’est pas disponible, une solution d'adrénaline à 1: 1000 doit être diluée à 1:10 000 avant toute administration par voie intraveineuse. L’administration par voie intraveineuse d'adrénaline doit être utilisée avec une extrême prudence et est généralement réservée aux spécialistes familiers avec l’administration intraveineuse de l'adrénaline.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 10 ampoule(s) en verre de 5 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : AGUETTANT