BENAZEPRIL ARROW 5 mg, comprimé pelliculé sécable
Classe médicamenteuse
inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) non associés | code ATC : C09AA07
Composition
Chlorhydrate de bénazépril................................................................................................... 5,00 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Excipients à effet notoire : chaque comprimé contient 76 mg de lactose monohydraté, de l'huile de ricin hydrogénée et est essentiellement « sans sodium ».
Indications thérapeutiques
- Hypertension artérielle.
- Ralentissement de la progression de l'insuffisance rénale chez les patients atteints d'une néphropathie glomérulaire avec hypertension et protéinurie et ayant une clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/mn. Le risque de survenue d'hyperkaliémie chez ces patients doit être pris en compte, une surveillance adaptée est indispensable.
Posologie et mode d'administration
Mode d’administration
Le bénazépril, comprimés, peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise d'aliments ne modifiant pas la biodisponibilité mais retardant l'absorption.
Le bénazépril est administré en une prise quotidienne.
Posologie
Hypertension artérielle essentielle
Adultes
- En l'absence de déplétion hydrosodée préalable ou d'insuffisance rénale (soit en pratique courante) :
La posologie efficace est de 10 mg par jour en une prise unique.
Si nécessaire, un diurétique non hyperkaliémiant peut être associé, afin d'obtenir une baisse supplémentaire de la pression artérielle.
- Dans l'hypertension artérielle préalablement traitée par diurétiques :
• soit arrêter le diurétique 3 jours auparavant pour le réintroduire par la suite si nécessaire,
• soit administrer des doses initiales de 2,5 mg et les ajuster en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Il est recommandé de doser la créatinine plasmatique et la kaliémie avant le traitement et dans les 15 jours qui suivent la mise en route du traitement.
- Chez les sujets âgés de plus de 70 ans (voir rubrique 4.4, Précautions d'emploi), instaurer le traitement par une posologie plus faible (5 mg/jour), augmentée, si nécessaire, jusqu'à 10 mg/jour au bout d'un mois de traitement.
L’arrêt brutal de bénazépril n’a pas été associé à une augmentation rapide de la pression artérielle (voir également rubrique 5.1).
- Dans l'hypertension rénovasculaire, il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de 2,5 mg/jour, pour l'ajuster par la suite à la réponse tensionnelle du patient.
La créatininémie et la kaliémie seront contrôlées afin de détecter l'apparition d'une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle (voir rubrique 4.4, Précautions d'emploi).
- En cas d'insuffisance rénale, la posologie de bénazépril est ajustée au degré de cette insuffisance :
• si la clairance de la créatinine est supérieure ou égale à 30 ml/min, il n'est pas nécessaire de modifier la posologie.
• si la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min, une posologie quotidienne de 5 mg par jour est recommandée.
Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique.
Les diurétiques à associer dans ce cas sont les diurétiques dits de l'anse.
Le bénazéprilate est faiblement dialysable (voir rubrique 4.4 : hémodialyse).
Dans le ralentissement de la progression de l'insuffisance rénale chez les patients atteints d'une néphropathie glomérulaire avec hypertension et protéinurie et ayant une clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/mn.
La dose recommandée est de 10 mg par jour. Une surveillance de la kaliémie est indispensable. D'autres thérapies anti hypertensives peuvent être associées au BENAZEPRIL ARROW si nécessaire.
Enfants de 7 à 16 ans atteints d'hypertension (poids corporel ≥ 25 kg)
La dose initiale habituellement recommandée de BENAZEPRIL ARROW est de 0,2 mg / kg (jusqu'à un maximum de 10 mg) une fois par jour. La posologie doit être ajustée en fonction de la réponse tensionnelle obtenue.
Les comprimés de BENAZEPRIL ARROW ne sont pas recommandés pour les enfants de moins de 7 ans et pour les enfants plus âgés qui ne peuvent pas avaler les comprimés ou pour lesquels la dose calculée (mg/kg) ne correspond pas aux dosages disponibles. Le traitement avec BENAZEPRIL ARROW n'est pas recommandé chez les enfants ayant une clairance de la créatinine < 30 ml, car les données disponibles sont insuffisantes pour recommander une dose dans ce groupe de patients. Les effets à long terme de BENAZEPRIL ARROW sur la croissance et le développement n'ont pas été étudiés.
La sécurité et l'efficacité des comprimés pelliculés de BENAZEPRIL ARROW n'ont pas été établies chez les enfants atteints d'insuffisance rénale chronique.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
- Antécédent d'angio-œdème (œdème de Quincke) lié ou non à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion,
- Au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),
- Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. BENAZEPRIL ARROW ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
L’association de BENAZEPRIL ARROW à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
L’association de BENAZEPRIL ARROW à des médicaments contenant du racécadotril est contre-indiquée chez les patients présentant des antécédents d’angio-œdème sous IEC (voir rubrique 4.5).
Ce médicament est généralement déconseillé en cas de :
- Associations avec l’aliskiren, les diurétiques épargneurs de potassium, les sels de potassium, l'estramustine et le lithium (voir rubrique 4.5),
- Sténose bilatérale de l'artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique,
- Hyperkaliémie.
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë).
En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.
Réactions anaphylactoïdes
Comme les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) altèrent le métabolisme des eicosanoïdes et des polypeptides, y compris celui de la bradykinine endogène, les patients traités par IEC (comme bénazépril) peuvent rencontrer des problèmes de réactions anaphylactoïdes ou d’autres réactions d’hypersensibilité, certaines pouvant être graves.
Risque de neutropénie/agranulocytose sur terrain immunodéprimé
Des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression médullaire lorsqu'ils étaient administrés :
- à doses élevées,
- chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant.
Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un inhibiteur de l'enzyme de conversion doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.
Hypersensibilité / Angio-œdème
Un angio-œdème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, bénazépril inclus. Dans certains cas, les symptômes ont été observés jusqu’à deux ans après le début du traitement. Dans de tels cas, le bénazépril doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu'à disparition de l'œdème.
Lorsque l'œdème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes. Le patient doit être surveillé jusqu'à disparition de l'œdème.
L'angio-œdème associé à un œdème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml), doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés doivent être appliqués.
La prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (voir rubrique 4.3).
L'incidence des angio-œdèmes lors du traitement par enzyme de conversion est supérieure chez les patients noirs par rapport aux autres patients.
Les patients ayant un antécédent d'œdème de Quincke non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un risque accru d'œdème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion.
De rares cas d'angio-œdème intestinal ont été rapportés chez les patients traités par IEC. Ces patients présentent des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas l'angio-œdème intestinal n'est ni précédé d'un angio-œdème de la face, ni associé à un taux de C-1 estérase anormal. L'angio-œdème intestinal est diagnostiqué lors d'un scanner abdominal, d'une échographie ou lors d'une intervention chirurgicale.
Les symptômes disparaissent à l'arrêt du traitement. L'angio-œdème intestinal doit être un diagnostic différentiel chez les patients traités par IEC se présentant pour douleur abdominale.
L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d'angio-œdème. Sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de BENAZEPRIL ARROW. Le traitement par BENAZEPRIL ARROW ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
Réactions anaphylactoïdes lors d’un traitement de désensibilisation
Deux patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont éprouvé des réactions anaphylactoïdes, potentiellement mortelles, lors d’un traitement de désensibilisation aux venins des insectes (hyménoptères).
Chez ces mêmes patients, de telles réactions ont pu être évitées grâce au retrait temporaire de l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, mais elles sont réapparues lors d'une nouvelle exposition effectuée par inadvertance.
Réactions anaphylactoïdes chez les patients hémodialysés pendant l’exposition aux membranes
Des réactions anaphylactoïdes (œdèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez les patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est recommandé d'éviter cette association.
Des réactions anaphylactoïdes ont été également observées lors de l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL) par sulfate de dextran.
Hypotension symptomatique
Comme avec les autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion, de rares cas d’hypotension symptomatique ont été signalés, en particulier chez des patients présentant une déplétion sodique ou plasmatique à la suite d'un traitement prolongé par des diurétiques, d'un régime alimentaire hyposodé, d'une dialyse, de diarrhée ou de vomissements.
La déplétion sodique et/ou plasmatique doit être corrigée avant de commencer le traitement par bénazépril. Si une hypotension se produit, le patient doit être mis en position allongée et une perfusion saline peut être administrée si nécessaire.
Le traitement par bénazépril peut se poursuivre lorsque la pression artérielle et la volémie ont été rétablies. Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive sévère, la thérapie par des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, peut provoquer une hypotension excessive accompagnée par une oligurie, et/ou azotémie progressive, et (rarement) une insuffisance rénale aiguë. Chez ces patients, le traitement doit débuter sous surveillance médicale étroite, en particulier pendant les 2 premières semaines de traitement et lors d’une augmentation de dose de bénazépril ou du diurétique.
Agranulocytose/Neutropénie
Des cas d’agranulocytose et d’aplasie médullaire ont été rapportés lors d’un traitement par captopril, un autre inhibiteur de l’enzyme de conversion. Ces effets surviennent plus fréquemment chez des patients présentant une insuffisance rénale, en particulier s’ils présentent en plus une maladie collagèno-vasculaire telle que le lupus érythémateux disséminé ou la sclérodermie. Les essais cliniques n’ont pas permis d’établir l’incidence de l’agranulocytose associée au bénazépril. La surveillance du nombre de globules blancs chez des patients ayant une maladie collagèno-vasculaire, en particulier associée à une insuffisance rénale, est à considérer.
Hépatite et insuffisance hépatique
De rares cas d'hépatite cholestatique, et également des cas isolés d'insuffisance hépatique aiguë, parfois mortels, ont été rapportés chez les patients recevant des IEC. Le mécanisme n’est pas élucidé.
Les patients recevant des IEC qui développent une jaunisse ou une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter les IEC et être placés sous surveillance médicale.
Fonction hépatique altérée
BENAZEPRIL ARROW doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique ou une maladie évolutive du foie car des modifications mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique (voir « Insuffisance hépatique »).
Grossesse
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions d'emploi
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement.
L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme.
Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc...)
- Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose œdémato-ascitique.
- Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë.
Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive (voir rubrique 4.2).
Sténose aortique ou mitrale
Comme avec tous les autres vasodilatateurs, une attention particulière est indiquée chez les patients présentant une sténose aortique ou mitrale.
Sujet âgé
La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (voir rubrique 4.2). La dose de départ est ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute hypotension de survenue brutale.
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), la posologie est réduite (voir rubrique 4.2).
Chez ces malades, et chez ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine (voir rubrique 4.2).Des modifications de la fonction rénale peuvent survenir chez des patients sensibles. Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque congestive sévère et dont la fonction rénale peut dépendre de l’activité du système rénine-angiotensine, le traitement par IEC peut provoquer une oligurie, et/ou azotémie progressive, et (rarement) une insuffisance rénale aiguë. Dans une étude clinique de petite taille, le bénazépril a provoqué des hausses de l’azote uréique sanguin et de la créatinine chez des patients hypertendus ayant une sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère rénale. Les hausses ont été réversibles à l’arrêt du traitement par bénazépril ou du traitement par diurétique ou des deux. Chez ces patients, la fonction rénale doit être surveillée pendant les premières semaines de traitement par IEC.
Chez certains patients hypertendus, sans signe apparent de maladie réno-vasculaire, des hausses (généralement mineures et transitoires) de l’azote uréique sanguin et de la créatinine sérique ont été rapportées, en particulier quand bénazépril a été administré avec un diurétique. Ces effets surviennent plus fréquemment chez des patients ayant une insuffisance rénale préexistante. La réduction de la posologie de bénazépril et/ou l’arrêt du diurétique peuvent être nécessaires. L’évaluation d’un patient hypertendu doit toujours inclure une évaluation de la fonction rénale (voir rubrique 4.2).
Sujet ayant une athérosclérose connue
Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.
Hypertension rénovasculaire
Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation.
Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l'attente de l'intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.
Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.
Anémie
Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées. Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.
Autres populations à risque
Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.
Chez un patient hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne, ne pas interrompre un traitement par bêta-bloquant : l'IEC sera ajouté au bêta-bloquant.
Intervention chirurgicale
En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont à l'origine d'une hypotension. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée l'avant-veille de l'intervention pour les inhibiteurs de l'enzyme de conversion à durée d'action longue, comme le bénazépril.
Kaliémie
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Liées aux excipients
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Huile de ricin
Ce médicament contient de l’huile de ricin et peut causer des maux d’estomac et la diarrhée.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
BENAZEPRIL (CHLORHYDRATE DE) 5 mg - CIBACENE 5 mg, comprimé pelliculé sécable - BRIEM 5 mg, comprimé pelliculé sécable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 4.66
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ARROW GENERIQUES