NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
BETA-BLOQUANT SELECTIF ET DIURETIQUES | code ATC : C07BB12
Composition
Nébivolol (sous forme de chlorhydrate de nébivolol).................................................................. 5 mg
Hydrochlorothiazide................................................................................................................ 25 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 136,29 mg de lactose (voir rubrique 4.4)
Indications thérapeutiques
Traitement de l'hypertension artérielle essentielle.
NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg est une association fixe indiquée chez les patients dont la pression artérielle est contrôlée par la prise concomitante de 5 mg de nébivolol et 25 mg d'hydrochlorothiazide.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes
NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg est indiqué chez les patients dont la pression artérielle est contrôlée par la prise concomitante de 5 mg de nébivolol et 25 mg d'hydrochlorothiazide.
La posologie est d'un comprimé (5 mg/25 mg) par jour, de préférence au même moment de la journée.
Insuffisants rénaux
Chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère, NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg ne doit pas être utilisé (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Insuffisants hépatiques
L'expérience étant limitée en cas d'insuffisance hépatique ou d'altération de la fonction hépatique, l'utilisation de NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg est contre-indiquée chez ces patients.
Sujets âgés
L'expérience étant limitée chez les patients âgés de plus de 75 ans, la prudence s'impose et ces patients doivent être étroitement surveillés.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible. L’utilisation chez les enfants et les adolescents n’est donc pas recommandée.
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés doivent être pris à jeûn, au moins 30 minutes avant un repas et à distance des médicaments ayant une influence sur le pH gastrique, voir rubrique 4.5.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- Hypersensibilité à l’une des substances actives ou à l'un des excipients de ce médicament listés dans la rubrique 6.1,
- Hypersensibilité à d'autres substances dérivées des sulfamides (l'hydrochlorothiazide étant un médicament dérivé des sulfamides),
- Insuffisance hépatique ou altération de la fonction hépatique,
- Anurie, insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min),
- Insuffisance cardiaque aiguë, choc cardiogénique ou épisodes de décompensation de l'insuffisance cardiaque nécessitant un traitement inotrope intraveineux,
- Maladie du sinus incluant bloc sino-auriculaire,
- Blocs auriculo-ventriculaires des 2ème et 3ème degrés (non appareillés),
- Bradycardie (fréquence cardiaque < 60 battements par minute avant le début du traitement),
- Hypotension (pression artérielle systolique < 90 mm Hg),
- Troubles circulatoires périphériques dans leurs formes sévères,
- Antécédents de bronchospasme et d'asthme bronchique,
- Phéochromocytome non traité,
- Acidose métabolique,
- Hypokaliémie réfractaire, hypercalcémie, hyponatrémie et hyperuricémie symptomatique.
Mise en garde et précautions d'emploi
Les mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi liées à chacun des composants listées ci-dessous s'appliquent également à l'association fixe NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg (voir également la rubrique 4.8).
Liées au nébivolol
Les mises en gardes spéciales et précautions particulières d'emploi suivantes sont communes aux bêta-bloquants.
Anesthésie générale :
La poursuite du traitement par bêta-bloquant diminue le risque d'arythmie pendant l'induction et l'intubation. Si le traitement par bêta-bloquant est arrêté en vue d'une intervention, il sera suspendu pour au moins 24 heures avant. Il convient d'observer une prudence particulière avec certains anesthésiques dépresseurs myocardiques. Le patient peut être protégé d'une prédominance vagale par l'administration d'atropine par voie intraveineuse.
Cardiovasculaires :
Généralement, les bêta-bloquants ne doivent pas être utilisés chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive non traitée, à moins qu'elle ne soit stabilisée.
Chez les patients présentant une cardiopathie ischémique, le traitement par bêta-bloquant devra être diminué progressivement, c'est-à-dire sur 1 à 2 semaines. Si nécessaire, un traitement substitutif devra être commencé en même temps pour éviter une aggravation de l'angor.
Les bêta-bloquants peuvent induire une bradycardie: si la fréquence s'abaisse au-dessous de 50-55 battements par minute au repos et/ou que les patients présentent des symptômes suggérant une bradycardie, la posologie devra être diminuée.
Les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence :
- chez les patients souffrant de troubles circulatoires périphériques (maladie ou syndrome de Raynaud, claudication intermittente), une aggravation de ces troubles pouvant apparaître;
- chez les patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré, en raison de leur effet dromotrope négatif ;
- chez les patients souffrant d'un angor de Prinzmétal, en raison de la vasoconstriction des coronaires due à la potentialisation de l'effet alpha-bloquant: les bêta-bloquants peuvent augmenter le nombre et la durée des crises ;
- l'association du nébivolol avec les antagonistes calciques du type vérapamil ou diltiazem, avec les anti-arythmiques de classe I et avec les antihypertenseurs d'action centrale n'est en général pas recommandée (pour plus d'information, se référer à la rubrique 4.5).
Métaboliques/endocriniennes :
Le nébivolol n'affecte pas la glycémie chez les patients diabétiques. Cependant une surveillance devra être effectuée chez ces patients car certains symptômes de l'hypoglycémie peuvent être masqués (tachycardie, palpitations). Les bêta-bloquants pourraient augmenter ultérieurement le risque d’une hypoglycémie grave, quand ils sont utilisés en concomitance avec les sulfonylurées. Les patients diabétiques doivent être informés qu’ils doivent suivre attentivement leurs taux de glucose dans le sang (voir rubrique 4.5).
En cas d'hyperthyroïdie, les antagonistes bêta-adrénergiques peuvent masquer l'apparition d'une tachycardie. Un arrêt brusque du traitement peut intensifier les symptômes.
Respiratoires :
Les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence chez les patients présentant une broncho-pneumopathie chronique obstructive car ils peuvent aggraver la constriction des voies aériennes.
Autres :
L'administration de bêta-bloquants mérite d'être pesée chez les patients ayant des antécédents de psoriasis.
Les bêta-bloquants peuvent accroître la sensibilité vis-à-vis des allergènes et la gravité des réactions anaphylactiques.
Liées à l'hydrochlorothiazide
Insuffisance rénale :
Le bénéfice d'un traitement par un diurétique thiazidique ne peut être obtenu que si la fonction rénale n'est pas altérée. Chez les patients ayant une insuffisance rénale, les diurétiques thiazidiques peuvent augmenter l'azotémie. Les effets cumulatifs de cette substance peuvent apparaitre chez les patients insuffisants rénaux. Si une insuffisance rénale progressive s'installe, dont le marqueur est l'augmentation de l'azote non protéique, il est nécessaire de réévaluer avec attention le traitement et de considérer l'arrêt du diurétique.
Effets métaboliques ou endocriniens :
Le traitement par des dérivés thiazidiques peut altérer la tolérance au glucose. Une adaptation de la posologie de l'insuline ou des hypoglycémiants oraux peut être nécessaire (voir rubrique 4.5). Un traitement par dérivés thiazidiques peut révéler un diabète sucré latent.
Un traitement par diurétique thiazidique peut être associé à une augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides. Chez certains patients, le traitement par dérivé thiazidique peut entraîner une hyperuricémie ou une crise de goutte.
Déséquilibre hydro-électrolytique :
Comme pour tout patient traité par diurétiques, un bilan électrolytique doit être effectué à intervalles réguliers. Les dérivés thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent entraîner un déséquilibre hydro-électrolytique (notamment une hypokaliémie, une hyponatrémie et une alcalose hypochlorémique). Les signes d'alerte de ces déséquilibres hydro-électrolytiques sont une sécheresse buccale, une sensation de soif, une faiblesse, une léthargie, une somnolence, une nervosité, des douleurs ou crampes musculaires, une fatigue musculaire, une hypotension, une oligurie, une tachycardie et des troubles gastro-intestinaux tels que nausées ou vomissements.
Le risque d'hypokaliémie est augmenté chez les patients présentant une cirrhose hépatique, une diurèse importante, chez les patients dont l'apport oral d'électrolytes est insuffisant et chez les patients traités de manière concomitante par corticostéroïdes ou l'ACTH (voir rubrique 4.5). Les patients ayant un syndrome du QT long, congénital ou iatrogénique, sont particulièrement à risque élevé en cas d'hypokaliémie. L'hypokaliémie augmente la cardiotoxicité des glucosides digitaliques et le risque d'arythmies cardiaques. Chez les patients à risque d'hypokaliémie une surveillance de la kaliémie devra être effectuée plus régulièrement, dès la première semaine de traitement.
Une hyponatrémie par dilution peut survenir chez les patients présentant des œdèmes en période de chaleur. La baisse de la natrémie est en général légère et ne nécessite habituellement aucun traitement.
Les dérivés thiazidiques peuvent réduire l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une élévation légère et transitoire de la calcémie en l'absence d'anomalie connue du métabolisme du calcium. L'apparition d'une hypercalcémie peut être le signe d'une hyperparathyroïdie sous-jacente. Le traitement par dérivés thiazidiques devra être interrompu avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.
Les dérivés thiazidiques peuvent augmenter l'excrétion urinaire du magnésium et entraîner une hypomagnésémie.
Lupus érythémateux :
Une exacerbation ou une activation de lupus érythémateux disséminé a été rapportée lors du traitement par diurétiques thiazidiques.
Autres précautions :
Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir chez les patients ayant ou non des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.
Rarement, des réactions de photosensibilisation ont été rapportées lors du traitement par diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). En cas de survenue de telles réactions, le traitement doit être interrompu. Si la reprise du traitement s'avère nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées du soleil ou des lampes à UVA.
Iode liée aux protéines :
Les dérivés thiazidiques peuvent diminuer les taux sériques d'iode lié aux protéines, sans signe de trouble de la fonction thyroïdienne.
Cancer de la peau non mélanome
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).
Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé
Les sulfonamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé.
Toxicité respiratoire aiguë
De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise d’hydrochlorothiazide. L’œdème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise d’hydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, nébivolol/hydrochlorothiazide doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite d’une prise d’hydrochlorothiazide.
Liées à l'association nébivolol/hydrochlorothiazide
En plus des mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi liées à chacun des composants, la précaution suivante s'applique également au NEBIVOLOL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ZENTIVA 5 mg/25 mg :
Intolérance au lactose, déficit en lactase, malabsorption du glucose et du lactose :
Ce médicament contient du lactose.
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
NEBIVOLOL (CHLORHYDRATE DE) équivalant à NEBIVOLOL 5 mg + HYDROCHLOROTHIAZIDE 25 mg - TEMERITDUO 5 mg/25 mg, comprimé pelliculé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC (ACLAR RX) polytrifluorochloroéthylène PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 5.15
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ZENTIVA FRANCE