EXTENCILLINE 600 000 UI, poudre et solvant pour suspension injectable IM
Classe médicamenteuse
Agents antibactériens à usage systémique, Pénicillines sensibles aux bêta-lactamases | code ATC : J01CE08
Composition
Benzathine benzylpénicilline.............................................................................................. 600 000 UI
Sous forme de benzathine benzylpénicilline enrobée
Composition de l'enrobage: lécithine et polysorbate.
Pour un flacon de poudre.
Excipient(s) à effet notoire : sodium, phospholipides de soja.
Indications thérapeutiques
EXTENCILLINE 600 000 UI, poudre et solvant pour suspension injectable (IM) est indiqué chez les adultes, adolescents, enfants et nouveau-nés dans le traitement et la prophylaxie des infections suivantes dues à des bactéries sensibles à la pénicilline (voir rubrique 5.1) :
Pour le traitement de :
- érysipèle,
- syphilis : syphilis précoce (primaire et secondaire),
- syphilis tardive (à l'exception de la neurosyphilis et d'anomalies du LCR),
- pian,
- pinta.
Pour la prophylaxie de :
- rhumatisme articulaire aigu (chorée, cardiopathie rhumatismale),
- glomérulonéphrite post-streptococcique,
- érysipèle.
Lors de l'utilisation de EXTENCILLINE, il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Les doses recommandées dépendent de la sévérité et du type d’infection, de l’âge et de la fonction hépatique et rénale du patient. Les recommandations internationales doivent être prises en compte en plus des recommandations nationales ou locales pour certaines indications spécifiques (par exemple : syphilis, prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu).
Dose et durée du traitement
Traitement général :
Adultes et adolescents : 1,2 MUI une fois par semaine.
Enfants > 30 kg de poids corporel : 1,2 MUI une fois par semaine.
Enfants < 30 kg de poids corporel : 600 000 UI une fois par semaine.
Durée du traitement : dose unique.
(Dans les maladies d’origine streptococcique, un traitement d’au moins 10 jours est conseillé pour éviter des complications secondaires. Une injection unique de EXTENCILLINE 600 000 UI, poudre et solvant pour suspension injectable (IM), EXTENCILLINE 1,2 MUI, poudre et solvant pour suspension injectable (IM) ou EXTENCILLINE 2,4 MUI, poudre et solvant pour suspension injectable (IM) est généralement suffisante).
Traitement de la syphilis :
- Stade primaire et secondaire
Adultes et adolescents : 1 x 2,4 MUI.
Enfants : 50 000 UI/kg de poids corporel, sans toutefois dépasser 2,4 MUI.
(Le traitement doit être répété si les symptômes cliniques réapparaissent ou si les résultats de laboratoire restent fortement positifs).
- Syphilis stade tardif (syphilis séropositive latente)
Adultes et adolescents : 2,4 MUI une fois par semaine.
Enfants : 50 000 UI/kg de poids corporel sans dépasser 2,4 MUI.
Durée du traitement : 3 semaines.
- Traitement de la syphilis congénitale : sans atteinte neurologique
Nouveau-nés et nourrissons : 1 x 50 000 UI/kg de poids corporel.
Traitement du pian et de la pinta :
Adultes et adolescents : 1 x 1,2 MUI.
Enfants > 30 kg de poids corporel : 1 x 1,2 MUI.
Enfants < 30 kg de poids corporel : 1 x 600 000 UI.
Prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu, de la glomérulonéphrite post-streptococcique et de l'érysipèle :
Adultes et adolescents : 1 x 1,2 MUI toutes les 3 à 4 semaines.
Enfants > 30 kg de poids corporel : 1 x 1,2 MUI toutes les 3 à 4 semaines.
Enfants < 30 kg de poids corporel : 1 x 600 000 UI toutes les 3 à 4 semaines.
Durée du traitement :
a) sans atteinte cardiaque : au moins 5 ans ou jusqu'à l'âge de 21 ans (la durée la plus longue devra être retenue),
b) atteinte cardiaque transitoire : au moins 10 ans ou jusqu'à l'âge de 21 ans (la durée la plus longue devra être retenue),
c) atteinte cardiaque persistante : au moins 10 ans ou jusqu'à l'âge de 40 ans (la durée la plus longue devra être retenue) ; une prophylaxie à vie est parfois nécessaire.
Populations particulières
- Patients insuffisants rénaux.
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EXTENCILLINE : dose pour adultes, adolescents et enfants |
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Clairance de la créatinine en ml/min |
100-60 |
50-10 |
< 10 |
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Créatinine sérique en mg % |
0,8-1,5 |
1,5-8,0 |
15 |
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Proportion de la dose quotidienne normale de EXTENCILLINE |
100 % |
75 % |
20-50% |
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Intervalle d'administration |
en 1 administration unique |
en 1 administration unique |
en 2-3 administrations uniques |
- Patients hémodialysés
La benzathine benzylpénicilline peut être éliminée par hémodialyse. On ne dispose pas de données sur l'influence de la dialyse sur les niveaux plasmatiques de benzylpénicilline. La décision de traiter des patients dialysés avec EXTENCILLINE doit donc être évaluée au cas par cas.
- Patients insuffisants hépatiques
Dans les cas d'insuffisance hépatique et rénale très sévères, il peut exister un délai entre la dégradation et l'élimination des pénicillines.
Mode d'administration
La préparation est strictement destinée à l'injection intramusculaire (voir rubrique 4.4).
L'injection ne doit pas être administrée dans des tissus mal perfusés (voir rubrique 4.4).
EXTENCILLINE doit être administrée par voie intramusculaire profonde dans le quadrant supéro-externe du muscle grand fessier ou dans la zone ventro-glutéale de Hochstetter avec l'aiguille orientée vers la crête iliaque ou selon la méthode de Hochstetter. L'aiguille doit être aussi verticale que possible par rapport à la surface de la peau et l'injection aussi loin que possible des principaux vaisseaux. Dans tous les cas, une aspiration doit être effectuée avant l'injection. Si une aspiration de sang ou une douleur surviennent pendant l'injection, celle-ci doit être arrêtée.
Chez les enfants, les muscles médio-latéraux de la cuisse (quadriceps fémoral) constituent le site d'injection recommandé.
L'injection dans le muscle deltoïde n'est appropriée que si la masse musculaire est adéquate ; dans ce cas, il convient de faire attention au nerf radial.
Chez les nourrissons et les jeunes enfants, la zone périphérique du quadrant supéro-externe de la région fessière ne doit être utilisée comme zone d'injection que dans des cas exceptionnels (par exemple brûlures étendues) afin d'éviter des lésions du nerf sciatique.
Pour les préparations retard, un volume total de 5 mL par site d'injection est considéré comme la limite tolérée. Ainsi, ne pas administrer plus de 5 mL de la suspension prête à être injectée en un site unique, quel que soit le moment.
L'injection doit être effectuée le plus lentement possible et seulement en exerçant une faible pression. Il faut éviter de « frotter » après l'injection.
Des réactions locales sévères peuvent survenir pendant l'administration intramusculaire, en particulier chez les jeunes enfants. Dans la mesure du possible, en prenant notamment en compte les indications thérapeutiques et les schémas d'administration et en estimant le rapport bénéfice-risque, des traitements alternatifs tel qu'un traitement intraveineux avec une pénicilline appropriée, devraient être pris en considération (voir également rubrique 4.4).
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
Voie d'administration
intramusculaire
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active benzathine benzylpénicilline, aux autres pénicillines, au soja, à la cacahuète ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Antécédents de réactions d’hypersensibilité immédiate sévère (par exemple une anaphylaxie) aux autres bêta-lactamines (exemples : céphalosporines, carbapénèmes ou monobactames).
Mise en garde et précautions d'emploi
EXTENCILLINE ne doit pas être utilisée dans des tissus dont la perfusion est réduite.
Avant de débuter un traitement par EXTENCILLINE, il convient de rechercher attentivement l’existence d’antécédents de réactions allergiques aux pénicillines, céphalosporines ou autres bêta-lactamines (voir rubriques 4.3 et rubrique 4.8).
Des réactions d'hypersensibilité sévères et parfois fatales ont été observées chez des patients traités par les pénicillines. Ces réactions sont plus fréquentes chez des individus présentant des antécédents d’allergie à la pénicilline et chez des sujets atopiques. La survenue de toute manifestation allergique impose l'arrêt du traitement par EXTENCILLINE et la mise en place d'un traitement adapté.
Si possible, un test d'hypersensibilité devrait être pratiqué avant le traitement. Le patient doit être informé de la possibilité de survenue de symptômes allergiques et de la nécessité de les signaler. Il convient d’être prudent chez les patients atteints des pathologies suivantes :
- terrain allergique ou asthme bronchique : il existe un risque accru de réaction d'hypersensibilité,
- insuffisance rénale (voir rubrique 4.2 pour l'ajustement posologique),
- insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).
De manière générale, en particulier chez certains patients exposés, une surveillance médicale doit être assurée si possible pendant au moins une demi-heure après l’administration de l’antibiotique étant donné que des réactions allergiques immédiates sévères graves peuvent survenir même après la première administration.
Lors du traitement de la syphilis, une réaction de Jarisch-Herxheimer peut survenir en raison de l'action bactéricide de la pénicilline sur les bactéries. 2 à 12 heures après l'administration, des céphalées, de la fièvre, des sueurs, des frissons, des myalgies, des arthralgies, des nausées, une tachycardie, une hypertension suivie d'une hypotension peuvent survenir. Ces symptômes disparaissent au bout de 10 à 12 heures. Les patients doivent être informés qu'il s'agit d'une réaction habituelle, transitoire de l'antibiothérapie. Un traitement approprié doit être instauré pour mettre fin ou atténuer une réaction de Jarisch-Herxheimer (voir rubrique 4.8).
En cas de traitement à long terme (plus de 5 jours), une surveillance de la formule sanguine et des tests de la fonction rénale sont recommandés.
Une vigilance est requise pour éviter la prolifération de germes résistants. Des mesures appropriées doivent être prises en cas de survenue d'infections secondaires.
En cas de diarrhée sévère et persistante, une colite pseudomembraneuse associée aux antibiotiques (diarrhée sanglante/mucoïde, aqueuse, douleurs abdominales sourdes diffuses à spasmodiques, fièvre, ténesme occasionnel) doit être envisagée, celle-ci pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Dans ces cas, le traitement par EXTENCILLINE doit être immédiatement arrêté et un traitement doit être instauré en fonction des résultats microbiologiques. Il ne faut pas administrer de médicaments inhibant le péristaltisme.
Si une atteinte neurologique ne peut être exclue chez les patients ayant une syphilis congénitale, des pénicillines qui permettent d’atteindre des concentrations plus élevées dans le liquide céphalo-rachidien doivent être utilisées.
Dans des maladies telles que la pneumonie sévère, l’empyème, la septicémie, la méningite ou la péritonite qui nécessitent des concentrations sériques de pénicilline plus élevées, un traitement alternatif tel qu’un sel alcalin hydrosoluble de la benzylpénicilline devrait être envisagé.
Remarques sur l'administration de EXTENCILLINE
Une induration douloureuse peut survenir en cas d'administration sous-cutanée accidentelle. Des poches de glace sont utiles dans de tels cas.
Un syndrome de Hoigné peut survenir en cas d'injection intravasculaire involontaire (symptômes de choc avec sensation de mort, confusion, hallucinations, éventuellement cyanose, tachycardie et troubles moteurs, mais sans collapsus circulatoire), provoqué par des micro-emboles de la suspension. Les symptômes régressent en une heure. Si l'aggravation est importante, l'administration parentérale de sédatifs est indiquée.
En cas d'injection intra-artérielle involontaire, en particulier chez les enfants, des complications graves peuvent survenir telles qu’une occlusion vasculaire, une thrombose et une gangrène. Les signes initiaux sont des plaques pâles dans la zone cutanée de la région fessière. Suite à une forte pression lors de l'injection, une administration rétrograde du liquide injecté dans l'artère iliaque commune, l'aorte ou les artères spinales peut se produire.
Les injections répétées dans une zone limitée du tissu musculaire, associées au traitement à long terme avec des pénicillines-retard (par exemple dans le traitement de la syphilis) peuvent induire des lésions tissulaires et une vascularisation locale accrue. Les injections suivantes favorisent la pénétration de la substance dans le sang, soit par injection directe dans un vaisseau sanguin, soit provoquée par la pression de l'injection elle-même, soit par « frottement » du dépôt. Pendant le traitement à long terme il est donc recommandé d'administrer chaque injection à bonne distance de l'injection précédente.
Une diminution de l'élimination de la povidone (PVP) doit être envisagée en cas de dysfonctionnement de la fonction rénale. En raison de la quantité de povidone, il n’est pas exclu que l'administration fréquente ou prolongée puisse entraîner dans de très rares cas une accumulation de povidone dans le système réticulo-endothélial (SRE), ou un dépôt localisé et une formation de granulomes qui pourraient être confondus avec des tumeurs.
Effet sur les tests de diagnostic de laboratoire :
- Un test de Coombs direct positif se produit souvent (≥ 1 % à < 10 %) chez les patients recevant 10 MUI (équivalent à 6 g) de benzylpénicilline ou davantage par jour. Après l'arrêt de la pénicilline, le test direct à l'antiglobuline peut rester encore positif pendant 6 à 8 semaines (voir rubriques 4.8).
- La détermination des protéines urinaires avec les techniques de précipitation (acide sulfosalicylique, acide trichloroacétique), la méthode de Folin-Ciocalteu-Lowry ou la méthode du biuret peuvent donner des résultats faussement positifs. Les protéines urinaires doivent donc être déterminées par d'autres méthodes.
- La détermination des acides aminés urinaires par la méthode à la ninhydrine peut de la même manière, donner des résultats faussement positifs.
- Les pénicillines se lient à l'albumine. Une pseudo-bisalbuminémie peut donc être simulée lors de l’utilisation de méthodes électrophorétiques de détermination de l'albumine
- Pendant le traitement par EXTENCILLINE, la détection non-enzymatique du glucose urinaire et la détection de l'urobilinogène peuvent s'avérer faussement positives.
- Lors de la détermination des 17-cétostéroïdes (par la réaction de Zimmermann) dans l'urine, des valeurs augmentées peuvent être observées pendant le traitement par EXTENCILLINE.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de poudre à 600 000 UI - 1 ampoule(s) en verre de solvant de 5 ml
Prix : 11.11
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : LABORATOIRES DELBERT