CIDOFOVIR TILLOMED 75 mg/mL solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
Antiviraux à usage parentéral, nucléosides et nucléotides excluant les inhibiteurs de la transcriptase inverse | code ATC : J05AB12
Composition
Chaque ml de solution à diluer pour perfusion contient une quantité de dihydrate de cidofovir équivalente à 75 mg de cidofovir.
Chaque flacon (5 mL) contient une quantité de dihydrate de cidofovir équivalente à 375 mg de cidofovir.
Excipient à effet notoire :
Chaque flacon (5 mL) contient approximativement 2,5 mmol (57 mg, c’est-à-dire 11,4 mg/mL) de sodium qui est l’un des constituants des excipients.
Indications thérapeutiques
Le cidofovir est indiqué dans le traitement de la rétinite à cytomégalovirus (CMV) chez les adultes atteints de syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) ne présentant pas d’insuffisance rénale. Il ne doit être utilisé que lorsque les autres thérapeutiques sont considérées comme inappropriées..
Posologie et mode d'administration
Le traitement doit être prescrit par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Avant chaque administration de cidofovir, il est nécessaire de doser la créatinine sérique et le taux de protéines dans les urines. Il doit être administré avec du probénécide par voie orale et du sérum physiologique par voie intraveineuse comme décrit ci-dessous (voir rubrique 4.4 pour les recommandations appropriées, et rubrique 6.6 pour les informations concernant l’obtention du probénécide).
Posologie
Adultes
Traitement d’induction. La dose recommandée de cidofovir est de 5 mg/kg de poids corporel (administré sous forme de perfusion intraveineuse à vitesse constante sur 1 heure), une fois par semaine pendant deux semaines consécutives.
Traitement d’entretien. Deux semaines après la fin du traitement d’induction, la dose d’entretien de cidofovir recommandée est de 5 mg/kg de poids corporel (administré sous forme de perfusion intraveineuse à vitesse constante sur 1 heure), une fois toutes les deux semaines.
La suspension du traitement d’entretien par le cidofovir devra prendre en considération les recommandations locales en matière de prise en charge des patients infectés par le VIH.
Patients âgés :
La sécurité d’emploi et l’efficacité du cidofovir n’ont pas été établies pour le traitement des infections à CMV chez les patients âgés de plus de 60 ans. Étant donné que les personnes âgées ont fréquemment une fonction glomérulaire réduite, il faudra veiller tout particulièrement à évaluer la fonction rénale avant et pendant l’administration du médicament.
Insuffisance rénale :
L’insuffisance rénale [clairance de la créatinine ≤ 55 mL/min ou une protéinurie ≥ 2+ (≥ 100 mg/dl)] est une contre-indication à l’utilisation de cidofovir (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Insuffisance hépatique :
La sécurité d’emploi et l’efficacité de cidofovir n’ont pas été établies chez les patients atteints d’insuffisance hépatique et de ce fait cidofovir doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
Population pédiatrique :
La sécurité et l’efficacité de cidofovir chez les enfants en dessous de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible. Il ne doit pas être utilisé chez les enfants en dessous de 18 ans..
Mode d’administration
Précautions à prendre avant la manipulation ou l’administration du médicament :
Des précautions adéquates, comprenant notamment l’usage d’un équipement de sécurité approprié, sont recommandées pour la préparation, l’administration et l’élimination de cidofovir. La préparation de la solution reconstituée de cidofovir doit être effectuée sous une hotte à flux laminaire. Le personnel préparant la solution reconstituée devra porter des gants chirurgicaux, des lunettes protectrices et une blouse de type chirurgical fermée devant et munie de poignets tricotés. Si cidofovir entre en contact avec la peau, laver les parties concernées et rincer soigneusement avec de l’eau. (Voir rubrique 6.6.)
Cidofovir Tillomed 75 mg/mL solution à diluer pour perfusion est destiné uniquement à une administration en perfusion intraveineuse. La posologie, la fréquence et la vitesse de perfusion recommandées ne doivent pas être dépassées. Il doit être dilué dans 100 millilitres de sérum physiologique à 0,9 % avant l’administration. La totalité du volume doit être administrée au patient, par perfusion intraveineuse à vitesse constante sur une durée de 1 heure, en utilisant une pompe à perfusion standard. Pour minimiser les risques potentiels de néphrotoxicité, chaque perfusion de Cidofovir Tillomed 75 mg/mL solution à diluer pour perfusion doit s’accompagner d’une préhydratation par injection intraveineuse de sérum physiologique et de l’administration de probénécide par voie orale (voir rubrique 4.4).
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
L’administration de cidofovir est contre-indiquée chez les patients qui ne peuvent pas recevoir de probénécide ou d’autres médicaments à base de sulfamides (voir rubrique 4.4 Prévention de la néphrotoxicité).
Cidofovir est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).
L’administration concomitante de cidofovir avec d’autres agents potentiellement néphrotoxiques est contre-indiquée (voir rubrique 4.4).
L’injection intraoculaire directe de cidofovir est contre-indiquée ; une injection directe peut être associée à une diminution significative de la pression intraoculaire et à des troubles de la vision..
Mise en garde et précautions d'emploi
Cidofovir Tillomed 75 mg/mL solution à diluer pour perfusion est formulé uniquement pour une administration en perfusion intraveineuse et aucun autre mode d’administration ne doit être utilisé, y compris une administration en injection intraoculaire ou en application locale. Il doit être perfusé uniquement dans des veines ayant une circulation sanguine satisfaisante pour permettre une dilution et une distribution rapides.
La sécurité d’emploi et l’efficacité de cidofovir n’ont pas été démontrées pour le traitement d’autres maladies que la rétinite à CMV chez les adultes atteints de SIDA.
Insuffisance rénale/hémodialyse
Le traitement par cidofovir ne doit pas être débuté chez les patients ayant une clairance de la créatinine ≤ 55 mL/min ou une protéinurie ≥ 2+ (≥ 100 mg/dl), étant donné que les doses optimales de traitement d’induction et d’entretien pour les patients souffrant d’une insuffisance rénale modérée à sévère ne sont pas connues. L’efficacité et la sécurité d’emploi du cidofovir n’ont pas été établies chez ces patients.
L’hémodialyse à haut flux a réduit les concentrations sériques de cidofovir d’environ 75 %. La fraction de dose extraite durant l’hémodialyse est de 51,9 ± 11,0 %.
Néphrotoxicité
Une néphrotoxicité dose-dépendante est le principal effet toxique limitant la dose de cidofovir administrée (voir rubrique 4.8). La sécurité d’emploi du cidofovir n’a pas été évaluée chez les patients recevant d’autres agents connus comme potentiellement néphrotoxiques (par ex. ténofovir, aminosides, amphotéricine B, foscarnet, pentamidine administré par voie intraveineuse, adéfovir et vancomycine).
Cidofovir ne doit pas être administré de façon concomitante avec des médicaments contenant du fumarate de ténofovir disoproxil en raison du risque de syndrome de Fanconi (voir rubrique 4.5).
Il est recommandé d’arrêter l’administration d’agents potentiellement néphrotoxiques au moins 7 jours avant le début du traitement par le cidofovir.
Des patients recevant 3,0 mg/kg, 5,0 mg/kg ou 10 mg/kg sans administration concomitante de probénécide ont développé des signes de lésions tubulaires proximales, notamment glycosurie, diminution des taux sériques de phosphate, d’acide urique et de bicarbonate, et élévation de la créatinine sérique. Les signes de néphrotoxicité ont été partiellement réversibles chez certains patients. L’administration concomitante de probénécide est indispensable pour réduire la néphrotoxicité marquée du cidofovir à un niveau auquel le rapport bénéfice/risque d’un traitement par cidofovir est acceptable.
Prévention de la néphrotoxicité
Le traitement doit être accompagné de l’administration de probénécide par voie orale et d’une préhydratation par injection intraveineuse de sérum physiologique (voir rubrique 6.6 pour les informations concernant l’obtention du probénécide) lors de chaque perfusion de cidofovir. Tous les essais cliniques relatifs à l’évaluation de l’efficacité du cidofovir ont été conduits avec une administration concomitante de probénécide. Deux grammes de probénécide doivent être administrés 3 heures avant la dose de cidofovir et un gramme doit être administré 2 heures et 8 heures après la fin de la perfusion de 1 heure de cidofovir (soit un total de 4 grammes). Afin de réduire le risque de nausées et/ou de vomissements associé à l’administration de probénécide, il est recommandé d’encourager les patients à manger avant chaque prise de probénécide. L’emploi d’un antiémétique pourra être nécessaire.
Chez les patients qui développent des symptômes d’allergie ou d’hypersensibilité au probénécide (par exemple : éruption cutanée, fièvre, frissons et réaction anaphylactique), l’emploi prophylactique ou thérapeutique d’un antihistaminique approprié et/ou de paracétamol doit être envisagé.
L’administration de cidofovir est contre-indiquée chez les patients qui ne peuvent pas recevoir de probénécide en raison d’une hypersensibilité cliniquement significative à la substance active ou au produit ou à d’autres sulfamides. L’utilisation du cidofovir sans probénécide n’a pas été évaluée cliniquement. Il n’est pas recommandé d’utiliser un programme de désensibilisation au probénécide.
En plus du probénécide, les patients doivent recevoir un litre de sérum physiologique à 0,9 % par voie intraveineuse immédiatement avant chaque perfusion de cidofovir. Les patients qui peuvent tolérer une charge supplémentaire de liquide pourront recevoir, avec chaque cure de cidofovir, jusqu’à de 2 litres de sérum physiologique à 0,9 % au total, par voie intraveineuse. Le premier litre de sérum physiologique doit être perfusé sur une durée de 1 heure immédiatement avant la perfusion de cidofovir et le deuxième litre, s’il est administré, doit être perfusé sur une durée de 1 à 3 heures, commençant en même temps que la perfusion de cidofovir ou immédiatement après celle-ci.
Le traitement par cidofovir doit être interrompu et une hydratation intraveineuse est recommandée si la créatinine sérique augmente de ≥ 44 µmol/l (≥ 0,5 mg/dl) ou si une protéinurie persistante ≥ 2+ apparaît. Chez les patients ayant une protéinurie ≥ 2+, une hydratation intraveineuse doit être entreprise et l’examen devra être répété. Si après hydratation la protéinurie ≥ 2+ persiste, le traitement par cidofovir devra être arrêté.
La poursuite de l’administration de cidofovir chez des patients ayant une protéinurie ≥ 2+ persistant après hydratation intraveineuse peut conduire à des signes de lésions tubulaires proximales, parmi lesquels une glycosurie, une diminution du taux sérique des phosphates, de l’acide urique et des bicarbonates, et une élévation de la créatinine sérique.
En cas de détérioration de la fonction rénale, il sera nécessaire d’interrompre temporairement ou définitivement le traitement. Chez les patients totalement remis d’une toxicité rénale liée au cidofovir, le rapport bénéfice-risque de la réintroduction du cidofovir n’a pas encore été évalué.
Surveillance des patients
La protéinurie semble être un indicateur précoce et sensible de néphrotoxicité induite par le cidofovir. Les taux de créatinine sérique et la protéinurie des patients qui reçoivent du cidofovir doivent être déterminés sur des prélèvements faits dans les 24 heures qui précèdent l’administration de chaque perfusion de cidofovir. Une numération leucocytaire différentielle doit également être effectuée avant chaque cure de cidofovir (voir rubrique 4.8).
Evénements oculaires
Il doit être conseillé aux patients recevant du cidofovir de faire régulièrement des suivis ophtalmologiques en raison d’une possible apparition d’uvéite/iritis et d’hypotonie oculaire. En cas d’uvéite/iritis, le cidofovir doit être arrêté si les symptômes ne disparaissent pas avec un traitement local par des corticostéroïdes, si les symptômes s’aggravent ou si l’iritis/uvéite réapparaît après un traitement local efficace.
Autres
Le cidofovir doit être considéré comme potentiellement carcinogène chez l’homme (voir rubrique 5.3).
Il faut être prudent lorsque l’on envisage un traitement par cidofovir chez des patients atteints de diabète sucré, en raison du risque potentiel accru de développer une hypotonie oculaire.
Les patients de sexe masculin doivent être informés qu’une réduction du poids des testicules et une hypospermie ont été observées chez l’animal traité par le cidofovir. Bien que ces modifications n’aient pas été observées lors des études cliniques de cidofovir, leur observation chez l’homme ne peut être écartée, de même que le risque de stérilité associé. Il doit être conseillé aux hommes d’utiliser des méthodes contraceptives de barrière pendant le traitement par cidofovir et trois mois après l’arrêt du traitement (voir rubriques 4.6 et 5.3).
Les précautions appropriées pour prévenir la transmission du VIH doivent être maintenues.
Excipients
Ce médicament contient 57 mg de sodium par flacon (5 mL), ce qui équivaut à 3 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
CIDOFOVIR DIHYDRATE équivalent à CIDOFOVIR ANHYDRE 75 mg/mL- VISTIDE 75 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 5 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : TILLOMED PHARMA (ALLEMAGNE)