ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL, solution injectable
Classe médicamenteuse
anesthésique local à liaison amide | code ATC : N01BB09
Composition
1 mL de solution injectable contient 2,12 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 2 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque ampoule de 10 mL de solution injectable contient 21,2 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 20 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Chaque ampoule de 20 mL de solution injectable contient 42,3 mg de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté (correspondant à 40 mg de chlorhydrate de ropivacaïne).
Excipient(s) à effet notoire : contient 3,38 mg/mL de sodium.
Indications thérapeutiques
ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL, solution injectable est indiqué pour le traitement de la douleur aiguë.
Chez l’adulte et l’adolescent de plus de 12 ans :
- perfusion péridurale continue ou administration intermittente en bolus pour les douleurs post-opératoire ou de l’accouchement ;
- blocs nerveux ;
- bloc nerveux périphérique continu soit par perfusion continue soit par injections intermittentes en bolus, par ex. traitement de la douleur post-opératoire.
Chez l’enfant à partir de 1 an jusqu’à 12 ans inclus (douleur per et post-opératoire) :
- bloc nerveux périphérique unique et continu.
Chez le nouveau-né, le nourrisson et l’enfant jusqu’à 12 ans inclus (douleur per et post-opératoire) :
- bloc péridural caudal ;
- perfusion péridurale continue.
Posologie et mode d'administration
La ropivacaïne devra être uniquement utilisée par - ou sous la responsabilité de - médecins ayant l’expérience de l’anesthésie régionale.
Posologie
Adultes et adolescents âgés de plus de 12 ans
Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Il est recommandé d’utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L’expérience du médecin et la connaissance de l’état clinique du patient sont importantes pour le choix de la dose.
Tableau 1 Adultes et adolescents âgés de plus de 12 ans
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Concentration (mg/mL) |
Volume (mL) |
Dose (mg) |
Délai d’installation (min) |
Durée (h) |
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Anesthésie chirurgicale |
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Administration péridurale lombaire |
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Chirurgie |
7,5 |
15 ‑ 25 |
113 ‑ 188 |
10 ‑ 20 |
3 ‑ 5 |
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- |
10,0 |
15 ‑ 20 |
150 ‑ 200 |
10 ‑ 20 |
4 ‑ 6 |
|
Césarienne |
7,5 |
15 ‑ 20 |
113 ‑ 150(1) |
10 ‑ 20 |
3 ‑ 5 |
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Administration péridurale thoracique |
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Établissement d’un bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire |
7,5 |
5 – 15 (en fonction du niveau de l’injection) |
38 ‑ 113 |
10 ‑ 20 |
n/a(2) |
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Bloc nerveux majeur (*) |
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(Bloc du plexus brachial) |
7,5 |
30 ‑ 40 |
225 ‑ 300(3) |
10 ‑ 25 |
6 ‑ 10 |
|
Bloc nerveux (par ex. blocs nerveux mineurs et infiltration) |
7,5 |
1 ‑ 30 |
7,5 ‑ 225 |
1 ‑ 15 |
2 ‑ 6 |
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Traitement de la douleur aiguë |
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Administration péridurale lombaire |
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En bolus |
2,0 |
10 ‑ 20 |
20 ‑ 40 |
10 ‑ 15 |
0,5 – 1,5 |
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Injections intermittentes (complémentaires) (par ex. douleur de l’accouchement) |
2,0 |
10 – 15 (intervalle minimum 30 minutes) |
20 ‑ 30 |
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Perfusion continue, par ex. douleur de l’accouchement |
2,0 |
6 ‑ 10 mL/h |
12 ‑ 20 mg/h |
n/a |
n/a |
|
Traitement de la douleur post-opératoire |
2,0 |
6 ‑ 14 mL/h |
12 ‑ 28 mg/h |
n/a |
n/a |
|
Administration péridurale thoracique |
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|
Perfusion continue (traitement de la douleur post-opératoire) |
2,0 |
6 ‑ 14 mL/h |
12 ‑ 28 mg/h |
n/a |
n/a |
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Bloc nerveux dans le champ opératoire |
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(par ex. blocs nerveux mineurs et infiltration) |
2,0 |
1 ‑ 100 |
2 ‑ 200 |
1 ‑ 5 |
2 ‑ 6 |
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Bloc nerveux périphérique (par ex. bloc fémoral ou interscalénique) |
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Perfusion continue ou injections intermittentes (par ex. traitement de la douleur post-opératoire) |
2,0 |
5 ‑ 10 mL/h |
10 ‑ 20 mg/h |
n/a |
n/a |
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Les doses indiquées dans le tableau sont les doses considérées comme nécessaires à l’obtention d’un bloc satisfaisant et. elles constituent un guide d’utilisation chez l’adulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai d’installation et la durée. Les chiffres de la colonne « Dose » correspondent aux fourchettes de doses moyennes nécessaires. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
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* En ce qui concerne les blocs nerveux majeurs, la recommandation de dose ne peut être donnée que pour le bloc du plexus brachial. Les autres blocs nerveux majeurs peuvent nécessiter des doses plus faibles. Néanmoins, il n’y a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs. |
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(1) L’augmentation des doses se fera graduellement ; la dose de départ sera d’environ 100 mg (97,5 mg correspondent à 13 mL de solution ; 105 mg à 14 mL) à administrer pendant 3 à 5 minutes. Si nécessaire, on pourra administrer en supplément jusqu’à 50 mg au total répartis en deux doses. |
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(2) n/a = non applicable. |
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(3) La dose pour un bloc nerveux majeur doit être ajustée en fonction du site d’administration et de l’état du patient. Les blocs du plexus brachial interscalénique et supra-claviculaire peuvent être associés à une fréquence plus élevée d’effets indésirables graves, quel que soit l’anesthésique local utilisé (voir rubrique 4.4). |
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L’anesthésie chirurgicale (par ex. administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. La ropivacaïne 10 mg/mL est recommandée pour l’anesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de l’intervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par ex. administration péridurale pour le traitement de la douleur aiguë).
Mode d’administration
Une aspiration soigneuse avant et pendant l’injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsqu’une dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à l’injection d’une dose-test de 3 à 5 mL de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de bloc rachidien.
L’aspiration devra être effectuée avant et pendant l’administration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, l’injection devra être arrêtée immédiatement.
Dans les blocs périduraux en vue d’une intervention chirurgicale, des doses uniques allant jusqu’à 250 mg de ropivacaïne ont été utilisées et bien tolérées.
Dans le bloc du plexus brachial, une dose unique de 300 mg a été utilisée chez un nombre limité de patients et a été bien tolérée.
Lorsque des blocs prolongés sont réalisés par perfusion continue ou par administration répétée en bolus, les risques d’atteindre une concentration plasmatique toxique ou d’induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et en analgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusqu’à 675 mg de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, de même que des perfusions péridurales continues post-opératoires à une vitesse allant jusqu’à 28 mg/heure pendant 72 heures. Chez un nombre limité de patients, des doses plus élevées atteignant 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu d’effets indésirables.
Dans le traitement des douleurs post-opératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s’il est institué en préopératoire, un bloc péridural peut être réalisé par ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL à l’aide d’un cathéter péridural. L’analgésie est maintenue par une perfusion de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 mL (12-28 mg) par heure procure une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs post-opératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale d’administration est de 3 jours. Cependant, une surveillance étroite de l’effet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet. Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.
Dans les études cliniques, une perfusion péridurale de ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL seul ou mélangé à du fentanyl 1 à 4 µg/mL a été administrée pour le traitement de la douleur post opératoire pendant une durée pouvant atteindre 72 heures. L’association de ropivacaïne et de fentanyl a amélioré le soulagement de la douleur mais entraîné les effets indésirables des opiacés. L’association de ropivacaïne et de fentanyl a été étudiée uniquement pour ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL.
Lorsque des blocs nerveux périphériques prolongés sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu’en injections répétées, les risques d’atteindre une concentration plasmatique toxique ou d’induire un traumatisme nerveux local doivent être pris en considération. Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral préopératoire a été établi avec 300 mg de ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL et le bloc interscalénique avec 225 mg de ROPIVACAINE NORIDEM 7,5 mg/mL. L’analgésie a ensuite été maintenue avec ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL. Des vitesses de perfusion ou des injections intermittentes de 10-20 mg par heure pendant 48 heures ont procuré une analgésie satisfaisante et ont été bien tolérées.
Des concentrations supérieures à 7,5 mg/mL de ROPIVACAINE NORIDEM n’ont pas été documentées dans les césariennes.
Population pédiatrique
Tableau 2 Bloc péridural : patients pédiatriques âgés de 0 (nouveau-nés à terme) à 12 ans inclus
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Concentration (mg/mL) |
Volume (mL/kg) |
Dose (mg/kg) |
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Traitement de la douleur aiguë (en per et post-opératoire)
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Bloc péridural caudal unique - Blocs en dessous de T12, chez les enfants pesant jusqu’à 25 kg |
2,0 |
1 |
2 |
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Perfusion péridurale continue |
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Chez les enfants pesant jusqu’à 25 kg |
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De 0 à 6 mois |
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Bolusa |
2,0 |
0,5 ‑ 1 |
1 ‑ 2 |
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Perfusion jusqu’à 72 heures |
2,0 |
0,1 mL/kg/h |
0,2 mg/kg/h |
|
De 6 à 12 mois |
|||
|
Bolusa |
2,0 |
0,5 ‑ 1 |
1 ‑ 2 |
|
Perfusion jusqu’à 72 heures |
2,0 |
0,2 mL/kg/h |
0,4 mg/kg/h |
|
De 1 à 12 ans |
|||
|
Bolusb |
2,0 |
1 |
2 |
|
Perfusion jusqu’à 72 heures |
2,0 |
0,2 mL/kg/h |
0,4 mg/kg/h |
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Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide d’utilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose est souvent nécessaire chez les enfants ayant un poids élevé et doit reposer sur le poids idéal. Le volume en injection unique péridurale caudale et le volume des doses bolus péridurales ne doivent pas dépasser 25 mL quel que soit le patient. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
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a Les doses de la partie basse de la fourchette posologique sont recommandées pour les blocs périduraux thoraciques alors que les doses de la partie haute de la fourchette sont recommandées pour les blocs périduraux lombaires ou caudaux. |
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b Recommandé pour les blocs périduraux lombaires. En pratique, la dose en bolus doit être réduite pour l’analgésie péridurale thoracique. |
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L’utilisation de ropivacaïne 7,5 mg/mL et 10 mg/mL peut être associée à des événements toxiques systémiques et centraux chez les enfants. Des dosages plus faibles (ROPIVACAINE NORIDEM 2 mg/mL et 5 mg/mL) sont plus appropriés pour l’administration dans cette population.
L’utilisation de la ropivacaïne chez le prématuré n’a pas été documentée.
Tableau 3 Blocs nerveux périphériques : nourrissons et enfants âgés de 1 à 12 ans inclus
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Concentration (mg/mL) |
Volume (mL/kg) |
Dose (mg/kg) |
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Traitement de la douleur aiguë (en per et post-opératoire)
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Injections uniques pour bloc nerveux périphérique par ex. bloc nerveux ilio-inguinal, bloc du plexus brachial, bloc du compartiment ilio-fascial |
2,0 |
0,5 – 0,75 |
1,0 – 1,5 |
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Blocs multiples |
2,0 |
0,5 – 1,5 |
1,0 – 3,0 |
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Perfusion continue pour bloc nerveux périphérique |
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Perfusion jusqu’à 72 heures |
2,0 |
0,1 – 0,3 mL/kg/h |
0,2 – 0,6 mg/kg/h |
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Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide d’utilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose est souvent nécessaire chez les enfants ayant un poids élevé et doit reposer sur le poids idéal. Il convient de consulter les manuels de référence, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels des patients. |
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Les injections uniques pour bloc nerveux périphérique (par ex. bloc nerveux ilio-inguinal, bloc du plexus brachial, bloc du compartiment ilio-fascial) ne doivent pas dépasser 2,5-3,0 mg/kg.
Les doses pour bloc périphérique chez les nourrissons et les enfants constituent un guide d’utilisation chez les enfants sans maladie grave. Des doses plus conservatrices et une surveillance étroite sont recommandées pour les enfants atteints de maladies graves.
Mode d’administration
Une aspiration soigneuse avant et pendant l’injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Les fonctions vitales du patient devront être étroitement surveillées pendant l’injection. Si des symptômes toxiques apparaissent, l’injection devra être immédiatement arrêtée.
Une injection péridurale caudale unique de 2 mg/mL de ropivacaïne procure une analgésie post-opératoire satisfaisante pour la majorité des patients en dessous de T12 lorsque la dose de 2 mg/kg est administrée dans un volume de 1 mL/kg. Le volume de l’injection péridurale caudale peut être ajusté en vue d’obtenir une répartition différente du bloc sensitif, comme recommandé dans les manuels de référence. Des doses jusqu’à 3 mg/kg de ropivacaïne 3 mg/mL ont été étudiées chez des enfants de plus de 4 ans. Néanmoins, cette concentration est associée à une incidence plus élevée de bloc moteur.
Un fractionnement de la dose d’anesthésique local calculée est recommandé, quelle que soit la voie d’administration.
Voie d'administration
infiltration;péridurale;périneurale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la ropivacaïne ou aux autres anesthésiques locaux à liaison amide ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Contre-indications générales propres à l’anesthésie péridurale, quel que soit l’anesthésique local utilisé.
- Anesthésie régionale intraveineuse.
- Anesthésie paracervicale obstétricale.
- Hypovolémie.
Mise en garde et précautions d'emploi
Les anesthésies régionales devront toujours être réalisées dans des locaux bien équipés, par un personnel compétent. L’équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la réanimation d’urgence devront être immédiatement disponibles.
Les patients devant subir un bloc majeur doivent être dans des conditions optimales et une voie intraveineuse doit être mise en place avant la réalisation du bloc.
Le médecin responsable doit prendre les précautions nécessaires pour éviter toute injection intravasculaire (voir rubrique 4.2) et doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications (voir rubriques 4.8 et 4.9), comme par exemple une injection sous-arachnoïdienne accidentelle qui peut entraîner un bloc rachidien haut avec apnée et hypotension. Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après un bloc du plexus brachial ou un bloc péridural. Ceci semble être vraisemblablement le résultat d’une injection intravasculaire accidentelle ou d’une absorption rapide à partir du site d’injection.
Des précautions devront être prises pour éviter de faire des injections dans les zones enflammées.
Cardiovasculaire
Les anesthésies péridurales et intrathécales peuvent entraîner une hypotension et une bradycardie. L’hypotension devra être traitée immédiatement par l’administration intraveineuse d’un vasopresseur et un remplissage vasculaire approprié.
Les patients traités par un médicament antiarythmique de classe III (par ex. amiodarone) doivent être étroitement surveillés et un ECG peut être envisagé car les effets cardiaques peuvent être additifs.
De rares cas d’arrêts cardiaques ont été rapportés lors de l’utilisation de ROPIVACAINE NORIDEM en anesthésie péridurale ou pour un bloc nerveux périphérique, en particulier après administration intravasculaire accidentelle chez les patients âgés ou présentant une pathologie cardiaque concomitante. Dans certains cas, la réanimation a été difficile. En cas d’arrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.
Bloc au niveau de la tête et du cou
Certaines procédures d’anesthésie locale, telles que l’injection au niveau de la tête et du cou, peuvent entraîner une fréquence plus élevée d’effets indésirables graves, quel que soit l’anesthésique local utilisé.
Blocs nerveux périphériques majeurs
Les blocs nerveux périphériques majeurs peuvent impliquer une administration d’un volume important d’anesthésique local dans des zones hypervascularisées, souvent proches de gros vaisseaux où existe un risque accru d’injection intravasculaire et/ou d’absorption systémique rapide pouvant entraîner des concentrations plasmatiques élevées.
Hypersensibilité
La possibilité d’allergie croisée avec d’autres anesthésiques locaux à liaison amide doit être prise en compte.
Hypovolémie
Les patients en état d’hypovolémie, quelle que soit l’origine de l’hypovolémie, peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères lors de l’anesthésie péridurale, quel que soit l’anesthésique local utilisé.
Patients en mauvais état général
Les patients qui présentent un état général médiocre du fait de leur âge ou d’autres facteurs de risque, tels qu’un bloc de conduction cardiaque partiel ou complet, une maladie hépatique avancée ou une insuffisance rénale sévère, nécessitent une attention particulière, bien qu’une anesthésie régionale soit fréquemment indiquée chez ces patients.
Patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale
La ropivacaïne étant métabolisée par le foie, elle doit être utilisée avec prudence en cas d’insuffisance hépatique sévère ; lors d’un traitement répété, il peut être nécessaire de réduire les doses en raison d’une élimination retardée. Normalement, aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale dans le cas d’une dose unique ou d’un traitement de courte durée. Une acidose et une hypoprotidémie plasmatique, souvent associées à l’insuffisance rénale chronique, peuvent augmenter le risque de toxicité systémique.
Porphyrie aiguë
La ropivacaine peut être porphyrinogénique et ne peut être prescrit aux patients ayant une porphyrie aigüe que lorsqu’il n’y a pas d’alternative thérapeutique plus sûre.
Des précautions appropriées (selon les manuels de référence et/ou à la suite d’une consultation d’experts) doivent être prises pour les patients vulnérables.
Chondrolyse
Après la commercialisation du produit, des cas de chondrolyse ont été rapportés chez des patients ayant reçu une perfusion intra-articulaire continue d’anesthésiques locaux (dont la ropivacaïne) en post-opératoire. La majorité des cas de chondrolyse rapportés concernait l’articulation de l’épaule. La perfusion intra-articulaire continue n'est pas une indication approuvée pour la ropivacaine. La perfusion intra-articulaire continue de ROPIVACAINE NORIDEM doit être évitée, car son efficacité et sa sécurité d’emploi n’ont pas été établies.
Excipients à effet notoire
Ampoule de 10 mL: ce médicament contient 33,8 mg de sodium par ampoule, ce qui équivaut à 1,69 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Ampoule de 20 mL : ce médicament contient 67,6 mg de sodium par ampoule, ce qui équivaut à 3,38 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Cet apport doit être pris en compte dans le cadre d’un régime hyposodé.
Administration prolongée
Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités de façon concomitante par des inhibiteurs puissants du cytochrome CYP1A2, tels que la fluvoxamine et l’énoxacine (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique
Une attention particulière est recommandée chez le nouveau-né en raison de l’immaturité des voies métaboliques. La plus grande variabilité des concentrations plasmatiques de la ropivacaïne observée dans les essais cliniques chez les nouveau-nés semble indiquer qu’il peut y avoir une augmentation du risque de toxicité systémique dans ce groupe d’âge, notamment lors d’une perfusion péridurale continue. Les doses recommandées chez les nouveau-nés sont basées sur des données cliniques limitées. Lorsque la ropivacaïne est administrée dans ce groupe d’âge, une surveillance régulière de la toxicité systémique (par ex. signes de toxicité du SNC, ECG, SpO2) et de la neurotoxicité locale (par ex. augmentation du temps de récupération) est nécessaire ; cette dernière doit être poursuivie même après l’arrêt de la perfusion, l’élimination de la ropivacaïne étant plus lente chez le nouveau-né.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
ROPIVACAÏNE (CHLORHYDRATE DE) 2 mg/ml - ROPIVACAÏNE (CHLORHYDRATE DE) MONOHYDRATE équivalant à ROPIVACAÏNE (CHLORHYDRATE DE) 2 mg/ml - NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en ampoule
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 5 ampoules polypropylène (sous blister) de 10 mL
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : NORIDEM