KIDROLASE 10 000 U.I., poudre et solvant pour solution injectable / pour perfusion

AUTRE ANTINEOPLASIQUE | code ATC : L01XX02

Composition de la poudre

Un flacon contient 10 000 U.I. L-asparaginase*.

* Produite dans des cellules d’Escherichia coli

- Leucémies aiguës lymphoblastiques.

- Méningites leucémiques.

- Lymphomes non hodgkiniens.

Posologie

Voie IV (par perfusion après dilution dans une solution isotonique glucosée ou une solution isotonique de chlorure de sodium) ou voie IM :

500 à 1 000 U.I. par kg et par jour chez l’enfant ou 7 500 à 10 000 U.I./m²/jour chez l’adulte :

- traitement initial : tous les jours pendant 6 à 21 jours ;

- traitement d’entretien : 1 ou 2 fois par semaine ;

- traitement de réinduction : tous les jours pendant 5 à 15 jours.

La dose recommandée pour une administration intrathécale est de : 50 à 100 U.I. par kg et par injection.

Le traitement peut être ajusté en fonction des protocoles thérapeutiques locaux concernant la posologie, la durée et la fréquence.

Mode d’administration

Perfusion par voie intraveineuse (IV) après dilution dans une de solution isotonique glucosée ou une solution isotonique de chlorure de sodium ouInjection par voie intramusculaire (IM) ou intrathécale.

Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

intramusculaire;intrathécale;intraveineuse

- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. De plus, une réaction d’hypersensibilité en cours de traitement contre-indique la poursuite de celui-ci.

- Insuffisance hépatique.

- Pancréatite (voir rubrique 4.4).

- En association avec un vaccin vivant atténué et au moins jusqu’à six mois après l’arrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5).

KIDROLASE doit seulement être utilisé par des médecins spécialisés dans ce type de traitement.

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom commercial et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés (ou indiqués) dans le dossier patient.

Réaction d’hypersensibilité

L’administration de KIDROLASE peut provoquer des réactions d’hypersensibilité (réactions à la perfusion/ à l’injection), y compris des réactions de type anaphylactique.

Les réactions d’hypersensibilité comprennent :

- Des réactions locales au site d’administration IM ou IV ou à proximité de celui-ci, et

- D’autres réactions, y compris celles dont les symptômes correspondent à des réactions anaphylactiques, et des réactions accompagnées de fièvre.

L’administration de cette spécialité doit être réalisée au sein d’établissements de santé, en présence d’un personnel formé et des moyens nécessaires pour assurer la prise en charge d’une réaction anaphylactique qui pourrait apparaitre au cours de l’administration.

Les réactions d’hypersensibilité peuvent débuter pendant ou immédiatement après l’administration. Chez la majorité des patients, les réactions locales et non locales surviennent dans les premières 24 heures. Des réactions plus tardives ont été rapportées, apparaissant deux jours après une administration IM, voire plus tard.

Une nouvelle administration de L-Asparaginase après un intervalle de temps (par exemple, entre la phase d’induction et la phase de consolidation), peut augmenter le risque de survenue de réaction anaphylactique. Une surveillance attentive est recommandée dans ces conditions.

Lors de réinductions, administrer une corticothérapie pendant 24 à 48 heures pour prévenir la survenue de réactions allergiques.

Pancréatite

Un traitement par L-asparaginase, dont KIDROLASE, peut provoquer une pancréatite. Une pancréatite induite par la L-asparaginase peut se limiter à des manifestations biologiques et/ou radiologiques, évoluer vers une pancréatite avec des symptômes cliniques, et peut être sévère (voir rubrique 4.8). Des cas de pancréatites dues à des produits contenant de la L-asparaginase, dont KIDROLASE, et ayant évolués vers une issue fatale, ont été rapportés.

Les patients doivent bénéficier d’une étroite surveillance afin de déceler l’apparition de signes ou symptômes d’une toxicité pancréatique et être avertis qu’ils doivent signaler rapidement tout symptôme faisant suspecter une pancréatite. Si des symptômes cliniques font suspecter une pancréatite, il convient de déterminer les taux sériques d’amylase et de lipase du patient. Chez les patients traités par L-asparaginase, l’augmentation des taux sériques d’amylase et de lipase peut être retardée, légère ou absente.

KIDROLASE doit être définitivement arrêté en cas de pancréatite (voir rubrique 4.3).

Une hyperglycéridémie, si elle est marquée, peut contribuer au développement d’une pancréatite (voir rubrique 4.8).

Des cas isolés de première apparition d’une pancréatite clinique et de détection de la formation d’un pseudokyste pancréatique plusieurs mois après la dernière administration de L-asparaginase ont été rapportés. Il convient de surveiller l’apparition de signes tardifs de pancréatite chez les patients.

Des cas de développement d’une pancréatite chronique ainsi que d’une insuffisance pancréatique persistante (insuffisance exocrine avec par ex. malabsorption ; intolérance persistante au glucose/diabète) ont été rapportés avec le traitement par L-asparaginase.

Intolérance au glucose

Le traitement par L-asparaginase, dont KIDROLASE, peut provoquer une intolérance au glucose et potentiellement une hyperglycémie sévère.

Chez certains patients, des cas d’acidocétose ont été rapportés.

Les patients doivent être surveillés afin de déceler l’apparition d’une hyperglycémie et de complications potentielles. L’administration d’insuline et éventuellement l’interruption du traitement par L-asparaginase peuvent être nécessaires pour contrôler une hyperglycémie.

Troubles de la coagulation

L’administration de L-asparaginase, dont KIDROLASE, entraîne une diminution de la synthèse des protéines coagulantes, anticoagulantes et fibrinolytiques ; ainsi que des temps de coagulation anormaux et des anomalies cliniques de la coagulation qui peuvent conduire à des événements thromboemboliques et hémorragiques graves (voir rubrique 4.8).

Des tests de coagulation doivent être effectués avant le traitement et répétés pendant le traitement avant chaque injection de KIDROLASE (au minimum TCA, TP, dosage du fibrinogène, dosage de l’antithrombine III [AT III]). Un traitement substitutif doit être effectué si le fibrinogène est inférieur à 1 g/litre ou si l’AT III est inférieure à 60 %. Si le taux de fibrinogène ou d’AT III ne remonte pas, ou si une coagulopathie significative apparaît, il est préférable d’interrompre temporairement le traitement et de ne le reprendre qu’après le retour à la normale des paramètres biologiques. Des mesures préventives doivent également être envisagées.

Effets hépatiques

Le traitement par L-asparaginase, dont KIDROLASE, peut causer ou aggraver une lésion/dysfonction hépatique (pouvant être traduit par une augmentation des taux de transaminases et de bilirubine, une stéatose hépatique et une insuffisance hépatique). En outre, la L-asparaginase réduit la synthèse des protéines hépatiques, aboutissant à une hypoalbuminémie par ex. (voir Troubles de la coagulation dans cette rubrique et dans la rubrique 4.8).

Il convient de surveiller l’apparition d’une dysfonction hépatique chez les patients (voir également la rubrique 4.5).

En cas d’effet indésirable hépatique sévère, le traitement par KIDROLASE doit être interrompu jusqu’au rétablissement complet ou quasi complet du patient. Le traitement doit être réinstauré uniquement sous une surveillance très étroite de la fonction hépatique.

Troubles neurologiques

Des cas de toxicité du SNC, dont l’encéphalopathie, des convulsions et une dépression du SNC, ainsi que le développement d’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR), ont été rapportés chez des patients traités par des protocoles contenant de la L-asparaginase (voir rubrique 4.8).

La leucoencéphalopathie postérieure réversible est une complication rare des traitements par asparaginases (voir rubrique 4.8). Ce syndrome se caractérise à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) par des lésions/oedèmes réversibles (en quelques jours à quelques mois) se situant principalement dans la partie postérieure du cerveau. Les symptômes de la leucoencéphalopathie postérieure réversible incluent notamment : tension artérielle élevée, convulsions, céphalées, état mental altéré, troubles visuels aigus (principalement une cécité corticale ou une hémianopsie homonyme). La responsabilité des asparaginases, d’un traitement concomitant ou des affections sous-jacentes dans la survenue de la leucoencéphalopathie postérieure réversible n’est pas définie. Le traitement consiste en une prise en charge symptomatique, incluant toute mesure généralement utilisée dans la prise en charge des convulsions. Une interruption ou une diminution de la posologie des immunosuppresseurs administrés de manière concomitante peut s’avérer nécessaire. Il convient de solliciter l’avis d’un expert médical.

La présence d’une hyperammoniémie pouvant causer ou contribuer à une toxicité sur le SNC, il convient d’envisager de doser le taux sérique d’ammonium chez les patients présentant une toxicité sur le SNC[i]. Chez les patients symptomatiques, instaurer un traitement, le cas échéant.

Des cas de toxicité sur le SNC induite par la L-asparaginase et ayant évolué vers une issue fatale, ont été rapportés.

Syndrome de lyse tumorale, atteinte de la fonction rénale

La destruction des cellules tumorales peut conduire à une hyperuricémie, à un syndrome de lyse tumorale et à une néphropathie uratique. La fonction rénale et les taux sériques d’acide urique doivent être contrôlés.

Immunosuppression, infections

Des infections ont été rapportées avec KIDROLASE ; elles ont pu être provoquées par l’activité immunosuppressive de KIDROLASE qui a été mise en évidence chez l’animal, lors des études non-cliniques.

Interaction

L’asparaginase est déconseillé avec olaparib (risque de majoration de l’effet myélosuppresseur), la phénytoïne ou la fosphénytoïne. Chez les patients traités par phénytoïne, l’administration d’une benzodiazépine anticonvulsivante doit être considérée pour éviter un risque de convulsion lié à une diminution de l’absorption digestive de la phénytoïne induite par les agents cytotoxiques (voir rubrique 4.5.).

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 7 ml - 1 ampoule(s) en verre de 3 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : JAZZ PHARMACEUTICALS FRANCE