OXYGENE MEDICINAL AIR LIQUIDE SANTE FRANCE 200 bar, gaz pour inhalation, en bouteille
Classe médicamenteuse
Gaz médicaux | code ATC : V03AN01
Composition
Oxygène ........................................................................................ q.s. (sous une pression de 200 bar)
Une bouteille de 2 L contient l'équivalent de 0,42 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 2,5 L contient l'équivalent de 0,53 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 3 L contient l'équivalent de 0,64 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 3,5 L contient l'équivalent de 0,74 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 4 L contient l'équivalent de 0,85 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 5 L contient l'équivalent de 1,06 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 11 L contient l'équivalent de 2,3 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 13,5 L contient l'équivalent de 2,9 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 15 L contient l'équivalent de 3,2 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 20 L contient l'équivalent de 4,2 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Une bouteille de 50 L contient l'équivalent de 10,6 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
9 bouteilles de 50 L en cadre contiennent l'équivalent de 95,5 m3 de gaz sous une pression de 1 bar à 15°C.
Indications thérapeutiques
- Correction des hypoxies d'étiologies diverses nécessitant une oxygénothérapie normobare ou hyperbare.
- Alimentation des respirateurs en anesthésie-réanimation.
- Vecteur des médicaments pour inhalation administrés par nébuliseur.
- Traitement des crises d'algie vasculaire de la face.
Posologie et mode d'administration
Mode d’administration
Voie inhalée
- Oxygénothérapie normobare: elle consiste à faire respirer au patient un mélange gazeux plus riche en oxygène que l'air ambiant, soit avec une FiO2 supérieure à 21 %, à une pression partielle d'oxygène comprise entre 0,21 et 1 atmosphère (soit 0,213 à 1,013 bar).
o Chez les patients ne présentant pas de trouble de la ventilation: l'oxygène peut être administré en ventilation spontanée à l'aide de lunettes nasales, d'une sonde nasopharyngée, d'un masque. Ceux-ci devront être adaptés au débit de l'oxygène.
o Chez les patients présentant des troubles de la ventilation ou lors d'une anesthésie, l'oxygène est administré par ventilation assistée,
- Oxygénothérapie hyperbare: elle consiste à faire respirer au patient de l'oxygène sous une pression partielle supérieure à 1 atmosphère (soit 1,013 bar).
o l'oxygène est administré en caisson pressurisé ou chambre permettant une atmosphère en oxygène supérieure à 1 atmosphère (soit 1,013 bar).
- Dans le traitement des crises d'algie vasculaire de la face: l'administration se fait en ventilation spontanée à l'aide d'un masque naso-buccal.
Posologie
La posologie est fonction de l'état clinique du patient.
L'oxygénothérapie a pour but, dans tous les cas de maintenir une pression partielle artérielle en oxygène (PaO2) supérieure à 60 mmHg (soit 7,96 kPa) ou une saturation du sang artériel en oxygène supérieure ou égale à 90 %.
Si l'oxygène est administré dilué à un autre gaz, sa concentration dans l'air inspiré (FiO2) minimale doit être de 21%, elle peut aller jusqu'à 100%.
- Oxygénothérapie normobare:
o en ventilation spontanée:
§ chez le patient insuffisant respiratoire chronique: l'oxygène doit être administré à un faible débit de 0,5 à 2 litres/minute, à adapter en fonction de la gazométrie.
§ chez le patient en insuffisance respiratoire aiguë: l'oxygène doit être administré à un débit de 0,5 à 15 litres/minute, à adapter en fonction de la gazométrie.
o dans le traitement des crises d'algie vasculaire de la face:
§ l'oxygène doit être administré à un débit de 7 à 10 litres/mn pendant 15 min à 30 min.
§ l'administration doit commencer dès le début de la crise.
o en ventilation assistée:
§ la FiO2 minimale est de 21 % et peut aller jusqu'à 100%.
- Oxygénothérapie hyperbare:
o la durée des séances en caisson hyperbare à une pression de 2 à 3 atmosphères (soit 2,026 à 3,039 bar), est de 90 minutes à 2 heures. Ces séances peuvent être répétées 2 à 4 fois par jour en fonction de l'indication et de l'état clinique du patient.
Voie d'administration
inhalée
Contre-indications
Oxygénothérapie normobare :
Aucune
Oxygénothérapie hyperbare (OHB) :
Pneumothorax non drainé/non traité (voir rubrique 4.4)
Mise en garde et précautions d'emploi
L’administration de fortes concentrations d’oxygène doit être la plus courte possible afin d’obtenir le résultat souhaité et doit être surveillée par des contrôles répétés de la pression artérielle en oxygène (PaO2) ou de la saturation périphérique en oxygène de l'hémoglobine (SpO2) et par un examen clinique.
Patients à risque d'insuffisance respiratoire par hypercapnie :
Une attention particulière doit être portée aux patients ayant une sensibilité réduite à la pression du dioxyde de carbone dans le sang artériel ou présentant un risque d'insuffisance respiratoire par hypercapnie («hypoxic drive») (par ex. patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), de mucoviscidose, d'obésité morbide, de malformations de la paroi thoracique, de troubles neuromusculaires, de surdosage de médicaments ayant des effets dépresseurs respiratoires). L'administration d'oxygène peut provoquer une dépression respiratoire et une augmentation de la PaCO2 suivie d’une acidose respiratoire symptomatique (voir rubrique 4.8). Chez ces patients, l’oxygénothérapie doit être soigneusement contrôlée : la saturation en oxygène à atteindre peut-être plus faible que chez les autres patients et l'oxygène doit être administré à un débit faible.
Population pédiatrique :
En raison de la sensibilité plus élevée des nouveau-nés à l’administration d’oxygène, les concentrations efficaces les plus faibles doivent être recherchées afin de parvenir à une oxygénation appropriée des nouveau-nés.
Chez les enfants prématurés et les nouveau-nés, une augmentation de la PaO2 peut entrainer la survenue d’une rétinopathie du prématuré (voir rubrique 4.8). Il est recommandé de commencer la réanimation des nouveau-nés à terme ou des prématurés proche du terme avec de l'air plutôt qu’avec de l’oxygène à 100 %. Chez les prématurés, la concentration optimale en oxygène et la saturation cible en oxygène ne sont pas connues avec précision. L’administration d’oxygène, si nécessaire, sera alors surveillée de près et contrôlée par oxymétrie de pouls.
L'oxygénothérapie hyperbare (OHB) :
L'oxygénothérapie hyperbare doit être administrée par du personnel qualifié et dans des centres spécialisés, équipés et connaissant les précautions relatives à l’utilisation hyperbare.
La pression doit être augmentée et diminuée lentement afin d’éviter les risques de lésions associées à la pression (barotraumatisme).
Au cours d’une séance en chambre hyperbare, les patients peuvent ressentir une anxiété liée au confinement et une claustrophobie. Le rapport bénéfice/risque de l'OHB doit être soigneusement évalué chez les patients souffrant de claustrophobie, d’anxiété sévère ou de psychose.
Troubles respiratoires : en raison de la décompression survenant en fin de séance en chambre hyperbare, le volume de gaz augmente tandis que la pression dans la chambre diminue, ce qui peut entraîner un pneumothorax partiel ou une aggravation d'un pneumothorax sous-jacent. Chez un patient ayant un pneumothorax non drainé, la décompression peut conduire au développement d'un pneumothorax compressif. En cas de pneumothorax, les cavités pleurales doivent être drainées avant la séance de thérapie hyperbare et il peut être nécessaire de continuer le drainage tout au long de la séance d’OHB (voir la rubrique 4.3).
En outre, compte tenu du risque d'expansion du gaz pendant la phase de décompression de l'OHB, le rapport bénéfice/risque de l'OHB doit être soigneusement évalué chez les patients présentant un asthme insuffisamment contrôlé, un emphysème pulmonaire, une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), ou chez les patients ayant subi une intervention chirurgicale récente de la cage thoracique.
Patients diabétiques : des diminutions de la glycémie ont été rapportées lors de séances d'OHB. Ainsi, il est préférable de contrôler la glycémie avant toute séance d’OHB chez un patient diabétique.
Maladies coronariennes : le rapport bénéfice/risque de l'OHB doit être soigneusement évalué chez les patients atteints de maladies coronariennes. Chez les patients présentant un syndrome coronarien aigu ou un infarctus aigu du myocarde et nécessitant une OHB, dans le cas d'une intoxication au monoxyde de carbone (CO) par exemple, l'OHB doit être utilisée avec précaution car l’hyperoxie peut entrainer une vasoconstriction dans la circulation coronarienne.
Troubles au niveau des oreilles, du nez et de la gorge : en raison des phénomènes de compression / décompression de l’OHB, la prudence et une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque de l'OHB sont requises chez les patients ayant une sinusite, une otite, une rhinite chronique, un laryngocèle, une cavité mastoïdienne, un syndrome vestibulaire, une perte auditive ou ayant subi une intervention chirurgicale récente de l’oreille interne.
En raison de l’hyperoxie induite par l’OHB, le rapport bénéfice/risque de l'OHB doit être soigneusement évalué chez les patients :
ayant des antécédents de convulsion ou d’épilepsie
ayant une forte fièvre non contrôlée
Risque lié au feu :
L'oxygène est un produit oxydant et favorise la combustion. À chaque utilisation, le risque accru d'une inflammation par le feu doit être pris en compte :
- Risque d'incendie dans l'environnement domestique : les patients et les soignants doivent également être mis en garde sur le risque d'incendie en présence d'autres sources d'inflammation (tabagisme, flammes, étincelles, cuisson, fours, etc.) et/ou de substances hautement combustibles, en particulier les substances graisseuses (huiles, graisses, crèmes, pommades, lubrifiants, etc.). Seuls des produits à base d'eau devront être utilisés sur les mains, le visage ou à l'intérieur du nez chez les patients sous oxygénothérapie.
- Risque d'incendie en milieu médical : ce risque est augmenté dans les procédures impliquant la diathermie, la défibrillation et la cardioversion électrique.
- Des incendies peuvent se produire à l'ouverture du robinet des réservoirs/bouteilles d’oxygène (échauffement par friction).
Des brûlures thermiques peuvent survenir suite à des incendies accidentels en présence d'oxygène.
Manipulation des bouteilles :
Le personnel soignant et toutes les personnes qui manipulent des bouteilles d'oxygène médicinal doivent être avertis de la nécessité de manipuler soigneusement les bouteilles pour éviter d'endommager l'équipement, en particulier les robinets des réservoirs/bouteilles d’oxygène. Ces dommages peuvent entrainer une obstruction de la prise de sortie et / ou un affichage erroné de la teneur en oxygène et du débit par le manomètre ayant pour conséquence une administration d’oxygène insuffisante voire l’absence d'administration d'oxygène.
Condition de prescription
Non renseigné
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 bouteille en aluminium de 2 L munie d'un robinet en laiton avec manodétendeur, disposant de l'afficheur TIPI, et prises normalisées (bouteille Takeo)
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : AIR LIQUIDE SANTE INTERNATIONAL