OLANZAPINE CRISTERS PHARMA 7,5 mg, comprimé
Classe médicamenteuse
Psycholeptiques, diazépines, oxazépines, thiazépines et oxepines | Code ATC : N05AH03
Composition
Olanzapine .....................................................................................................................................7,5 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : lactose.
Chaque comprimé contient 196,5 mg de lactose.
Indications thérapeutiques
Adultes
L'olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie.
L'olanzapine est efficace pour maintenir l'amélioration clinique lors de la poursuite du traitement chez les patients ayant initialement répondu au traitement.
L'olanzapine est indiquée dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères.
Chez les patients atteints de troubles bipolaires ayant répondu au traitement par l'olanzapine lors d'un épisode maniaque, l'olanzapine est indiquée dans la prévention des récidives (voir rubrique 5.1).
Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes
Schizophrénie : la dose initiale recommandée de l'olanzapine est de 10 mg par jour.
Episode maniaque : la dose initiale est de 15 mg par jour en une seule prise en monothérapie ou 10 mg par jour en association (voir rubrique 5.1).
Prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire : la dose initiale recommandée est de 10 mg/jour. Chez les patients ayant reçu de l'olanzapine pour le traitement d'un épisode maniaque, le traitement doit être poursuivi à la même dose pour prévenir une récidive. En cas de survenue d'un nouvel épisode maniaque, mixte ou dépressif, le traitement par l'olanzapine doit être poursuivi (en optimisant la dose si nécessaire) et un traitement supplémentaire doit être utilisé pour traiter la symptomatologie thymique, selon l'expression clinique.
Au cours du traitement de la schizophrénie, des épisodes maniaques et lors de la prévention des récidives dans le cadre d'un trouble bipolaire, la posologie journalière peut ensuite être adaptée en fonction de l'état clinique du patient, dans l'intervalle allant de 5 à 20 mg/jour. Une augmentation à des doses plus importantes que la dose initiale recommandée n'est conseillée qu'après une réévaluation clinique appropriée et ne doit généralement être envisagée qu'à intervalles de 24 heures minimum.
Populations particulières
Personnes âgées
Une dose initiale plus faible (5 mg/jour) n'est pas indiquée en routine mais doit être envisagée pour les patients âgés de 65 ans et plus lorsque des facteurs cliniques l'exigent (voir aussi rubrique 4.4).
Insuffisance rénale et/ou hépatique
Une dose initiale plus faible (5 mg) doit être envisagée pour ces patients. En cas d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, classe A ou B de la classification de Child-Pugh), la dose initiale devra être de 5 mg et ne sera augmentée qu'avec précaution.
Patients fumeurs
La dose initiale et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation en routine chez les non-fumeurs par rapport aux fumeurs. Le métabolisme de l'olanzapine peut être induit par le tabagisme. Une surveillance clinique est recommandée et une augmentation de la dose d'olanzapine peut être envisagée, si nécessaire (voir rubrique 4.5). L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non-fumeur) peut justifier une réduction de la dose initiale. Lorsqu'elle est indiquée, l'augmentation posologique sera faite avec précaution chez ces patients (Voir rubriques 4.5 et 5.2).
Population pédiatrique
L'utilisation de l'olanzapine chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans n'est pas recommandée du fait du manque de données sur la sécurité d'emploi et l'efficacité. Une prise de poids, des anomalies lipidiques et des taux de prolactine ont été rapportées selon une ampleur plus élevée dans les études à court terme chez les patients adolescents comparativement aux études chez les patients adultes (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2).
Mode d’administration
L'olanzapine peut être administrée indépendamment des repas puisque son absorption n'est pas affectée par la consommation d'aliments. Une réduction progressive de la dose doit être envisagée lors de l'arrêt de l'olanzapine.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.
Mise en garde et précautions d'emploi
Lors d'un traitement anti-psychotique, l'amélioration clinique du patient peut nécessiter plusieurs jours voire plusieurs semaines. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période.
Démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement
L'olanzapine n'est pas a recommandée pour l’utilisation chez les patients avec une démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement en raison d'une augmentation de la mortalité et du risque d’accident cérébro-vasculaire. Au cours d'essais cliniques contrôlés versus placebo (durée de 6 à 12 semaines) réalisés chez des patients âgés (âge moyen 78 ans) souffrant de démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou de troubles du comportement, l'incidence des décès dans le groupe olanzapine a été deux fois plus importante que celle observée dans le groupe placebo (3,5 versus 1,5 % respectivement).
L'incidence plus élevée de décès n'a pas été corrélée à la dose d'olanzapine (dose moyenne quotidienne de 4,4 mg) ou à la durée de traitement. Dans cette population de patients, un âge supérieur à 65 ans, une dysphagie, une sédation, une malnutrition et une déshydratation, une pathologie pulmonaire (telle qu'une pneumopathie avec ou sans inhalation) ou une utilisation concomitante de benzodiazépines peuvent être des facteurs prédisposant à une augmentation du risque de mortalité.
Néanmoins, indépendamment de ces facteurs de risque, l'incidence de mortalité a été supérieure dans le groupe olanzapine comparativement au placebo.
Des événements indésirables vasculaires cérébraux (tels qu’accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires), dont certains à issue fatale, ont été rapportés dans ces mêmes essais cliniques.
Trois fois plus d’événements indésirables vasculaires cérébraux ont été rapportés dans le groupe de patients traités par olanzapine comparativement au groupe de patients traités par placebo (1,3 % versus 0,4 % respectivement). Tous les patients traités par olanzapine ou par placebo ayant présenté un événement vasculaire cérébral, avaient des facteurs de risque préexistants. Un âge supérieur à 75 ans et une démence de type vasculaire ou mixte ont été identifiés comme des facteurs de risque d’événements indésirables vasculaires cérébraux dans le groupe olanzapine. L’efficacité de l’olanzapine n’a pas été démontrée dans ces essais.
Maladie de Parkinson
L'administration de l'olanzapine à des patients parkinsoniens atteints de psychoses médicamenteuses (agonistes dopaminergiques) est déconseillée. Au cours d'essais cliniques, une aggravation de la symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et de façon plus fréquente qu'avec le placebo (voir rubrique 4.8) ; l'olanzapine n'était pas plus efficace que le placebo dans le traitement des symptômes psychotiques. Dans ces essais, les patients devaient être stabilisés en début d'étude avec la posologie minimale efficace du traitement anti-parkinsonien (agoniste dopaminergique) et poursuivre le même traitement antiparkinsonien, au même dosage, pendant toute l'étude. La posologie initiale de l'olanzapine était de 2,5 mg/jour puis pouvait être ajustée par l'investigateur jusqu'à un maximum de 15 mg/jour.
Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)
Le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) est un syndrome potentiellement mortel associé au traitement antipsychotique. De rares cas rapportés comme Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) ont également été notifiés sous olanzapine. Les signes cliniques du SMN sont l'hyperthermie, la rigidité musculaire, l'altération des facultés mentales, et des signes d'instabilité neuro-végétative (instabilité du pouls et de la pression artérielle, tachycardie, hypersudation et troubles du rythme cardiaque). Peuvent s'ajouter des signes tels qu'élévation des CPK, myoglobinurie (rhabdomyolyse) et insuffisance rénale aiguë. Si un patient présente des signes ou des symptômes évoquant un SMN, ou une hyperthermie inexpliquée non accompagnée d'autres signes de SMN, tous les médicaments antipsychotiques y compris l'olanzapine doivent être arrêtés.
Hyperglycémie et diabète
Une hyperglycémie et/ou l'apparition ou l'exacerbation d'un diabète, occasionnellement associé à une acidocétose ou à un coma, ont été rapportés, peu fréquemment ; certains cas rapportés ont été mortels (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, une prise de poids antérieure a été rapportée : il peut peut-être s'agir d'un facteur de prédisposition. Une surveillance clinique appropriée est recommandée, conformément aux directives en vigueur concernant les anti-psychotiques, par exemple dosage de la glycémie au début du traitement, puis 12 semaines après le début du traitement par olanzapine, et annuellement par la suite. Les patients traités par des médicaments anti-psychotiques, y compris l'olanzapine, doivent être observés afin de détecter tout signe et symptôme d'hyperglycémie (par ex. polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients atteints de diabète sucré ou présentant des facteurs de risque de diabète sucré doivent être régulièrement surveillés pour détecter toute détérioration de la maîtrise de la glycémie. Le poids doit être régulièrement surveillé, par exemple au début du traitement, puis 4, 8 et 12 semaines après le début du traitement et ensuite trimestriellement.
Anomalies lipidiques
Des anomalies lipidiques indésirables ont été observées chez les patients traités par l'olanzapine au cours des essais cliniques contrôlés versus placebo (voir rubrique 4.8). Ces anomalies doivent être prises en charge de façon appropriée au plan clinique, notamment chez les patients dyslipidémiques et chez les patients présentant des facteurs de risque de développement de troubles lipidiques. Les patients traités par des médicaments anti-psychotiques, y compris l'olanzapine, doivent subir un contrôle lipidique régulier, conformément aux recommandations usuelles pour les anti-psychotiques, par exemple au début du traitement, puis 12 semaines après le début du traitement par olanzapine et tous les 5 ans par la suite.
Activité anticholinergique
Bien que l'olanzapine ait montré une activité anticholinergique in vitro, l'expérience accumulée pendant les essais cliniques a révélé une faible incidence des effets liés à cette activité. Cependant, sachant que le recul clinique est limité pour l'olanzapine chez les patients ayant une pathologie associée, il convient d'être prudent lors de la prescription de ce médicament à des patients présentant une hypertrophie prostatique ou un iléus paralytique et d'autres pathologies en rapport.
Fonction hépatique
Des élévations transitoires et asymptomatiques des aminotransférases, (ALAT et ASAT) ont été fréquemment observées, notamment en début de traitement. La prudence s’impose chez les patients présentant une élévation des ALAT et/ou des ASAT, chez les patients présentant des signes et des symptômes évocateurs d'une atteinte hépatique, des maladies préexistantes associées à une réserve fonctionnelle hépatique limitée, et chez les patients qui sont traités avec des médicaments potentiellement hépatotoxiques. En cas de diagnostic d'hépatite (incluant des atteintes hépatocellulaires, cholestatiques ou hépatiques mixtes), le traitement par olanzapine doit être arrêté.
Neutropénie
La prudence s'impose chez les patients dont le nombre de leucocytes et/ou de neutrophiles est faible quelle qu'en soit la cause, chez les patients recevant des médicaments connus pour induire des neutropénies, chez les patients ayant des antécédents de dépression médullaire ou de myélotoxicité médicamenteuse, chez les patients présentant une dépression médullaire provoquée par une maladie concomitante, une radiothérapie ou une chimiothérapie, et chez les patients atteints d'hyperéosinophilie ou d'un syndrome myéloprolifératif. Des cas de neutropénie ont été fréquemment rapportés lors de l'utilisation concomitante d'olanzapine et de valproate (voir rubrique 4.8).
Arrêt du traitement
Des symptômes aigus, tels que sueurs, insomnie, tremblement, anxiété, nausées ou vomissements, ont été rarement rapportés (≥ 0,01 % et <0.1%) en cas d'arrêt brutal de l'olanzapine.
Intervalle QT
Au cours des essais cliniques, un allongement cliniquement significatif de l'intervalle QTc (QT corrigé selon la formule de Fridericia [QTcF] ≥ 500 millisecondes [msec] à n’importe quel moment après l’inclusion chez les patients ayant à l’inclusion un QTcF < 500 msec) a été peu fréquent (0,1 % à 1 %) parmi les patients traités par l'olanzapine, sans différences significatives pour les événements cardiaques liés comparativement au placebo. La prudence s'impose toutefois, lorsque l'olanzapine est prescrite avec des médicaments connus pour entraîner un allongement de l'intervalle QTc, en particulier chez les patients âgés, les patients présentant un syndrome congénital du QT long, une insuffisance cardiaque congestive, une hypertrophie cardiaque, une hypokaliémie ou une hypomagnésémie.
Atteintes thrombo-emboliques
Des atteintes thrombo-emboliques veineuses ont été peu fréquemment rapportées avec l’olanzapine (≥ 0,1 % et < 1%). Il n’a pas été établi de lien de causalité entre la survenue de ces atteintes et le traitement par olanzapine. Cependant les patients schizophrènes présentant souvent des facteurs de risque thrombo-embolique veineux, tout facteur de risque potentiel d’atteintes thrombo-emboliques veineuses (telle l’immobilisation prolongée) doit être identifié et des mesures préventives mises en œuvre.
Activité générale sur le Système Nerveux Central (SNC)
Compte tenu des principaux effets de l'olanzapine sur le SNC, la prudence est de mise lors de son association à d'autres médicaments à action centrale et lors de la consommation d'alcool. Du fait de l'activité antagoniste de la dopamine de l'olanzapine in vitro, elle est susceptible d'antagoniser les effets des agonistes directs et indirects de la dopamine.
Convulsions
L'olanzapine doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant des antécédents de convulsion ou présentant des facteurs pouvant abaisser le seuil convulsif. Des convulsions ont été peu fréquemment rapportées chez les patients traités par olanzapine. Dans la plupart de ces cas, il y existait des antécédents ou des facteurs de risque de convulsions.
Dyskinésie tardive
Au cours des études avec médicament de comparaison d'un an ou moins, l'incidence de dyskinésie liée au traitement a été statistiquement significativement plus faible chez les patients sous olanzapine. Cependant, le risque de dyskinésie tardive augmente en cas d'exposition prolongée ; c'est pourquoi, en cas d'apparition de signes ou de symptômes de dyskinésie tardive chez un patient sous olanzapine, il convient d'envisager une diminution de la dose ou l'arrêt du traitement. Ces symptômes peuvent s'aggraver provisoirement, voire survenir après l'arrêt du traitement.
Hypotension orthostatique
Une hypotension orthostatique a été observée peu fréquemment chez les sujets âgés au cours des essais cliniques de l'olanzapine. Il est recommandé de mesurer périodiquement la pression sanguine des patients de plus de 65 ans.
Mort subite d’origine cardiaque
Depuis la commercialisation de l’olanzapine, des cas de mort subite d’origine cardiaque ont été rapportés chez les patients traités avec l’olanzapine. Dans une étude observationnelle rétrospective, le risque de mort subite présumée d’origine cardiaque chez les patients traités avec l’olanzapine a été environ le double du risque existant chez les patients ne prenant pas d’antipsychotiques. Dans cette étude, le risque avec l’olanzapine a été comparable au risque avec des antipsychotiques atypiques inclus dans une analyse groupée.
Population pédiatrique
L'olanzapine n'est pas indiquée pour l'enfant et l'adolescent. Les études réalisées avec des patients de 13 à 17 ans ont montré diverses réactions indésirables, notamment prise de poids, modifications des paramètres métaboliques et augmentation des concentrations de prolactine. (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Lactose
Les comprimés d'OLANZAPINE CRISTERS PHARMA contiennent du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
OLANZAPINE 7,5 mg - ZYPREXA 7,5 mg, comprimé enrobé.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC-Aluminium polyamide aluminium de 28 comprimé(s)
Prix : 12.65
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : SUN PHARMA FRANCE