OXCARBAZEPINE VIATRIS 150 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
antiépileptiques, dérivés du carboxamide | code ATC : N03AF02
Composition
Chaque comprimé pelliculé contient 150 mg d'oxcarbazépine.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 1,23 mg de lactose monohydraté.
Indications thérapeutiques
OXCARBAZEPINE VIATRIS est indiqué pour le traitement des crises épileptiques partielles avec ou sans crises tonico-cloniques secondairement généralisées.
OXCARBAZEPINE VIATRIS est indiqué en monothérapie ou en association à un autre traitement antiépileptique chez l'adulte et l'enfant à partir de 6 ans.
Posologie et mode d'administration
Posologie
En monothérapie comme en association, le traitement par l'oxcarbazépine débute par une dose cliniquement efficace, répartie en deux prises par jour. La dose peut être augmentée selon la réponse clinique du patient. Lorsqu'on substitue l'oxcarbazépine à un autre antiépileptique, la dose de ce dernier doit être réduite progressivement lors de l'instauration du traitement par oxcarbazépine. Lors d'associations, la charge médicamenteuse antiépileptique globale du patient étant accrue, il peut être nécessaire de réduire la dose de l'antiépileptique associé et/ou d'augmenter plus lentement la dose d'oxcarbazépine (voir rubrique 4.5).
Suivi thérapeutique pharmacologique
L’effet thérapeutique de l’oxcarbazépine est principalement exercé par le métabolite actif, le dérivé 10‑monohydroxy (DMH) de l’oxcarbazépine (voir rubrique 5).
La surveillance systématique des concentrations plasmatiques de l’oxcarbazépine ou du DMH n’est pas justifiée. Cependant, elle peut s’avérer utile dans les situations où une altération de la clairance du DMH est attendue (voir rubrique 4.4). Dans ces situations, la dose d’oxcarbazépine peut être ajustée (en fonction des concentrations plasmatiques déterminées 2 à 4 heures après la prise), afin de maintenir des pics de concentration plasmatique du DMH < 35 mg/l.
Adultes
Monothérapie
Dose initiale recommandée
L’oxcarbazépine peut être instaurée avec une dose de 600 mg/jour (8-10 mg/kg/jour), répartie en deux prises.
Dose d’entretien
Si la situation clinique l’exige, la dose pourra être augmentée de 600 mg/jour au maximum, à intervalles d'environ une semaine à partir de la dose initiale, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée. Un effet thérapeutique est observé à des doses situées entre 600 mg/jour et 2 400 mg/jour.
Des essais cliniques contrôlés en monothérapie ont montré que la dose de 1 200 mg/jour est efficace chez des patients non traités par d'autres antiépileptiques. Néanmoins, une dose de 2 400 mg/jour s'est révélée efficace dans les épilepsies réfractaires de patients dont le traitement par d'autres antiépileptiques a été substitué par l'oxcarbazépine en monothérapie.
Dose maximale recommandée
Chez des patients hospitalisés, la posologie a pu être augmentée jusqu'à 2 400 mg/jour sur une période de 48 heures.
Traitement en association à un autre traitement antiépileptique
Dose initiale recommandée
Dose d’entretien
Si la situation clinique l’exige, la dose pourra être augmentée de 600 mg/jour au maximum, à intervalles d'environ une semaine à partir de la dose initiale, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée. Un effet thérapeutique est observé à des doses situées entre 600 mg/jour et 2400 mg/jour.
Dose maximale recommandée
Lors d'essais cliniques contrôlés avec des traitements associés, des posologies journalières de 600 mg à 2 400 mg se sont avérées efficaces. Cependant, la majorité des patients n'a pu tolérer la dose de 2 400 mg/jour sans une réduction de la posologie des antiépileptiques associés, essentiellement en raison des effets indésirables sur le système nerveux central.
Dans les études cliniques, des posologies quotidiennes supérieures à 2 400 mg/jour n'ont pas été étudiées de façon systématique.
Sujets âgés (65 ans et plus)
Aucune recommandation posologique particulière n’est nécessaire chez les personnes âgées, car les doses thérapeutiques sont ajustées en fonction des caractéristiques de chaque patient. Des ajustements de la posologie sont recommandés chez les personnes âgées insuffisantes rénales (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) (voir les informations ci-dessous concernant la posologie en cas d’altération de la fonction rénale).
Une surveillance étroite des taux de sodium est nécessaire chez les patients exposés à un risque d’hyponatrémie (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une altération de la fonction hépatique
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'altération légère à modérée de la fonction hépatique. L'oxcarbazépine n'a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Une surveillance est donc nécessaire chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Patients présentant une altération de la fonction rénale
En cas d'altération de la fonction rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), le traitement par l'oxcarbazépine doit débuter à une posologie réduite de moitié par rapport à la posologie initiale habituelle (soit 300 mg/jour), la dose sera ensuite augmentée avec des intervalles d'au moins une semaine afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée (voir rubrique 5.2).
L'augmentation de la posologie chez l'insuffisant rénal peut nécessiter une surveillance accrue.
Population pédiatrique
En monothérapie comme en association, le traitement peut être instauré avec une dose de 8‑10 mg/kg/jour, répartie en deux prises.
Dose d’entretien
Lors des essais en tant que traitement d’appoint, une dose d'entretien de 30 à 46 mg/kg/jour atteinte en deux semaines, a été efficace et bien tolérée chez les enfants. Les effets thérapeutiques ont été observés à une dose d’entretien médiane de 30 mg/kg/jour environ.
Si la situation clinique l’exige, la dose pourra être augmentée de 10 mg/kg/jour au maximum, à intervalles d'environ une semaine à partir de la dose initiale, jusqu'à un maximum de 46 mg/kg/jour, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée (voir rubrique 5.2).
L'oxcarbazépine est indiquée chez l'enfant à partir de 6 ans. La tolérance et l'efficacité ont été évaluées dans des essais cliniques contrôlés incluant approximativement 230 enfants âgés de moins de 6 ans (jusqu'à 1 mois). L'oxcarbazépine n'est pas recommandée chez l'enfant de moins de 6 ans, étant donné que la tolérance et l'efficacité n'ont pas été suffisamment démontrées.
Toutes ces recommandations posologiques (adultes, sujets âgés, enfants) sont basées sur les doses étudiées lors des études cliniques portant sur tous les groupes d'âge. Néanmoins, des doses initiales plus faibles peuvent être envisagées si nécessaire.
Mode d’administration
Voie orale
L'oxcarbazépine peut être prise avec ou sans aliments.
Les comprimés comportent une barre de cassure et peuvent être coupés en deux pour que le patient puisse les avaler plus facilement. Cependant, le comprimé ne peut être divisé en deux demi‑doses égales. Pour les enfants qui ne peuvent pas avaler ou quand les doses nécessaires ne peuvent pas être administrées en utilisant les comprimés, il existe d'autres formes pharmaceutiques plus adaptées contenant de l'oxcarbazépine.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, à l’eslicarbazépine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mise en garde et précautions d'emploi
Hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité de classe I (immédiates) avec éruption cutanée, prurit, urticaire, œdème angioneurotique et parfois anaphylaxie ont été notifiées pendant la période de post-commercialisation. Des cas d'anaphylaxie et d'œdème angioneurotique affectant le larynx, la glotte, les lèvres et les paupières ont été rapportés chez des patients après la première prise d’oxcarbazépine ou lors des prises suivantes. En cas de survenue d'une telle réaction après l'administration d'oxcarbazépine, arrêter le traitement et instaurer un autre traitement.
En cas d'antécédents de réaction d'hypersensibilité à la carbamazépine, les patients doivent être avertis d'un risque de réaction d'hypersensibilité (p. ex., réactions cutanées sévères) à l'oxcarbazépine dans environ 25-30 % des cas (voir rubrique 4.8).
Des réactions d'hypersensibilité (pouvant toucher plusieurs organes) peuvent également survenir chez des patients en l'absence d'antécédent d'hypersensibilité à la carbamazépine. Ces réactions peuvent affecter la peau, le foie, le sang, le système lymphatique ou d'autres organes, individuellement ou sous forme de réaction systémique (voir rubrique 4.8).
En général, si des signes et symptômes évocateurs de réactions d'hypersensibilité apparaissent, le traitement par l'oxcarbazépine doit être immédiatement arrêté.
Réactions dermatologiques
Des réactions dermatologiques sévères, incluant syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell) et érythème polymorphe, ont été très rarement signalées lors de l'utilisation de l'oxcarbazépine. Ces réactions dermatologiques sévères peuvent nécessiter une hospitalisation car elles peuvent menacer le pronostic vital et, très rarement, s'avérer fatales. Ces cas liés à l’utilisation d’oxcarbazépine se sont produits chez les enfants et les adultes. Le temps moyen d'apparition était de 19 jours. Plusieurs cas isolés de réapparition de ces réactions cutanées sévères ont été signalés lors d'une reprise du traitement par l'oxcarbazépine. Si un patient développe une réaction cutanée avec l'oxcarbazépine, il faudra envisager l'arrêt immédiat de l'oxcarbazépine à moins que l'étiologie de l'éruption ne soit pas clairement liée au médicament.
En cas d’arrêt du traitement, il conviendra d’envisager de remplacer l’oxcarbazépine par un autre antiépileptique afin d’éviter l’apparition de convulsions de sevrage.
Le traitement par l'oxcarbazépine ne doit pas être réinstauré chez les patients qui l'ont arrêté à cause d'une réaction d'hypersensibilité (voir rubrique 4.3).
Allèle HLA-B * 1502 – chez les Chinois Han, les Thaïlandais et d'autres populations asiatiques
Il a été observé que la présence de l’allèle HLA-B * 1502 chez les sujets d'origine thaïlandaise ou chinoise Han a été fortement associée au risque de réaction cutanée sévère appelée syndrome de Stevens-Johnson (SJS)/nécrolyse épidermique toxique (NET) lors d'un traitement par carbamazépine. La structure chimique de l'oxcarbazépine est similaire à celle de la carbamazépine, et il est possible que les patients qui sont positifs pour l’allèle HLA-B * 1502 soient à risque de SJS/NET après un traitement par l'oxcarbazépine. Il existe des données qui suggèrent qu'une telle association existe pour l'oxcarbazépine. La prévalence de l'allèle HLA-B * 1502 est d'environ 10 % dans les populations chinoise Han et thaïlandaise. Autant que possible, une recherche de cet allèle devra être effectuée chez ces patients avant de débuter un traitement par carbamazépine ou par une substance active chimiquement apparentée. Si des patients de ces origines sont testés positifs pour l’allèle HLA-B * 1502, l'utilisation de l'oxcarbazépine ne devra être envisagée que si les bénéfices attendus dépassent les risques.
En raison de la prévalence de cet allèle dans d'autres populations asiatiques (par exemple, plus de 15 % aux Philippines et Malaisie), un test génétique pour la présence de l’allèle HLA-B * 1502 devra être envisagé pour ces populations à risque.
La prévalence de l'allèle HLA-B * 1502 est négligeable au sein des échantillons de population d’origine européenne, africaine, hispanique, et chez les Japonais et Coréens (< 1 %).
La fréquence des allèles fait référence au pourcentage de chromosomes dans la population porteuse d’un allèle donné. Étant donné que chaque personne porte deux copies de chaque chromosome, mais que même une copie de l’allèle HLA-B*1502 peut être suffisante pour augmenter le risque de SSJ, le pourcentage de patients susceptibles d’être à risque correspond à près de deux fois la fréquence de l’allèle.
Allèle HLA-A * 3101 – chez les populations d’origine européenne et japonaise
Il existe des données qui suggèrent que l’allèle HLA-A * 3101, chez les personnes d’origine européenne et japonaise, est associé à une augmentation du risque de réactions cutanées indésirables induites par la carbamazépine, y compris syndrome de Steven-Johnson, syndrome de Lyell, éruption cutanée avec éosinophilie (DRESS), ou moins sévère, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) et une éruption maculo-papuleuse.
La fréquence de l'allèle HLA-A * 3101 l'allèle varie considérablement entre les populations ethniques. L’allèle HLA-A * 3101 a une prévalence de 2 à 5 % dans la population européenne et d’environ 10 % dans la population japonaise.
La présence de l'allèle HLA-A * 3101 pourrait augmenter le risque de réactions cutanées induites par la carbamazépine (pour la plupart moins sévère) de 5,0 % dans la population générale jusqu’à 26,0 % chez les sujets d'origine européenne, alors que son absence pourrait réduire le risque de 5,0 % à 3,8 %.
Allèle HLA-A*3101 – Autres ascendances
La fréquence de cet allèle est estimée à moins de 5 % dans la majorité des populations australiennes, asiatiques, africaines et nord-américaines, avec certaines exceptions où elle est comprise entre 5 et 12 %. La fréquence a été estimée à plus de 15 % dans certains groupes ethniques d’Amérique du sud (Argentine et Brésil), d’Amérique du nord (amérindiens Navajos et Sioux et Indiens Seri de Sonora au Mexique) et d’Inde du sud (Tamil Nadu) et comprise entre 10 % et 15 % dans d’autres ethnies natives de ces régions.
La fréquence des allèles fait référence au pourcentage de chromosomes dans la population porteuse d’un allèle donné. Étant donné que chaque personne porte deux copies de chaque chromosome, mais que même une copie de l’allèle HLA-A*3101 peut être suffisante pour augmenter le risque de SSJ, le pourcentage de patients susceptibles d’être à risque correspond à près de deux fois la fréquence de l’allèle.
Les données sont insuffisantes pour recommander un dépistage de l'allèle HLA-A * 3101 avant de commencer un traitement par la carbamazépine ou par une substance active chimiquement apparentée.
Si les patients d'origine européenne ou d'origine japonaise sont connus pour être positifs pour l’allèle HLA-A * 3101, l'utilisation de la carbamazépine ou d’une substance active chimiquement apparentée ne devra être envisagée que si les bénéfices attendus dépassent les risques.
Limites du dépistage génétique
Les résultats du dépistage génétique ne doivent jamais remplacer une vigilance clinique et une prise en charge des patients appropriées. De nombreux patients asiatiques positifs pour HLA-B*1502 et traités par oxcarbazéine ne présenteront pas de SSJ/NET, tandis que des patients négatifs pour HLAB* 1502, indépendamment de leur appartenance ethnique, pourront tout de même présenter un SSJ/une NET. Il en va de même pour le HLA-A*3101 concernant le risque de SSJ, de NET, de syndrome DRESS, de PEAG ou d’éruption cutanée maculopapuleuse. La survenue de ces réactions cutanées indésirables graves et la morbidité qui leur est associée en raison d’autres facteurs possibles, tels que la dose de médicament antiépileptique, l’observance, les traitements concomitants, les pathologies associées et le niveau de surveillance dermatologique n’ont pas été étudiées.
Informations destinées aux professionnels de santé
Si l’on recherche la présence de l’allèle HLA-B*1502, il est recommandé d’effectuer un « génotypage HLA-B*1502 » haute résolution. Le test est positif si un ou deux allèles HLA-B*1502 sont détectés et négatif si aucun allèle HLA-B*1502 est détecté. De même, si l’on recherche la présence de l’allèle HLA-A*3101, il est recommandé d’effectuer un « génotypage HLA-A*3101 » haute résolution. Le test est positif si un ou deux allèles HLA-A*3101 sont détectés et négatif si aucun allèle HLAA* 3101 n’est détecté.
Risque d’aggravation des convulsions
Un risque d’aggravation des convulsions a été décrit avec l’oxcarbazépine. Le risque d’aggravation des convulsions est notamment observé chez les enfants, mais il existe aussi chez les adultes. En cas d’aggravation des convulsions, l’oxcarbazépine doit être arrêtée.
Hyponatrémie
Des taux sériques de sodium inférieurs à 125 mmol/l, généralement asymptomatiques et n'ayant pas nécessité d'ajustement thérapeutique, ont été rapportées chez 2,7 % des patients traités par l'oxcarbazépine. L'expérience acquise au cours des études cliniques montre que les taux de sodium sérique se normalisent après réduction de la dose d’oxcarbazépine, arrêt du traitement ou mise en œuvre d'un traitement symptomatique (par exemple, restriction hydrique). En cas d'affection rénale pré-existante associée à une natrémie basse (par exemple, syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique) ou chez les patients recevant de façon concomitante des traitements hyponatrémiants (p. ex., diurétiques, desmopressine) ou des AINS (p. ex., indométacine), la natrémie devra être contrôlée avant l'instauration du traitement. Par la suite, la natrémie devra être contrôlée après environ deux semaines, puis tous les mois pendant les 3 premiers mois du traitement ou selon les besoins cliniques. Ces facteurs de risque peuvent s'appliquer en particulier au sujet âgé.
Chez les patients traités par l'oxcarbazépine et devant commencer un traitement hyponatrémiant, les mêmes recommandations devront s'appliquer. De façon générale, s'il apparaît des symptômes cliniques évocateurs d'hyponatrémie lors du traitement par l'oxcarbazépine (voir rubrique 4.8), le contrôle de la natrémie doit être envisagé. Dans les autres cas, le contrôle de la natrémie fait partie du bilan biologique habituel.
Un contrôle régulier du poids de tous les patients présentant une insuffisance cardiaque primaire ou secondaire devra être réalisé afin de détecter la survenue d'une rétention liquidienne. En cas de rétention liquidienne ou d'aggravation de l'état cardiaque, la natrémie devra être contrôlée. Si une hyponatrémie est constatée, la restriction hydrique est une mesure thérapeutique importante. Étant donné que l'oxcarbazépine peut entraîner, très rarement, une altération de la conduction cardiaque, les patients présentant des troubles de la conduction pré-existants (p. ex., bloc auriculo-ventriculaire, arythmie) devront être étroitement surveillés.
Hypothyroïdie
L’hypothyroïdie est un effet indésirable (peu fréquent, voir rubrique 4.8) de l’oxcarbazépine. Compte tenu de l’importance des hormones thyroïdiennes dans le développement des enfants après la naissance, une surveillance de la fonction thyroïdienne est recommandée chez les patients pédiatriques pendant le traitement par oxcarbazépine.
Fonction hépatique
De très rares cas d'hépatites ont été rapportés dont l'évolution a été favorable dans la plupart des cas.
Lorsqu'une anomalie hépatique est suspectée, un contrôle de la fonction hépatique devra être réalisé et l'interruption du traitement par l'oxcarbazépine envisagée. Il convient de se montrer prudent lors du traitement des patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Fonction rénale
Chez les patients insuffisants rénaux (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), il convient de se montrer prudent lors du traitement par oxcarbazépine, en particulier en ce qui concerne la dose initiale et l’augmentation de la dose. Une surveillance de la concentration plasmatique du DMH peut être envisagée (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Réactions hématologiques
De rares cas d'agranulocytose, d'anémie aplasique et de pancytopénie ont été observés après commercialisation chez des patients traités avec de l'oxcarbazépine (voir rubrique 4.8).
L'arrêt du médicament doit être envisagé en cas d'apparition de signes de dépression médullaire significative.
Comportement suicidaire
Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des médicaments antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des médicaments antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour l'oxcarbazépine.
Par conséquent, les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires, et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d'idées et de comportements suicidaires.
Contraceptifs hormonaux
Les femmes en âge de procréer doivent être averties que l’utilisation concomitante d'oxcarbazépine et de contraceptifs hormonaux peut rendre inefficace ce type de contraception (voir rubrique 4.5). Il est recommandé d'utiliser d'autres formes de contraception, non hormonales, pendant le traitement par l'oxcarbazépine.
Alcool
La prudence est recommandée en cas de consommation d'alcool lors d'un traitement par l'oxcarbazépine car il y a un risque de potentialisation des effets sédatifs.
Arrêt du traitement
Comme pour tous les médicaments antiépileptiques, le traitement par l'oxcarbazépine doit être arrêté progressivement pour diminuer le risque d'augmentation de la fréquence des crises épileptiques.
Surveillance des concentrations plasmatiques
Bien que les corrélations entre la posologie et les concentrations plasmatiques de l’oxcarbazépine et entre les concentrations plasmatiques et l’efficacité clinique ou la tolérance soient plutôt ténues, la surveillance des concentrations plasmatiques peut s’avérer utile dans les situations suivantes, afin d’exclure une mauvaise observance ou dans les situations pour lesquelles une altération de la clairance du DMH est attendue, notamment :
- altérations de la fonction rénale (voir « Patients présentant une altération de la fonction rénale »à la rubrique 4.2) ;
- grossesse (voir rubriques 4.6 et 5) ;
- utilisation concomitante de médicaments inducteurs des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.5).
Excipients
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Condition de prescription
liste II
Groupe générique
OXCARBAZEPINE 150 mg - TRILEPTAL 150 mg, comprimé pelliculé.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 50 comprimé(s)
Prix : 8.16
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : VIATRIS SANTE