RIMACTAN 300 mg, gélule
Classe médicamenteuse
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des rifamycines. Antituberculeux. Antilépreux | code ATC : J04AB02
Composition
Rifampicine......................................................................................................................... 300 mg
Pour une gélule.
Excipient à effet notoire : lactose.
Indications thérapeutiques
Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la rifampicine.
Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.
Elles sont limitées à :
Tuberculose sous toutes ses formes
Traitement en polythérapie :
- tuberculose pulmonaire de 1ère atteinte ou rechute,
- tuberculoses extra-pulmonaires : méningite tuberculeuse, tuberculose uro-génitale, ostéo-articulaire, ganglionnaire, des séreuses, digestive, hépatosplénique, cutanée, etc...
Chimioprophylaxie en bi ou monothérapie :
- virages isolés des réactions cutanées tuberculiniques,
- sujets à réactions tuberculiniques négatives, en contact avec des tuberculeux bacillaires,
- patients immunodéprimés en présence d'un contact avec des tuberculeux bacillaires ou susceptibles d'un réveil tuberculeux.
Autres infections à mycobactéries sensibles
Lèpre dans le cadre de la polythérapie
Brucellose
Infections graves, traitées en milieu hospitalier à germes Gram + (staphylocoques, entérocoques) ou à germes Gram - sensibles
Prophylaxie des méningites à méningocoque :
- le but est d'éradiquer le germe (Neisseria meningitidis) du nasopharynx,
- la rifampicine n'est pas un traitement de la méningite à méningocoque,
- elle est préconisée en prophylaxie chez deux types de personnes :
• le malade après son traitement curatif et avant sa réintégration en collectivité,
• les sujets ayant été exposés aux sécrétions oropharyngées du malade dans les dix jours précédant son hospitalisation,
- la décision de traiter l'ensemble des membres d'une collectivité, en particulier les enfants, doit tenir compte des risques «d'exposition». Cette prescription doit être rigoureuse afin de limiter les effets secondaires de la rifampicine et la possibilité d'apparition de souche résistante (1 à 10 % dans certaines études après traitement prophylactique).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Tuberculose
Principes de traitement
La notion de traitement correct et bien suivi est, avec la négativation durable des examens bactériologiques, le critère de guérison essentiel.
Quel que soit le contexte, on ne commencera le traitement qu'une fois obtenue la preuve bactériologique de la tuberculose. L'examen bactériologique comprend systématiquement l'examen direct, la mise en culture et l'antibiogramme.
Toutefois, s'il y a urgence ou si les lésions sont typiques et la bacilloscopie négative malgré sa répétition (4 à 6 prélèvements), le traitement peut être institué et sera reconsidéré lorsque l'on disposera des résultats de la culture.
Pour être efficace, ce traitement doit :
- associer plusieurs antituberculeux :
• trois ou quatre jusqu'aux résultats de l'antibiogramme pour tenir compte d'une éventuelle résistance primaire (et, de toute façon, pendant au moins 2 mois),
• au moins deux ensuite, pour éviter l'apparition d'une résistance acquise,
- utiliser les antituberculeux les plus actifs (bactéricides) à des doses efficaces (mais adaptées pour éviter tout surdosage).
La chimiothérapie de la tuberculose associe habituellement la rifampicine (RMP), l'isoniazide (INH), le pyrazinamide (PZA) avec adjonction éventuelle d'éthambutol (EMB).
Posologie du traitement
Adulte : 8 à 12 mg/kg/j de préférence à distance des repas en une prise.
Enfant à partir de 6 ans : 15 (10-20) mg/kg/j, en une prise, sans dépasser la dose de 600 mg/j.
Les doses les plus élevées sont recommandées pour le traitement des formes sévères de la maladie.
Ces posologies peuvent nécessiter d’être ajustées au cas par cas en tenant compte des facteurs pouvant influencer la pharmacocinétique des médicaments (statut nutritionnel, maturité enzymatique,…).
Le schéma habituel recommandé pour le traitement de la tuberculose pulmonaire non compliquée, à bacilles sensibles est une trithérapie initiale : rifampicine, pyrazinamide, isoniazide pendant 2 mois.
Celle-ci peut être remplacée par une quadrithérapie initiale incluant l'éthambutol en cas de rechute, de suspicion de résistance ou d'antécédents de tuberculose.
Ce traitement initial est suivi d'une phase de consolidation de 4 mois associant rifampicine et isoniazide (durée totale du traitement : 6 mois).
Si le malade n'a pas reçu de pyrazinamide à la phase initiale, la phase de consolidation doit être poursuivie 7 mois (durée totale du traitement : 9 mois).
A la phase de consolidation (à partir du 3ème mois), l'association rifampicine + isoniazide peut être prescrite de façon intermittente 2 ou 3 fois par semaine. Ce mode d'administration rentre surtout dans le cadre des traitements supervisés et nécessite l'augmentation de la prise unitaire d'isoniazide.
En chimioprophylaxie
La posologie est la même qu'en cas de tuberculose avérée. La durée du traitement est habituellement de 6 à 12 mois.
Lèpre
Pour le traitement de la lèpre, les posologies recommandées par l'O.M.S. sont :
- Formes multibacillaires (LL, BL, BB)
Adulte
Rifampicine : 600 mg une fois par mois, sous surveillance
+ Dapsone : 100 mg par jour, auto-administrée
+ Clofazimine : 300 mg une fois par mois, sous surveillance, et 50 mg par jour, auto-administrée.
Enfant
Rifampicine : 10 mg/kg, 1 fois par mois
+ Dapsone : 1 - 2 mg/kg/j
+ Clofazimine : 200 mg 1 fois par mois + 50 mg un jour sur deux.
Durée du traitement : au moins 2 ans.
- Formes paucibacillaires (TT, BT)
+ Dapsone : 100 mg (1 - 2 mg/kg) une fois par jour.
+ Dapsone : 1 - 2 mg/kg/j.
Durée du traitement : 6 mois.
Brucellose
En association :
Rifampicine : 900 mg/jour en une prise le matin à jeun.
Doxycycline : 200 mg/jour en une prise, lors du repas du soir.
Pour les brucelloses aiguës la durée du traitement est de 45 jours.
Infections graves à germes Gram + et -
Après élimination d'une éventuelle tuberculose, la rifampicine sera administrée, toujours en association à un autre antibiotique actif, en fonction des résultats de l'antibiogramme, à la posologie suivante :
Adulte : 20 à 30 mg/kg/jour répartis en 2 prises, à prendre en dehors des repas.
Enfant à partir de 6 ans : même posologie que l'adulte.
Prophylaxie des méningites à méningocoque
La rifampicine sera donnée pendant 48 heures à la posologie suivante :
Adulte : 600 mg toutes les 12 heures.
Enfant à partir de 6 ans : 10 mg/kg toutes les 12 heures.
Insuffisance hépatique préexistante
La posologie devra être diminuée (par exemple, pour la tuberculose, 5 mg/kg/jour en 1 prise sans dépasser 900 mg/jour). On pourra s'aider du dosage de la rifampicinémie.
Insuffisance rénale
Aux posologies élevées dans les infections graves à germes Gram + ou Gram -, le degré d'insuffisance rénale peut imposer d'espacer les prises :
- insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine comprise entre 60 et 30 mL/mn) : vérifier la rifampicinémie au 2ème ou 3ème jour du traitement pour, éventuellement, espacer les prises,
- insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 mL/mn) : l'espacement des prises est indispensable.
Les jours de dialyse, la posologie à utiliser sera celle préconisée chez le sujet non insuffisant rénal.
Mode d’administration
La forme gélule est réservée aux adultes et aux enfants à partir de 6 ans.
Pour garantir une absorption optimale, les gélules de rifampicine doivent être prises de préférence à jeun, au moins ½ heure avant un repas.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
- chez l'enfant en dessous de 6 ans en raison du risque de fausse route,
- hypersensibilité à la substance active, aux rifamycines ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
- porphyries,
- association avec les inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir (voir rubrique 4.5),
- association avec le bictégravir (voir rubrique 4.5),
- association avec le cobicistat (voir rubrique 4.5),
- association avec le dasabuvir (voir rubrique 4.5),
- association avec le délamanid (voir rubrique 4.5),
- association avec le grazoprévir + elbasvir (voir rubrique 4.5),
- association avec l’isavuconazole (voir rubrique 4.5),
- association avec le lédipasvir (voir rubrique 4.5),
- association avec la lurasidone (voir rubrique 4.5),
- association avec la midostaurine (voir rubrique 4.5),
- association avec l’ombitasvir + paritaprévir (voir rubrique 4.5),
- association avec le praziquantel (voir rubrique 4.5),
- association avec la rilpivirine (voir rubrique 4.5),
- association avec la sofosbuvir (voir rubrique 4.5),
- association avec le velpatasvir (voir rubrique 4.5),
- association avec le voriconazole (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
En cours de traitement, l'émergence de mutants résistants, en particulier de staphylocoques, est possible. En conséquence une telle acquisition de résistance devra être recherchée lors d'un échec thérapeutique afin, le cas échéant, de modifier l'antibiothérapie.
Réactions cutanées sévères
Des cas de réactions indésirables cutanées sévères (SCARs), telles que le syndrome de Lyell ou nécrolyse épidermique toxique, le syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec hyperéosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), pouvant être fatales, ont été rapportés lors de l’utilisation de ce médicament (voir rubrique 4.8). Si des signes ou symptômes se développent, le traitement par ce médicament doit être immédiatement arrêté et il convient d’indiquer au patient de consulter immédiatement son médecin. .
Le traitement par RIMACTAN 300 mg, gélule doit être interrompu même si la raison de la survenue des signes et des symptômes ne peut être établie.
Il est important de noter que des symptômes précoces des manifestations d’hypersensibilité, comme la fièvre, une lymphadénopathie ou des anomalies biologiques (incluant une hyperéosinophilie, des anomalies hépatiques), peuvent survenir, bien que l’éruption ne soit pas évidente.
Excipients
En raison de la présence de lactose, les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé en association avec : l’abiratérone, l’apixaban, , l’atovaquone, l’aprémilast l'aprépitant, l’ atorvastatine, la bédaquiline, le bosentan, le cannabidiol, le cyclophosphamide, , la cyprotérone, le dabigatran, le darolutamide, le docétaxel, le dolutégravir ( uniquement en cas de résistance aux inhibiteurs d’intégrases), la dronédarone, l’étoposide, le fentanyl, le fluconazole, l’idélalisib, le dutastéride et le finastéride, le glasdégib, les inhibiteurs des tyrosine kinases métabolisés, l’irinotécan, l’ itraconazole, l’ivacaftor,le kétoconazole, le macitentan ,la miansérine, le midazolam, le naloxégol, la néviparine, le nimodipine, l’olaparib, l’oxycodone, l’ozanimod,la paclitaxel, le posaconazole,la quétiapine, la quinine, le raltégravir, la ranolazine, le régorafénib, le rivaroxaban, la sertraline, la simvastatine, le ténofovir alafénamide, le ticagrélor, télithromycine, l’ulipristal, les oestroprogestatifs et progestatifs contraceptifs, sertraline, l’ulipristal vémurafénib, le vénétoclax, les vinca-alcaloïdes cytotoxiques, le vismodégib et zidovudine (voir rubrique 4.5) ;
Précautions d'emploi
Si on réinstaure un traitement par la rifampicine après un arrêt plus ou moins long, il convient d'administrer une posologie progressive. Chez l'adulte, on commencera par 150 mg par jour, dose que l'on augmente chaque jour de 150 mg jusqu'à ce que l'on atteigne la dose utile. Dans ces cas, on surveillera attentivement la fonction rénale. En cas exceptionnel d'apparition de thrombocytopénie, de purpura, d'anémie hémolytique ou d’insuffisance rénale sévère, on cessera immédiatement et définitivement la médication.
On évitera la prise discontinue de rifampicine en insistant, lors de la prescription, sur la nécessité d'une prise quotidienne régulière, excepté pour le traitement de la lèpre (voir rubrique 4.2).
Après la fin du traitement, le produit éventuellement restant ne doit jamais être réutilisé sans avis médical (risque d'hypersensibilité).
Surveillance régulière des fonctions hépatiques (en particulier en cas d'association avec l'isoniazide) et de l'hémogramme (+ plaquettes) par exemple au 8ème jour, à la fin du 1er mois, puis de façon plus espacée (2 mois).
La rifampicine peut entraîner une coloration anormale (jaune, orange, rouge, brune) des dents, de l'urine, de la sueur, des crachats et des larmes ; le patient doit en être informé. Elle peut colorer de façon permanente les lentilles de contact.
La posologie doit être adaptée en cas :
- d'insuffisance hépatique préexistante,
- d'insuffisance rénale pour les posologies élevées (voir rubrique 4.2).
Interactions avec les examens paracliniques
La rifampicine peut retarder l'excrétion biliaire des produits de contraste utilisés pour l'examen radiographique de la vésicule biliaire.
Les méthodes microbiologiques servant à déterminer la concentration plasmatique de l'acide folique et de la vitamine B12 ne sont pas utilisables pendant le traitement par la rifampicine.
La rifampicine entre en compétition à titre temporaire, avec la bilirubine et la BSP. Pour éviter les faux résultats positifs, le test à la BSP devra être réalisé le matin avant l'administration de la rifampicine.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 30 gélule(s)
Prix : 13.26
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : SANDOZ