HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 25 mg, comprimé sécable
Classe médicamenteuse
diurétiques du segment cortical de dilution, code ATC : C03AA03
Composition
Hydrochlorothiazide................................................................................................................ 25 mg
Pour un comprimé sécable.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 54,250 mg de lactose monohydraté.
Indications thérapeutiques
HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 25 mg, comprimé sécable est indiqué chez les adultes dans le traitement des pathologies suivantes :
- Œdèmes d'origine cardiaque ou rénale.
- Œdèmes d'origine hépatique, le plus souvent en association avec un diurétique épargneur de potassium.
- Hypertension artérielle.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Voie orale.
Comme avec tous les autres diurétiques, le traitement doit être initié avec la plus petite dose possible. Cette dose doit être établie en fonction de la réponse individuelle du patient afin d’obtenir le bénéfice thérapeutique maximal tout en minimisant la survenue d’effets indésirables. La dose quotidienne d’HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW peut être administrée en une ou deux prises, avec ou sans nourriture.
Œdèmes
La posologie initiale est de 50 à 100 mg/jour, éventuellement 200 mg/jour. La plus petite dose efficace doit être identifiée par titration et doit être administrée seulement sur des périodes limitées.
La posologie d’entretien est de 25 à 50 mg/jour ou 1 jour sur 2.
Hypertension artérielle
Les doses préconisées actuellement dans l’hypertension artérielle sont de 12,5 ou de 25 mg/jour.
Pour une posologie donnée, l’effet maximum est atteint en 3 à 4 semaines. Si la tension artérielle n’est pas suffisamment abaissée avec une dose de 25 mg /jour, un traitement combiné avec un autre médicament antihypertenseur est recommandé. La déplétion sodée et/ou volémique doit être corrigée avant d’utiliser HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW en association avec un IEC, un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II ou un inhibiteur direct de la rénine. Dans le cas contraire, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite.
Populations particulières
Insuffisance rénale
Aucun ajustement de la dose initiale n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (voir rubrique 5.2).
HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiqué chez les sujets présentant une anurie et chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère.
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement de la dose initiale n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 5.2).
HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4).
Sujets âgés (de plus de 65 ans)
Chez les sujets âgés, il convient de prêter attention à l’éventuelle altération de la fonction rénale.
Décompensation cardiaque sévère
Chez les patients présentant une décompensation cardiaque sévère, la résorption de l'hydrochlorothiazide peut être significativement limitée.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de l’hydrochlorothiazide chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible. Par conséquent, l'utilisation chez les enfants et les adolescents n'est donc pas recommandée.
Mode d’administration
Le comprimé doit être avalé avec une quantité de liquide suffisante.
Durée du traitement
La durée du traitement n’est pas limitée. Elle dépend de la pathologie et de sa sévérité. Après un traitement à long terme, l’hydrochlorothiazide devra être arrêté progressivement.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- anurie ;
- insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min).
Mise en garde et précautions d'emploi
Cancer de la peau non mélanome
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).
Toxicité respiratoire aiguë
De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise d’hydrochlorothiazide. L’œdème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise d’hydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite d’une prise d’hydrochlorothiazide.
Mises en garde spéciales
Ce médicament est généralement déconseillé en cas de sténose bilatérale de l’artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique et en cas d’hypokaliémie.
L'abus chronique de diurétiques peut entraîner un pseudo-syndrome de Bartter aboutissant à un œdème. L'œdème se traduit par une augmentation de la rénine avec pour conséquence un hyperaldostéronisme secondaire.
L’hydrochlorothiazide est un sulfamide. La possibilité d’une allergie croisée avec les autres sulfamides notamment antibactériens reste théorique et non validée en clinique.
Insuffisance hépatique
Les diurétiques thiazidiques, comme d’autres diurétiques peuvent induire un déséquilibre électrolytique, une encéphalopathie hépatique ou un syndrome hépato-rénal quand ils sont utilisés pour traiter les ascites cirrhotiques. L’hydrochlorothiazide doit être utilisé avec prudence particulièrement chez les sujets présentant des atteintes hépatiques sévères.
Des cas de réaction de photosensibilité ont été rapportés lors de l’utilisation des diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8).
En cas de survenue de réaction de photosensibilité sous traitement, il est recommandé d’interrompre le traitement. Si une réadministration du traitement est indispensable, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.
Précautions d’emploi
Equilibre hydro-électrolytique
Natrémie
La natrémie doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite.
Les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer une hyponatrémie ou exacerber une hyponatrémie préexistante. Chez les sujets présentant une baisse importante de la natrémie et/ou une déplétion volémique importante, tel qu’observé chez les patients recevant de fortes doses de diurétiques, une hypotension symptomatique peut apparaître dans de rares cas après l’initiation du traitement par l’hydrochlorothiazide.
La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).
Chez les patients ayant une ascite liée à une cirrhose hépatique, et chez les patients ayant un œdème lié à un syndrome néphrotique une surveillance particulière doit être effectuée.
Des cas isolés d’hyponatrémie accompagnée de symptômes neurologiques (nausées, désorientation progressive, apathie) ont été observés. Les diurétiques thiazidiques ne doivent être utilisés qu’après la normalisation des taux de potassium sans symptômes de déplétion sodée et/ou volémique ou hypoalbuminémie sévère et/ou hypovolémie existantes. Dans le cas contraire, le traitement sera instauré sous surveillance médicale étroite.
Kaliémie
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent provoquer la survenue d’une hypokaliémie ou exacerber une hypokaliémie préexistante. Les diurétiques thiazidiques doivent être administrés avec prudence chez les patients souffrant d’une pathologie pouvant être à l’origine d’une perte importante de potassium, comme par exemple dans les néphropathies avec perte de sels ou les troubles de la fonction rénale d’origine pré-rénale (cardiogéniques).
Le risque de survenue d’une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec œdèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet, dans ce cas, l’hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les patients présentant un espace QT long à l’ECG sont également à risque, que l’origine en soit congénitale ou médicamenteuse. L’hypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales, surtout en présence d’une bradycardie.
La normalisation d’une hypokaliémie et de toute hypomagnésémie l’accompagnant est recommandée avant d’initier un traitement avec des diurétiques thiazidiques.
Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.
Par la suite, un contrôle régulier de la kaliémie est recommandé. L’équilibre électrolytique, particulièrement celui du potassium, doit être contrôlé chez tous les patients recevant des diurétiques thiazidiques.
En cas de traitement chronique, la kaliémie doit être contrôlée à l’initiation du traitement. Un contrôle à 3-4 semaines pourrait être envisagé en fonction des facteurs de risque. Ensuite un contrôle régulier doit être recommandé notamment chez les patients à risque.
Acide urique
L’hydrochlorothiazide, comme d’autres diurétiques, peut entrainer une augmentation des concentrations plasmatiques d’acide urique, du fait de la diminution de son élimination urinaire et par conséquent favoriser l’apparition d’une hyperuricémie ou aggraver une hyperuricémie préexistante pouvant déclencher des crises de goutte chez les patients prédisposés.
La posologie sera adaptée en fonction des concentrations plasmatiques d’acide urique.
Effets métaboliques
Calcémie
Les diurétiques thiazidiques diminuent l'excrétion urinaire du calcium et peuvent entraîner une élévation légère et transitoire de la calcémie en l’absence d’anomalies connues du métabolisme calcique. L’hydrochlorothiazide doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une hypercalcémie et il ne doit être administré qu’après correction de toute hypercalcémie préexistante. L’hydrochlorothiazide doit être interrompu en cas de survenue d’une hypercalcémie lors du traitement. La calcémie doit être contrôlée régulièrement pendant le traitement par les diurétiques thiazidiques. Une hypercalcémie marquée peut être le signe d’une hyperparathyroïdie masquée. Les diurétiques thiazidiques doivent être arrêtés avant d’explorer la fonction parathyroïdienne.
Durant le traitement par hydrochlorothiazide, les patients doivent s'assurer d'un apport hydrique suffisant et, en raison de la perte de potassium accrue, manger des aliments riches en potassium (par exemple bananes, légumes, noix).
Glycémie et lipidémie
Les diurétiques thiazidiques, y compris l’hydrochlorothiazide, peuvent diminuer la tolérance au glucose et augmenter les taux sériques de cholestérol et triglycérides. Il peut être nécessaire d’adapter la posologie de l’insuline ou des hypoglycémiants oraux chez les patients diabétiques.
Fonction rénale et diurétique
Les diurétiques thiazidiques ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (évaluée par exemple par le calcul de la clairance de la créatinine à partir de la créatininémie). Chez le sujet âgé, la valeur de la clairance de la créatinine doit être réajustée en fonction de l’âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft, par exemple :
Clcr = (140 - âge) x poids/0,814 x créatininémie
Avec :
- l’âge exprimé en années,
- le poids en kg,
- la créatininémie en micromol/l.
Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
L’hypovolémie, secondaire à la perte d’eau et de sodium, induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l’urée sanguine et de la créatininémie.
Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.
Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé
Les sulfamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie aiguë transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes incluent l'apparition soudaine d'une réduction de l'acuité visuelle ou d'une douleur oculaire et surviennent en règle générale dans les heures ou les semaines suivant le début du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut induire une perte de la vision permanente. La première mesure à adopter est l'arrêt du traitement le plus rapidement possible. Un recours rapide à un traitement médicamenteux ou à la chirurgie peut s'avérer nécessaire si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de survenue d'un glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure les antécédents d'allergies aux sulfamides ou à la pénicilline.
Autres
Associations anti-hypertensives
Il est conseillé de réduire la posologie en cas d’association avec un autre antihypertenseur, au moins dans un premier temps.
L’effet anti-hypertenseur des IEC, des antagonistes de l’angiotensine II ou des inhibiteurs de la rénine est potentialisé par des traitements qui augmentent l’activité rénine plasmatique (diurétiques).
La prudence est recommandée lorsqu’un IEC, un antagoniste de l’angiotensine II ou un inhibiteur direct de la rénine est administré conjointement à HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW, et plus particulièrement chez les patients présentant une déplétion sodée et/ou volémique importante.
Sportifs
L’attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.
Autre
Lupus érythémateux : des cas d’exacerbation ou d’activation d’un lupus érythémateux disséminé ont été rapportés avec les diurétiques thiaziques, incluant l’hydrochlorothiazide.
Les réactions d’hypersensibilité à l’hydrochlorothiazide sont plus fréquentes chez les patients allergiques et asthmatiques.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Condition de prescription
liste II
Groupe générique
HYDROCHLOROTHIAZIDE 25 mg - ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 2.29
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ARROW GENERIQUES