MILRINONE CARINOPHARM 1 mg/ml, solution injectable/pour perfusion

inhibiteur sélectif de la phosphodiestérase | code ATC : C01CE02

1 mL de solution injectable/pour perfusion contient 1 mg de milrinone.

Une ampoule de 10 mL contient 10 mg de milrinone.

Adultes

Milrinone Carinopharm est indiqué pour le traitement à court terme (48 heures) de l’insuffisance cardiaque congestive sévère réfractaire au traitement d’entretien conventionnel (glycosides, diurétiques, vasodilatateurs ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine [IEC]).

Enfants

Dans la population pédiatrique, Milrinone Carinopharm est indiqué pour le traitement à court terme (jusqu’à 35 heures) de l’insuffisance cardiaque congestive sévère réfractaire au traitement d’entretien conventionnel (glycosides, diurétiques, vasodilatateurs ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine [IEC]), ainsi que pour le traitement à court terme (jusqu’à 35 heures) de patients pédiatriques présentant une insuffisance cardiaque aiguë, y compris les états de faible débit cardiaque après une chirurgie cardiaque.

Posologie

Une surveillance attentive doit être mise en œuvre durant le traitement par la milrinone, comprenant un contrôle de la tension artérielle, du rythme cardiaque, de l’état clinique, de l’électrocardiogramme, de l’équilibre hydroélectrolytique et de la fonction rénale (créatinine sérique) (voir rubrique 4.4).

L’équipement permettant de traiter immédiatement les effets indésirables cardiaques éventuels (par exemple, arythmies ventriculaires engageant le pronostic vital) doit être disponible.

Le débit de perfusion sera ajusté en fonction de la réponse hémodynamique du patient.

Adultes : l’administration de Milrinone Carinopharm 1 mg/ml, solution injectable/pour perfusion débutera par une dose de charge de 50 µg/kg pendant 10 minutes, qui sera généralement suivie d’une perfusion continue de 0,375 µg/kg/min à 0,75 µg/kg/min (valeur standard : 0,5 µg/kg/min) en fonction de la réponse hémodynamique et clinique et de la survenue éventuelle d’effets indésirables tels qu’hypotension et arythmie.

La dose totale n’excédera pas 1,13 mg/kg/jour, ce qui correspond à un débit de perfusion de 45,0 µg/kg/heure.

Le tableau ci-dessous donne une indication du débit de la perfusion continue calculé sur la base d’une solution contenant 200 µg/ml de milrinone préparée avec 40 ml de diluant par ampoule de 10 ml. Une solution saline à 0,9 % ou du sérum glucosé à 5 % peuvent être utilisés comme diluants.

Dose de Milrinone Carinopharm (µg/kg/min)

Perfusion continue (µg/kg/heure)

Débit de perfusion (ml/kg/heure)

0,375

22,5

0,11

0,400

24,0

0,12

0,500

30,0

0,15

0,600

36,0

0,18

0,700

42,0

0,21

0,750

45,0

0,22

Des solutions à différentes concentrations peuvent être utilisées en fonction des besoins électrolytiques des patients. La durée de traitement dépendra de la réponse du patient.

Sujets âgés : l’expérience montre qu’à ce jour aucune recommandation posologique particulière n’est nécessaire chez les patients présentant une fonction rénale normale. Chez les sujets âgés dont la clairance rénale est diminuée, il peut être nécessaire de réduire les doses de Milrinone Carinopharm.

Insuffisance rénale : un ajustement de la posologie est nécessaire. L’ajustement de la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale repose sur les données obtenues auprès de patients présentant une insuffisance rénale simple, sans insuffisance cardiaque congestive, qui montrent une augmentation significative de la demi-vie d’élimination terminale de la milrinone. La dose de charge n’est pas affectée, mais une réduction des débits de la perfusion continue peut être nécessaire en fonction de la sévérité de l’insuffisance rénale (fonction de la clairance de la créatinine) (voir tableau ci-dessous) :

Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m2)

Dose de Milrinone Carinopharm (µg/kg/min)

Débit de perfusion continue (pour une solution contenant 200 µg de milrinone par ml) (ml/kg/heure)

5

0,20

0,06

10

0,23

0,07

20

0,28

0,08

30

0,33

0,10

40

0,38

0,11

50

0,43

0,13

Population pédiatrique :

Dans les études publiées, les doses sélectionnées pour les nourrissons et les enfants étaient les suivantes :

- dose de charge intraveineuse : 50 à 75 μg/kg administrés pendant 30 à 60 minutes,

- perfusion intraveineuse continue : à initier en fonction de la réponse hémodynamique et de la survenue éventuelle d’effets indésirables entre 0,25 et 0,75 μg/kg/min pendant une durée maximale de 35 heures.

Dans les études cliniques du syndrome de bas débit cardiaque chez les nourrissons et les enfants de moins de 6 ans après une chirurgie correctrice d’une maladie cardiaque congénitale, une dose de charge de 75 µg/kg sur 60 minutes suivie par une perfusion de 0,75 µg/kg/min pendant 35 heures réduisent significativement le risque de développement de syndrome de bas débit cardiaque.

Les résultats des études pharmacocinétiques (voir rubrique 5.2) doivent être pris en considération.

Insuffisance rénale : Du fait du manque de données, l’utilisation de la milrinone n’est pas recommandée dans la population pédiatrique souffrant d’insuffisance rénale (pour plus d’informations, voir la rubrique 4.4).

Persistance du canal artériel : Chez les prématurés et les enfants à terme à risque de/ou souffrant de persistance du canal artériel, il est nécessaire d’évaluer le besoin thérapeutique en fonction des risques potentiels si l’utilisation de la milrinone est envisagée (voir rubriques 4.4, 4.8, 5.2 et 5.3).

Mode d’administration

Administration intraveineuse lente. Afin d’éviter l’irritation locale, il faut piquer dans la veine la plus large possible. L’injection extravasculaire est à éviter.

Milrinone Carinopharm ne peut être mélangé à d’autres diluants que ceux indiqués ci-dessus. Des solutions à différentes concentrations seront utilisées en fonction des besoins hydroélectrolytique du patient. Le soluté obtenu après dilution est un liquide transparent, incolore à jaune pâle.

La durée du traitement dépendra de la réponse du patient, mais elle ne peut excéder 48 heures en raison de l’absence de données concernant la sécurité et l’efficacité de la milrinone dans le traitement à long terme de l’insuffisance cardiaque congestive (voir rubrique 4.4).

intraveineuse

La milrinone est contre-indiquée :

- Chez les sujets présentant une hypersensibilité à la milrinone ou à l'un des excipients (voir rubrique 6.1).

- Hypovolémie sévère.

Une surveillance attentive doit être maintenue pendant le traitement par la milrinone incluant le contrôle de la pression artérielle, du rythme cardiaque, de l’état clinique, de l’électrocardiogramme, de l’équilibre hydroélectrolytique et de la fonction rénale (c’est-à-dire créatinine sérique).

L’équipement permettant de traiter immédiatement les effets indésirables cardiaques éventuels (par exemple, arythmies ventriculaires engageant le pronostic vital) doit être disponible.

Chez les patients avec une maladie aortique obstructive grave ou une maladie des valves pulmonaires, ou une sténose hypertrophique subaortique (KMP), la milrinone ne doit pas être utilisée à la place d’une chirurgie de secours d’une obstruction. Comme avec d’autres médicaments inotropes, vasodilatateurs, la milrinone peut aggraver l’obstruction de sortie dans ces conditions.

L’administration de milrinone immédiatement après un infarctus du myocarde en phase aiguë n’est pas recommandée tant que l’innocuité et l’efficacité n’ont pas été établies dans cette situation. L’utilisation d’inotrope positif tel que la milrinone en phase aiguë suivant un infarctus du myocarde peut mener à une augmentation non voulue de la consommation d’oxygène myocardiale (MVO2). Une prudence accrue est nécessaire chez les patients en phase aiguë de l’infarctus du myocarde bien que la milrinone n’augmente pas la MVO2 chez des patients avec une insuffisance cardiaque chronique.

Il y a une possibilité d’augmentation du taux de réponse ventriculaire chez les patients avec un flutter ou une fibrillation. Chez ces patients, une digitalisation antérieure ou un traitement avec d’autres agents prolongeant la conduction auriculo-ventriculaire doit être considérée puisque la milrinone produit une légère augmentation de la conduction du nœud A-V.

Des arythmies supraventriculaires et ventriculaires ont été observées chez des patients à risque élevé de troubles du rythme. Chez quelques patients, une augmentation de l’ectopie ventriculaire incluant une tachycardie ventriculaire temporaire a été rapportée. Les patients, et en particulier ceux souffrant d’arythmies ventriculaires complexes, doivent par conséquent être surveillés en permanence par ECG et au moyen d’examens cliniques durant le traitement par la milrinone, et le dosage doit être soigneusement ajusté.

Si un traitement diurétique intensif antérieur est suspecté d’avoir diminué significativement la pression de remplissage cardiaque, la milrinone doit être administrée avec prudence et sous contrôle continu de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et des symptômes cliniques. L'équilibre hydroélectrolytique et la créatininémie devront être soigneusement surveillés durant le traitement.

Par suite de l'augmentation de la diurèse due à une amélioration du débit cardiaque, il pourra être nécessaire de diminuer la posologie de diurétique. La perte de potassium due à une diurèse excessive peut favoriser la survenue d'arythmie chez les patients digitalisés ; il faudra donc, avant ou pendant le traitement par la milrinone injectable, corriger l'hypokaliémie par un supplément en potassium.

L’activité vasodilatatrice de la milrinone peut provoquer une hypotension, il faut donc être prudent lorsque la milrinone est administrée à des patients souffrant d’hypotension avant le traitement. Chez les patients présentant une diminution importante de la pression artérielle pendant le traitement par la milrinone, la perfusion devra être arrêtée jusqu’au retour à la normale, puis reprise à un débit plus faible si nécessaire.

Une diminution du taux d’hémoglobine, incluant une anémie, se produit souvent en cas d’insuffisance cardiaque. Du fait du risque de thrombocytopénie ou d’anémie sous milrinone, une surveillance attentive des paramètres de laboratoire correspondants est nécessaire chez les patients présentant une diminution du taux de plaquettes ou de l’hémoglobine.

Il n’y a pas d’expérience d’essais contrôlés avec des perfusions de milrinone de plus de 48 heures.

Des cas de réactions au point d’injection ont été rapportés au cours des traitements par la milrinone IV (voir rubrique 4.8). Par conséquent, une surveillance attentive du point d’injection devra être assurée pour éviter tout risque d’extravasation.

Ce médicament contient du glucose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose.

Population pédiatrique :

Les recommandations suivantes sont à prendre en considération en plus des mises en garde et précautions décrites pour les adultes :

Chez les nouveau-nés, la surveillance inclura le rythme et la fréquence cardiaques, la pression artérielle systémique par l’intermédiaire d’un cathéter artériel ombilical ou d’un cathéter périphérique, la pression veineuse centrale, l’index cardiaque, le débit cardiaque, la résistance vasculaire systémique, la pression artérielle pulmonaire et la pression auriculaire. Les valeurs de laboratoire qui doivent être contrôlées sont le taux de plaquettes, le taux de potassium sérique, la fonction hépatique et la fonction rénale.

La fréquence de la surveillance est déterminée en fonction des valeurs de départ et il est nécessaire d’évaluer la réponse du nouveau-né aux changements de traitement.

Les données de la littérature ont montré que dans la population pédiatrique souffrant d’insuffisance rénale, il existe des troubles marqués de la clairance de la milrinone, et des effets indésirables cliniquement significatifs. Cependant, le niveau de clairance de la créatinine dans la population pédiatrique à partir duquel les doses doivent être ajustées n’est pas établi. Par conséquent l’utilisation de la milrinone n’est pas recommandée dans cette population (voir rubrique 4.2).

Dans la population pédiatrique, la milrinone doit être initiée seulement si le patient est hémodynamiquement stable.

Une attention particulière doit être portée chez les nouveau-nés présentant des facteurs de risque d’hémorragie intraventriculaire (c’est-à-dire chez les prématurés et les faibles poids de naissance) puisque la milrinone peut induire une thrombocytopénie. Dans les études cliniques réalisées dans la population pédiatrique, le risque de thrombocytopénie augmente significativement avec la durée de perfusion. Les données cliniques suggèrent que les thrombocytopénies induites par la milrinone sont plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes (voir rubrique 4.8).

Dans les études cliniques, la milrinone semble ralentir la fermeture du canal artériel dans la population pédiatrique. Par conséquent, chez les prématurés et les enfants à terme à risque de/ou souffrant de persistance du canal artériel, il est nécessaire d’évaluer le besoin thérapeutique en fonction des risques potentiels si l’utilisation de milrinone est envisagée (voir rubriques 4.2, 4.8, 5.2 et 5.3).

Utilisation chez les personnes âgées :

Aucune recommandation particulière n’est requise pour les personnes âgées. Il n’a pas été observé de lien entre l’incidence des réactions indésirables et l’âge. D’après les études contrôlées de pharmacocinétique, aucun changement dans le profil pharmacocinétique de la milrinone chez les personnes âgées n’a été observé.

Utilisation chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale :

Chez les patients souffrant d’insuffisance rénale sévère, une adaptation posologique est requise (voir rubrique 4.2).

réservé à l'usage HOSPITALIER

MILRINONE 10 mg/10 ml - COROTROPE 10 mg/10 ml, solution injectable IV

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 10 ampoule(s) en verre de 10 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : CARINOPHARM (ALLEMAGNE)