UMATROPE 12 mg/3 mL, poudre et solvant pour solution injectable

hormones de l'anté-hypophyse et analogues | code ATC : H01AC01

La cartouche contient :

Somatropine......................................................................................................................... 12 mg

Une fois reconstituée, elle contient 4,17 mg/mL.

La somatropine est produite dans des cellules d’Escherichia coli par la technique de l’ADN recombinant.

Chez l’enfant :

Traitement à long terme des enfants atteints d’un retard de croissance lié à un déficit en hormone de croissance normale endogène.

Traitement de la petite taille chez les enfants atteints du syndrome de Turner, confirmé par analyse chromosomique.

Traitement du retard de croissance chez l’enfant pré-pubère atteint d’une insuffisance rénale chronique.

Traitement des patients ayant un retard de croissance associé à un déficit du gène SHOX (Short Stature HOmeoboX- Containing gene) confirmé par un test ADN.

UMATROPE est aussi indiqué dans le retard de croissance (taille actuelle < - 2,5 SDS et taille des parents ajustée < - 1 SDS) chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel, avec un poids et/ou une taille de naissance < - 2 DS, n’ayant pas rattrapé leur retard de croissance (vitesse de croissance < 0 SDS au cours de la dernière année) à l’âge de 4 ans ou plus.

Chez l’adulte :

UMATROPE est indiqué dans le traitement substitutif chez le sujet adulte présentant un déficit en hormone de croissance sévère.

Ces patients sont définis comme présentant un déficit somatotrope sévère acquis à l’âge adulte, secondaire à une pathologie hypothalamo-hypophysaire connue et associé au minimum à un autre déficit hormonal hypophysaire (excepté le déficit en prolactine). Un seul test dynamique sera pratiqué pour affirmer ou exclure un déficit en hormone de croissance.

Chez les patients présentant un déficit somatotrope acquis dans l’enfance (sans maladie hypothalamo-hypophysaire ni antécédent d’irradiation crânienne), deux tests dynamiques sont recommandés, sauf en cas de taux bas d’IGF-1 (< - 2 SDS) ce qui peut être considéré comme un test. Les valeurs limites des tests dynamiques doivent être strictement définies.

Posologie

Le schéma posologique et d’administration doit être personnalisé pour chaque patient ; cependant, pour :

- Les enfants atteints d’un déficit somatotrope :

La posologie recommandée est de 0,025 à 0,035 mg/kg de poids corporel et par jour, en injection sous-cutanée, soit environ 0,7 à 1,0 mg/m² par jour.

- Les adultes atteints d’un déficit somatotrope :

La posologie recommandée à l’initiation du traitement est de 0,15 à 0,30 mg/jour. Une dose de départ plus faible peut être préférable chez les patients âgés et/ou obèses.

La dose doit être augmentée progressivement suivant les besoins du patient, en fonction de la réponse clinique et du taux sérique d’IGF-1.

La dose journalière ne doit généralement pas dépasser 1 mg.

La concentration en IGF-1 doit être maintenue à des valeurs ne dépassant pas la limite normale supérieure en fonction de l’âge. La dose minimale efficace devra être utilisée ; les besoins peuvent diminuer avec l’âge.

Les femmes peuvent nécessiter des doses plus élevées que les hommes, les hommes montrant une sensibilité croissante à l'IGF-1 au fil du temps. Cela signifie qu'il y a un risque que les femmes, notamment celles qui reçoivent un traitement œstrogénique par voie orale, soient sous-traitées alors que les hommes sont sur-traités.

La dose de somatropine devra être réduite en cas d’œdème persistant ou de paresthésies sévères, pour éviter un syndrome du canal carpien (voir rubrique 4.8 Effets indésirables).

- Les patientes atteintes du syndrome de Turner :

La posologie recommandée est de 0,045 à 0,050 mg/kg de poids corporel et par jour, administrée en injection sous cutanée de préférence le soir, soit environ 1,4 mg/m² par jour.

- Les enfants pré-pubères atteints d’insuffisance rénale chronique :

La posologie recommandée est de 0,045 à 0,050 mg/kg de poids corporel et par jour administrée en injection sous-cutanée.

- Les enfants présentant un déficit du gène SHOX :

La posologie recommandée est de 0,045 à 0,050 mg/kg de poids corporel par jour, en injection sous-cutanée.

- Les enfants nés petits pour l’âge gestationnel :

La posologie recommandée est de 0,035 mg/kg de poids corporel et par jour, en injection sous-cutanée (soit 1,0 mg/m² de surface corporelle par jour) jusqu’à ce que la taille finale soit atteinte (voir rubrique 5.1). Le traitement devra être interrompu après la première année de traitement, si la vitesse de croissance est inférieure à + 1,0 SDS. Le traitement devra être interrompu si la vitesse de croissance est < 2 cm par an et, si une confirmation est nécessaire, l’âge osseux est > 14 ans (pour les filles) ou > 16 ans (pour les garçons), correspondant à la soudure des cartilages de conjugaison.

Mode d’administration

UMATROPE doit être administré par voie sous-cutanée après reconstitution.

Afin d’éviter des lipoatrophies les sites d’injection sous-cutanée doivent varier.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

sous-cutanée

La somatropine ne doit pas être utilisée en présence d’une preuve quelconque d’activité d’une tumeur. Les tumeurs intracrâniennes doivent être inactives et tout traitement anti-tumoral doit être terminé avant de commencer un traitement par l’hormone de croissance. Le traitement doit être interrompu en présence d’une preuve de croissance tumorale.

UMATROPE ne doit pas être reconstitué avec le solvant joint chez les sujets ayant une hypersensibilité au métacrésol ou au glycérol.

UMATROPE ne doit pas être utilisé pour favoriser la croissance chez les enfants dont les épiphyses sont soudées.

Le traitement par hormone de croissance ne doit pas être entrepris chez les patients présentant un état critique aigu du fait de complications d’interventions chirurgicales à cœur ouvert ou abdominales, d'un polytraumatisme, ou chez les patients en insuffisance respiratoire aiguë (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et Précautions d’emploi).

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

La dose maximale quotidienne recommandée ne doit pas être dépassée (voir rubrique 4.2).

Le déficit somatotrope des sujets ayant été traités pendant l'enfance et jusqu'à leur taille finale par l'hormone de croissance doit être réévalué après la soudure des cartilages de conjugaison avant l'instauration du traitement substitutif aux doses recommandées pour l'adulte.

Le diagnostic et le traitement par UMATROPE doivent être réalisés et suivis par un médecin spécialisé et expérimenté dans le diagnostic et le traitement de patients atteints d'un déficit en hormone de croissance.

A ce jour, il n'a pas été montré que la substitution en hormone de croissance influence le taux de récidive ou la progression des néoplasies intracrâniennes ; cependant en pratique clinique, des contrôles réguliers d’imagerie hypophysaire sont nécessaires chez les patients ayant des antécédents de pathologie hypophysaire. Une imagerie de base est recommandée chez ces patients avant d'instaurer le traitement substitutif par hormone de croissance.

Un risque plus élevé de second néoplasme (bénin ou malin) a été rapporté chez les patients traités par somatropine, ayant survécu à un cancer durant leur enfance. Parmi ces seconds néoplasmes, les tumeurs intracrâniennes, en particulier, ont été les plus fréquentes.

En cas de céphalées sévères ou récidivantes, de problèmes visuels, de nausées et/ou vomissements, il est conseillé de pratiquer un examen du fond de l'œil à la recherche d'un œdème papillaire. En cas d'œdème papillaire confirmé, il faut envisager un diagnostic d'hypertension intracrânienne bénigne et le cas échéant, le traitement par hormone de croissance doit être interrompu.

L’état actuel des connaissances ne permet pas de recommander la poursuite du traitement chez des patients ayant une hypertension intracrânienne résolue. Si le traitement par hormone de croissance est réinstitué, une surveillance rapprochée à la recherche de signes d'hypertension intracrânienne s'impose.

Les patients atteints de pathologies endocriniennes, dont le déficit en hormone de croissance, peuvent présenter plus fréquemment une épiphysiolyse de hanche. Tout enfant présentant une claudication au cours du traitement par l'hormone de croissance devra être examiné.

L'hormone de croissance augmente la conversion périphérique de T4 en T3 et peut ainsi révéler une hypothyroïdie débutante. C'est pourquoi la surveillance thyroïdienne devrait être effectuée chez tous les patients.

Chez les patients présentant un hypopituitarisme, les autres traitements substitutifs doivent être adaptés étroitement lors de l’introduction du traitement par l’hormone de croissance.

Chez les enfants, le traitement doit être poursuivi jusqu'à l'achèvement de la croissance. Il est conseillé de ne pas dépasser la posologie recommandée étant donné les risques potentiels d'acromégalie, d'hyperglycémie et de glycosurie.

Avant d'instaurer le traitement par de la somatropine pour le retard de la croissance secondaire à une insuffisance rénale chronique, les patients doivent avoir été suivis pendant un an afin de confirmer ce retard. Un traitement conservateur de l'insuffisance rénale (incluant le contrôle de l'acidose, de l'hyperparathyroïdie et de l'état nutritionnel pendant l'année précédant l'instauration du traitement) doit avoir été établi et doit être maintenu pendant toute la durée de traitement. Le traitement par la somatropine doit être arrêté au moment de la transplantation rénale.

Les effets de l'hormone de croissance sur l'évolution d'un état critique ont été étudiés dans deux essais contrôlés versus placebo chez 522 adultes présentant des complications secondaires à une intervention chirurgicale à cœur ouvert ou abdominale, un polytraumatisme, ou une insuffisance respiratoire aiguë. La mortalité a été plus élevée dans le groupe de patients traités par l'hormone de croissance (doses de GH : 5,3-8 mg/jour) que dans le groupe sous placebo (41,9 % versus 19,3 %). La sécurité d'emploi sur la poursuite du traitement par l'hormone de croissance chez les patients recevant des doses substitutives dans les indications validées et qui développeraient parallèlement ces pathologies n'a pas été établie. En conséquence, le bénéfice potentiel de la poursuite du traitement chez les patients en état critique aigu doit être évalué au regard de ce risque potentiel.

Si une femme traitée par somatropine débute un traitement œstrogénique par voie orale, il peut être nécessaire d'augmenter la dose de somatropine pour maintenir les taux sériques d'IGF-1 dans l’intervalle normal pour l'âge. Inversement, si une femme sous somatropine interrompt un traitement œstrogénique oral, il se peut que la dose de somatropine doive être réduite pour éviter un excès d'hormone de croissance et / ou des effets indésirables (voir rubrique 4.5). La dose administrée d'hormone de croissance devra être réadaptée lors de toute modification de la voie d'administration des œstrogènes (voie orale vers voie transdermique ou vice-versa). Une augmentation de la sensibilité à l’hormone de croissance (se traduisant par un changement du taux d’IGF-1 à la même dose d’hormone de croissance) peut apparaître en cours de traitement notamment chez l’homme.

L'initiation du traitement par la somatropine peut entraîner une inhibition de la 11βHSD-1 et réduire les concentrations sériques de cortisol. Chez les patients traités par la somatropine, une insuffisance surrénale centrale (secondaire) non diagnostiquée auparavant peut être découverte et un traitement substitutif par glucocorticoïde peut être nécessaire. De plus, les patients traités par glucocorticoïde pour une insuffisance surrénalienne préalablement diagnostiquée peuvent nécessiter une augmentation de leurs doses d'entretien ou de stress, après le début du traitement par la somatropine (voir rubrique 4.5).

A moins que les patients ayant un syndrome de Prader-Willi ne présentent un déficit en hormone de croissance, UMATROPE n’est pas indiqué pour le traitement des patients atteints d’un retard de croissance lié à un syndrome de Prader-Willi confirmé génétiquement.

Des cas d’apnée du sommeil et de mort subite ont été rapportés après l’initiation d’un traitement par hormone de croissance chez des patients présentant un syndrome de Prader-Willi et ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : obésité sévère, antécédents d’obstruction des voies aériennes supérieures, d’apnée du sommeil, ou d’infection respiratoire non identifiée.

La somatropine pouvant réduire la sensibilité à l’insuline, les patients doivent être surveillés à la recherche d’une intolérance au glucose. Il peut être nécessaire d’ajuster la dose d’insuline après l’instauration d’un traitement par de la somatropine chez les patients diabétiques. Les patients diabétiques ou intolérants au glucose doivent être étroitement surveillés lors du traitement par de la somatropine.

Les patients âgés (âge ≥ 65 ans) sont plus sensibles à l’action d’UMATROPE et peuvent être plus prédisposés à développer des effets indésirables (sévères).

Les données concernant les patients âgés de plus de 80 ans sont limitées.

Il n’y a pas de données concernant le traitement prolongé chez l’adulte.

Chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel, les autres causes ou traitements pouvant expliquer un retard de croissance doivent être exclus avant d’initier le traitement.

Chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel, il est recommandé de mesurer l’insulinémie et la glycémie à jeun avant de commencer le traitement, puis annuellement. Chez les patients présentant un risque accru de diabète (antécédents familiaux de diabète, obésité, insulino-résistance sévère, acanthosis nigricans, par exemple), un test d’hyperglycémie provoquée par voie orale doit être réalisé. Si un diabète est diagnostiqué, l’hormone de croissance ne devra pas être administrée tant que le diabète ne sera pas équilibré. L’hormone de croissance pourra ensuite être instaurée avec un étroit contrôle de l’équilibre glycémique. Une augmentation de la dose d’insuline pourra être nécessaire.

Chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel, il est recommandé de mesurer la concentration plasmatique d’IGF-1 avant d’initier le traitement, et par la suite de le faire 2 fois par an. Si sur des mesures répétées, les taux d’IGF-1 sont supérieurs à + 2 DS comparés aux valeurs standard pour le sexe, l’âge et le stade pubertaire, le ratio IGF-1/IGFBP-3 devrait être pris en considération pour l’ajustement de la dose.

Chez les patients nés petits pour l’âge gestationnel ou les enfants présentant un déficit du gène SHOX, il n’est pas recommandé d’initier le traitement proche du début de la puberté, l’expérience étant limitée.

Une partie du gain de taille obtenu chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel pourrait être perdue si le traitement est arrêté avant que la taille finale ne soit atteinte.

Pancréatite

Bien que rare, une pancréatite doit être envisagée chez les patients traités par somatropine qui présentent une douleur abdominale, surtout chez les enfants.

Progression de la scoliose chez les enfants

Une scoliose peut progresser chez tout enfant lors d’une croissance rapide. Les signes de scoliose doivent être surveillés pendant le traitement.

Excipient(s) à effet notoire

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium par dose (23 mg), c’est-à-dire qu’il est essentiellement sans sodium.

prescription réservée aux spécialistes et services PEDIATRIE

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Modéré

Présentation : 1 cartouche(s) en verre - 1 seringue(s) préremplie(s) de 3,15 ml

Prix : 269.80

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : LILLY FRANCE