PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg, comprimé sécable
Classe médicamenteuse
agents agissant sur le système rénine-angiotensine, inhibiteurs de l’ECA et diurétiques | code ATC : C09BA04
Composition
Périndopril......................................................................................................................... 3,338 mg
Sous forme de périndopril tert-butylamine................................................................................. 4 mg
Indapamide......................................................................................................................... 1,25 mg
Pour un comprimé sécable.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 61,530 mg de lactose monohydraté (voir rubrique 4.4).
Indications thérapeutiques
Traitement de l’hypertension artérielle essentielle. PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg est indiqué chez les patients pour lesquels la pression artérielle est insuffisamment contrôlée par périndopril seul.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Un comprimé de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg par jour en une prise quotidienne, de préférence le matin et avant le repas.
Quand cela est possible, il est recommandé d’adapter individuellement les posologies des composants. PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg, comprimé sécable doit être utilisé si la pression artérielle est insuffisamment contrôlée par comprimé de 2,5 mg/0,625 mg (si disponible). Le passage direct de la monothérapie à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg comprimé peut être envisagé s’il s’avère cliniquement opportun.
Populations particulières
Personnes âgées (voir rubrique 4.4)
Le traitement doit être instauré après prise en compte de la réponse tensionnelle et de la fonction rénale.
Insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4)
En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 mL/min), le traitement est contre-indiqué.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30–60 mL/min), il est recommandé d’instaurer le traitement à la posologie appropriée de l’association libre.
Chez les patients ayant une clairance de la créatinine supérieure ou égale à 60 mL/min, aucun ajustement posologique n’est nécessaire.
Le suivi médical habituel comprendra un contrôle fréquent de la créatinine et du potassium.
Insuffisants hépatiques (voir rubrique 4.4)
En cas d’insuffisance hépatique sévère, le traitement est contre-indiqué.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée, aucun ajustement posologique n’est nécessaire.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité du périndopril tert-butylamine/indapamide dans la population pédiatrique n’ont pas encore été établies. PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents.
Mode d’administration
Voie orale.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Liées au périndopril :
- Hypersensibilité au périndopril ou à tout autre inhibiteur de l’ECA
- Antécédents d’angiœdème (œdème de Quincke) associé à un traitement antérieur par un inhibiteur de l’ECA (voir rubrique 4.4)
- Angiœdème héréditaire/idiopathique
- Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6)
- L’utilisation concomitante de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA avec des produits contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 mL/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1)
- Utilisation concomitante avec le sacubitril/valsartan. Le périndopril ne doit pas être instauré plus tôt que 36 heures après l’administration de la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5)
- Traitements par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5)
- Sténose bilatérale importante de l’artère rénale ou sténose de l’artère rénale sur rein fonctionnellement unique (voir rubrique 4.4)
Liées à l’indapamide :
- Hypersensibilité à l’indapamide ou à tout autre sulfamide
- Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 mL/min)
- Encéphalopathie hépatique
- Insuffisance hépatique sévère
- Hypokaliémie
- En règle générale, ce médicament est déconseillé en cas d’association avec des médicaments non antiarythmiques pouvant provoquer des torsades de pointe (voir rubrique 4.5)
- Allaitement (voir rubrique 4.6)
Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg :
- Hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
En raison de l’absence d’expérience thérapeutique suffisante, PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg ne doit pas être utilisé chez :
- les patients dialysés ;
- les patients présentant une insuffisance cardiaque décompensée non traitée.
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Communes au périndopril et à l’indapamide :
Lithium
L’utilisation de lithium avec l’association de périndopril et d’indapamide n’est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Liées au périndopril :
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’ECA, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant un risque d’insuffisance rénale aiguë). Le double blocage du SRAA par l’association d’inhibiteurs de l’ECA, de récepteurs de l’angiotensine II ou d’aliskiren n’est donc pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les inhibiteurs de l’ECA et les récepteurs de l’angiotensine II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.
Epargneurs de potassium, suppléments de potassium ou substituts de sel contenant du potassium
L’association de périndopril avec des épargneurs de potassium, des suppléments de potassium ou des substituts de sel contenant du potassium n’est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Neutropénie/agranulocytose/thrombopénie/anémie
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombopénie et d’anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l’ECA. Il est rare qu’une neutropénie survienne chez les patients présentant une fonction rénale normale et n’ayant aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immunosuppresseur, de l’allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s’il existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont développé des infections graves, qui, dans quelques cas, n’ont pas répondu à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril doit être utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la numération des globules blancs est conseillée et les patients doivent être prévenus de signaler tout signe d’infection (par exemple, maux de gorge, fièvre) (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Hypertension rénovasculaire
Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par inhibiteurs de l’ECA, le risque d’hypotension et d’insuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale.
Hypersensibilité/angiœdème
Un angiœdème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à n’importe quel moment au cours du traitement. Dans de tels cas, le périndopril doit être arrêté immédiatement et une surveillance appropriée doit être mise en place pour assurer la résolution complète des symptômes avant de renvoyer le patient. Lorsque l’œdème n’intéresse que la face et les lèvres, l’évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour soulager les symptômes. L’angiœdème associé à un œdème laryngé peut être fatal. En cas d’atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d’adrénaline sous-cutanée à 1/1 000 (0,3 mL à 0,5 mL) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes.
La fréquence d’angiœdèmes rapportés est plus élevée chez les patients noirs recevant des inhibiteurs de l’ECA que chez les patients non-noirs. Les patients ayant des antécédents d’angiœdème non lié à la prise d’un inhibiteur de l’ECA peuvent présenter un risque accru d’angiœdème sous inhibiteur de l’ECA (voir rubrique 4.3).
Un angiœdème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteurs de l’ECA. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n’était pas précédé d’un angiœdème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic d’angiœdème a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d’une chirurgie et les symptômes ont disparu à l’arrêt de l’inhibiteur de l’ECA. L’angiœdème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous inhibiteurs de l’ECA.
L’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’ECA avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d’un risque accru d’angiœdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être instauré plus tôt que 36 heures après l’administration de la dernière dose de périndopril. Le traitement par périndopril ne doit pas être instauré plus tôt que 36 heures après l’administration de la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). L’utilisation concomitante d’autres inhibiteurs de la NEP (par exemple, racécadotril) avec des inhibiteurs de l’ECA peut également accroître le risque d’angiœdème (voir rubrique 4.5). Par conséquent, une évaluation prudente du rapport bénéfice/risque est nécessaire avant d’instaurer un traitement avec des inhibiteurs de la NEP (par exemple, racécadotril) chez des patients recevant du périndopril.
Utilisation concomitante d’inhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) :
Les patients traités de façon concomitante avec des inhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque accru d’angiœdème (par exemple, œdème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient d’être prudent lors de l’introduction d’inhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) chez un patient prenant déjà un inhibiteur de l’ECA.
Réactions anaphylactoïdes lors d’une désensibilisation
Des cas isolés de réactions anaphylactoïdes prolongées engageant le pronostic vital ont été rapportés lors de l’administration d’inhibiteurs de l’ECA pendant un traitement de désensibilisation avec du venin d’hyménoptère (abeilles, guêpes). Les inhibiteurs de l’ECA doivent être utilisés avec prudence chez les patients allergiques traités pour désensibilisation et évités chez ceux recevant une immunothérapie au venin. Néanmoins, ces réactions peuvent être évitées en interrompant temporairement l’inhibiteur de l’ECA pendant au moins 24 heures chez les patients nécessitant à la fois un traitement par inhibiteurs de l’ECA et une désensibilisation.
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des LDL
Dans de rares cas, des patients recevant des inhibiteurs de l’ECA ont présenté des réactions anaphylactoïdes pouvant être fatales, lors d’une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées chez les patients en suspendant temporairement le traitement par inhibiteur de l’ECA avant chaque aphérèse.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple, AN 69) et traités de façon concomitante par un inhibiteur de l’ECA. Il conviendra d’utiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe d’antihypertenseur chez ces patients.
Aldostéronisme primaire
Les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. De ce fait, l’utilisation de ce produit n’est pas recommandée.
Grossesse
Les inhibiteurs de l’ECA ne doivent pas être instaurés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par inhibiteur de l’ECA ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par inhibiteurs de l’ECA doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un traitement alternatif doit être débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Liées à l’indapamide
Encéphalopathie hépatique
Si la fonction hépatique est altérée, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique.
Dans ce cas, l’administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.
Photosensibilité
Des cas de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques ou apparentés (voir rubrique 4.8.). Si une réaction de photosensibilité survient pendant le traitement, il est recommandé d’interrompre le traitement. Si une ré-administration du diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées du soleil et des UVA artificiels.
Epanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé
Les médicaments à base de sulfamides ou dérivés de sulfamide peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique donnant lieu à un épanchement choroïdien, à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent l’apparition aiguë d’une baisse de l’acuité visuelle ou d’une douleur oculaire et surviennent généralement dans les heures ou les semaines qui suivent l’instauration du médicament. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut induire une perte de la vision permanente. La première mesure à adopter est l’arrêt du traitement le plus rapidement possible. Un recours rapide à un traitement médicamenteux ou à la chirurgie peut s’avérer nécessaire si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de survenue d’un glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure les antécédents d’allergies aux sulfamides ou à la pénicilline.
Précautions d’emploi
Communes au périndopril et à l’indapamide
Insuffisance rénale
En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min), le traitement est contre-indiqué.
Chez certains patients hypertendus sans lésions rénales apparentes pré-existantes et dont le bilan sanguin témoigne d’une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement doit être interrompu et éventuellement repris soit à une faible dose soit avec un seul des constituants.
Chez ces patients, le suivi médical habituel comprend un contrôle fréquent du potassium et de la créatinine, après deux semaines de traitement puis tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique. L’insuffisance rénale a été principalement rapportée chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère ou une insuffisance rénale sous-jacente, en particulier par sténose de l’artère rénale.
Ce médicament n’est pas recommandé en cas de sténose bilatérale de l’artère rénale ou de rein fonctionnellement unique.
Hypotension et déplétion hydrosodée
Il existe un risque d’hypotension soudaine en cas de déplétion sodique pré-existante (en particulier chez les patients présentant une sténose de l’artère rénale). Les signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l’occasion d’un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront donc systématiquement recherchés. Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée chez de tels patients.
Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d’une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique.
Une hypotension transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement. Après rétablissement d’une volémie et d’une pression artérielle satisfaisante, il est possible de reprendre le traitement soit à une posologie réduite soit avec un seul des constituants.
Kaliémie
L’association de périndopril et d’indapamide n’exclut pas la survenue d’une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou chez les patients présentant une insuffisance rénale. Comme avec tout agent antihypertenseur associé à un diurétique, un contrôle régulier des taux de potassium plasmatique doit être effectué.
Excipients
PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg contient du lactose monohydraté. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Toux
Une toux sèche a été rapportée avec l’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. Elle est caractérisée par sa persistance, ainsi que par sa disparition à l’arrêt du traitement. L’étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine s’avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.
Population pédiatrique
L’efficacité et la tolérance du périndopril chez les enfants et les adolescents, seul ou associé, n’ont pas été établies.
Risque d’hypotension artérielle et/ou d’insuffisance rénale (en cas d’insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc.)
Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone a été observée, en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime hyposodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients dont la pression artérielle était initialement basse, en cas de sténose de l’artère rénale, d’insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose œdémato-ascitique.
Le blocage de ce système par un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine peut alors provoquer, surtout lors de la première administration et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle.
Ceci peut survenir occasionnellement, bien que rarement, de façon aiguë et à tout moment du traitement.
Dans ces cas, le traitement doit être instauré à faible dose et augmenté progressivement.
Personnes âgées
La fonction rénale et la kaliémie doivent être évaluées avant le début du traitement. La dose initiale sera ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, particulièrement en cas de déplétion hydrosodée, afin d’éviter toute survenue brutale d’une hypotension.
Athérosclérose
Le risque d’hypotension existe chez tous les patients, mais une attention particulière doit être portée aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en instaurant le traitement à faible dose.
Le traitement de l’hypertension rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine peuvent être utiles chez les patients présentant une hypertension rénovasculaire et qui sont dans l’attente d’une chirurgie correctrice ou lorsque la chirurgie n’est pas possible.
Si PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ZENTIVA 4 mg/1,25 mg est prescrit à des patients ayant une sténose de l’artère rénale connue ou suspectée, le traitement doit être instauré à l’hôpital à faible dose avec une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l’arrêt du traitement.
Insuffisance cardiaque/insuffisance cardiaque sévère
Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (stade IV), l’instauration du traitement doit se faire sous surveillance médicale avec une dose initiale réduite. Le traitement par bêta-bloquants chez les patients hypertendus présentant une insuffisance coronarienne ne doit pas être interrompu : l’inhibiteur de l’ECA doit être ajouté au bêta-bloquant.
Patients diabétiques
Chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l’hyperkaliémie), le traitement doit être instauré sous contrôle médical, à une dose initiale réduite. Chez les patients diabétiques précédemment traités par antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement avec un inhibiteur de l’ECA (voir rubrique 4.5).
Particularités ethniques
Comme pour les autres inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, le périndopril est apparemment moins efficace sur la baisse de pression artérielle chez les patients noirs que chez les patients non-noirs, probablement en raison de la fréquence plus élevée des états de rénine basse dans la population hypertendue noire.
Chirurgie/anesthésie
Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine sont susceptibles de provoquer une hypotension en cas d’anesthésie, en particulier si l’agent anesthésique administré possède un potentiel hypotenseur.
Il est donc recommandé d’interrompre le traitement par inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine de longue durée d’action comme le périndopril si possible la veille de l’intervention.
Sténose de la valve mitrale ou aortique/cardiomyopathie hypertrophique
Les inhibiteurs de l’ECA doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une obstruction au niveau du système d’éjection du ventricule gauche.
Insuffisance hépatique
Les inhibiteurs de l’ECA ont été rarement associés à un syndrome commençant par un ictère cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) au décès. Le mécanisme de ce syndrome n’est pas élucidé. Les patients sous inhibiteurs de l’ECA qui développent un ictère ou qui présentent des élévations marquées des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par inhibiteurs de l’ECA et bénéficier d’une surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des inhibiteurs de l’ECA, dont le périndopril.
Les facteurs de risque de développement d’une hyperkaliémie incluent une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, l’âge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple, spironolactone, éplérénone, triamtérène ou amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts de sel contenant du potassium, ou la prise d’autres traitements augmentant la kaliémie (par exemple, héparine, triméthoprime, cotrimoxazole aussi connu sous le nom de triméthoprime/sulfaméthoxazole, autres inhibiteurs de l’ECA, antagonistes de l’aldostérone ou des récepteurs de l’angiotensine II, acide acétylsalicylique ≥ 3 g/jour, inhibiteurs de la COX-2 et AINS non sélectifs, agents immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime).). L’utilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients présentant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. L’hyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si l’utilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec prudence et un contrôle fréquent de la kaliémie et de la fonction rénale doit être effectué (voir rubrique 4.5.).
Liées à l’indapamide :
Equilibre hydro-électrolytique :
Natrémie
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers. La baisse de la natrémie peut initialement être asymptomatique et un contrôle régulier est donc indispensable. Il doit être encore plus fréquent chez les personnes âgées et chez les patients cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9). Tout traitement diurétique peut provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves.
L’hyponatrémie associée à une hypovolémie peut entraîner une déshydratation et une hypotension orthostatique. La perte concomitante d’ions chlorures peut conduire à une alcalose métabolique secondaire compensatoire : l’incidence et l’amplitude de cet effet sont faibles.
Une déplétion potassique avec hypokaliémie constitue un risque majeur avec les diurétiques thiazidiques et apparentés.
Le risque de survenue d’une hypokaliémie (< 3,4 mmol/L) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque telles que les sujets âgés et/ou dénutris, qu’ils soient polymédicamentés ou non, les patients cirrhotiques présentant des œdèmes et des ascites, les patients coronariens et les patients insuffisants cardiaques.
Dans de tels cas, l’hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les sujets présentant un intervalle QT long, d’origine congénitale ou iatrogénique, sont également à risque. L’hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointe, potentiellement fatales.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la première semaine de traitement.
Si une hypokaliémie est détectée, elle doit être corrigée.
Calcémie
Les diurétiques thiazidiques et apparentés sont susceptibles de diminuer l’excrétion urinaire du calcium et d’entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie importante peut être reliée à une hyperparathyroïdie non diagnostiquée. Dans ce cas, le traitement doit être interrompu avant d’explorer la fonction parathyroïdienne.
Glycémie
Le contrôle de la glycémie est important chez les patients diabétiques, en particulier lorsque les taux de potassium sont bas.
Acide urique
Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.
Fonction rénale et diurétiques
Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l’ordre de 25 mg/L, soit 220 μmol/L pour un adulte).
Chez les personnes âgées, la valeur de la créatininémie doit être ajustée en fonction de l’âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft :
Clcr = (140 - âge) × poids corporel/0,814 × créatininémie
avec : l’âge exprimé en années
le poids corporel en kg
la créatininémie en µmoles/L.
Cette formule est valable pour les personnes âgées de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
L’hypovolémie, résultant de la perte en eau et en sodium provoquée par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation des taux plasmatiques d’urée et de créatinine. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients dont la fonction rénale est normale mais peut cependant aggraver une insuffisance rénale pré-existante.
Sportifs
L’attention des sportifs est attirée sur le fait que ce produit contient une substance active pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE 4 mg équivalant à 3,35 mg de PERINDROPRIL + INDAPAMIDE 1,25 mg - PERINDOPRIL/INDAPAMIDE ARROW LAB 4 mg/1,25 mg, comprimé - PERINDOPRIL ARGININE 5 mg équivalant à 3,35 mg de PERINDOPRIL + INDAPAMIDE 1,25 mg - BIPRETERAX 5 mg/1,25 mg, comprimé pelliculé.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 4.66
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ZENTIVA FRANCE