OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion
Classe médicamenteuse
Antisérums et immunoglobulines, Immunoglobuline normale J06BA02
Composition
Immunoglobuline humaine normale.................................................................................... 50 mg/ml*
* correspondant à une quantité totale en protéines, dont au moins 95 % sont des IgG
Un flacon de 20 ml contient 1 g d’Immunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 50 ml contient 2,5 g d’Immunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 100 ml contient 5 g d’Immunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 120 ml contient 6 g d’Immunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 200 ml contient 10 g d’Immunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 500 ml contient 25 g d’Immunoglobuline humaine normale.
Répartition en sous-classes d’IgG :
IgG1............................................................................................................................. 62,6 % + 2,2
IgG2............................................................................................................................. 31,1 % + 2,3
IgG3.............................................................................................................................. 6,1 % + 1,6
IgG4.............................................................................................................................. 1,2 % + 0,2
IgA.......................................................................................... max 0,2 mg/ml (4 mg/g de protéines)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Indications thérapeutiques
Traitement de substitution :
- déficits immunitaires primitifs avec hypogammaglobulinémie ou atteinte fonctionnelle de l’immunité humorale,
- infections bactériennes récidivantes chez l’enfant infecté par le VIH,
- déficits immunitaires secondaires de l’immunité humorale, en particulier la leucémie lymphoïde chronique ou le myélome, avec hypogammaglobulinémie et associés à des infections à répétition.
-
Traitement immunomodulateur dans :
- purpura thrombopénique idiopathique (PTI) aigu de l’enfant ou phase aiguë du PTI de l’adulte en cas de syndrome hémorragique, prévention en cas d’acte médical ou chirurgical exposant à un risque hémorragique et (ou) avec un taux de plaquettes inférieur à 20 x 109/l pour corriger le taux de plaquettes,
- syndrôme de GUILLAIN-BARRE,
- maladie de Kawasaki,
- polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC),
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie et l’intervalle entre les administrations dépendent de l’usage auquel est destiné le traitement (substitution ou immunomodulation) et de la demi-vie de l’immunoglobuline humaine normale par voie intraveineuse (IgIV) in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :
Le traitement doit avoir pour but d’assurer un taux d’IgG résiduel (c’est-à-dire avant l’administration suivante d’immunoglobuline humaine normale) d’au moins 4 à 6 g/l. Après le début d’un traitement par les IgIV, l’équilibre s’effectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses d’IgIV nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 4 à 6 g/l sont de l’ordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. L’intervalle des perfusions varie de 15 jours à 1 mois. La survenue d’infections peut nécessiter l’emploi temporaire de perfusions plus fréquentes.
Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques d’IgG avant chaque perfusion s’avère nécessaire pour contrôler l’activité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou l’intervalle d’administration.
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :
On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :
Pour le traitement d’attaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition d’une thrombopénie sévère.
Syndrome de GUILLAIN-BARRE :
0,4 g/kg/j pendant 3 à 7 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Maladie de Kawasaki :
1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2,0 g/kg en dose unique, associés à l’acide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :
Posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines.
L’absence d’effet thérapeutique devra être évaluée à chaque cure et l’arrêt du traitement devra être envisagé après 3 mois de traitement sans effet.
La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à l’appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles d’administration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de l’évolution de la pathologie.
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :
Les IgIV sont généralement utilisées avant et après l’allogreffe. Les IgIV ont un effet préventif vis-à-vis de la survenue de complications infectieuses et réduisent la fréquence et la sévérité de la maladie du greffon contre l’hôte chez les receveurs d’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. La posologie est déterminée sur une base individuelle et commence habituellement par une dose de 0,5 g/kg/semaine de J-7 à J+90. En cas de défaut persistant de la production d’anticorps, on recommande actuellement la posologie de 0,5 g/kg/mois jusqu’à J+360.
Posologie et Mode d’administration
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Indication |
Posologie |
Rythme des injections |
Traitement associé |
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Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs |
dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg |
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dose d’entretien : 0,2 à 0,8 g/kg |
toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d’IgG d’au moins 4 à 6 g/l |
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Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires |
0,2 à 0,4 g/kg |
toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel d’IgG d’au moins 4 à 6 g/l |
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Traitement immunomodulateur : |
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Purpura thrombopénique idiopathique |
0,8 à 1 g/kg ou 0,4 g/kg/j |
à J1, éventuellement répété à J3
pendant 2 à 5 jours |
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Syndrome de GUILLAIN-BARRE |
0,4 g/kg/j |
pendant 3 à 7 jours |
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maladie de Kawasaki |
1,6 à 2,0 g/kg ou 2 g/kg |
en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 j en une dose unique |
acide acétylsalycilique |
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Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) |
2 g/kg |
sur 5 jours, toutes les 4 semaines* |
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Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques |
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Prévention des complications infectieuses et de la maladie du greffon contre l’hôte |
0,5 g/kg |
chaque semaine de J-7 à J+90 |
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En cas de défaut persistant de la production d’anticorps |
0,5 g/kg |
chaque mois jusqu’à J+360 |
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Pour les PIDC, la poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à l’appréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles d’administration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de l’évolution de la pathologie.
Mode d’administration
OCTAGAM doit être exclusivement injecté par voie intraveineuse.
Le débit sera adapté en fonction de la tolérance clinique. La vitesse initiale de perfusion ne doit pas dépasser un débit de 1 ml/kg/h pendant la première demi-heure. Si aucune réaction indésirable ne survient, la vitesse de perfusion peut être augmentée progressivement jusqu’à un maximum de 5 ml/kg/h.
Sur avis du médecin prescripteur, le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile chez les patients préalablement traités par OCTAGAM pendant au moins 6 mois en milieu hospitalier, sans apparition d’effets indésirables. L’administration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par l’équipe hospitalière en charge du patient.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
- hypersensibilité aux immunoglobulines humaines, en particulier chez les patients présentant un déficit en IgA et avec des anticorps circulants anti-IgA ;
- hypersensibilité connue à l’un des constituants de la préparation.
Mise en garde et précautions d'emploi
Certains effets indésirables peuvent être associés au débit d’administration. Le débit recommandé (voir paragraphe 4.2. "Mode d’administration") doit être scrupuleusement observé et les patients doivent rester sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter d’éventuels signes d’intolérance.
Le risque de réactions anaphylactiques, voire d’état de choc, est plus fréquent :
- en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2),
- chez les patients hypo- ou agammaglobulinémiques, avec ou sans déficit en IgA, et plus particulièrement lors de la première perfusion d’IgIV, ou d’un changement de spécialité, ou lorsque le dernier traitement par les IgIV remonte à plus de 8 semaines.
- Les vraies réponses allergiques à ce médicament sont rares. Une intolérance aux immunoglobulines peut se développer dans les très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti-IgA.
Très rarement, les IgIV peuvent entraîner une chute brutale de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique même chez des patients qui ont présenté une bonne tolérance à une administration précédente d’IgIV.
En cas de réactions de type allergique ou anaphylactique, il convient d’interrompre immédiatement la perfusion. En cas de choc, le traitement symptomatique relatif à l’état de choc devra être instauré.
Les complications potentielles peuvent être souvent évitées ; il est souhaitable :
- de surveiller attentivement le débit des perfusions,
- de s’assurer initialement de la tolérance de l’administration des IgIV par une perfusion lente (1 ml/kg/h),
- de garder les patients sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion, afin de détecter d’éventuels signes d’intolérance.
Le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion. En cas de première perfusion d’IgIV, le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 1 heure après la fin de la perfusion.
Le risque d’accidents thrombotiques artériels et veineux est plus fréquent en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2), plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.
Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, un diabète, une hypovolémie, une obésité, la prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
Chez ces patients, l’administration d’IgIV impose :
- une hydratation correcte avant l’administration d’IgIV,
- de surveiller la diurèse,
- de doser la créatininémie,
- d’éviter d’associer des diurétiques de l’anse.
Bien que ces cas d’insuffisance rénale aient été associés à l’utilisation de nombreuses spécialités d’IgIV, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentent la plus large part.
Aussi, chez les patients à risque, l’utilisation de préparations d’IgIV ne contenant pas de saccharose doit être envisagée. OCTAGAM ne contient pas de saccharose.
Le risque de transmission d’agents infectieux, y compris ceux dont la nature est encore inconnue, ne peut pas être définitivement exclu lorsque sont administrés des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain.
Ce risque est cependant limité par :
- de stricts contrôles effectués lors de la sélection des dons par un entretien médical avec les donneurs et la réalisation de tests de dépistage sur chaque don, en particulier pour trois virus pathogènes majeurs, VIH, VHC, VHB,
- la recherche du matériel génomique du virus VHC sur les pools de plasma,
- le procédé d’extraction/purification qui inclut des étapes d’élimination et/ou d’inactivation virale, dont la capacité a été validée pour le VIH, le VHC et le VHB, à l’aide de virus modèles.
L’efficacité de l’élimination et/ou de l’inactivation virale reste cependant limitée vis-à-vis de certains virus non enveloppés particulièrement résistants.
Condition de prescription
prescription hospitalière
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 50 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : OCTAPHARMA FRANCE