MITOMYCINE ACCORD 20 mg, poudre pour solution injectable / perfusion ou voie intravésicale
Classe médicamenteuse
agent antinéoplasique, autres antibiotiques cytotoxiques | code ATC : L01DC03
Composition
Mitomycine........................................................................................................................... 20 mg
Indications thérapeutiques
La mitomycine est utilisée dans le traitement palliatif des tumeurs.
La mitomycine est administrée par voie intraveineuse dans le cadre d'une monochimiothérapie ou d'une polychimiothérapie cytostatique dans les cas suivants :
- carcinome gastrique métastatique avancé
- carcinome du sein avancé et/ou métastatique
Par ailleurs, la mitomycine est administrée par voie intraveineuse dans le cadre d'une polychimiothérapie, dans les cas suivants :
- carcinome bronchique non à petites cellules
- carcinome pancréatique avancé
Administration intravésicale pour la prévention des récidives dans le cancer superficiel de la vessie après une résection transurétrale.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La mitomycine doit uniquement être administrée par des médecins ayant l'expérience de ce traitement dans le cas d'une indication stricte et sous surveillance continue des paramètres hématologiques. L’injection doit être strictement administrée par voie intraveineuse. L'injection paravasculaire du médicament entraîne une nécrose importante au niveau de la zone concernée.
Sauf prescription contraire, la mitomycine est administrée de la manière suivante :
Administration intraveineuse
Dans la monochimiothérapie cytostatique, la mitomycine est généralement administrée sous forme d'une injection intraveineuse en bolus. La posologie recommandée est de 10 à 20 mg/m2 de surface corporelle toutes les 6 à 8 semaines, 8 à 12 mg/m2 de surface corporelle toutes les 3 à 4 semaines ou 5 à 10 mg/m2 de surface corporelle toutes les 1 à 6 semaines, selon le schéma thérapeutique utilisé.
MITOMYCINE ACCORD 20 mg, poudre pour solution injectable / perfusion ou voie intravésicale ne doit pas être reconstitué dans de l’eau.
Une dose supérieure à 20 mg/m2 produit davantage de manifestations toxiques sans offrir de bénéfices thérapeutiques. La dose cumulée maximale de mitomycine est de 60 mg/m2.
En cas de polychimiothérapie, la posologie est considérablement réduite. En raison du risque de myélotoxicité cumulée, les protocoles thérapeutiques éprouvés ne peuvent pas être modifiés sans raison particulière.
Administration intravésicale
En traitement intravésical, instillation de 20 à 40 mg de mitomycine dans 20 à 40 ml d’un tampon phosphate de pH 7,4 ou d'une solution de chlorure de sodium (0,9 %) ou d’eau pour préparation injectable (eau PPI), une fois par semaine, dans la vessie. La période de traitement est de 8 à 12 semaines. En cas d'administration intravésicale, le pH de l'urine doit être supérieur à pH 6.
Une autre recommandation posologique dans la prévention des cancers superficiels récidivants de la vessie est de 4 à 10 mg (0,06 à 0,15 mg/kg de poids corporel) instillés dans la vessie au moyen d'une sonde urétrale 1 ou 3 fois par semaine. La solution doit rester dans la vessie pendant 1 à 2 heures.
Populations particulières
La posologie doit être réduite chez les patients qui ont subi auparavant un traitement cytostatique intensif, en cas de myélosuppression ou chez les patients âgés.
Patients âgés
Les données disponibles tirées des études cliniques sont insuffisantes en ce qui concerne l'utilisation de la mitomycine chez les patients âgés de 65 ans ou plus.
Ce produit est contre-indiqué chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 4.3).
Ce produit est déconseillé chez les patients insuffisants hépatiques en raison du manque de données sur son efficacité et sa sécurité d'emploi dans ce groupe de patients.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de la mitomycine chez les enfants âgés de 0 à 17 ans n’ont pas été établies.
Mode d’administration
La mitomycine est destinée après dissolution à une injection ou une perfusion intraveineuse ou à une instillation intravésicale. L'utilisation partielle est possible.
Pour la préparation de la solution reconstituée, voir rubrique 6.6.
Remarques
- MITOMYCINE ACCORD ne doit pas être mélangée à d'autres solutions injectables.
- Les autres solutions injectables ou de perfusion doivent être administrées séparément.
- L’injection doit être strictement administrée par voie intraveineuse.
Voie d'administration
intraveineuse;intravésicale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Allaitement (voir rubrique 4.6)
Traitement systémique
Une pancytopénie ou une leucopénie/thrombopénie isolée, une diathèse hémorragique et des infections aiguës constituent des contre-indications absolues.
Des troubles ventilatoires pulmonaires restrictifs ou obstructifs de la ventilation pulmonaire, une atteinte de la fonction rénale, de la fonction hépatique, et/ou un mauvais état général de santé constituent des contre-indications relatives. Un lien temporel avec une radiothérapie ou un traitement par un autre cytostatique peut constituer une autre contre-indication.
Traitement intravésical
Une perforation de la paroi vésicale constitue une contre-indication absolue.
Une cystite est une contre-indication relative.
Mise en garde et précautions d'emploi
En raison des effets toxiques de la mitomycine sur la moelle osseuse, les autres modalités de traitement myélotoxiques (en particulier, les autres cytostatiques, la radiothérapie) doivent être administrées avec une prudence toute particulière de manière à minimiser le risque de myélosuppression additive.
L’injection par voie intraveineuse doit être strictement respectée. L'injection paravasculaire du médicament entraîne une nécrose étendue au niveau de la zone concernée. Pour éviter une nécrose, il convient de respecter les recommandations ci-après :
- Le produit doit toujours être injecté dans l'une des grosses veines du bras.
- Le produit ne doit pas être injecté directement dans la veine, mais plutôt dans la tubulure d’un système de perfusion au débit bien contrôlé.
- Avant de retirer la canule après administration veineuse centrale, rincer celle-ci pendant quelques minutes à l'aide de la solution de perfusion afin d’éliminer la mitomycine résiduelle.
En cas d'extravasation, il est recommandé d’infiltrer immédiatement dans la zone concernée une solution à 8,4 % de bicarbonate de sodium, suivie d'une injection de 4 mg de dexaméthasone. Une injection systémique de 200 mg de vitamine B6 peut être utile pour promouvoir la régénération des tissus endommagés.
Le traitement au long cours peut conduire à une toxicité cumulée au niveau de la moelle osseuse. La myélosuppression peut ne se manifester que tardivement, et atteindre son intensité maximum après 4 à 6 semaines de traitement, avec un effet cumulé après une utilisation prolongée, nécessitant fréquemment un ajustement au cas par cas de la posologie.
La mitomycine doit être administrée avec prudence et sous étroite surveillance de l'état du patient chez les personnes âgées, car celles-ci présentent souvent une diminution des fonctions physiologiques et une myélosuppression potentiellement persistante.
Il convient d'être particulièrement attentif à la possibilité d'apparition ou d'aggravation de maladies infectieuses et d'hémorragies.
La mitomycine est une substance mutagène et potentiellement cancérigène chez l'homme tout contact avec la peau et les muqueuses doit être évité.
En cas de symptômes pulmonaires, qui ne peuvent pas être attribués à la pathologie sous-jacente, le traitement doit être immédiatement arrêté. La toxicité pulmonaire peut être bien traitée avec des stéroïdes.
Le traitement doit être également immédiatement interrompu en cas de symptômes d'hémolyse ou de signes évocateurs d'un dysfonctionnement rénal (néphrotoxicité).
Aux doses de mitomycine supérieures à 30 mg/m2 de surface corporelle, une anémie hémolytique microangiopathique a été observée. Une surveillance attentive de la fonction rénale est recommandée.
Des données tirées d'études récentes suggèrent qu'un essai thérapeutique utilisant la protéine A du staphylocoque, visant à éliminer les complexes immuns qui semblent jouer un rôle dans l'apparition des symptômes, pourrait être approprié.
La survenue d'une leucémie aiguë (dans certains cas, consécutive à une phase préleucémique) et d'un syndrome myélodysplasique a été rapportée chez les patients traités de façon concomitante par d'autres agents anticancéreux.
L’immunisation avec des vaccins à virus vivants (par ex., le vaccin contre la fièvre jaune) augmente le risque d’infection et d’autres effets indésirables tels que la vaccine nécrotique et la vaccine généralisée, chez les patients qui présentent une immunocompétence réduite, notamment pendant le traitement par la mitomycine. L’administration de vaccins à virus vivants est par conséquent contre-indiquée pendant le traitement. Il est conseillé d’utiliser les vaccins à virus vivants avec prudence après l’arrêt de la chimiothérapie, et d’attendre au moins 3 mois après la dernière dose de chimiothérapie pour administrer le vaccin (voir rubrique 4.5).
Examens de contrôle et mesures de sécurité recommandés en cas d'administration intraveineuse :
Avant le début du traitement
- Hémogramme complet.
- Évaluation de la fonction pulmonaire si l'on soupçonne un dysfonctionnement pulmonaire préexistant.
- Évaluation de la fonction rénale visant à écarter la possibilité d'une insuffisance rénale.
- Évaluation de la fonction hépatique visant à écarter la possibilité d'une insuffisance hépatique.
Pendant le traitement
- Contrôles réguliers des paramètres hématologiques.
- Surveillance attentive de la fonction rénale.
Condition de prescription
prescription initiale hospitalière semestrielle
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 20 mg
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE