ABACAVIR/LAMIVUDINE EG 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé

Antiviraux à usage systémique, antiviraux pour le traitement des infections par le VIH, antirétroviraux utilisés en association | code ATC : J05AR02

Abacavir.............................................................................................................................. 600 mg

Lamivudine........................................................................................................................... 300 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient(s) à effet notoire :

Laque aluminique jaune orangé S (E110) : 1,86 mg par comprimé.

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les adultes, les adolescents et les enfants pesant au moins 25 kg (voir rubriques 4.4 et 5.1).

Avant l'instauration d’un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701.

La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH.

Posologie

Adultes, adolescents et enfants pesant au moins 25 kg

La dose recommandée d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est d'un comprimé une fois par jour.

Enfants pesant moins de 25 kg

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être administré chez les enfants pesant moins de 25 kg, car c’est une association fixe ne permettant pas de réduction de la posologie.

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est une association fixe sous forme de comprimé et ne doit pas être prescrit chez les patients nécessitant des ajustements posologiques. Chaque substance active abacavir et lamivudine sont disponibles séparément au cas où une interruption du traitement ou un ajustement de la posologie de l'une des substances actives est nécessaire. Dans ces cas, le médecin devra se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de chacun de ces médicaments.

Populations particulières

Sujets âgés

Il n’existe pas actuellement de données pharmacocinétiques chez les patients âgés de plus de 65 ans. Des précautions particulières sont recommandées dans cette population en raison des modifications liées à l'âge, telles que la diminution de la fonction rénale et une altération des paramètres hématologiques.

Insuffisance rénale

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n'est pas recommandé chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 30 mL/min (voir rubrique 5.2). Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère ou modérée. Cependant, l'exposition à la lamivudine est significativement augmentée chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 50 mL/min (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

Abacavir est principalement métabolisé par le foie. Il n’existe pas de données cliniques chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère ; l’utilisation d’ABACAVIR/ LAMIVUDINE EG n'est donc pas recommandée chez ces patients, à moins qu'elle ne soit jugée nécessaire. Une surveillance étroite s’impose chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh 5-6) et si possible, le suivi des concentrations plasmatiques d'abacavir est recommandé (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité d‘ABACAVIR/LAMIVUDINE EG chez les enfants pesant moins de 25 kg n'ont pas été établies.

Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Mode d'administration

Voie orale.

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG peut être pris au cours ou en dehors des repas.

orale

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir rubriques 4.4 et 4.8.

Les mises en garde spéciales et précautions d'emploi liées à l'abacavir et à la lamivudine sont décrites ci-dessous. Il n'y a pas de mise en garde ni de précaution supplémentaire spécifique à ABACAVIR/LAMIVUDINE EG.

Réactions d’hypersensibilité (voir rubrique 4.8)

L'abacavir est associé à un risque de réactions d'hypersensibilité (voir rubrique 4.8) caractérisées par de la fièvre et/ou une éruption cutanée ainsi que d'autres symptômes traduisant une atteinte multi-organe. Des réactions d'hypersensibilité ont été observées avec l'abacavir ; certaines d'entre elles ont mis en jeu le pronostic vital du patient et, dans de rares cas, ont été fatales lorsqu'elles n'ont pas été prises en charge de façon appropriée.

Le risque de développer une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir est élevé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701. Cependant, des réactions d'hypersensibilité à l'abacavir ont été rapportées chez des patients non porteurs de cet allèle mais avec une fréquence faible.

Par conséquent, les recommandations suivantes doivent être respectées :

- Le statut HLA-B*5701 du patient doit toujours être documenté avant d’instaurer le traitement.

- Un traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit jamais être débuté chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 positif, ni chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 négatif qui ont présenté une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir suspectée au cours d'un traitement précédent contenant de l'abacavir.

- Le traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG doit être immédiatement interrompu si une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir est suspectée, même en l'absence de l'allèle HLA-B*5701. Tout retard dans l'arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG après l'apparition d'une réaction d'hypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital.

- Après l'arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG lié à une suspicion de réaction d'hypersensibilité, ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ou tout autre médicament contenant de l'abacavir ne doit jamais être réintroduit.

- La reprise d'un traitement contenant de l'abacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité à l'abacavir peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès.

- Afin d'éviter toute reprise d'abacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une réaction d'hypersensibilité suspectée de restituer les comprimés restants de ABACAVIR/LAMIVUDINE EG.

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- Description clinique d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir

Les réactions d'hypersensibilité à l'abacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement.

La quasi-totalité des réactions d'hypersensibilité à l'abacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions d'hypersensibilité à l'abacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8 (« Description de certains effets indésirables »), notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes peuvent entraîner un diagnostic erroné de réaction d'hypersensibilité et d’affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou de gastro-entérite.

Les symptômes liés à cette réaction d'hypersensibilité s'aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à l'arrêt du traitement par l'abacavir.

Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par l'abacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction d'hypersensibilité, ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par l'abacavir (voir rubrique 4.8 Description de certains effets indésirables). La reprise de l'abacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.

Poids et paramètres métaboliques

Une augmentation du poids et des taux sanguins de lipides et de glucose peut survenir au cours de la thérapie anti rétrovirale. De tels changements peuvent être en partie liés au contrôle de la pathologie et au style de vie. Les taux de lipides, sont parfois la conséquence du traitement. En revanche il n’y a pas de lien clair entre la prise de poids et un traitement en particulier. Il convient de se référer aux recommandations en vigueur pour le traitement du VIH pour assurer la surveillance de la lipémie et de la glycémie. Les dyslipidémies doivent faire l’objet d’un suivi clinique approprié.

Pancréatite

Des pancréatites ont été rapportées, mais la relation de causalité au traitement par la lamivudine ou l'abacavir est incertaine.

Risque d'échec virologique

Trithérapie comportant deux analogues nucléosidiques et un analogue nucléotidique : des taux élevés d'échec virologique et d’apparition de résistances ont été rapportés à un stade précoce lorsque l'abacavir et la lamivudine étaient associés au ténofovir disoproxil fumarate selon un schéma posologique en une prise par jour.

Par rapport à d'autres options thérapeutiques, ABACAVIR/LAMIVUDINE EG pourrait entraîner un risque d'échec virologique supérieur (voir rubrique 5.1).

Atteinte hépatique

La sécurité et l'efficacité d‘ABACAVIR/LAMIVUDINE EG chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique n'ont pas été établies. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubrique 4.2 et 5.2).

Les patients présentant un dysfonctionnement hépatique préexistant, y compris une hépatite chronique active, ont une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux et doivent faire l'objet d'une surveillance conformément à la pratique habituelle. En cas de signes d'aggravation de l'atteinte hépatique chez ces patients, l'interruption ou l'arrêt du traitement devront être envisagés.

Patients présentant une infection chronique par le virus de l'hépatite B ou C

Les patients atteints d'une hépatite chronique B ou C et traités par association d'antirétroviraux présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de ces médicaments.

En cas d’administration concomitante de lamivudine pour le traitement de l'infection par le VIH et par le virus de l'hépatite B (VHB), des informations supplémentaires sur l'utilisation de la lamivudine dans le traitement de l'hépatite B sont disponibles dans le Résumé des Caractéristiques du Produit des médicaments contenant de la lamivudine indiqués dans le traitement de l’infection par le VHB.

Si le traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est interrompu chez des patients co-infectés par le VHB, il est recommandé de procéder à une surveillance régulière de la fonction hépatique et des marqueurs de la réplication du VHB, l'interruption de la lamivudine pouvant entraîner une exacerbation sévère de l'hépatite (voir le Résumé des Caractéristiques du Produit des médicaments contenant de la lamivudine et indiqués dans le traitement du VHB).

Dysfonctionnement mitochondrial suite à une exposition in utero

Il a été démontré que les analogues nucléosidiques et nucléotidiques peuvent avoir un impact, à des degrés variables, sur la fonction mitochondriale. Ces effets sont les plus prononcés pour stavudine, didanosine et zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques : ces derniers concernent principalement les traitements par zidovudine. Les principaux effets indésirables rapportés sont des troubles hématologiques (anémie, neutropénie) et métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces effets indésirables ont souvent été transitoires. Des troubles neurologiques d'apparition tardive ont été rapportés de façon rare (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques n'est pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte pour tout enfant exposé in utero à des analogues nucléosidiques ou nucléotidiques, et présentant des troubles cliniques graves d’étiologie inconnue, en particulier des troubles neurologiques. Ces données ne modifient pas les recommandations nationales actuelles relatives à l'utilisation d'un traitement antirétroviral chez la femme enceinte pour prévenir la transmission materno-fœtale du VIH.

Syndrome de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou des premiers mois de traitement par une association d'antirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes disséminées et/ou localisées, et les pneumonies à Pneumocystis jiroveci (souvent désignées par PPC). Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des cas d'affections auto-immunes (telle que la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) ont également été rapportés dans un contexte de restauration immunitaire ; toutefois, le délai de survenue rapporté varie davantage, et ces évènements peuvent survenir plusieurs mois après l’instauration du traitement.

Ostéonécrose

Bien que l'étiologie soit considérée comme plurifactorielle (dont l'utilisation de corticoïdes, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d'ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de l’infection par le VIH et/ou recevant une multithérapie antirétrovirale au long cours. Il doit être conseillé aux patients de consulter un médecin s'ils présentent des douleurs et des arthralgies, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.

Infections opportunistes

Les patients doivent être informés qu’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG, comme tout autre traitement antirétroviral, ne guérit pas l'infection par le VIH, et que l'apparition d'infections opportunistes ou d'autres complications liées à l'évolution de l'infection par le VIH reste possible. Par conséquent, les patients doivent faire l'objet d'une surveillance clinique étroite par un médecin expérimenté dans le traitement des maladies associées au VIH.

Événements cardiovasculaires

Bien que les données disponibles issues d'études cliniques et observationnelles sur l'abacavir présentent des résultats contradictoires, plusieurs études suggèrent un risque accru d'événements cardiovasculaires (notamment d'infarctus du myocarde) chez les patients traités par l'abacavir. Par conséquent, lors de la prescription d'abacavir/lamivudine, des mesures doivent être prises pour minimiser tous les facteurs de risque modifiables (par exemple, le tabagisme, l'hypertension et l'hyperlipidémie).

En outre, des options thérapeutiques alternatives au régime contenant de l'abacavir doivent être envisagées pour les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé.

Administration chez les sujets ayant une insuffisance rénale modérée

Les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 30 et 49 mL/min et qui reçoivent ABACAVIR/LAMIVUDINE EG peuvent avoir une exposition à la lamivudine (ASC) 1,6 à 3,3 fois plus élevée que celle des patients ayant une clairance de la créatinine ≥50 mL/min. Il n'existe pas de données de sécurité issues d'essais randomisés contrôlés comparant ABACAVIR/LAMIVUDINE EG aux composants individuels chez des patients 7 présentant une clairance de la créatinine comprise entre 30 et 49 mL/min et ayant eu une adaptation de dose de lamivudine. Dans les premiers essais menés avec la lamivudine en association avec la zidovudine, des expositions plus élevées à la lamivudine étaient associées à une toxicité hématologique plus fréquente (neutropénie et anémie), bien que des arrêts dus à une neutropénie ou à une anémie ont été rapportés pour chacune des toxicités chez < 1% des sujets. D'autres événements indésirables liés à la lamivudine (tels que des troubles gastro-intestinaux et des atteintes hépatiques) peuvent survenir.

Les patients ayant une clairance de la créatinine constante comprise entre 30 et 49 mL/min et qui reçoivent ABACAVIR/LAMIVUDINE EG doivent être surveillés afin de rechercher les événements indésirables liés à la lamivudine, notamment une toxicité hématologique. En cas d'apparition ou d'aggravation d'une neutropénie ou d'une anémie, une adaptation posologique de la lamivudine, conformément à l’information produit de la lamivudine, est indiquée, qui ne peut être obtenue avec ABACAVIR/LAMIVUDINE EG. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG doit être arrêté et les composants individuels doivent être utilisés pour établir le schéma thérapeutique.

Interactions médicamenteuses

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être pris avec d’autres médicaments contenant de la lamivudine ou avec des médicaments contenant de l'emtricitabine.

L'association de lamivudine et de cladribine n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Excipients

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG contient le colorant azoïque jaune orangé (E110), qui peut provoquer des réactions allergiques.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

prescription initiale hospitalière annuelle

ABACAVIR (SULFATE D') équivalant à ABACAVIR 600 mg + LAMIVUDINE 300 mg - ABACAVIR 600 mg + LAMIVUDINE 300 mg - KIVEXA 600 mg/300 mg, comprimé pelliculé

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : plaquette(s) PVC-Aluminium polyéthylène PVDC de 30 comprimé(s)

Prix : 135.44

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS