PROPRANOLOL ACCORD 40 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
Médicaments bêtabloquants, non-sélectifs (bêtabloquants) | code ATC : C07AA05
Composition
Chaque comprimé contient 40 mg de chlorhydrate de propranolol.
Excipients à effet notoire : Contient aussi 133,60 mg de lactose monohydraté.
Indications thérapeutiques
- Angine de poitrine.
- Hypertension artérielle.
- Prévention à long terme contre une récidive d’infarctus du myocarde après avoir récupéré suite à un infarctus aigu du myocarde.
- Cardiomyopathie obstructive hypertrophique.
- Tremblement essentiel.
- Arythmie cardiaque supraventriculaire.
- Arythmies cardiaques ventriculaires.
- Hyperthyroïdie et thyrotoxicose.
- Phéochromocytome (avec un alpha-bloquant).
- Migraine.
- Prévention des hémorragies gastro-intestinales hautes chez les patients présentant une hypertension portale et des varices œsophagiennes.
Posologie et mode d'administration
Adultes
Hypertension artérielle :
Initialement, 40 mg deux ou trois fois par jour, posologie pouvant être augmentée jusqu’à 80 mg par jour à intervalles hebdomadaires en fonction de la réponse. La plage posologique habituelle est de 160 à 320 mg/jour. L’administration simultanée de diurétiques ou de vasodilatateurs périphériques permet d’accentuer la diminution de la pression artérielle.
Angine de poitrine, migraine et tremblement essentiel :
La posologie initiale est de 40 mg deux ou trois fois par jour, augmentée de cette même quantité à intervalles hebdomadaires en fonction de la réponse du patient. Une réponse au traitement est généralement observée aux posologies de 80 à 160 mg/jour en cas de migraine, et aux posologies de 120 à 240 mg/jour en cas de tremblement essentiel.
Arythmies, cardiomyopathie obstructive hypertrophique et thyrotoxicose:
La plupart des patients répondent au traitement lorsque celui-ci se situe à l’intérieur de la plage posologique de 10 à 40 mg trois ou quatre fois par jour.
Après un infarctus du myocarde :
Le traitement doit être instauré entre 5 et 21 jours après l’infarctus du myocarde, à l’aide d’une posologie initiale de 40 mg quatre fois par jour pendant deux ou trois jours. Afin d’améliorer l’observance, une posologie quotidienne totale de 80 mg deux fois par jour peut être administrée par la suite.
Hyperthyroïdie
La posologie est ajustée en fonction de la réponse clinique.
Hypertension portale
La posologie doit être progressivement augmentée en vue d’obtenir une diminution approximative de 25 % du rythme cardiaque au repos. Le traitement doit être instauré à la dose de 40 mg deux fois par jour, qui sera ensuite augmentée jusqu’à 80 mg deux fois par jour en fonction du rythme cardiaque. Si nécessaire, la posologie peut être augmentée progressivement jusqu’à un maximum de 160 mg deux fois par jour.
Phéochromocytome (utilisé uniquement conjointement à un médicament inhibiteur des récepteurs alpha-adrénergiques)
En préopératoire, une posologie de 60 mg par jour pendant trois jours est recommandée. Dans les cas malins opérables, 30 mg par jour.
Insuffisance hépatique :
La biodisponibilité du propranolol peut être augmentée chez les patients insuffisants hépatiques et il peut être nécessaire d’ajuster la posologie en conséquence. Chez les patients présentant une hépatopathie sévère (par ex., une cirrhose) une faible posologie initiale est recommandée (ne dépassant pas 20 mg trois fois par jour) accompagnée d’une surveillance attentive de la réponse au traitement (telle que l’effet sur le rythme cardiaque).
Insuffisance rénale :
Les concentrations de propranolol peuvent augmenter chez les patients présentant une insuffisance rénale significative et sous hémodialyse. La prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Comme avec les autres médicaments bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques, le traitement ne doit pas être interrompu brutalement. Il doit être remplacé par un autre médicament bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques à une posologie équivalente, ou bien l’arrêt du propranolol doit s’effectuer de manière progressive sur une période de 7 à 14 jours. Les patients doivent être surveillés pendant l’arrêt du traitement, en particulier les patients présentant une cardiopathie ischémique. Le rapport bénéfice/risque de l’arrêt du traitement doit être évalué pour chaque patient.
Personnes âgées :
Les données entre la concentration sanguine et l’âge sont contradictoires. Le propranolol doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés. Il est recommandé d’initier le traitement à la plus faible dose. La posologie optimale doit être déterminée au cas par cas en fonction de la réponse clinique.
Population pédiatrique :
Arythmie
La posologie doit être déterminée en fonction du statut cardiaque du patient et des circonstances nécessitant le traitement. Le dosage doit être adapté individuellement et la posologie suivante est seulement à titre indicatif : de 0,25 à 0,50 mg/kg 3 à 4 fois par jour. La posologie doit être ajustée en fonction de la réponse tensionnelle.
Migraine
Chez les enfants âgés de moins de 12 ans : 20 mg deux ou trois fois par jour.
Chez les enfants âgés de 12 ans et plus : même dose que chez l’adulte.
Mode d’administration
Voie orale.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la rubrique 6.1.
- Insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement.
- Maladie du sinus /bloc sino-auriculaire.
- Antécédents de bronchospasme ou d’asthme bronchique, bronchopneumopathie chronique obstructive.
- Acidose métabolique.
- Blocs auriculoventriculaires des second et troisième degrés.
- Prédisposition à l'hypoglycémie (comme après un jeûne ou en cas d'anomalie de réponse aux hypoglycémies).
- Choc cardiogénique.
- Phéochromocytome non traité.
- Bradycardie sévère.
- Hypotension artérielle sévère
- Troubles artériels périphériques sévères
- Angor de Prinzmetal.
Mise en garde et précautions d'emploi
Propranolol, comme pour les autres bêtabloquants :
- bien que contre-indiqué en cas d'insuffisance cardiaque non contrôlée (voir rubrique 4.3), il peut être utilisé chez les patients dont les signes d'insuffisance cardiaque ont été contrôlés. La prudence doit être exercée chez les patients dont la réserve cardiaque est diminuée ;
- ne doit pas être utilisé en association avec des inhibiteurs des canaux calciques à effets inotropes négatifs (ex. vérapamil, diltiazem), car cela peut conduire à une exagération de ses effets particulièrement chez les patients présentant une insuffisance ventriculaire et / ou des anomalies de la conduction auriculo-ventriculaire ou sino-atriale. Cela peut entraîner une hypotension sévère, une bradycardie et une insuffisance cardiaque. Ni le bétabloquant, ni l’inhibiteur des canaux calciques ne doit être administré par voie intraveineuse dans les 48 heures suivant l'arrêt de l'autre.
- bien que contre-indiqué dans les troubles circulatoires artériels périphériques sévères (voir rubrique 4.3), peut également aggraver les troubles circulatoires artériels périphériques moins sévères ;
- en raison de son effet négatif sur le temps de conduction, il faut faire preuve de prudence s'il est administré à des patients atteints d'un bloc auriculoventriculaire de premier degré ;
- peut masquer/modifier les signes annonciateurs d’une hypoglycémie (en particulier, la tachycardie). Le propranolol peut occasionnellement entraîner une hypoglycémie, y compris chez les patients non diabétiques, tels que les nouveau-nés, les bébés, les enfants, les personnes âgées, les patients sous hémodialyse, les patients souffrant d’une hépatopathie chronique. Des hypoglycémies sévères associées à la prise de propranolol ont rarement conduit à des crises convulsives et/ou un coma. La prudence est recommandée chez les patients diabétiques qui reçoivent un traitement hypoglycémiant concomitant. Le propranolol peut prolonger la réponse hypoglycémique à l’insuline (voir rubrique 4.3) ;
- peut masquer les signes d’une thyrotoxicose ;
- ne doit pas être utilisé en cas de phéochromocytome non traité. En revanche, chez les patients présentant un phéochromocytome, un alpha-bloquant peut être administré simultanément ;
- va ralentir le rythme cardiaque de par son action pharmacologique. Dans les rares cas où un patient traité développe des symptômes qui peuvent être attribuables à une fréquence cardiaque lente, la dose peut être réduite :
- peut entraîner une réaction plus sévère à une diversité d’allergènes, lorsqu’ils sont administrés à des patients ayant des antécédents de réaction anaphylactique à ces allergènes. Ces patients peuvent ne pas répondre aux doses habituelles d’adrénaline utilisées pour traiter les réactions allergiques.
L'arrêt brutal des bêtabloquants doit être évité. La posologie doit être diminuée progressivement sur une période de 7 à 14 jours. Les patients doivent être suivis pendant l’arrêt du traitement, en particulier ceux qui souffrent de cardiopathie ischémique.
Lorsqu’un traitement par bétabloquant est arrêté en vue d’une intervention chirurgicale, ce traitement doit être interrompu au moins 48 heures avant la chirurgie. Le rapport bénéfice/risque lié à l’arrêt du traitement par bêtabloquant doit être évalué pour chaque patient. Si uneanesthésie générale est pratiquée chez des patients sous traitement par bêta-bloquant, il convient de choisir un anesthésique ayant un effet inotrope négatif aussi faible que possible.
Compte tenu que la demi-vie du propranolol peut être augmentée chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale significative, la prudence s’impose lors de l’instauration du traitement et de la sélection de la posologie initiale.
Le propranolol doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une cirrhose décompensée (voir rubrique 4.2). La fonction hépatique se détériore chez les patients présentant une hypertension portale et une encéphalopathie hépatique peut apparaître. Certains cas ont été rapportés, suggérant que le traitement par le propranolol peut accroître le risque d’apparition d’une encéphalopathie hépatique (voir rubrique 4.2).
Chez les patients souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive, les bétabloquants non sélectifs tels que le propranolol peuvent aggraver la pathologie obstructive. Le propranolol ne doit donc pas être utilisé dans cette pathologie (voir rubrique 4.3).
Les bronchospasmes peuvent généralement être résolus par la prise de bronchodilatateurs de type bêta2 agonistes tels que le salbutamol. De fortes doses de bronchodilatateurs bêta peuvent être nécessaires pour surmonter le blocus bêta induit par le propranolol et les doses doivent être ajustées en fonction de la réponse clinique; les administrations par voie intraveineuse ou par inhalation doivent être envisagées. L'utilisation de l'aminophylline par voie intraveineuse et / ou l'utilisation d'ipratropium (par nébulisation) peuvent également être envisagées. Il a également été rapporté que le glucagon (1 à 2 mg par voie intraveineuse) produit un effet bronchodilatateur chez des patients asthmatiques. L’oxygène ou la respiration artificielle peut être nécessaire dans les cas graves.
Des cas isolés d’un syndrome similaire à la myasthénie grave ou d’une exacerbation de myasthénie grave ont été rapportés chez des patients ayant reçu du propranolol.
L'utilisation du propranolol pour la prophylaxie secondaire des hémorragies de varices œsophagiennes ne peut être effectuée que dans ou sous la supervision de services spécialisés qui connaissent l'administration et les risques possibles dans ce groupe de patients (hémorragie de retrait, détérioration de la fonction hépatique en raison de la restriction du flux sanguin hépatique, réanimation difficile en raison de l'inhibition des récepteurs bêta).
Chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de psoriasis, le propranolol ne doit être prescrit qu'après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque.
L'utilisation du propranolol chez les enfants présentant une arythmie cardiaque est possible, mais la dose doit être déterminée au cas par cas avec une attention particulière en augmentant progressivement la dose.
Le propranolol diminue la production de larmes. Il convient donc d’être prudent chez les patients portant des lentilles de contact.
Interférence avec les analyses biochimiques – Le propranolol semble interférer avec l’estimation de la bilirubine sérique par la méthode diazo et avec la détermination des catécholamines par des méthodes utilisant la fluorescence.
Lactose :
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
PROPRANOLOL (CHLORHYDRATE DE) 40 mg - AVLOCARDYL 40 mg, comprimé sécable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 50 comprimé(s)
Prix : 2.67
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE