CLARITHROMYCINE ARROW 50 mg/ml, granulés pour suspension buvable

antibiotiques antibactériens de la famille des macrolides | code ATC : J01FA09

Clarithromycine...................................................................................................................... 50 mg

Pour 1 mL de suspension buvable reconstituée

Excipients à effet notoire : saccharose et maltodextrine (source de glucose).

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la clarithromycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées, chez l'enfant, aux infections dues aux germes définis comme sensibles :

- angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêtalactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé ;

- surinfections des bronchites aiguës chez l'enfant âgé de plus de 3 ans (voir rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité) ;

- pneumopathies communautaires atypiques chez l'enfant âgé de plus de 3 ans (voir rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité) :

• sans facteurs de risque,

• sans signes de gravité clinique,

• en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

Posologie

La posologie recommandée est de 15 mg/kg par jour, à répartir en 2 prises, jusqu'à un maximum de 500 mg 2 fois par jour, pour les infections non mycobactériennes.

La durée habituelle de traitement est de 5 à 10 jours, en fonction de l'infection traitée et de sa sévérité.

La durée du traitement des angines est de 5 jours.

Population particulière

Population pédiatrique

Les essais cliniques utilisant la suspension pédiatrique de clarithromycine ont été conduits chez des enfants âgés de 6 mois à 12 ans. Les enfants de moins de 12 ans doivent donc utiliser la suspension pédiatrique de clarithromycine (granulés pour suspension buvable).

Les données sont insuffisantes pour recommander une posologie pour l'utilisation de la clarithromycine par voie injectable chez les patients de moins de 18 ans.

Insuffisant rénal

Chez l'insuffisant rénal avec une clairance de la créatinine inférieure à 30 mL/min/1,73 m², la posologie de clarithromycine doit être réduite de moitié. Le traitement ne doit pas être poursuivi au-delà de 14 jours chez ces patients.

Mode d'administration

Il est préférable de prendre la suspension reconstituée au cours des repas. Elle peut être prise avec du lait.

Prise du médicament

1- AGITER LA SUSPENSION BUVABLE AVANT CHAQUE PRISE.

2- OUVRIR le bouchon de sécurité du flacon.

3- INTRODUIRE la seringue pour administration orale dans le bouchon adaptateur.

4- RETOURNER l'ensemble flacon + seringue pour administration orale et le maintenir en position verticale.

5- ASPIRER la dose prescrite par le médecin.

La dose se lit directement sur les graduations de la seringue pour administration orale. Ainsi, le poids indiqué correspond à la dose pour une prise.

Deux prises par jour sont nécessaires.

Par exemple, la graduation 32 correspond à la dose à administrer par prise pour un enfant de 32 kg, et ce, 2 fois par jour.

RETOURNER l’ensemble flacon et seringue pour administration orale.

6- RETIRER la seringue pour administration orale et administrer lentement le médicament à l'enfant.

7- REFERMER le flacon en vissant à fond le bouchon de sécurité.

8- NETTOYER après utilisation la seringue pour administration orale en aspirant 2 à 3 fois de l'eau.

9- REBOUCHER le flacon.

Attention, cette seringue pour administration orale ne doit pas être utilisée pour un autre médicament, ni pour un autre dosage de CLARITHROMYCINE ARROW. La graduation de cette seringue pour administration orale est spécifique à ce produit et à ce dosage.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

orale

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

- hypersensibilité à la substance active, aux macrolides ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- association avec :

• la colchicine,

• les alcaloïdes de l’ergot de seigle, incluant par exemple la dihydroergotamine, l’ergotamine, la méthylergométrine, le méthysergide : risque d’ergotisme,

• le pimozide, la mizolastine : risque d’allongement de l’intervalle QT et troubles du rythme cardiaque, notamment une tachycardie ventriculaire, une fibrillation ventriculaire et des torsades de pointes,

• la simvastatine, en raison du risque majoré de myopathie, incluant la rhabdomyolyse,

• le lomitapide,

• l’alfuzosine,

• la dapoxétine,

• l’avanafil,

• l’ivabradine,

• l’éplérénone,

• la dronédarone,

• la quétiapine,

• le ticagrélor,

• le cisapride,

• l’astémizole,

• la terfénadine,

• la ranolazine,

• la dompéridone,

• (voir rubrique 4.5),

- allongement congénital ou acquis de l’intervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5) ;

- antécédent d'allongement de l'intervalle QT ou de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe (voir rubriques 4.4 et 4.5) ;

- déséquilibres électrolytiques (hypokaliémie ou hypomagnésémie, en raison du risque d'allongement de l'intervalle QT) (voir rubriques 4.4 et 4.5).

La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère en association avec une insuffisance rénale.

Évènements cardiovasculaires

Un allongement de la repolarisation cardiaque et de l’intervalle QT, entraînant un risque de développer de l’arythmie cardiaque et des torsades de pointes, ont été observés avec un traitement par macrolides, notamment la clarithromycine (voir rubrique 4.8). Par conséquent, comme les situations suivantes peuvent conduire à un risque accru d’arythmies ventriculaires (notamment torsades de pointes), la clarithromycine doit être utilisée avec prudence chez les patients suivants :

- patients présentant une maladie coronarienne, une insuffisance cardiaque sévère, des troubles de la conduction ou une bradycardie cliniquement significative ;

- patients prenant de façon concomitante d’autres médicaments induisant un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.5) ;

- l’administration concomitante de clarithromycine avec l’astémizole, le cisapride, le pimozide et la terfénadine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant un allongement congénital ou acquis de l’intervalle QT ou un antécédent d’arythmie ventriculaire (voir rubrique 4.3).

Les résultats des études épidémiologiques s’intéressant au risque de survenue d’effets indésirables cardiovasculaires liés aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en évidence un risque de survenue rare à court terme d’arythmie, d’infarctus du myocarde et de mortalité cardiovasculaire associés aux macrolides, notamment la clarithromycine. Lors de la prescription de la clarithromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux bénéfices du traitement.

Colite pseudo-membraneuse

Des cas de colites pseudo-membraneuses ont été observés avec presque tous les agents anti-bactériens dont les macrolides, y compris la clarithromycine. Le traitement par antibiotique altère la flore normale du côlon pouvant conduire à une prolifération de Clostridium difficile. La sévérité de ces diarrhées associée à Clostridium difficile peut être modérée jusqu’à engager le pronostic vital. Par conséquent, il est important que ce diagnostic soit évoqué chez des patients qui présentent une diarrhée pendant ou après la prise d’un antibiotique, puisque des cas ont été observés jusqu’à 2 mois après l’arrêt du traitement. L’arrêt du traitement par la clarithromycine et l’administration d’un traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés quelle que soit l’indication. Toute administration d’inhibiteurs du péristaltisme est à proscrire.

Réaction d’hypersensibilité

En cas de réactions d’hypersensibilité aiguë sévères, telles qu’une réaction anaphylactique, ou de réactions indésirables cutanées graves (SCAR) [par exemple, la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), un syndrome de Stevens-Johnson ou un syndrome de Lyell, un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse multisystémique avec éruption cutanée et éosinophilie (syndrome DRESS)], le traitement par la clarithromycine doit être immédiatement arrêté et un traitement approprié doit être instauré en urgence.

Résistance bactérienne

Il convient de penser à la possible résistance croisée entre la clarithromycine et les autres macrolides, et d’autres antibiotiques tels que la lincomycine et la clindamycine.

Comme pour d’autres antibiotiques, une utilisation à long terme peut entraîner une augmentation du nombre de bactéries et de champignons résistants. Si une surinfection apparaît, un traitement approprié doit être envisagé.

Dans le traitement des infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH (+), et afin de limiter l'émergence de souches résistantes, la clarithromycine doit être utilisée :

- en association à d'autres antibiotiques et non pas en monothérapie,

- uniquement en curatif du fait de l'absence d'étude en prophylaxie.

Associations médicamenteuses

Colchicine

Des cas d'intoxication par la colchicine parfois mortels ont été rapportés lors de l'administration concomitante de clarithromycine et de colchicine, notamment chez des sujets âgés, ou chez des patients insuffisants rénaux. Par conséquent, l’administration concomitante de la clarithromycine et la colchicine est contre indiquée (voir rubrique 4.3 et 4.5).

Inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines) métabolisés par le CYP 3A4 et risque de rhabdomyolyse

Des cas graves de rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients prenant de manière concomitante de la clarithromycine et des statines. La clarithromycine entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques des statines qui sont métabolisées par le CYP3A4, ce qui augmente le risque de myopathie notamment de rhabdomyolyse.

La simvastatine étant principalement métabolisée par le CYP3A4, son utilisation concomitante avec la clarithromycine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Si le traitement par clarithromycine s’avère indispensable, le traitement par simvastatine doit être suspendu pendant la durée du traitement par clarithromycine.

L’association de la clarithromycine avec les autres statines métabolisées par le CYP3A4 (atorvastatine) doit être évitée dans la mesure du possible. Dans le cas où l’utilisation concomitante de clarithromycine avec l’atorvastatine s’avère nécessaire, il est recommandé d’utiliser une plus faible dose d’atorvastatine et l’apparition de signes ou symptômes de myopathie doit être surveillée.

L’utilisation d’une statine qui ne dépend pas du métabolisme du CYP3A peut être envisagée.

Hypoglycémiants oraux/insuline

L’utilisation concomitante de clarithromycine et d’hypoglycémiants oraux (comme les sulfonylurées) et/ou d’insuline peut entraîner une hypoglycémie significative. Une surveillance étroite de la glycémie est recommandée (voir rubrique 4.5).

Anticoagulants oraux

Des précautions doivent être prises lors de l’administration concomitante de la clarithromycine avec des anticoagulants oraux directs tels que dabigatran, rivaroxaban, apixaban et édoxaban, en particulier chez les patients présentant un risque élevé de saignement (voir rubrique 4.5).

Il existe un risque d'hémorragie grave et d'augmentations significatives du rapport normalisé international (INR) et du taux de prothrombine en cas d'administration concomitante de clarithromycine et de warfarine (voir rubrique 4.5). L'INR et le taux de prothrombine doivent être surveillés fréquemment lors du traitement concomitant par clarithromycine et anticoagulants oraux.

L’utilisation d’un antimicrobien, comme la clarithromycine, pour le traitement de l’infection par H. pylori, peut entraîner une sélection d’organismes résistants.

Il convient d’être prudent en cas d’administration concomitante de clarithromycine et de triazolobenzodiazépines telles que le triazolam et le midazolam (voir rubrique 4.5).

Le médecin ne doit pas prescrire de clarithromycine à des femmes enceintes sans évaluer soigneusement les bénéfices et les risques, en particulier au cours des trois premiers mois de grossesse (voir rubrique 4.6).

Il convient d’être prudent en cas d’administration concomitante de clarithromycine avec d’autres médicaments ototoxiques, en particulier les aminoglycosides. La fonction vestibulaire et auditive doit être surveillée pendant et après le traitement.

Fonction hépatique

La clarithromycine est principalement excrétée par le foie. En cas d’insuffisance hépatique sévère, l’administration de la clarithromycine n’est pas recommandée. Cependant, une surveillance régulière des tests hépatiques est recommandée si l’administration de l’antibiotique est jugée nécessaire.

Une dysfonction hépatique incluant une augmentation des enzymes hépatiques et une hépatite hépatocellulaire et/ou cholestatique, avec ou sans jaunisse a été rapportée avec la clarithromycine. Cette dysfonction hépatique peut être sévère et est généralement réversible.

Des cas d'insuffisance hépatique fatale ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Il se peut que certains des patients concernés aient eu une maladie hépatique préexistante ou aient pris d'autres médicaments hépatotoxiques. Les patients doivent être informés qu'ils doivent arrêter le traitement et contacter leur médecin en cas de survenue de signes ou de symptômes de maladie hépatique, tels qu’anorexie, ictère, urines foncées, prurit ou sensibilité abdominale.

Sujet âgé

Chez le sujet âgé, l'allongement de la demi-vie et l'augmentation des surfaces sous courbes des concentrations plasmatiques n'impliquent théoriquement pas de surveillance particulière, compte tenu de la durée courte du traitement (voir rubrique 5.2 / Elimination).

Insuffisance rénale

Il conviendra d’être prudent lors de l’administration de clarithromycine à des patients ayant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 mL/minute). Dans ce cas, l’allongement de la demi-vie impose une réduction de la posologie (voir rubrique 4.2).

Inducteurs du CYP3A

Les médicaments inducteurs du CYP3A (tels que la rifampicine, la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et le millepertuis) peuvent augmenter le métabolisme de la clarithromycine. Ceci peut entraîner des concentrations de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc conduire à une efficacité réduite de ce médicament. De plus, il peut être nécessaire de mesurer les concentrations plasmatiques des inducteurs du CYP3A4, qui peuvent être augmentées en raison de l’inhibition du CYP3A par la clarithromycine (voir aussi le Résumé des Caractéristiques du Produit correspondant à l’inhibiteur du CYP3A4 administré). L’administration concomitante de rifabutine et de clarithromycine résulte en une augmentation des concentrations plasmatiques de rifabutine et en une diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine, avec un risque accru d’uvéite.

Efavirenz, névirapine, rifampicine, rifabutine et rifapentine

Les inducteurs puissants du système de métabolisme cytochrome P450 tels que l’éfavirenz, la névirapine, la rifampicine, la rifabutine et la rifapentine peuvent accélérer le métabolisme de la clarithromycine, et ainsi diminuer les concentrations plasmatiques de la clarithromycine pendant qu’ils augmentent les concentrations de la 14(R)-hydroxy-clarithromycine (14-OH-clarithromycine), un métabolite qui est aussi actif microbiologiquement. Comme les activités microbiologiques de la clarithromycine et de la 14-OH-clarithromycine sont différentes, l’effet thérapeutique attendu pourrait être altéré en cas d’administration concomitante de clarithromycine et d’inducteurs enzymatiques.

La clarithromycine doit être administrée avec prudence en cas d’administration concomitante de médicaments qui induisent le cytochrome CYP3A4 (voir rubrique 4.5).

Pneumonie

Étant donné l’émergence d'une résistance de Streptococcus pneumoniae aux macrolides, il est important de pratiquer des tests de sensibilité lors de la prescription de clarithromycine en cas de pneumonie communautaire. En cas de pneumonie nosocomiale, la clarithromycine doit être utilisée en association avec des antibiotiques supplémentaires appropriés.

Infections de la peau et des tissus mous de sévérité légère à modérée

Ces infections sont le plus souvent dues aux Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes, qui peuvent être résistants aux macrolides. Il est donc important de pratiquer des tests de sensibilité. Dans les cas où l’utilisation de bêta-lactames est impossible (par ex. allergie), d’autres antibiotiques, tels que la clindamycine, peuvent être utilisés en première ligne. Actuellement, on considère que les macrolides jouent un rôle seulement dans certains types d’infections de la peau et des tissus mous, telles que celles provoquées par le Corynebacterium minutissimum, l’acné vulgaire et l’érysipèle, et dans les situations où il est impossible de recourir à un traitement par une pénicilline.

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient de la maltodextrine (source de glucose). Les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladie héréditaire rare) ne doivent pas prendre ce médicament.

liste I

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : 1 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) avec seringue(s) pour administration orale de 60 ml

Prix : 6.88

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : ARROW GENERIQUES