CEFTRIAXONE PANPHARMA 500 mg, poudre pour solution injectable
Classe médicamenteuse
antibactériens à usage systémique, céphalosporines de troisième génération | code ATC : J01DD04
Composition
Ceftriaxone.......................................................................................................................... 500 mg
Sous forme de ceftriaxone sodique
Pour un flacon de poudre.
Indications thérapeutiques
La ceftriaxone est indiquée dans le traitement des infections suivantes chez les adultes et les enfants, y compris les nouveau-nés à terme (à partir de la naissance) :
- Méningite bactérienne
- Pneumonie communautaire
- Pneumonie nosocomiale
- Otite moyenne aiguë
- Infections intra-abdominales
- Infections urinaires compliquées (pyélonéphrite incluse)
- Infections osseuses et articulaires
- Infections compliquées de la peau et des tissus mous
- Gonorrhée
- Syphilis
- Endocardite bactérienne
La ceftriaxone peut être utilisée :
- Pour le traitement des poussées aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive chez l’adulte
- Pour le traitement de la maladie de Lyme disséminée (phase précoce [stade II] et phase tardive [stade III]) chez l’adulte et l’enfant, y compris chez le nouveau-né à partir de l’âge de 15 jours
- En prophylaxie pré-opératoire des infections du site opératoire
- Pour la prise en charge de patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée
- Pour le traitement des patients présentant une bactériémie associée ou suspectée d’être associée à l’une des infections listées ci-dessus
La ceftriaxone doit être co-administrée avec d'autres antibactériens en cas de suspicion d’infections impliquant des bactéries n’appartenant pas au spectre de la ceftriaxone (voir rubrique 4.4).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La dose dépend de la sévérité, de la sensibilité, du site et du type d’infection, ainsi que de l’âge et de la fonction hépatique et rénale du patient.
Les doses recommandées dans les tableaux qui suivent correspondent aux doses généralement recommandées dans les indications mentionnées ci-dessous. Dans les cas particulièrement sévères, il conviendra d’envisager les doses maximales recommandées.
Adultes et enfants âgés de plus de 12 ans (≥ 50 kg)
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Dose de Ceftriaxone* |
Fréquence d'administration** |
Indications |
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1-2 g |
Une fois par jour |
Pneumonie communautaire |
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Poussées aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive |
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Infections intra-abdominales |
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Infections urinaires compliquées (pyélonéphrite incluse) |
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2 g |
Une fois par jour |
Pneumonie nosocomiale |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections osseuses et articulaires |
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2-4 g |
Une fois par jour |
Prise en charge de patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée |
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Endocardite bactérienne |
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Méningite bactérienne |
* En cas de bactériémie documentée, il conviendra d’envisager les doses maximales recommandées,
** Une administration deux fois par jour (toutes les 12 h) peut être envisagée lorsque des doses supérieures à 2 g par jour sont administrées.
Indications pour les adultes et les enfants âgés de plus de 12 ans (≥ 50 kg) nécessitant des schémas posologiques spécifiques
Otite moyenne aiguë
Il est possible d'administrer une dose unique de 1-2 g de Ceftriaxone. Des données limitées semblent indiquer que Ceftriaxone peut être efficace lorsqu’il est administré à la dose de 1-2 g par jour pendant 3 jours par voie intramusculaire dans les cas où le patient est gravement malade ou en cas d’échec d’un traitement antérieur.
En prophylaxie pré-opératoire des infections du site opératoire
Dose pré-opératoire unique de 2 g.
Gonorrhée
Dose unique de 500 mg par voie intramusculaire.
Syphilis
Les doses généralement recommandées sont de 500 mg à 1 g une fois par jour, portées à 2 g une fois par jour en cas de neurosyphilis, pendant 10 à 14 jours. Les recommandations posologiques pour la syphilis, y compris la neurosyphilis, sont basées sur des données limitées. Il convient de se référer aux recommandations nationales ou locales.
Maladie de Lyme disséminée (phase précoce [Stade II] et phase tardive [Stade III])
2 g une fois par jour pendant 14 à 21 jours. Les durées de traitement recommandées varient et il convient de se référer aux recommandations nationales ou locales.
Population pédiatrique
Nouveau-nés, nourrissons et enfants âgés de 15 jours à 12 ans (< 50 kg)
Pour les enfants pesant 50 kg ou plus, la dose habituellement recommandée chez l’adulte doit être utilisée.
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Dose de Ceftriaxone* |
Fréquence d'administration** |
Indications |
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50-80 mg/kg |
Une fois par jour |
Infections intra-abdominales |
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Infections urinaires compliquées (pyélonéphrite incluse) |
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Pneumonie communautaire |
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Pneumonie nosocomiale |
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50-100 mg/kg (max 4 g) |
Une fois par jour |
Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections osseuses et articulaires |
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Prise en charge de patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée |
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80-100 mg/kg (max 4 g) |
Une fois par jour |
Méningite bactérienne |
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100 mg/kg (max 4 g) |
Une fois par jour |
Endocardite bactérienne |
Indications pour les nouveau-nés, nourrissons et enfants âgés de 15 jours à 12 ans (< 50 kg) nécessitant des schémas posologiques spécifiques :
Une dose unique de 50 mg/kg de Ceftriaxone peut être administrée par voie intramusculaire en traitement initial d'une otite moyenne aiguë. Des données limitées semblent indiquer que la ceftriaxone peut être efficace lorsqu’elle est administrée à la dose de 50 mg/kg par jour pendant 3 jours par voie intramusculaire dans les cas où l'enfant est gravement malade ou en cas d’échec du traitement initial.
Dose pré-opératoire unique de 50-80 mg/kg.
Les doses généralement recommandées sont de 75-100 mg/kg (max 4 g) une fois par jour pendant 10 à 14 jours. Les recommandations posologiques pour la syphilis, y compris la neurosyphilis, sont basées sur des données très limitées. Il convient de se référer aux recommandations nationales ou locales.
Maladie de Lyme disséminée (phase précoce [Stade II] et phase tardive [Stade III])
50 à 80 mg/kg une fois par jour pendant 14 à 21 jours. Les durées de traitement recommandées varient et il convient de se référer aux recommandations nationales ou locales.
Nouveau-nés âgés de 0 à 14 jours
Ceftriaxone est contre-indiqué chez le nouveau-né prématuré jusqu’à un âge post-menstruel de 41 semaines (âge gestationnel + âge chronologique).
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Dose de Ceftriaxone* |
Fréquence d'administration |
Indications |
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20-50 mg/kg |
Une fois par jour |
Infections intra-abdominales |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections urinaires compliquées (pyélonéphrite incluse) |
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Pneumonie communautaire |
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Pneumonie nosocomiale |
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Infections osseuses et articulaires |
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Prise en charge de patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée |
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50 mg/kg |
Une fois par jour |
Méningite bactérienne |
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Endocardite bactérienne |
* En cas de bactériémie documentée, il conviendra d’envisager les doses maximales recommandées, sans dépasser la dose maximale journalière de 50 mg/kg.
Indications pour les nouveau-nés âgés de 0 à 14 jours nécessitant des schémas posologiques spécifiques :
Une dose unique de 50 mg/kg de Ceftriaxone peut être administrée par voie intramusculaire en traitement initial d'une otite moyenne aiguë.
Dose pré-opératoire unique de 20-50 mg/kg.
La dose généralement recommandée est de 50 mg/kg une fois par jour pendant 10 à 14 jours. Les recommandations posologiques pour la syphilis, y compris la neurosyphilis, sont basées sur des données très limitées. Il convient de se référer aux recommandations nationales ou locales.
Durée du traitement
La durée du traitement dépend de l’évolution de la pathologie. Comme pour tout traitement antibiotique, l’administration de ceftriaxone doit être poursuivie 48 à 72 heures après la disparition de la fièvre chez le patient ou après l’obtention de l’éradication bactérienne.
Patients âgés
Il n’est pas nécessaire de modifier les doses recommandées chez le patient âgé, à condition que les fonctions rénale et hépatique soient satisfaisantes.
Patients insuffisants hépatiques
Les données disponibles n’indiquent pas de nécessité d’adapter la posologie en cas d’insuffisance hépatique légère ou modérée, à condition que la fonction rénale ne soit pas altérée.
Aucune donnée issue d’études n’est disponible chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2).
Patients insuffisants rénaux
Il n’est pas nécessaire de réduire la dose de ceftriaxone en cas d’insuffisance rénale, à condition que la fonction hépatique ne soit pas altérée. Uniquement dans le cas d’insuffisance rénale préterminale (clairance de la créatinine
< 10 ml/min), la dose de ceftriaxone ne doit pas dépasser 2 g par jour. .
Les patients sous dialyse ne nécessitent pas de dose supplémentaire suite à la dialyse. La ceftriaxone n’est pas éliminée par dialyse péritonéale ni par hémodialyse. Une surveillance clinique étroite de la tolérance et de l’efficacité est recommandée.
Patients atteints d’insuffisances rénale ou hépatique sévères
Chez les patients présentant une insuffisance rénale et une insuffisance hépatique sévères, une surveillance clinique étroite de la sécurité et de l’efficacité est conseillée.
Mode d’administration
La ceftriaxone peut être administrée par injection intraveineuse lente pendant 5 minutes ou par injection intramusculaire profonde. L’injection intraveineuse intermittente doit être administrée pendant 5 minutes, de préférence dans les veines de plus gros calibre. Les doses administrées par voie intraveineuse de 50 mg/kg ou plus, chez le nourrisson et l’enfant jusqu’à 12 ans, doivent être administrées en perfusion. Chez les nouveau-nés, les doses administrées par voie intraveineuse doivent être injectées pendant 60 minutes afin de réduire le risque possible d’encéphalopathie bilirubinique (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les injections intramusculaires doivent être effectuées dans la masse d'un muscle relativement gros et il ne faut pas injecter plus de 1 g sur le même site d'injection.
L’administration intramusculaire doit être envisagée lorsque la voie intraveineuse n’est pas possible ou est moins appropriée pour le patient. Pour des doses supérieures à 2 g, la voie intraveineuse doit être utilisée.
Si la lidocaïne est utilisée comme solvant, la solution obtenue ne doit jamais être administrée par voie intraveineuse, voir rubrique 4.3). Il convient de consulter les informations contenues dans le résumé des caractéristiques du produit de la lidocaïne.
La ceftriaxone est contre-indiquée chez le nouveau-né (≤ 28 jours) ayant besoin (ou risquant d’avoir besoin) d’un traitement par des solutions intraveineuses contenant du calcium, y compris les perfusions continues contenant du calcium telles que les poches de nutrition parentérale, en raison du risque de précipitation de ceftriaxone calcique (voir rubrique 4.3).
Les diluants contenant du calcium (par exemple solution de Ringer ou solution de Hartmann) ne doivent pas être utilisés pour la reconstitution des flacons de ceftriaxone, ni pour la dilution d’un flacon reconstitué pour administration intraveineuse, en raison de la possibilité de formation d’un précipité. Une précipitation de ceftriaxone calcique peut aussi se produire lorsque la ceftriaxone est mélangée avec des solutions contenant du calcium dans la même voie d’administration intraveineuse. C’est pourquoi la ceftriaxone et les solutions contenant du calcium ne doivent pas être mélangées ou administrées simultanément (voir rubriques 4.3, 4.4 et 6.2).
Pour la prophylaxie pré-opératoire des infections du site opératoire, la ceftriaxone doit être administrée 30 à 90 minutes avant l'intervention chirurgicale.
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Voie d'administration
intramusculaire;intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la ceftriaxone, à une autre céphalosporine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Antécédent d’hypersensibilité sévère (par exemple réaction anaphylactique) à une autre classe d’agent antibactérien de la famille des bêta-lactamines (pénicillines, monobactames et carbapénèmes).
La ceftriaxone est contre-indiquée dans les cas suivants :
Nouveau-nés prématurés jusqu’à un âge post-menstruel de 41 semaines (âge gestationnel + âge chronologique)
Nouveau-nés à terme (jusqu’à 28 jours) :
- s’ils présentent une hyperbilirubinémie, un ictère, une hypoalbuminémie ou une acidose, en raison du risque de modification de la liaison de la bilirubine*
- s’ils ont besoin (ou risquent d’avoir besoin) d’un traitement par calcium administré par voie intraveineuse ou de perfusions de solutions contenant du calcium, en raison du risque de précipitation d’un sel calcique de ceftriaxone (voir rubriques 4.4, 4.8 et 6.2).
* Des études in vitro ont montré que la ceftriaxone peut déplacer la bilirubine de ses sites de liaison à l’albumines sérique, ce qui entraîne un risque possible d’encéphalopathie bilirubinique chez ces patients.
Les contre-indications à la lidocaïne doivent être exclues avant l'injection intramusculaire de ceftriaxone si le solvant utilisé est une solution de lidocaïne (voir rubrique 4.4). Veuillez consulter les informations contenues dans le résumé des caractéristiques du produit de la lidocaïne, en particulier les contre-indications.
Les solutions de ceftriaxone contenant de la lidocaïne ne doivent jamais être administrées par voie intraveineuse.
Mise en garde et précautions d'emploi
Réactions d’hypersensibilité
Comme avec tous les antibactériens de la famille des bêtalactamines, des réactions d’hypersensibilité graves et parfois fatales ont été rapportées (voir rubrique 4.8). Les réactions d’hypersensibilité peuvent également évoluer vers un syndrome de Kounis, une réaction allergique grave pouvant entraîner un infarctus du myocarde (voir rubrique 4.8). En cas de réactions d’hypersensibilité sévères, le traitement par ceftriaxone doit être immédiatement arrêté et des mesures d’urgence adéquates doivent être instaurées.
Avant de commencer le traitement, il convient de déterminer si le patient a un antécédent de réaction d’hypersensibilité sévère à la ceftriaxone, à d’autres céphalosporines ou à un autre antibiotique de la famille des bêta-lactamines. Il convient d’être prudent en cas d’administration de ceftriaxone à des patients présentant un antécédent de réaction d’hypersensibilité non sévère à d’autres bêta-lactamines.
Des réactions indésirables cutanées sévères (syndrome de Stevens Johnson ou syndrome de nécrolyse épidermique toxique de Lyell et la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) qui peuvent mettre en jeu le proniostic vital ou entraîner le décès, ont été rapportées en lien avec un traitement par ceftriaxione ; cependant ; Cependant la fréquence de ces événements est indéterminée (voir rubrique 4.8).
Réaction de Jarisch-Herxheimer (RJH)
Certains patients ayant une infection à spirochètes peuvent présenter une réaction de Jarisch-Herxheimer (RJH) peu de temps après le début du traitement par ceftriaxone. La RJH se résout habituellement spontanément ou peut être traitée par un traitement symptomatique. Le traitement antibiotique ne doit pas être interrompu si cette réaction se produit.
Interaction avec les produits contenant du calcium
Des cas de réactions fatales, avec présence de précipités de ceftriaxone calcique dans les poumons et les reins, chez des nouveau-nés prématurés et nés à terme âgés de moins d’un mois, ont été décrits. Au moins l'un de ces nouveau-nés avait reçu de la ceftriaxone et du calcium à des moments d’administration différents et par des voies intraveineuses séparées.
Les données scientifiques disponibles ne mentionnent aucun cas de précipitation intravasculaire confirmée chez des patients autres que des nouveau-nés, traités par la ceftriaxone, et des solutions ou d’autres produits contenant du calcium. Des études in vitro ont démontré que le risque de précipitation de la ceftriaxone calcique est accru chez le nouveau-né comparativement aux autres tranches d’âge.
Quel que soit l’âge du patient, la ceftriaxone ne doit pas être mélangée ou administrée simultanément avec des solutions intraveineuses contenant du calcium, même par des tubulures de perfusion ou sur des sites de perfusion différents. Cependant, chez les patients âgés de plus de 28 jours, la ceftriaxone et des solutions contenant du calcium peuvent être administrées séquentiellement de manière consécutive, à condition que des tubulures de perfusion sur des sites différents soient utilisées ou que les tubulures de perfusion soient changées ou soigneusement rincées entre les perfusions à l’aide d'une solution saline physiologique, afin d’éviter toute précipitation. Pour les patients nécessitant l’administration par perfusion continue d’une nutrition parentérale totale (NPT) contenant du calcium, les professionnels de santé pourraient envisager le recours à d’autres traitements antibactériens qui ne présentent pas le même risque de précipitation. Si l’utilisation de la ceftriaxone est considérée comme nécessaire chez les patients ayant besoin d’une nutrition parentérale continue, les solutions de NPT et la ceftriaxone peuvent être administrées simultanément, toutefois via des tubulures de perfusion différentes placées sur des sites différents. Autrement, la perfusion de la solution de NPT peut aussi être arrêtée pendant la durée de la perfusion de ceftriaxone et les tubulures de perfusion rincées entre chaque administration de solutions (voir rubriques 4.3, 4.8, 5.2 et 6.2).
Population pédiatrique
La sécurité d’emploi et l’efficacité de Ceftriaxone chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants ont été établies pour les doses mentionnées aux rubriques Posologie et mode d’administration (voir rubrique 4.2). Des études ont montré que la ceftriaxone, comme certaines autres céphalosporines, peut déplacer la bilirubine de l’albumine sérique.
La ceftriaxone est contre-indiquée chez les prématurés et les nouveau-nés à terme à risque de présenter une encéphalopathie bilirubinique (voir rubrique 4.3).
Anémie hémolytique à médiation immunitaire
Une anémie hémolytique à médiation immunitaire a été observée chez des patients recevant des antibactériens de la classe des céphalosporines, y compris la ceftriaxone (voir rubrique 4.8). Des cas graves d’anémie hémolytique, incluant des décès, ont été rapportés pendant le traitement par Ceftriaxone à la fois chez des adultes et des enfants.
Si un patient développe une anémie sous ceftriaxone, le diagnostic d’anémie associée aux céphalosporines doit être envisagé et la ceftriaxone arrêtée jusqu’à ce que l’étiologie soit établie.
Traitement à long terme
Pendant un traitement prolongé, il convient de réaliser une numération formule sanguine à intervalles réguliers.
Colite/Prolifération en excès de micro-organismes non sensibles
Des cas de colite liée à l’administration d’un produit antibactérien et de colite pseudomembraneuse ont été rapportés avec presque tous les agents antibactériens, y compris la ceftriaxone avec une sévérité allant de légère à menaçant le pronostic vital.
Par conséquent il est important de prendre en compte ce diagnostic chez les patients qui présentent une diarrhée pendant ou après l’administration de ceftriaxone (voir rubrique 4.8). L’arrêt du traitement par la ceftriaxone et l’administration d’un traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Toute administration d’inhibiteurs du péristaltisme est à proscrire.
Des surinfections par des micro-organismes non sensibles peuvent survenir, comme avec tout agent antibactérien.
Insuffisances hépatique et rénale sévères
En cas d’insuffisances hépatique et rénale sévères, il est conseillé de procéder à une surveillance clinique étroite de la sécurité et de l’efficacité (voir rubrique 4.2).
Interférence avec des tests sérologiques
Une interférence sur les tests de Coombs peut se produire puisque la ceftriaxone peut entraîner des faux-positifs. Des faux-positifs sont également possibles pour les tests de galactosémie (voir rubrique 4.8). Les méthodes non-enzymatiques de dosage du glucose urinaire peuvent donner lieu à des faux-positifs. Le dosage du glucose urinaire au cours du traitement par Ceftriaxone doit être réalisé par une méthode enzymatique (voir rubrique 4.8).
Spectre d’activité antibactérienne
Le spectre d’activité antibactérienne de la ceftriaxone est limité, et la ceftriaxone en monothérapie peut ne pas être adaptée pour le traitement de certains types d’infection sauf si l’agent pathogène a déjà été confirmé (voir rubrique 4.2). En cas d’infections polymicrobiennes, lorsque les agents pathogènes comprennent des organismes résistants à la ceftriaxone, l'administration d’un antibiotique supplémentaire doit être envisagée.
Utilisation de la lidocaïne
Si une solution de lidocaïne est utilisée comme solvant, les solutions de ceftriaxone doivent être injectées uniquement par voie intramusculaire. Avant d'utiliser le médicament, il convient de tenir compte des contre-indications, mises en garde et autres informations pertinentes indiquées dans le résumé des caractéristiques du produit de la lidocaïne (voir rubrique 4.3). Les solutions de lidocaïne ne doivent jamais être administrées par voie intraveineuse.
Lithiase biliaire
Si des ombres sont observées à l’échographie, la possibilité d’une présence de précipités de ceftriaxone calcique doit être envisagée. Des ombres, interprétées par erreur comme étant des calculs biliaires, ont été détectées lors d’échographie de la vésicule biliaire et ont été observées plus fréquemment à des doses de ceftriaxone de 1 g par jour ou plus. Il convient d’être particulièrement prudent dans la population pédiatrique. Ces précipités disparaissent après l’arrêt du traitement par ceftriaxone. Rarement, les précipités de ceftriaxone calcique ont été associés à des symptômes. Dans les cas symptomatiques, un traitement conservateur non chirurgical est recommandé et l’arrêt du traitement par ceftriaxone doit être envisagé par le médecin, sur la base d’une évaluation spécifique du rapport bénéfice-risque (voir rubrique 4.8).
Stase biliaire
Des cas de pancréatite pouvant être due à une obstruction biliaire ont été rapportés chez des patients traités par ceftriaxone (voir rubrique 4.8). La plupart des patients présentaient des facteurs de risque de stase biliaire et de boue biliaire, par exemple un traitement lourd antérieur, une pathologie sévère et une nutrition parentérale totale. On ne peut exclure l’existence d’un élément déclencheur ou d’un cofacteur de précipitation biliaire liée à la ceftriaxone.
Lithiase rénale
Des cas de lithiase rénale ont été rapportés et se sont avérés réversibles à l’arrêt de la ceftriaxone (voir rubrique 4.8). Dans les cas symptomatiques, une échographie doit être réalisée. Chez les patients présentant un antécédent de lithiase rénale ou une hypercalciurie, l’utilisation doit être envisagée par le médecin sur la base d’une évaluation spécifique du rapport bénéfice-risque.
Encéphalopathie
Des cas d’encéphalopathie ont été rapportés lors de l’utilisation de la ceftriaxone (voir rubrique 4.8), en particulier chez des patients âgés présentant une insuffisance rénale grave (voir rubrique 4.2) ou des troubles du système nerveux central. Si une encéphalopathie associée à la ceftriaxone est suspectée (par exemple, diminution du niveau de conscience, altération de l’état mental, myoclonie, convulsions), l’arrêt de la ceftriaxone doit être envisagé.
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 1.8 mmol (ou 41.5 mg) de sodium par flacon, ce qui équivaut à 2% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 10 flacon(s) en verre de 17 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PANPHARMA