SYNACTHENE 0,25 mg/1 ml, solution injectable
Classe médicamenteuse
HORMONE CORTICOTROPE (H : Hormones systémiques) | code ATC : H01AA02
Composition
Tétracosactide.................................................................................................................... 0,25 mg
Pour 1 ml de solution injectable.
Indications thérapeutiques
- Indication thérapeutique : traitement de 2ème intention du syndrome de West (ou spasmes infantiles), en cas d’inefficacité des traitements corticoïdes par voie orale.
- Indication diagnostique : exploration dynamique de la corticosurrénale, notamment en cas de déficit corticosurrénalien ou de déficit en 21b hydroxylase.
Posologie et mode d'administration
EN ENDOCRINOLOGIE
- Indication diagnostique : exploration dynamique de la corticosurrénale, notamment en cas de déficit corticosurrénalien ou de déficit en 21b hydroxylase.
Test au Synacthène 60 minutes
Ce test est basé sur la mesure de la concentration plasmatique du cortisol et de celle de la 17-hydroxy-progestérone en cas de suspicion de bloc enzymatique, immédiatement avant et exactement à 30 et à 60 minutes après l'injection de 0,25 mg (1 ml) de Synacthène IM ou IV.
En cas d’insuffisance surrénalienne, la cortisolémie de base est basse ou effondrée et la réponse à la stimulation est nulle ou faible (en général <20 µg/100 ml).
En cas de bloc enzymatique en 21b hydroxylase, la 17-hydroxyprogestérone plasmatique est normale ou élevée à l’état basal et est très élevée 1 heure après l’injection de Synacthène 0,25 mg (en général > 10ng / 100 ml). Dans le cadre d’une recherche de ce déficit chez une femme, le test est à réaliser en phase folliculaire précoce.
EN NEUROLOGIE
- Traitement de 2ème intention du syndrome de West (ou spasmes infantiles), en cas d’inefficacité des traitements corticoïdes par voie orale.
Chez l'enfant, la posologie est de 0,1 mg/kg/jour pendant 15 jours puis une diminution progressive des doses sur 15 jours doit être effectuée jusqu’à une posologie de 0,8 mg/jour.
Synacthène 0,25 mg/1 ml est adapté au traitement du nouveau-né.
Les durées du traitement varient habituellement de 3 semaines à 6 mois en fonction de la réponse.
Mode d’administration
Injection intramusculaire ou intraveineuse.
EN ENDOCRINOLOGIE
Synacthène 0,25 mg/1 ml peut être administré en intramusculaire ou intraveineuse.
Synacthène 0,25 mg/1 ml s’administrera en injection intramusculaire ou en perfusion intraveineuse dans une solution de glucose à 5% ou de NaCl à 0,9%.
Lors d’une perfusion intraveineuse, le soluté de perfusion doit être fait extemporanément.
Voie d'administration
intramusculaire;intraveineuse
Contre-indications
EN ENDOCRINOLOGIE ET EN NEUROLOGIE
Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes :
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- troubles de la coagulation en cas d’injection intramusculaire.
EN NEUROLOGIE
- tout état infectieux ;
- certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona) ;
- états psychotiques encore non contrôlés par un traitement ;
- vaccins vivants.
Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS être utilisé en association avec les médicaments donnant des torsades de pointes (cf. rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde
EN ENDOCRINOLOGIE ET EN NEUROLOGIE
- Le tétracosactide peut entraîner des réactions allergiques surtout chez des malades présentant une affection allergique, un asthme ou des antécédents familiaux d'asthme, une urticaire, une dermatite atopique. Dans de rares cas, elles peuvent être graves et se traduire par des réactions anaphylactiques survenant en général dans les 30 minutes qui suivent l'injection.
EN NEUROLOGIE
- En cas d’ulcère gastro-duodénal, la corticothérapie n’est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.
- En cas d’antécédents ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin fibroscopique.
- La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des levures et des parasites. La survenue d’une anguillulose maligne est un risque important. Tous les sujets venant d’une zone d’endémie (régions tropicale, subtropicale, sud de l’Europe) doivent avoir une recherche coprologique et un traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie. Les signes évolutifs d’une infection peuvent être masqués par la corticothérapie. Il importe, avant la mise en route du traitement, d’écarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de surveiller, en cours de traitement l’apparition de pathologies infectieuses.
- En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique anti-tuberculeux est nécessaire, s’il existe des séquelles radiologiques importantes et si l’on ne peut s’assurer qu’un traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.
- L’emploi de la corticothérapie nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment en cas de colites ulcéreuses (risque de perforation), diverticulites, anastomoses intestinales récentes, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, ostéoporose, myasthénie grave.
Précautions d’emploi
- Comme toute thérapeutique comportant un risque de réaction anaphylactique, le tétracosactide sera administré sous contrôle médical et le malade surveillé en conséquence.
- On évitera les réactions anaphylactiques dans une large mesure si l’on interrompt la médication dès l’apparition des premières réactions locales ou générales d’hypersensibilité, telles que : rubéfaction, urticaire, prurit, érythrose faciale, malaise, dyspnée.
- En cas d’accident grave, il est recommandé de prendre immédiatement des mesures d’urgence soit 0,1 à 0,5 mg d’adrénaline par voie veineuse, ainsi que des corticostéroïdes à hautes doses par voie veineuse, à plusieurs reprises s’il le faut.
- Une surveillance échocardiographique doit être effectuée régulièrement chez le nourrisson et le jeune enfant. En effet, au cours de traitements prolongés à dose élevée, quelques cas exceptionnels d’hypertrophie myocardique réversible ont été observés.
- Une surveillance de la croissance est nécessaire surtout si le traitement est de longue durée.
- Une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie d’une élévation éventuelle de la pression artérielle. L’apport sodé sera réduit. En cas de rétention hydrique ou de signes d’hyperfonctionnement corticosurrénal, on réduira la posologie, soit en diminuant la dose, soit en espaçant les injections ou l’on interrompra temporairement le traitement.
- La supplémentation potassique n’est justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée ou en cas de risque de troubles du rythme ou d’associations à un traitement hypokaliémiant.
- Lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et l’hypertension artérielle ne sont pas des contre-indications mais le traitement peut entraîner leur déséquilibre. Il convient de réévaluer leur prise en charge.
- Les patients doivent éviter le contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole.
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EN ENDOCRINOLOGIE |
- L’attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 ampoule(s) en verre de 1 ml
Prix : 8.46
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ALFASIGMA (ITALIE)