SUGAMMADEX BAXTER 100 mg/ml, solution injectable
Classe médicamenteuse
autres produits thérapeutiques, antidotes | code ATC : V03AB35
Composition
1 ml contient l’équivalent de 100 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique.
Chaque flacon de 2 ml contient l’équivalent de 200 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique.
Chaque flacon de 5 ml contient l’équivalent de 500 mg de sugammadex sous forme de sugammadex sodique.
Excipient(s) à effet notoire :
Contient jusqu’à 9,2 mg/ml de sodium (voir rubrique 4.4).
Indications thérapeutiques
Décurarisation chez l’adulte après un bloc neuromusculaire induit par rocuronium ou vécuronium.
Population pédiatrique : le sugammadex est recommandé uniquement pour la décurarisation en routine après un bloc neuromusculaire induit par rocuronium chez les enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Le sugammadex doit être administré exclusivement par un anesthésiste ou sous sa surveillance.
L’utilisation d’une méthode appropriée de monitorage neuromusculaire est recommandée pour surveiller la récupération suite au bloc neuromusculaire (voir rubrique 4.4).
La dose de sugammadex recommandée dépend du degré du bloc neuromusculaire à décurariser.
La dose recommandée est indépendante du protocole anesthésique.
Le sugammadex peut être utilisé pour décurariser différents degrés de bloc neuromusculaire induit par rocuronium ou vécuronium :
Adultes
Décurarisation en routine :
Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée après la réapparition d’au moins 1 ou 2 réponses au compte post-tétanique (PTC) suite à un bloc neuromusculaire induit par rocuronium ou vécuronium. Le délai médian de récupération d’un rapport T4/T1 de 0,9 est alors d’environ 3 minutes (voir rubrique 5.1).
Une dose de 2 mg/kg de sugammadex est recommandée si la récupération spontanée s’est manifestée au moins par la réapparition de la 2e réponse au train-de-quatre (T2) après un bloc induit par rocuronium ou vécuronium. Le délai médian de récupération d’un rapport T4/T1 de 0,9 est alors d’environ 2 minutes (voir rubrique 5.1).
L’utilisation des doses recommandées pour une décurarisation en routine résulte en un délai médian de récupération d’un rapport T4/T1 de 0,9 légèrement plus court pour les blocs neuromusculaires induits par rocuronium que pour les blocs neuromusculaires induits par vécuronium (voir rubrique 5.1).
Décurarisation immédiate après un bloc induit par rocuronium :
En cas de nécessité clinique d’une décurarisation immédiate après administration de rocuronium, la dose recommandée de sugammadex est de 16 mg/kg. Lors de l’administration de 16 mg/kg de sugammadex 3 minutes après une dose de 1,2 mg/kg de bromure de rocuronium, le délai médian attendu de récupération d’un rapport T4/T1 de 0,9 est d’environ 1,5 minutes (voir rubrique 5.1).
Il n’existe aucune donnée en faveur de l’administration de sugammadex pour une décurarisation immédiate après un bloc neuromusculaire induit par vécuronium.
Ré‑administration de sugammadex :
Dans le cas exceptionnel d’une récurrence du bloc neuromusculaire en post-opératoire (voir rubrique 4.4) après une dose initiale de 2 mg/kg ou de 4 mg/kg de sugammadex, il est recommandé d’administrer une dose supplémentaire de 4 mg/kg de sugammadex. Après l’administration de cette seconde dose de sugammadex, le patient devra être étroitement surveillé afin de s’assurer d’une récupération complète et stable de la fonction neuromusculaire.
Ré-administration de rocuronium ou de vécuronium après le sugammadex :
Pour les délais à observer avant une nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation par sugammadex, voir rubrique 4.4.
Informations complémentaires concernant des populations particulières
Insuffisance rénale :
L’utilisation du sugammadex chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (Y compris ceux nécessitant une dialyse [CLCr < 30 ml/min]) n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
Les études réalisées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère n’ont pas apporté de données de sécurité suffisantes pour étayer l’utilisation du sugammadex chez ces patients (voir également rubrique 5.1).
Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min et < 80 ml/min) : les doses recommandées sont les mêmes que chez les adultes sans insuffisance rénale.
Patients âgés :
Après administration de sugammadex à la réapparition de la 2e réponse au train-de-quatre (T2) suite à un bloc neuromusculaire induit par rocuronium, le délai médian de récupération d’un rapport T4/T1 de 0,9 a été de 2,2 minutes chez l’adulte (18-64 ans), de 2,6 minutes chez le patient âgé (65-74 ans) et de 3,6 minutes chez le patient très âgé (75 ans ou plus). Bien que les délais de récupération chez le sujet âgé soient plus longs que chez l’adulte, aucune adaptation de la dose de sugammadex n’est nécessaire dans cette population (voir rubrique 4.4).
Patients obèses :
Chez les patients obèses, y compris ceux qui présentent une obésité morbide (indice de masse corporelle ≥ 40 kg/m2), la dose de sugammadex doit être calculée en fonction du poids corporel réel. Les doses de sugammadex recommandées chez ces patients sont les mêmes que pour la population adulte.
Insuffisance hépatique :
Aucune étude n’a été réalisée chez les patients présentant une insuffisance hépatique. En cas d’insuffisance hépatique sévère ou accompagnée d’une coagulopathie, des précautions doivent être prises lorsque l’utilisation du sugammadex est envisagée (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique légère à modérée : le sugammadex étant principalement éliminé par voie rénale, il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose.
Population pédiatrique :
Enfants et adolescents (de 2 à 17 ans)
Pour la population pédiatrique, SUGAMMADEX BAXTER 100 mg/ml peut être dilué à 10 mg/ml pour une plus grande précision de la dose administrée dans la population pédiatrique (voir rubrique 6.6).
Une dose de 4 mg/kg de sugammadex est recommandée pour une décurarisation faisant suite à un bloc neuromusculaire induit par rocuronium après réapparition d’au moins 1 ou 2 réponses au PTC.
Une dose de 2 mg/kg est recommandée pour une décurarisation faisant suite à un bloc neuromusculaire induit par rocuronium à la réapparition de T2 (voir rubrique 5.1).
Décurarisation immédiate :
La décurarisation immédiate chez l’enfant et l’adolescent n’a pas été étudiée.
Nouveau-nés à terme et nourrissons :
Les données sur l’utilisation du sugammadex chez le nourrisson (âgé de 30 jours à 2 ans) sont limitées ; son utilisation chez le nouveau-né à terme (âgé de moins de 30 jours) n’a pas été étudiée. L’utilisation du sugammadex chez les nouveau-nés à terme et chez les nourrissons n’est donc pas recommandée tant que de nouvelles données ne sont pas disponibles.
Mode d’administration
Voie intraveineuse.
Le sugammadex doit être administré par voie intraveineuse en bolus unique. L’injection en bolus doit être rapide, en 10 secondes, et doit s’effectuer dans un cathéter intraveineux déjà en place (voir rubrique 6.6). Dans les études cliniques, le sugammadex a été uniquement administré par injection en bolus unique.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mise en garde et précautions d'emploi
Conformément à la pratique habituelle après un bloc neuromusculaire, il est recommandé de surveiller le patient au cours de la période post-opératoire immédiate pour détecter la survenue éventuelle d’évènements indésirables, tels qu’une récurrence du bloc neuromusculaire.
Surveillance de la fonction respiratoire au cours de la récupération :
L’utilisation d’une assistance ventilatoire est obligatoire jusqu’au retour d’une respiration spontanée efficace après décurarisation du bloc neuromusculaire. Même si la récupération du bloc neuromusculaire est complète, d’autres médicaments utilisés en période per- et postopératoire peuvent déprimer la fonction respiratoire, c’est pourquoi une ventilation assistée peut continuer à être nécessaire.
En cas de récurrence du bloc neuromusculaire après l’extubation, une ventilation adéquate devra être mise en place.
Récurrence du bloc neuromusculaire :
Dans les études cliniques menées chez des patients traités par rocuronium ou vécuronium, lorsque le sugammadex était administré à la dose recommandée calculée en fonction de la profondeur du bloc neuromusculaire, l’incidence observée de récurrence du bloc neuromusculaire était de 0,20 %, sur la base d’un monitorage neuromusculaire ou des signes cliniques. L’administration de doses inférieures aux doses recommandées peut conduire à un risque accru de récurrence du bloc neuromusculaire après la décurarisation initiale, et est donc à éviter (voir rubriques 4.2 et 4.8).
Effets sur l’hémostase :
Dans une étude menée chez des volontaires, les doses de 4 mg/kg et 16 mg/kg de sugammadex ont entraîné une augmentation maximale moyenne du temps de céphaline activée (TCA) de 17 et 22 %, respectivement, et du taux de prothrombine (TP)/International Normalized Ratio (INR) de 11 et 22 %, respectivement. Ces légères augmentations du TCA et du TP (INR) étaient de courte durée (≤ 30 minutes). D’après les informations disponibles dans la base de données cliniques (N = 3 519) et d’après une étude spécifique menée chez 1 184 patients opérés pour fracture de la hanche/remplacement d’une articulation majeure, le sugammadex 4 mg/kg, seul ou en association avec des anticoagulants, n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur l’incidence des complications hémorragiques per- ou postopératoires.
Une interaction pharmacodynamique (allongement du TCA et du TP) avec les antivitamines K, l’héparine non fractionnée, les héparinoïdes de bas poids moléculaire, le rivaroxaban et le dabigatran a été mise en évidence lors d’expériences in vitro. Cette interaction pharmacodynamique n’est pas cliniquement significative chez les patients recevant un traitement anticoagulant prophylactique postopératoire de routine. Des précautions doivent être prises au moment de décider d’administrer du sugammadex chez les patients recevant un traitement anticoagulant pour une maladie préexistante ou une comorbidité.
Une augmentation du risque hémorragique ne peut être exclue chez les patients :
- présentant des déficits héréditaires en facteurs de coagulation dépendants de la vitamine K ;
- présentant des coagulopathies préexistantes ;
- traités par dérivés coumariniques et présentant un INR supérieur à 3,5 ;
- traités par anticoagulants et recevant une dose de 16 mg/kg de sugammadex.
Si, d’un point de vue médical, il est nécessaire d’administrer du sugammadex à ces patients, l’anesthésiste devra déterminer si les bénéfices sont supérieurs au risque de complications hémorragiques en tenant compte des antécédents d’épisodes hémorragiques du patient et du type de chirurgie prévue. Si le sugammadex est administré à ces patients, il est recommandé de surveiller les paramètres de l’hémostase et de la coagulation.
Délai nécessaire avant une nouvelle administration de curares après décurarisation par sugammadex :
Tableau 1 : Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation en routine (jusqu’à 4 mg/kg de sugammadex)
|
Délai minimum nécessaire |
Curare et dose à administrer |
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5 minutes |
1,2 mg/kg de rocuronium |
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4 heures |
0,6 mg/kg de rocuronium ou |
L’instauration du bloc neuromusculaire peut être retardée jusqu’à 4 minutes environ, et la durée du bloc neuromusculaire peut être raccourcie jusqu’à 15 minutes environ après une nouvelle administration de 1,2 mg/kg de rocuronium dans les 30 minutes suivant l’administration de sugammadex.
Sur la base des modélisations pharmacocinétiques, le délai nécessaire recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée est de 24 heures avant toute nouvelle administration de 0,6 mg/kg de rocuronium ou de 0,1 mg/kg de vécuronium après décurarisation en routine par sugammadex. Si un délai plus court est nécessaire, la dose de rocuronium pour un nouveau bloc neuromusculaire doit être de 1,2 mg/kg.
Nouvelle administration de rocuronium ou de vécuronium après décurarisation immédiate (16 mg/kg de sugammadex) : pour les très rares cas où cela pourrait être requis, un délai de 24 heures est suggéré.
Si l’instauration d’un bloc neuromusculaire est nécessaire avant la fin du délai recommandé, un curare non stéroïdien devra être utilisé. L’action du curare dépolarisant peut être plus lente que prévue, car une partie importante des récepteurs nicotiniques postjonctionnels peut encore être occupée par le curare.
Insuffisance rénale
Le sugammadex n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, y compris chez ceux qui ont besoin d’une dialyse (voir rubrique 5.1).
Anesthésie légère
Dans les études cliniques, des signes d’anesthésie légère (mouvement, toux, grimaces et succion de la sonde endotrachéale) ont été occasionnellement observés après la décurarisation par sugammadex réalisée volontairement à mi-anesthésie.
En cas de décurarisation en cours d’anesthésie, des doses supplémentaires d’anesthésiques et/ou d’opiacés devront être administrées si besoin.
Bradycardie marquée
De rares cas de bradycardie marquée ont été observés dans les minutes suivant l’administration de sugammadex pour décurarisation. La bradycardie peut parfois conduire à un arrêt cardiaque (voir rubrique 4.8). L’évolution des paramètres hémodynamiques des patients doit être étroitement surveillée pendant et après la décurarisation. Un traitement par agents anticholinergiques, tels que l’atropine, doit être administré en cas de bradycardie cliniquement significative.
Insuffisance hépatique
Le sugammadex n’est ni métabolisé ni excrété par le foie ; par conséquent, aucune étude spécifique n’a été réalisée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. Le traitement des patients présentant une insuffisance hépatique sévère devra être envisagé avec grande précaution. En cas d’insuffisance hépatique associée à une coagulopathie, se reporter aux informations concernant l’effet sur l’hémostase.
Utilisation en unité de soins intensifs (USI)
Le sugammadex n’a pas été étudié chez les patients recevant du rocuronium ou du vécuronium en USI.
Décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares autres que le rocuronium ou le vécuronium
Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares non stéroïdiens tels que la succinylcholine ou les benzylisoquinolines.
Le sugammadex ne doit pas être utilisé pour une décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par des curares stéroïdiens autres que le rocuronium ou le vécuronium, car il n’existe pas de données d’efficacité et de sécurité étayant une telle utilisation. Des données limitées sont disponibles sur l’utilisation du sugammadex pour la décurarisation après un bloc neuromusculaire induit par pancuronium ; cependant, l’utilisation du sugammadex est déconseillée dans cette situation.
Bloc neuromusculaire prolongé
Certains états associés à un allongement du temps de circulation tels qu’une pathologie cardiaque, un âge avancé (voir rubrique 4.2 pour les délais de récupération chez le sujet âgé) ou un état œdémateux (par exemple, insuffisance hépatique sévère) peuvent engendrer des temps de récupération plus longs.
Réactions d’hypersensibilité au médicament
Les praticiens doivent être préparés au risque de survenue de réactions d’hypersensibilité au médicament (y compris de réactions anaphylactiques) et doivent prendre les précautions nécessaires (voir rubrique 4.8).
Sodium
Ce médicament contient jusqu’à 9,2 mg de sodium par ml, ce qui équivaut à 0,5 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
SUGAMMADEX SODIQUE équivalant à SUGAMMADEX 100 mg/mL - BRIDION 100 mg/ml, solution injectable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 10 flacon(s) en verre de 2 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : BAXTER HOLDING (PAYS-BAS)