EVEROLIMUS SANDOZ 10 mg, comprimé
Classe médicamenteuse
Agents anti-néoplasiques, inhibiteurs de protéine kinase | Code ATC : L01EG02
Composition
Chaque comprimé contient 10 mg d’évérolimus.
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé contient 296,8 mg de lactose.
Indications thérapeutiques
Cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs
EVEROLIMUS SANDOZ est indiqué dans le traitement du cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs, HER2/neu négatif, en association avec l’exémestane, chez les femmes ménopausées sans atteinte viscérale symptomatique dès récidive ou progression de la maladie et précédemment traitées par un inhibiteur non-stéroïdien de l'aromatase.
Tumeurs neuroendocrines d’origine pancréatique
EVEROLIMUS SANDOZ est indiqué dans le traitement de tumeurs neuroendocrines d’origine pancréatique non résécables ou métastatiques bien ou moyennement différenciées avec progression de la maladie chez l’adulte.
Tumeurs neuroendocrines d’origine gastro-intestinale ou pulmonaire
EVEROLIMUS SANDOZ est indiqué dans le traitement de tumeurs neuroendocrines d’origine gastro-intestinale ou pulmonaire non résécables ou métastatiques, bien différenciées (Grade 1 ou Grade 2), non fonctionnelles, en progression chez l’adulte (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Cancer du rein
EVEROLIMUS SANDOZ est indiqué dans le traitement du cancer du rein avancé chez les patients ayant progressé sous ou après une thérapie ciblée anti-VEGF.
Posologie et mode d'administration
Le traitement par EVEROLIMUS SANDOZ doit être instauré et suivi par un médecin ayant l’expérience des traitements anticancéreux.
Posologie
Pour les différentes posologies, EVEROLIMUS SANDOZ est disponible en comprimés de 2,5 mg, 5 mg et 10 mg.
La dose recommandée d’évérolimus est de 10 mg une fois par jour. Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps qu’un bénéfice clinique est observé ou jusqu’à la survenue d’une toxicité inacceptable.
Si une dose est oubliée, le patient ne doit pas prendre une dose supplémentaire, mais prendre la prochaine dose prescrite comme d’habitude.
Ajustement de la posologie en cas d’effets indésirables
La prise en charge d’effets indésirables graves et/ou mal tolérés suspectés d’être liés au traitement peut nécessiter une réduction de dose et/ou une interruption temporaire du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ. Pour les effets indésirables de Grade 1, une adaptation de la dose n’est généralement pas nécessaire. S’il est nécessaire de diminuer la posologie, la dose recommandée est de 5 mg par jour et elle ne doit pas être inférieure à 5 mg par jour.
Le Tableau 1 résume les recommandations pour l’adaptation de la posologie en cas d’effets indésirables spécifiques (voir également rubrique 4.4).
Tableau 1 - Recommandations pour l’adaptation de la posologie d’EVEROLIMUS SANDOZ
|
Effet Indésirable |
Sévérité1 |
Adaptation de la posologie d’EVEROLIMUS SANDOZ |
|
Pneumopathie non infectieuse |
Grade 2 |
Envisager l’interruption du traitement jusqu’à l’amélioration des symptômes à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. Arrêter le traitement en l’absence de récupération dans un délai de 4 semaines. |
|
Grade 3 |
Interrompre le traitement jusqu’à la résolution des symptômes à un Grade ≤ 1. Envisager la reprise du traitement à 5 mg par jour. Si une toxicité de Grade 3 réapparaît, envisager l’arrêt du traitement. |
|
|
Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
|
|
Stomatite |
Grade 2 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à la même dose. En cas de récidive de la stomatite à un Grade 2, interrompre le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
|
Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
|
|
Autres toxicités non hématologiques (sauf événements métaboliques) |
Grade 2 |
Si la toxicité est acceptable, aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire. Si la toxicité devient inacceptable, interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à la même dose. En cas de récidive de la toxicité à un Grade 2, interrompre le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1. Envisager de réintroduire le traitement à 5 mg par jour. Si une toxicité de Grade 3 réapparait, envisager l’arrêt du traitement. |
|
|
Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
|
|
Evénements métaboliques (par exemple hyperglycémie, dyslipidémie) |
Grade 2 |
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire. |
|
Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
|
Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
|
|
Thrombopénie |
Grade 2 (< 75, ≥ 50x109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1 (≥ 75x109/l). Réintroduire le traitement à la même dose. |
|
Grade 3 & 4 (< 50x109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 1 (≥ 75x109/l). Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
|
Neutropénie |
Grade 2 (≥ 1x109/l) |
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire. |
|
Grade 3 (< 1, ≥ 0.5x109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1x109/l). Réintroduire le traitement à la même dose. |
|
|
Grade 4 (< 0.5x109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1x109/l). Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
|
|
Neutropénie fébrile |
Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu’à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1,25x109/l) et absence de fièvre. Réintroduire le traitement à 5 mg. |
|
Grade 4 |
Arrêter le traitement |
|
|
1 Grades évalués selon l’échelle de classification clinique internationale CTCAE (Common Terminology Criteria for Adverse Events) v3.0 de l’Institut National du Cancer (NCI). |
||
Populations particulières
Patients âgés (≥ 65 ans)
Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Insuffisance hépatique
- insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh) - la dose quotidienne recommandée est de 7,5 mg,
- insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) - la dose quotidienne recommandée est de 5 mg,
- insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) - EVEROLIMUS SANDOZ n’est recommandé que si le bénéfice attendu est supérieur au risque. Dans ce cas, la dose quotidienne ne devra pas dépasser 2,5 mg.
Une adaptation posologique devra être effectuée si la fonction hépatique du patient (Child-Pugh) change au cours du traitement (voir également rubriques 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de l’évérolimus chez les enfants âgés de 0 à 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
EVEROLIMUS SANDOZ doit être pris par voie orale une fois par jour à la même heure chaque jour, avec ou sans aliments de façon constante (voir rubrique 5.2). Les comprimés d’EVEROLIMUS SANDOZ doivent être avalés entiers avec un verre d’eau. Les comprimés ne doivent pas être mâchés ou écrasés.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, aux autres dérivés de la rapamycine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mise en garde et précautions d'emploi
Pneumopathie non infectieuse
La pneumopathie non infectieuse est un effet de classe des dérivés de la rapamycine, y compris l’évérolimus. Des pneumopathies non infectieuses (y compris maladie pulmonaire interstitielle) ont été fréquemment rapportées chez des patients traités par l’évérolimus (voir rubrique 4.8). Certains cas ont été sévères et en de rares occasions, une issue fatale a été observée. Le diagnostic de pneumopathie non infectieuse doit être envisagé chez les patients présentant des signes et symptômes respiratoires non spécifiques tels qu’hypoxie, épanchement pleural, toux ou dyspnée et lorsqu’une étiologie infectieuse, néoplasique ou toutes autres causes non médicamenteuses ont été exclues par les investigations appropriées. Les infections opportunistes telles que la pneumonie à pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC) devraient être exclues dans le cadre du diagnostic différentiel de pneumopathie non infectieuse (voir « Infections » ci-dessous). Il convient de recommander aux patients de signaler sans attendre tout symptôme respiratoire nouveau ou qui s’aggrave.
Chez les patients qui développent des modifications radiologiques évoquant une pneumopathie non infectieuse sans symptôme ou accompagnées de symptômes mineurs, le traitement par l’évérolimus peut être poursuivi sans modification de la posologie. En présence d’une symptomatologie modérée (Grade 2) ou sévère (Grade 3) l’administration de corticoïdes peut être indiquée jusqu’à résolution des symptômes cliniques.
Chez les patients qui nécessitent l’utilisation de corticostéroïdes pour le traitement d’une pneumopathie non infectieuse, une prophylaxie de la PPJ/PPC doit être envisagée.
Infections
L’évérolimus possède des propriétés immunosuppressives et il peut prédisposer les patients aux infections bactériennes, fongiques, virales ou parasitaires, comprenant les infections par des agents pathogènes opportunistes (voir rubrique 4.8). Des infections localisées et systémiques, incluant des pneumonies, d’autres infections bactériennes, des infections fongiques invasives telles qu’aspergillose, candidose ou PPJ/PPC et les infections virales notamment des cas de réactivation d’hépatite virale B, ont été décrites chez des patients traités par l’évérolimus. Certaines de ces infections ont été sévères (conduisant par exemple à une septicémie, une insuffisance respiratoire ou hépatique) et parfois d’issue fatale.
Les médecins et les patients doivent être conscients du risque accru d’infection avec l’évérolimus. Les infections préexistantes doivent être traitées de manière appropriée et la guérison complète doit être obtenue avant l’instauration d’un traitement par l’évérolimus. Au cours d’un traitement par EVEROLIMUS SANDOZ, il convient d’être vigilant aux signes et symptômes d’infection : si une infection est diagnostiquée, un traitement approprié doit être instauré dans les plus brefs délais et l’arrêt temporaire ou définitif d’EVEROLIMUS SANDOZ doit être envisagé.
Si le diagnostic d’une infection fongique systémique invasive est fait, le traitement par EVEROLIMUS SANDOZ doit être arrêté immédiatement et définitivement, et le patient doit être traité par un traitement antifongique approprié.
Des cas de PPJ/PPC, dont certains avec une issue fatale, ont été rapportés chez des patients qui recevaient évérolimus. La PPJ/PPC peut être associée à l'utilisation concomitante de corticostéroïdes ou d'autres agents immunosuppresseurs. Une prophylaxie des PPJ/PPC doit être envisagée lorsque l'utilisation concomitante de corticostéroïdes ou d'autres agents immunosuppresseurs est nécessaire.
Réactions d’hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité se manifestent par les symptômes comprenant de façon non exhaustive, anaphylaxie, dyspnée, bouffée congestive, douleur thoracique et œdème de Quincke (par exemple gonflement des voies respiratoires et de la langue avec ou sans altération de la respiration) ont été observés avec l’évérolimus (voir rubrique 4.3).
Utilisation concomitante avec des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA)
Les patients traités de manière concomitante par des inhibiteurs de l’ECA (par exemple ramipril) peuvent être plus à risque de développer un œdème de Quincke (par exemple gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans altération de la respiration) (voir rubrique 4.5).
Stomatite
La stomatite, incluant ulcérations buccales et mucite, est l’effet indésirable le plus fréquemment rapporté chez des patients traités par l’évérolimus (voir rubrique 4.8). La stomatite apparait le plus souvent au cours des 8 premières semaines de traitement. Une étude en simple bras chez des patientes ménopausées atteintes d’un cancer du sein traitées par EVEROLIMUS SANDOZ et exémestane a montré qu’une solution orale de corticoïdes sans alcool, administrée en bain de bouche pendant les 8 premières semaines de traitement, peut diminuer l’incidence et la gravité des stomatites (voir rubrique 5.1). La prise en charge des stomatites peut ainsi inclure l’utilisation prophylactique et/ou thérapeutique de traitements topiques, comme une solution orale de corticoïdes sans alcool utilisée en bain de bouche. Cependant les produits à base d’alcool, d’eau oxygénée, d’iode ou de dérivés du thym doivent être évités car ils peuvent exacerber l’affection. La surveillance et le traitement des infections fongiques sont recommandés, particulièrement chez les patients ayant été traités par des médicaments à base de stéroïdes. Les agents antifongiques ne doivent pas être utilisés, sauf si une infection fongique a été diagnostiquée (voir rubrique 4.5).
Insuffisance rénale
Des cas d’insuffisance rénale (incluant des insuffisances rénales aigues) dont certains avec une issue fatale, ont été observés chez des patients traités par l’évérolimus (voir rubrique 4.8). La fonction rénale doit être surveillée particulièrement lorsque les patients présentent des facteurs de risques associés qui pourraient davantage altérer leur fonction rénale.
Analyses biologiques et surveillance
Fonction rénale
Des augmentations de la créatininémie, généralement légères, et des protéinuries ont été rapportées (voir rubrique 4.8). Il est recommandé de surveiller la fonction rénale, notamment l’urémie, la protéinurie ou la créatininémie avant le début du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ et régulièrement ensuite.
Glycémie
Des cas d’hyperglycémie ont été rapportés (voir rubrique 4.8). La glycémie à jeun doit être contrôlée avant le début du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ et régulièrement ensuite. Une surveillance plus fréquente est recommandée quand EVEROLIMUS SANDOZ est co-administré avec des médicaments pouvant induire une hyperglycémie. Dans la mesure du possible, la glycémie doit être équilibrée de façon optimale avant l’instauration du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ.
Lipémie
Des cas de dyslipidémie (incluant des cas d’hypercholestérolémie et d’hypertriglycéridémie) ont été rapportés. Il est recommandé de surveiller la cholestérolémie et la triglycéridémie avant le début du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ et de manière régulière par la suite, et de les prendre en charge avec un traitement approprié.
Paramètres hématologiques
Des diminutions de l’hémoglobine, des lymphocytes, des neutrophiles et des plaquettes ont été observées (voir rubrique 4.8). La numération formule sanguine doit être contrôlée avant l’instauration du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ et régulièrement ensuite.
Tumeurs carcinoïdes fonctionnelles
Dans un essai randomisé, en double-aveugle et multicentrique, réalisé chez des patients avec des tumeurs carcinoïdes fonctionnelles, l’évérolimus en association à l’octréotide retard a été comparé au placebo associé à l’octréotide retard. L’étude n’a pas montré de différence statistiquement significative entre les 2 groupes sur le critère principal d’efficacité (survie sans progression [SSP]) et l’analyse intermédiaire de la survie globale (SG) était numériquement en faveur du bras placebo associé à l’octréotide. En conséquence, la sécurité et l’efficacité de l’évérolimus chez les patients atteints de tumeurs carcinoïdes fonctionnelles n’ont pas été démontrées.
Facteurs pronostiques des tumeurs neuroendocrines d’origine gastro-intestinale ou pulmonaire
Chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines d’origine gastro-intestinale ou pulmonaire non fonctionnelles et présentant des facteurs de bon pronostic au diagnostic (par exemple site tumoral primitif localisé à l’iléon et des valeurs normales de la chromogranine A ou absence d’atteinte osseuse), une évaluation individuelle du rapport bénéfice risque doit être réalisée avant de débuter le traitement par EVEROLIMUS SANDOZ. Des preuves limitées de bénéfice en termes de SSP ont été rapportées dans le sous-groupe de patients chez lesquels le site tumoral primitif était l’iléon (voir rubrique 5.1).
Interactions
L’administration concomitante avec des inhibiteurs et des inducteurs du CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine P (PgP) pompe à efflux de nombreux médicaments, doit être évitée. Si l’administration concomitante avec un inhibiteur ou un inducteur modéré du CYP3A4 et/ou de la PgP ne peut être évitée, l’état clinique du patient doit être étroitement surveillé. Des ajustements de dose peuvent être envisagés basés sur l’ASC prévisible (voir rubrique 4.5).
Le traitement concomitant avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4/PgP entraîne, de façon considérable, une augmentation de la concentration plasmatique de l’évérolimus (voir rubrique 4.5). Il n’y a pas actuellement de données suffisantes pour permettre une recommandation des doses dans cette situation. Ainsi, le traitement concomitant par EVEROLIMUS SANDOZ avec des inhibiteurs puissants n’est pas recommandé.
La prudence est requise lorsqu'EVEROLIMUS SANDOZ est pris en association avec des substrats du CYP3A4 à marge thérapeutique étroite administrés par voie orale, en raison du risque d’interactions médicamenteuses. Si EVEROLIMUS SANDOZ est administré en association à des substrats du CYP3A4 à marge thérapeutique étroite administrés par voie orale (par exemple : pimozide, terfénadine, astémizole, cisapride, quinidine ou dérivés de l'ergot de seigle), le patient doit être surveillé à la recherche des effets indésirables associés aux substrats du CYP3A4 administrés par voie orale et décrits dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (voir rubrique 4.5).
Insuffisance hépatique
L’exposition à l’évérolimus a été augmentée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh), modérée (classe B de Child-Pugh) et sévère (classe C de Child-Pugh) (voir rubrique 5.2).
L’utilisation d’EVEROLIMUS SANDOZ est uniquement recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) si le bénéfice potentiel est supérieur au risque (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Aucune donnée clinique d’efficacité ou de tolérance n’est actuellement disponible pour appuyer des recommandations d’adaptation de posologie pour la prise en charge des effets indésirables chez les patients souffrant d’une insuffisance hépatique.
Vaccinations
L’utilisation de vaccins vivants doit être évitée au cours du traitement par EVEROLIMUS SANDOZ (voir rubrique 4.5).
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Complications de la cicatrisation des plaies
Une altération de la cicatrisation des plaies est un effet de la classe des dérivés de la rapamycine, y compris l’évérolimus. La prudence est donc requise avec l’utilisation d’EVEROLIMUS SANDOZ dans la phase péri-opératoire.
Complications de la radiothérapie
Des réactions graves et sévères aux radiations (telles que œsophagite radique, pneumopathie radique et lésion cutanée radique), y compris des cas mortels, ont été rapportées lorsque l’évérolimus était pris pendant, ou peu après, une radiothérapie. La prudence est donc requise quant à la potentialisation des toxicités radio-induites chez les patients prenant de l’évérolimus pendant ou peu de temps après une radiothérapie.
De plus, un phénomène de rappel (PR) a été rapporté chez des patients prenant de l’évérolimus qui avaient préalablement reçu une radiothérapie. Dans le cas d’un PR, l’interruption ou l’arrêt du traitement par évérolimus doit être considéré.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
EVEROLIMUS 10 mg - AFINITOR 10 mg, comprimé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) aluminium polyamide PVC de 30 comprimé(s)
Prix : 1227.22
Taux de remboursement : 100%
Titulaire : SANDOZ