HEPARINE SODIQUE PANPHARMA 5 000 UI/ml, solution injectable (I.V.)
Classe médicamenteuse
Antithrombotique/Héparine | code ATC : B01AB01
Composition
Héparine sodique…………………………………………………………………………………5 000 UI
Pour 1 ml de solution
Une ampoule de 1 ml contient 5 000 UI d’héparine sodique.
Un flacon de 5 ml contient 25 000 UI d'héparine sodique.
Excipients à effet notoire : alcool benzylique (10 mg/ml), sodium (4,7 mg/ml) : excipient et substance active.
Indications thérapeutiques
Cette héparine est une héparine classique, dite non fractionnée. Ses indications sont les suivantes :
- Traitement curatif :
• des thromboses veineuses profondes constituées et de l'embolie pulmonaire, à la phase aiguë,
• de l'infarctus du myocarde avec ou sans onde Q et de l'angor instable, à la phase aiguë,
• des embolies artérielles extracérébrales,
• de certains cas de coagulopathie.
- Prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de cardiopathie emboligène, de thérapeutique endovasculaire et de chirurgie vasculaire artérielle,
- Prévention de la coagulation dans les circuits de circulation extra-corporelle et d'épuration extra rénale.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La concentration de cette héparine est de 5 000 UI/ml. Toutes les héparines n'étant pas à la même concentration, les prescriptions doivent être rédigées en U.I.
a) En traitement curatif, en prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de cardiopathie emboligène
Le schéma posologique est le suivant :
- schéma posologique recommandé hors coagulopathie :
- L'héparine doit être administrée en injection continue avec une seringue électrique.
- On peut administrer auparavant un bolus de 50 UI/kg par voie intraveineuse directe pour atteindre dès le début du traitement une héparinémie efficace.
- La dose journalière doit être répartie dans au moins deux seringues par jour. La dose initiale est de 20 UI/kg/heure.
- La dose d'héparine sera ensuite adaptée en fonction des résultats du contrôle biologique.
- coagulopathies : la dose administrée est généralement inférieure en raison du risque hémorragique.
Surveillance biologique :
Elle doit être au minimum quotidienne. Le premier prélèvement doit avoir lieu 6 heures après le début du traitement. Un prélèvement doit être effectué 4 à 6 heures après chaque modification de dose.
On peut utiliser en fonction des cas :
le temps de céphaline activé (TCA) qui doit se situer entre 1 fois et demie et trois fois le témoin selon la sensibilité du réactif utilisé (à définir par le laboratoire),
l'activité anti-Xa (héparinémie), qui est un test spécifique. Elle doit se situer entre 0,2 et 0,6 UI/ml. Ce test sera préféré quand il existe des anomalies du TCA préexistantes, chez les malades de réanimation et en cas de syndrome inflammatoire marqué.
Relais de l'héparine par les anticoagulants oraux :
Chaque fois que cela est possible, les AVK seront introduits entre le premier et le troisième jour de traitement, de façon à ce que la durée totale de l'héparinothérapie n'excède pas 7 à 10 jours.
En raison du temps de latence précédant le plein effet de l'antivitamine K utilisé, l'héparine ne sera interrompue que lorsque l'INR sera 2 jours consécutifs dans la zone thérapeutique souhaitable. Celle-ci est variable selon la pathologie traitée.
Pendant cette période, la surveillance du TCA sera particulièrement attentive pour éviter un risque d'hémorragie.
b) Prévention des accidents thromboemboliques artériels en cas de thérapeutique endovasculaire et de chirurgie vasculaire artérielle.
Prévention de la coagulation dans les circuits de circulation extra-corporelle et d'épuration extra rénale :
Dans ces situations, la posologie et la surveillance biologique seront déterminées en fonction de chaque situation clinique.
Résistance à l'héparine
Certains patients présentent une résistance à l’héparine, c’est-à-dire une altération de la réponse à l’héparine, nécessitant des doses anormalement élevées d’héparine pour obtenir l’effet anticoagulant désiré (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
VOIE INTRAVEINEUSE.
Ne pas injecter par voie intramusculaire.
Voie d'administration
intraveineuse;voie extracorporelle autre
Contre-indications
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
- antécédents de thrombopénie grave de type II (thrombopénie induite par l'héparine ou TIH), sous héparine non fractionnée ou sous héparine de bas poids moléculaire (voir rubrique 4.4 - TIH),
- maladies hémorragiques constitutionnelles,
- lésion organique susceptible de saigner,
- manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l'hémostase: les coagulopathies peuvent être une exception à cette règle (voir rubrique 4.1) à condition qu'elles ne compliquent pas une TIH,
- hémorragie intracérébrale,
- enfant prématuré ou nouveau-né (contient de l'alcool benzylique).
Une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées pendant un traitement par héparine.
Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE en cas de :
- accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience. Lorsque l'accident vasculaire cérébral est d'origine embolique, le délai est de 72 heures. La preuve de l'efficacité de l'héparine à dose curative n'a pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l'étendue et la sévérité clinique de l'infarctus cérébral,
- hypertension artérielle non contrôlée,
- endocardite infectieuse aiguë (en dehors de celles survenant sur prothèse mécanique).
Les médicaments suivants sont généralement déconseillés en association avec l'héparine (voir rubrique 4.5) :
- l'acide acétylsalicylique (en tant qu'analgésique et antipyrétique),
- les AINS,
- le dextran.
Mise en garde et précautions d'emploi
Devant un patient sous héparine (à dose curative ou préventive) qui présente un événement thrombotique, tel que :
- un accident vasculaire cérébral ischémique,
- un infarctus du myocarde,
- une ischémie aiguë des membres inférieurs,
- une embolie pulmonaire,
- une phlébite,
- une aggravation de la thrombose pour laquelle il est traité.
Il faut systématiquement penser à une thrombopénie induite par l'héparine (TIH) et faire pratiquer en urgence une numération des plaquettes (voir rubrique 4.4).
Situations à risque
La surveillance du traitement sera renforcée en cas d'antécédents d'ulcères digestifs, de maladies vasculaires de la choriorétine ou en période postopératoire après chirurgie du cerveau et de la moelle épinière.
La ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intrarachidien. Elle devra être différée chaque fois que possible.
Surveillance plaquettaire
En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles que soient l'indication du traitement et la posologie administrée.
Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement puis deux fois par semaine pendant 21 jours : au-delà de cette période, si un traitement prolongé s'avère nécessaire dans certains cas particuliers, le rythme de contrôle peut être porté à une fois par semaine, et cela jusqu'à l'arrêt du traitement.
L'héparine peut freiner la sécrétion d'aldostérone et entraîner de rares cas d'hypoaldostéronisme avec hyperkaliémie et (ou) acidose métabolique. Ceci a été observé particulièrement chez les patients ayant une kaliémie élevée chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux chroniques, acidose métabolique préexistante, traitement par des médicaments susceptibles d'augmenter la kaliémie tels que les IEC et les AINS). Le risque d'hyperkaliémie augmente avec la durée du traitement et est habituellement réversible. En cas de traitement prolongé, une surveillance de la kaliémie peut être effectuée chez les patients à risque.
Thrombopénie induite par héparine ou TIH
Il existe un risque de thrombopénie grave, parfois thrombosante, induite par l'héparine (héparine non fractionnée et moins fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine immunologique dite de type II (voir rubrique 4.8). La TIH est définie par un chiffre de plaquettes < 100 000 et/ou une chute relative des plaquettes de 30 à 50 % sur deux numérations successives. Elle apparaît essentiellement entre le 5e et le 21e jour suivant l'instauration du traitement héparinique (avec un pic de fréquence aux environs du 10e jour) mais peut survenir beaucoup plus précocement lorsqu’existent des antécédents de thrombopénie sous héparine. Pour cette raison, ceux-ci seront systématiquement recherchés au cours d'un interrogatoire approfondi avant le début du traitement. En outre, le risque de récidive, en cas de réintroduction de l'héparine, peut persister plusieurs années, voire indéfiniment (voir rubrique 4.3).
Dans tous les cas, l'apparition d'une TIH constitue une situation d'urgence et nécessite un avis spécialisé.
Toute baisse significative (30 à 50 % de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l'alerte, avant même que cette valeur n'atteigne un seuil critique. La constatation d'une diminution du nombre de plaquettes impose dans tous les cas :
- un contrôle immédiat de la numération,
- la suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée voire accentuée lors de ce contrôle.
Dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat des tests d'agrégation plaquettaire in vitro ou les tests immunologiques; en effet, le résultat n'est obtenu dans le meilleur des cas qu'au bout de plusieurs heures. Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette complication. En cas de poursuite du traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur.
- la prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH,
- si la poursuite de l'anticoagulation semble indispensable, l'héparine doit être relayée par une autre classe d'antithrombotique : danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative.
- Le relais par les anti-vitamines K (AVK) ne sera pris qu'après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque d'aggravation du phénomène thrombotique par les AVK.
-
- Résistance à l'héparine
-
- Une variabilité interindividuelle de la réponse anticoagulante à l'héparine a été démontrée. Le phénomène dénommé « résistance à l’héparine » ou « inefficacité relative de l’héparine » définit une réponse inadéquate à l'héparine administrée à dose standard, pour atteindre l’objectif thérapeutique d’anticoagulation souhaité.
-
- Cette résistance est liée principalement à une activité antithrombine (AT) inférieure à 60 % de la normale, et/ou à une diminution de la disponibilité de l’héparine par augmentation de sa fixation protéique la rendant non disponible pour se lier à l’AT et par conséquent réduisant son activité anticoagulante.
- Les facteurs prédisposant à des taux d’AT inférieurs à 60 % sont :
- déficit congénital
- déficit acquis notamment en cas de
- o insuffisance hépatique
- o consommation d’anti thrombine par injections antérieures d’héparine
- o induction par un traitement à la nitroglycérine.
-
- Les facteurs prédisposant à une augmentation de la fixation protéique de l’héparine sont :
- tout syndrome inflammatoire (infection, traumatisme chirurgical, chirurgie, circulation extra corporelle, maladie chronique non maitrisée, cancer) / augmentation des protéines inflammatoires fixant l’héparine)
- toute situation conduisant à une augmentation des plaquettes et du fibrinogène (troubles thrombo emboliques)
- volume de distribution plus élevé que les standards en cas d’obésité
- hypersplénisme
- insuffisance hépatique.
- Une résistance à l'héparine peut également être rencontrée pendant la grossesse ou la période post-partum, chez le sujet âgé (plus de 65 ans), en cas d’hypoalbuminémie ou en cas de thrombocytose.
- Pour aider le praticien dans la gestion de cette résistance la mesure du Temps de Céphaline Activé (TCA) et le dosage de l'anti-Xa doivent être effectués sur le même échantillon.
- De plus le dosage de l’anti-Xa doit être réalisé avec du plasma non enrichi en AT. Afin d'éviter une escalade de doses d'héparine potentiellement dangereuse notamment en cas de non élévation du TCA, l'ajustement des doses d'héparine se fera en fonction des niveaux d'anti-Xa.
-
- Enfin, une surveillance rapprochée du patient est indispensable de façon à anticiper un risque d’hypocoagulation soudain car cette résistance est temporelle et peut céder brutalement notamment par désaturation de tous les sites de fixation de l’héparine ou diminution de ceux-ci i.e. régression du syndrome inflammatoire.
La prise de ce médicament est déconseillée en association avec l’acide acétylsalicylique à doses antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires, les AINS, le défibrotide, le dextran 40 (voir rubrique 4.5).
Sodium
Ce médicament contient 4.7 mg de sodium par 1 ml de solution, soit 23.5 mg par 5 ml de solution, ce qui équivaut à 1% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Alcool benzylique
Ce médicament contient 10 mg d'alcool benzylique par ml de solution et peut provoquer des réactions toxiques et des réactions de type anaphylactoïde chez les nourrissons et les enfants jusqu'à 3 ans.
L’alcool benzylique est associé à un risque d’effets secondaires graves y compris des problèmes respiratoires (appelés « syndrome de suffocation ») chez les jeunes enfants
Ne pas utiliser pendant plus d’une semaine chez l’enfant de moins de 3 ans, sauf avis contraire du médecin.
De grandes quantités d’alcool benzylique peuvent s’accumuler chez la femme enceinte ou allaitant, ce qui peut causer des effets secondaires (acidose métabolique).
Cet effet secondaire est aussi constaté chez les patients en insuffisance rénale ou hépatique.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 10 ampoule(s) de 1 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PANPHARMA