CEFEPIME TAMRISA 0,5 g, poudre pour solution injectable (IM/IV)
Classe médicamenteuse
Antibactériens à usage systémique | code ATC : J01DE01
Composition
Céfépime............................................................................................................................. 0,500 g
Sous forme de dichlorhydrate de céfépime monohydraté.
Pour un flacon de poudre.
Indications thérapeutiques
Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques du céfépime.
Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu le médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.
Elles comprennent les infections dues aux germes sensibles au céfépime :
Chez l'adulte :
En traitement des bactériémies associées ou suspectées de l’être, avec une des infections listées ci-après :
o infections respiratoires basses communautaires et pneumonies sévères,
o infections urinaires compliquées et non compliquées,
o épisodes fébriles chez les patients neutropéniques,
o infections biliaires.
Chez le nourrisson de plus de deux mois et l'enfant :
o épisodes fébriles au cours des neutropénies lorsque la durée prévisible de neutropénie est courte.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Sujets aux fonctions rénales normales
Chez l'adulte
Les posologies usuelles recommandées en monothérapie ou en association sont les suivantes :
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Type d'infections |
Dose unitaire - Voie |
Fréquence d'administration |
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Infections respiratoires communautaires Pyélonéphrites non compliquées |
1 g IV ou IM |
2 fois par jour |
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Infections sévères : septicémies/bactériémies pneumonies infections urinaires compliquées infections biliaires |
2 g IV |
2 fois par jour |
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Episode fébrile chez les patients neutropéniques* |
2 g IV |
2 à 3 fois par jour |
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Infections sévères à Pseudomonas |
2 g IV |
3 fois par jour |
*La posologie de 2 g, 3 fois par jour a été administrée uniquement en monothérapie.
Population pédiatrique
Chez le nourrisson de plus de 2 mois et l'enfant : 50 mg/kg IV, 3 fois par jour. Les données cliniques disponibles chez le nourrisson et l'enfant ne permettent pas de recommander l'utilisation du céfépime en monothérapie.
Sujets insuffisants rénaux
Le céfépime est éliminé par voie rénale, exclusivement par filtration glomérulaire. En conséquence, chez le sujet insuffisant rénal (filtration glomérulaire < 50 ml/mn), la posologie devra être adaptée pour compenser un plus faible taux d'élimination rénale. La filtration glomérulaire devra être estimée de façon à déterminer la posologie d'entretien.
Les protocoles d'adaptation posologique chez l'insuffisant rénal, sont décrits dans le tableau ci-après :
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Clairance à la créatinine (ml/min) |
||||
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Posologie usuelle |
50 - 30 |
29 - 11 |
≤ 10 |
Hémodialyse |
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1 g, 2 fois par jour |
1 g, 1 fois par jour |
500 mg, 1 fois par jour |
250 mg, 1 fois par jour |
dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour* |
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2 g, 2 fois par jour |
2 g, 1 fois par jour |
1 g, 1 fois par jour |
500 mg, 1 fois par jour |
dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour* |
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2 g, 3 fois par jour |
1 g, 3 fois par jour |
1 g, 2 fois par jour |
1 g, 1 fois par jour |
dose de charge : 1 g, suivi de 500 mg, 1 fois/jour* |
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50 mg/kg 3 fois par jour |
25 mg/kg 3 fois par jour |
25 mg/kg 2 fois par jour |
25 mg/kg 1 fois par jour |
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*Les jours de dialyse, une dose doit être administrée après la séance de dialyse.
Lorsque seule la créatininémie (CRS) est disponible, l'équation de Cockcroft peut être utilisée pour estimer la clairance à la créatinine. La CRS doit représenter l'état d'équilibre de la fonction rénale :
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Cette équation s'applique aux sujets de sexe masculin. Pour les patients de sexe féminin, la clairance à la créatinine est équivalente à 0,85 fois la Cl.Cr calculée ci-dessus.
Chez les patients hémodialysés, les caractéristiques pharmacocinétiques du céfépime montrent qu'il est nécessaire de réduire les doses. Ces patients doivent recevoir une dose de charge de 1 g le premier jour, puis 500 mg les jours suivants. Environ 68 % de la quantité totale de céfépime présente dans l'organisme est éliminée après 3 heures de dialyse. Le jour de la dialyse, le céfépime doit être administré après la dialyse. Dans la mesure du possible, l'administration du céfépime se fera chaque jour à la même heure.
Chez les patients en dialyse péritonéale ambulatoire permanente, le céfépime peut être administré aux doses recommandées chez les sujets aux fonctions rénales normales mais toutes les 48 heures.
Mode d’administration
Le céfépime peut être administré par voie intraveineuse (IV) (0,5 g; 1 g; 2 g) en IV lente de 3 à 5 minutes ou en perfusion de 30 minutes, ou par voie intramusculaire profonde (IM) (0,5 g et 1 g) (voir rubrique 6.6).
Voie d'administration
intramusculaire;intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à d’autres céphalosporines (voir rubrique 4.4) ou à d’autres bêta-lactamines (par exemple pénicillines, monobactames et carbapénèmes).
Mise en garde et précautions d'emploi
Réactions d'hypersensibilité
Comme avec tous les agents antibactériens bêta-lactamines, des réactions graves et parfois fatales d’hypersensibilité ont été rapportées.
Avant de commencer un traitement par céfépime, une enquête minutieuse doit être faite pour déterminer si le patient a eu des réactions d'hypersensibilité au céfépime, à des bêta-lactamines ou à d'autres médicaments.
Le céfépime doit être administré avec prudence chez les patients ayant des antécédents d'asthme ou de diathèse allergique. Le patient doit être soigneusement surveillé au cours de la première administration. Si une réaction allergique se produit, le traitement doit être arrêté immédiatement.
Des réactions d'hypersensibilité graves peuvent nécessiter de l'épinéphrine et d'autres traitements complémentaires.
Activité antibactérienne du céfépime
En raison du spectre d’activité bactérienne relativement limité du céfépime, il ne convient pas pour le traitement de certains types d'infections, sauf si l'agent pathogène est déjà documenté et est connu pour être sensible ou s’il y a une très forte suspicion que le traitement de l'agent pathogène serait approprié avec le céfépime (voir rubrique 5.1).
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints de troubles rénaux (clairance de la créatinine ≤ 50 ml/min), ou d’autres troubles susceptibles d’altérer la fonction rénale, la posologie du céfépime doit être ajustée afin de compenser le ralentissement de l’élimination rénale. Comme des concentrations sériques élevées et prolongées d’antibiotiques peuvent être observées à la dose usuelle chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou d’autres maladies pouvant compromettre la fonction rénale, la dose d’entretien de céfépime doit être diminuée chez ces patients. La dose à utiliser ensuite doit être basée sur le degré d’insuffisance rénale, la sévérité de l’infection et la sensibilité des germes responsables (voir rubriques 4.2 et 5.2). Pendant la phase de post-commercialisation, les effets indésirables graves suivants ont été rapportés : encéphalopathie réversible (trouble de conscience avec confusion mentale, hallucinations, stupeur et coma), myoclonies, convulsions (y compris mal épileptique non convulsif) et/ou insuffisance rénale (voir rubrique 4.8). La plupart de ces cas se sont produits chez des patients insuffisants rénaux qui recevaient des doses de céfépime dépassant les doses recommandées. En règle générale, les symptômes de neurotoxicité ont disparu à l’arrêt du céfépime et/ou après une hémodialyse, mais l’issue a parfois été fatale.
Interférence avec des tests sérologiques
Une positivation du test de Coombs, sans mise en évidence d'hémolyse, a été décrite chez les patients traités par céfépime deux fois par jour.
Les céphalosporines peuvent produire une réaction faussement positive pour la recherche du glucose dans les urines avec des tests de réduction de cuivre (la solution de Benedict ou de Fehling ou à des comprimés Clinitest), mais pas avec les tests à base d'enzymes (glucose oxydase) pour la glycosurie. Ainsi pour la recherche d'une glycosurie, les méthodes de dosage utilisant la glucose-oxydase doivent être de préférence utilisées.
Diarrhée associée à Clostridium difficile
Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés avec presque tous les agents antibactériens, dont le céfépime, et leur gravité peut aller de la diarrhée légère à la colite mortelle. Une DACD doit être envisagée chez tous les patients présentant une diarrhée suite à une antibiothérapie. Un recueil soigneux des antécédents médicaux est indispensable car une DCAD peut survenir plus de deux mois après l’administration des agents antibactériens. Si une DACD est suspectée ou confirmée, l’antibiothérapie en cours non dirigée contre C. difficile doit être arrêtée. Une antibiothérapie spécifique appropriée doit être mise en route. Dans ces cas, l'administration de produits favorisant la stase fécale doit être absolument évitée.
Il est prudent de surveiller la fonction rénale en cas d’association de céfépime avec des antibiotiques potentiellement néphrotoxiques (aminosides en particulier) ou avec des diurétiques puissants.
Comme d’autres antibiotiques, le céfépime peut induire une croissance excessive de germes non sensibles. En cas de surinfection en cours de traitement, des mesures appropriées doivent être prises.
Sujets âgés
Sur les 6400 adultes inclus dans les essais cliniques, 35 % avaient 65 ans ou plus et 16 % avaient 75 ans ou plus. La distribution du céfépime chez les personnes âgées (> 65 ans) a été étudiée. Chez les sujets âgés aux fonctions rénales normales, aux doses usuelles, l’efficacité et la tolérance ont été comparables aux autres sujets. Aucune adaptation posologique n'est à envisager. On a simplement observé une petite augmentation de la demi-vie d’élimination et une diminution de la clairance rénale par rapport aux patients plus jeunes.
Mais, la fonction rénale se dégradant avec l'âge, la posologie doit être adaptée à l'état de la fonction rénale du patient (voir rubriques 4.2 et 5.2).
On sait que le céfépime est principalement excrété par voie rénale et le risque de réaction toxique à ce médicament peut être plus élevé chez les patients dont la fonction rénale est altérée. Les patients âgés étant plus enclins à souffrir d’insuffisance rénale, il convient d’être prudent dans le choix de la dose et la fonction rénale doit être surveillée (voir rubriques 4.8 et 5.2). Des effets indésirables graves, à type d’encéphalopathie réversible (troubles de conscience avec confusion mentale, hallucinations, stupeur et coma), de myoclonies, de crise épileptique (y compris état de mal épileptique non convulsif) et/ou d’insuffisance rénale se sont produits chez des patients âgés atteints d’insuffisance rénale recevant la dose usuelle de céfépime (voir rubrique 4.8).
Condition de prescription
prescription hospitalière
Groupe générique
CEFEPIME (DICHLORHYDRATE DE) MONOHYDRATE équivalant à CEFEPIME 0,5 g - AXEPIM 0,5 g, poudre pour solution injectable
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 10 flacon(s) en verre
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : THE SIMPLE PHARMA COMPANY (IRLANDE)