TROLISE 2 mg, comprimé pelliculé

Inhibiteurs de la HMG-CoA réductase | code ATC : C10A

Pitavastatine........................................................................................................................... 2 mg

sous forme de pitavastatine calcique.

Excipient à effet notoire : 126,17 mg de lactose monohydraté par comprimé.

Réduction du cholestérol total (CT) et du LDL-cholestérol (LDL-C) chez les adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans et plus présentant une hypercholestérolémie pure (type IIa, incluant les hypercholestérolémies familiales hétérozygotes) ou une dyslipidémie mixte (type IIb), lorsque la réponse au régime et autres mesures non pharmacologiques est insuffisante.

Posologie

Les patients doivent suivre un régime hypocholestérolémiant avant le traitement. Il est important que tous les patients poursuivent le régime alimentaire pendant le traitement.

La dose initiale habituelle est de 1 mg en une prise par jour. La posologie doit être adaptée à intervalles de 4 semaines ou plus. Les posologies doivent être adaptées en fonction du taux de LDL cholestérol, de l’objectif thérapeutique et de la réponse individuelle du patient. La posologie maximale journalière est de 4 mg.

Personnes âgées

Aucune adaptation de la posologie n’est nécessaire chez les patients âgés de plus de 70 ans (voir rubriques 5.1 et 5.2).

Population pédiatrique

Enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus :

TROLISE ne doit être utilisé chez les enfants que par des médecins expérimentés dans le traitement de l’hyperlipidémie et l’évolution doit être réévaluée régulièrement.

Chez les enfants et adolescents présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, la dose initiale habituelle est de 1 mg en une prise par jour. La posologie doit être adaptée à intervalles de 4 semaines ou plus. Les posologies doivent être adaptées en fonction du taux de LDL cholestérol, de l’objectif thérapeutique et de la réponse individuelle du patient. Chez les enfants âgés de 6 à 9 ans, la posologie maximale journalière est de 2 mg. Chez les enfants âgés de 10 ans et plus, la posologie maximale journalière est de 4 mg (voir rubriques 4.8, 5.1 et 5.2).

Enfants âgés de moins de 6 ans :

La sécurité et l’efficacité de TROLISE chez les enfants âgés de moins de 6 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Patients présentant une insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale légère ; la pitavastatine doit cependant être utilisée avec précaution dans cette population. Peu de données sont disponibles chez les patients insuffisants rénaux à la posologie de 4 mg quel que soit le stade de l’insuffisance rénale. Une posologie de 4 mg ne sera utilisée que sous étroite surveillance, après augmentation progressive de la posologie. La dose de 4 mg n’est pas recommandée en cas d’insuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée

Une posologie maximale de 2 mg par jour peut être utilisée sous surveillance étroite (voir rubriques 4.4 et 5.2). Une posologie de 4 mg n’est pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée.

Mode d’administration

Voie orale. Les comprimés doivent être avalés entiers. TROLISE peut être pris à tout moment de la journée au cours ou en dehors des repas. Il est recommandé de prendre le traitement tous les jours à la même heure. Les statines sont généralement plus efficaces le soir en raison du rythme circadien du métabolisme des lipides.

Si un enfant ou un adolescent ne peut pas avaler les comprimés, le comprimé peut si nécessaire être dispersé dans un verre d’eau et ingéré immédiatement. Pour garantir une dose exacte, un second volume d’eau doit être utilisé pour rincer le verre et avalé immédiatement. Les comprimés ne doivent pas être dispersés dans des jus de fruits acides ou du lait.

orale

La pitavastatine est contre-indiquée :

• chez les patients ayant une hypersensibilité connue à la pitavastatine ou à l’un des excipients (voir rubrique 6.1) ou aux autres statines ;

• chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, une affection hépatique évolutive ou une élévation prolongée et inexpliquée des transaminases sériques (supérieure à 3 fois la limite supérieure de la normale [LSN]) ;

• chez les patients atteints de myopathie ;

• chez les patients recevant un traitement concomitant par ciclosporine ;

• pendant la grossesse, pendant l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer ne prenant pas de mesures contraceptives efficaces.

Effets musculaires

Comme les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase (statines), il existe un risque de myalgie, de myopathie et, dans de rares cas, de rhabdomyolyse. Il est demandé aux patients de signaler tout symptôme musculaire. La créatine kinase (CK) doit être dosée chez tout patient présentant une douleur musculaire, une sensibilité ou une faiblesse musculaire, notamment si elle s’accompagne de malaise ou de fièvre.

Le dosage de la créatine kinase ne doit pas être effectué après un effort intense ou en présence de toute autre cause plausible d’élévation de la CK, susceptible de modifier l’interprétation des résultats. Si la concentration de la CK est élevée (> 5 x LSN), un prélèvement sera à nouveau effectué dans les 5 à 7 jours afin de confirmer les résultats.

De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l’arrêt du traitement par la statine.

TROLISE ne doit pas être administré en association avec les formulations systémiques d’acide fusidique ou dans les 7 jours suivant l’arrêt du traitement par l’acide fusidique. Chez les patients pour lesquels l’administration d’acide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par la statine doit être arrêté pendant toute la durée du traitement par l’acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés (dont certains d’issue fatale) chez des patients recevant l’acide fusidique et des statines en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être avertis qu’ils doivent consulter un médecin immédiatement s’ils présentent des symptômes de faiblesse, douleur ou sensibilité musculaire.

Le traitement par la statine peut être repris sept jours après la dernière dose d’acide fusidique. Dans des cas exceptionnels, si l’administration prolongée d’acide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement d’infections sévères, la nécessité de l’administration concomitante de TROLISE et d‘acide fusidique doit être envisagée uniquement au cas par cas et sous surveillance médicale étroite.

Avant le traitement

Comme avec les autres statines, la pitavastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs de prédisposition à une rhabdomyolyse. La créatine kinase doit être mesurée afin d’établir une valeur initiale de référence, dans les situations suivantes :

• insuffisance rénale,

• hypothyroïdie,

• antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires,

• antécédent de toxicité musculaire avec un fibrate ou une autre statine,

• antécédent d’affection hépatique ou consommation excessive d’alcool,

• personnes âgées (de plus de 70 ans) présentant d’autres facteurs de risque prédisposant à une rhabdomyolyse.

Dans ces situations, une surveillance clinique est recommandée ; le risque associé au traitement doit être pris en compte par rapport au bénéfice éventuel. Ne pas instaurer de traitement par pitavastatine si la concentration de la CK est > 5 x LSN.

En cours de traitement

Il est recommandé de demander aux patients de signaler immédiatement toute crampe, faiblesse ou douleur musculaire. La créatine kinase doit être mesurée et le traitement doit être arrêté en cas de concentration élevée (> 5 x LSN). L’arrêt du traitement doit être envisagé si les symptômes musculaires sont intenses, même en présence d’une concentration de CK £ 5 x LSN. Si les symptômes disparaissent et si la concentration de la CK redevient normale, la réintroduction de pitavastatine peut être envisagée à la dose de 1 mg sous étroite surveillance.

Effets hépatiques

Comme avec les autres statines, la pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents d’affection hépatique ou chez ceux qui consomment régulièrement des quantités excessives d’alcool. Les tests d’exploration de la fonction hépatique doivent être pratiqués avant l’instauration du traitement par pitavastatine, puis régulièrement au cours du traitement. Le traitement par pitavastatine doit être interrompu chez les patients présentant une élévation prolongée des transaminases sériques (ALAT et ASAT), avec des taux supérieurs à 3 x LSN.

Effets rénaux

La pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère. L’augmentation progressive de la posologie nécessite une surveillance étroite. La posologie de 4 mg n’est pas recommandée en cas d’insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.2).

Diabète

Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue d’un diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant l’instauration d’un traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et, par conséquent, il ne doit pas être un motif d’arrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire l’objet d’une surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales. Cependant, il n’a pas été observé de signal confirmé d’un risque de diabète avec la pitavastatine dans les études de sécurité post-autorisation ou dans les études prospectives (voir rubrique 5.1).

Pneumopathie interstitielle

Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été décrits avec certaines statines, notamment en cas de traitements prolongés (voir rubrique 4.8). La symptomatologie peut comporter une dyspnée, une toux non productive ainsi qu’une détérioration de l’état général (fatigue, perte de poids et fièvre).

En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.

Population pédiatrique

Les données concernant les effets à long terme du traitement par TROLISE sur la croissance et la maturation sexuelle chez les enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus sont limitées. Les adolescentes doivent être conseillées sur les méthodes contraceptives appropriées à utiliser au cours du traitement par TROLISE (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Autres effets

Il est recommandé d’interrompre temporairement un traitement par pitavastatine pendant toute la durée d’un traitement par érythromycine, par d’autres macrolides ou par l’acide fusidique (voir rubrique 4.5). La pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients prenant des médicaments connus pour provoquer une myopathie (comme les fibrates ou la niacine, voir rubrique 4.5).

Les comprimés contiennent du lactose. Les patients ayant un déficit héréditaire rare d’intolérance au galactose, un déficit en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose/galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique 4.8). Trolise doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée.

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : plaquette(s) PVC aluminium PVDC de 30 comprimé(s)

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : KOWA PHARMACEUTICAL EUROPE (ALLEMAGNE)