GAMMANORM 165 mg/ml, solution injectable
Classe médicamenteuse
immunsérums et immunoglobulines, immunoglobulines humaines normales, pour administration extravasculaire | code ATC : J06BA01
Composition
Immunoglobuline humaine normale (IgSC/IM)
Un ml contient :
Immunoglobuline humaine normale........................................................................................ 165 mg
(Pureté de l’IgG au moins égale à 95%).
Chaque flacon de 6 ml contient : 1 g d’immunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 10 ml contient : 1,65 g d’immunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 12 ml contient : 2 g d’immunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 20 ml contient : 3,3 g d’immunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 24 ml contient : 4 g d’immunoglobuline humaine normale
Chaque flacon de 48 ml contient : 8 g d’immunoglobuline humaine normale
Répartition des sous-classes d’IgG (valeurs moyennes) :
IgG1......................................................................................................................................... 59%
IgG2......................................................................................................................................... 36%
IgG3........................................................................................................................................ 4.9%
IgG4........................................................................................................................................ 0.5%
La teneur maximale en IgA est de 82,5 microgrammes/ml
Produits à partir du plasma de donneurs humains.
Excipient(s) à effet notoire :
Pour le flacon de 6 ml :
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Pour les flacons de 10 ml, 12 ml, 20 ml, 24 ml et 48 ml :
Ce médicament contient
25 mg (1,1 mmol) de sodium par flacon de 10 ml,
30 mg (1,30 mmol) de sodium par flacon de 12 ml,
50 mg (2,17 mmol) de sodium par flacon de 20 ml,
60 mg (2,61 mmol) de sodium par flacon de 24 ml,
120 mg (5,22 mmol) de sodium par flacon de 48 ml.
Indications thérapeutiques
Indications pour l’administration sous-cutanée (IgSC)
Traitement de substitution chez les adultes, les enfants et les adolescents (de 0 à 18 ans) comme :
- déficit immunitaire primitif avec production défaillante d’anticorps (voir rubrique 4.4)
- hypogammaglobulinémie et infections bactériennes récurrentes chez des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique (LLC) chez qui la prophylaxie antibiotique a échoué ou est contre-indiquée,
- hypogammaglobulinémie et infections bactériennes récurrentes chez des patients atteints de myélome multiple (MM)
- hypogammaglobulinémie chez des patients en pré et post transplantation de cellules souches hématopoïétiques allogéniques (GCSH).
Posologie et mode d'administration
Le traitement de substitution doit être instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement des déficits immunitaires.
Posologie
La posologie et le schéma thérapeutique dépendent de l’indication
Traitement de substitution
Le médicament doit être administré par voie sous-cutanée.
Dans le traitement de substitution, la dose peut être adaptée à chaque patient en fonction de la réponse pharmacocinétique et clinique.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.
La posologie doit permettre d'atteindre un taux minimal d’IgG (mesuré avant la prochaine perfusion) d’au moins 5 à 6 g/l et être dans l’intervalle de référence de l’IgG sérique pour l’âge du patient. Une dose de charge d'au moins 0,2 à 0,5 g/kg peut être nécessaire. Elle peut être répartie sur plusieurs jours, en tenant compte d’une posologie maximale comprise entre 0,1 et 0,15 g/kg.
Lorsque le taux d'IgG est stable, les doses d'entretien sont administrées à intervalles réguliers (environ une fois par semaine) pour atteindre une dose mensuelle cumulée de l’ordre de 0,4 à 0,8 g/kg. Il peut être nécessaire d’injecter chacune de ces doses uniques via différents sites d’administration.
Les taux résiduels doivent être mesurées et évalués en fonction de l’incidence des infections. Il peut être nécessaire d’augmenter la posologie et d’atteindre des taux résiduels plus élevés pour diminuer la fréquence des infections.
Population pédiatrique
La posologie chez les enfants et adolescents (âgés de 0 à 18 ans) n’est pas différente de celle des adultes dans la mesure où la posologie pour chaque indication est calculée en fonction du poids corporel et ajustée pour le résultat clinique dans les indications de traitement de substitution.
Mode d’administration
Pour administration par voie sous-cutanée.
La perfusion par voie sous-cutanée pour le traitement à domicile doit être mise en place et supervisée par un médecin spécialisé dans le traitement des patients à domicile. Le patient doit être formé à l’utilisation d’une pompe, aux techniques de perfusion, à la tenue d’un journal de traitement, à l’identification et aux mesures à prendre en cas de survenue d'effets indésirables graves.
Pour les perfusions par voie sous-cutanée au moyen d’une pompe
GAMMANORM peut être injecté dans des sites tels que la paroi abdominale, la cuisse, le bras et la face extérieure de la hanche. Il est recommandé d’utiliser une vitesse initiale d’administration de 15 ml/heure/site. Si la perfusion est bien tolérée (voir rubrique 4.4), le débit des perfusions ultérieures peut être progressivement augmenté de 1 à 2 ml/heure/site jusqu’à 25 ml/heure/site en fonction de la tolérance. Le débit maximum administré, s’il est toléré, peut être de 100 ml/heure pour l’ensemble des sites combinés. Il est possible d’utiliser simultanément plus d’un dispositif de perfusion. Chez les adultes, les doses supérieures à 30 ml peuvent être divisées pour répondre aux préférences des patients. Le volume maximal à perfuser par site d’injection ne doit pas dépasser 25 ml avant la 10e perfusion. Après la 10e perfusion, le volume maximal perfusable par site peut être progressivement augmenté à 35 ml en fonction de la tolérance.
La quantité de produit perfusée dans chaque site est variable.
Chez les nourrissons et les enfants, le site de perfusion peut être changé après 5 à 15 ml.
Il n’y a pas de limite au nombre de sites de perfusion.
Pour les perfusions sous-cutanées au moyen d’une seringue uniquement
GAMMANORM peut être administré au moyen d’une seringue dans un seul site de perfusion à la fois.
La vitesse maximale de perfusion proposée est établie à environ 1 à 2 ml/minute.
A titre d’exemple, la dose hebdomadaire pourrait être divisée en trois, administrées tous les deux jours. Chez les adultes, le volume maximal à perfuser par site d’injection ne doit pas dépasser 25 ml de GAMMANORM. Chez les enfants, le volume maximal à perfuser par site d’injection ne doit pas dépasser 5 à 15 ml de GAMMANORM.
Il pourrait être nécessaire d’administrer la dose quotidienne dans plusieurs sites d’injection.
Le débit maximum d’administration, s’il est toléré, peut atteindre 120 ml/heure, tous sites confondus.
Pour administration par voie intramusculaire
L’injection par voie intramusculaire doit être réalisée par un médecin ou par une infirmière.
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Voie d'administration
intramusculaire;sous-cutanée
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 (voir rubrique 4.4).
GAMMANORM ne doit pas être administré par voie intravasculaire.
GAMMANORM ne peut être administré par voie intramusculaire en cas de thrombocytopénie grave ou d'autres troubles de l’hémostase.
Mise en garde et précautions d'emploi
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
L’administration accidentelle de GAMMANORM dans un vaisseau sanguin risque de provoquer un choc.
La vitesse de perfusion recommandée dans la rubrique 4.2 (« Posologie et mode d'administration ») doit être scrupuleusement respectée.
Les patients doivent être suivis de près et maintenus sous observation étroite afin de s’assurer qu’aucun effet indésirable n’apparaisse pendant la durée de la perfusion.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment chez les patients traités par une immunoglobuline humaine normale pour la première fois ou, dans de rares cas, lorsque les patients changent d'immunoglobuline humaine normale ou lorsque le traitement a été interrompu pendant une longue période.
Les complications potentielles peuvent souvent être évitées en :
commençant par injecter lentement le produit (voir rubrique 4.2).
- vérifiant que les patients sont étroitement suivis pour s’assurer qu’ils ne présentent pas d'éventuels signes d'intolérance pendant la période de perfusion. Les patients recevant pour la première fois une immunoglobuline humaine normale, les patients qui ont changé de spécialité ou qui n’ont pas reçu de perfusion pendant une longue période, doivent être plus particulièrement surveillés pendant la première perfusion et pendant la première heure suivant la perfusion, afin de détecter d'éventuels effets indésirables.
- Les autres patients doivent rester sous surveillance au moins 20 minutes après l’administration.
En cas d’événement indésirable, il y a lieu soit de réduire la vitesse de perfusion ou d’arrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité de la réaction indésirable
En cas de choc, le traitement médical standard adapté doit être administré.
Hypersensibilité
Les vraies réactions allergiques sont rares. Elles peuvent apparaître notamment chez les patients présentant des anticorps anti-IgA ; ces patients doivent être traités avec grande précaution. Les patients porteurs d’anticorps anti-IgA pour lesquels le traitement avec des IgG par voie sous-cutanée reste la seule option ne doivent recevoir GAMMANORM que sous stricte supervision médicale.
Rarement, les immunoglobulines humaines normales peuvent provoquer une chute de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique, même chez les patients qui avaient bien toléré un traitement précédent par une immunoglobuline humaine normale.
Thromboembolie
Les manifestations thromboemboliques artérielles et veineuses, y compris infarctus du myocarde, thrombose veineuse profonde, accident vasculaire cérébral et embolie pulmonaire, ont été reliées à l’utilisation d’immunoglobulines. Les patients doivent être suffisamment hydratés avant de recevoir des immunoglobulines La prudence s’impose chez les patients présentant des facteurs de risque préexistants de manifestations thrombotiques (tels qu’âge avancé, hypertension, diabète sucré et antécédents de maladies vasculaires ou épisodes thrombotiques, patients atteints de troubles thrombotiques héréditaires ou acquis, patients ayant subi des immobilisations prolongées, patients présentant une hypovolémie importante, patients atteints de maladies augmentant la viscosité sanguine). Les patients doivent être tenus informés des premiers symptômes des manifestations thromboemboliques, tels qu’un essoufflement, une douleur et le gonflement d’un membre, des déficits neurologiques focaux et des douleurs dans la poitrine ; il faut également leur conseiller de consulter leur médecin traitant dès l’apparition de symptômes.
Syndrome de méningite aseptique (SMA)
La survenue d’un syndrome de méningite aseptique (SMA) a été décrite en association avec un traitement par immunoglobulines sous cutanées ; les premiers symptômes apparaissent habituellement quelques heures et jusqu’à 2 jours après le traitement. L’arrêt du traitement par immunoglobulines peut entraîner une résolution progressive du SMA en quelques jours sans séquelles.
Les patients doivent connaitre les premiers symptômes qui incluent des céphalées sévères, une raideur de la nuque, une somnolence, de la fièvre, une photophobie, des nausées et vomissements.
Informations importantes sur certains excipients de Gammanorm
Pour le flacon de 6 ml :
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Pour les flacons de 10 ml, 12 ml, 20 ml, 24 ml et 48 ml :
Ce médicament contient
25 mg (1,1 mmol) de sodium par flacon de 10 ml,
30 mg (1,30 mmol) de sodium par flacon de 12 ml,
50 mg (2,17 mmol) de sodium par flacon de 20 ml,
60 mg (2,61 mmol) de sodium par flacon de 24 ml,
120 mg (5,22 mmol) de sodium par flacon de 48 ml,
ce qui équivaut respectivement à 1,25 %, 1,5 %, 2,5 %, 3,0 % et 6,0 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Interférence avec les tests sérologiques
Après administration d’immunoglobuline, l’augmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés passivement dans le sang des patients peut être responsable de résultats faussement positifs lors des dosages sérologiques.
La transmission passive d’anticorps anti-érythrocytaires, par exemple A, B, D, peut interférer avec certains tests sérologiques pour des anticorps érythrocytaires (par exemple, test de Coombs ou antiglobuline directe).
Agents transmissibles
Les mesures habituelles de prévention des infections dues à l’utilisation de médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent la sélection clinique des donneurs, la recherche des marqueurs spécifiques d’infection sur chaque don et sur les mélanges de plasma et l’inclusion dans le procédé de fabrication d'étapes efficaces pour l’inactivation/élimination virale. Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir du sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission d’agents infectieux ne peut pas être totalement exclu. Ceci s'applique également à tous les virus inconnus ou émergents ou autres types d'agents infectieux.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces contre les virus enveloppés tels que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC).
Les mesures prises peuvent être d’efficacité limitée vis-à-vis des virus non enveloppés tels que le VHA et le parvovirus B19.
L'expérience clinique ne rapporte pas de transmission du virus de l'hépatite A ni du parvovirus B19 par les immunoglobulines, et il est également supposé que la concentration en anticorps contribue de façon importante à la sécurité virale du produit.
GAMMANORM ne protège pas contre l’hépatite A.
Population pédiatrique
Les précautions et mises en garde énumérées s’appliquent autant aux adultes qu’aux enfants.
Condition de prescription
prescription hospitalière
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 6 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : OCTAPHARMA FRANCE