OXALIPLATINE HOSPIRA 5 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
autres antinéoplasiques, produits à base de platine | code ATC : L01XA03
Composition
Oxaliplatine.............................................................................................................................. 5 mg
Pour 1 ml de solution à diluer pour perfusion
10 ml de solution à diluer pour perfusion contiennent 50 mg d’oxaliplatine.
20 ml de solution à diluer pour perfusion contiennent 100 mg d’oxaliplatine.
40 ml de solution à diluer pour perfusion contiennent 200 mg d’oxaliplatine.
Indications thérapeutiques
L’oxaliplatine associé au 5-fluorouracile (5-FU) et à l’acide folinique (AF) est indiqué dans :
- le traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (stade C de Dukes) après résection complète de la tumeur initiale ;
- le traitement des cancers colorectaux métastatiques.
Posologie et mode d'administration
La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés dans des conditions assurant l’intégrité du médicament, la protection de l’environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, conformément aux procédures de l’établissement. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, manger ou boire dans ce local, voir rubrique 6.6.
Posologie
MEDICAMENT RESERVE A L’ADULTE
La dose recommandée d’oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m2, par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).
La dose recommandée d’oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m2, par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines à moins qu’une progression de la maladie ou une toxicité inacceptable apparaissent.
La dose devra être ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique 4.4).
L’oxaliplatine devra toujours être administré avant les fluoropyrimidines, c’est-à-dire avant le 5-fluorouracile (5-FU).
L’oxaliplatine est administré en perfusion intraveineuse de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d’une solution glucosée à 5 % (50 mg/ml) afin d’obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,70 mg/ml ; 0,70 mg/ml correspond à la concentration la plus élevée observée en pratique clinique pour une dose d’oxaliplatine de 85 mg/m2.
L’oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile (5-FU) en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile (5-FU) en bolus et en perfusion continue a été utilisé.
Populations particulières
Atteinte rénale
L’oxaliplatine ne doit pas être administré chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Chez les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction rénale, la dose d’oxaliplatine recommandée est de 85mg/m2 (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Au cours d’une étude de phase I incluant des patients présentant plusieurs degrés d’insuffisance hépatique, la fréquence et la gravité des troubles hépatobiliaires ont semblé être liées à une évolution de la maladie et aux résultats des tests fonctionnels hépatiques à l’inclusion. Lors du développement clinique, aucun ajustement spécifique de la dose n’a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.
Patients âgésIl n’a pas été observé d’aggravation de la toxicité sévère de l’oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n’est nécessaire chez le sujet âgé.
Patients pédiatriques
Il n’existe aucune indication pertinente d'utilisation de l’oxaliplatine chez les enfants. L'efficacité des monothérapies par oxaliplatine n’a pas été établie au sein des populations pédiatriques souffrant de tumeurs solides (voir rubrique 5.1).
Mode d’administration
L’oxaliplatine s’administre en perfusion intraveineuse.
L’administration d’oxaliplatine ne nécessite pas d’hyperhydratation.
L’oxaliplatine, dilué dans 250 à 500 ml de solution glucosée à 5 % (50 mg/ml) afin d’obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml, doit être perfusé soit par voie veineuse centrale soit par voie veineuse périphérique sur une durée de 2 à 6 heures. La perfusion d’oxaliplatine doit toujours précéder l’administration du 5-fluorouracile (5-FU).
En cas d’extravasation, la perfusion sera interrompue immédiatement.
Mode d’emploi
L’oxaliplatine doit être dilué avant utilisation. Seule une solution glucosée à 5 % (50 mg/ml) doit être utilisée comme diluant pour diluer la solution à diluer pour perfusion (voir rubrique 6.6).
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
L’oxaliplatine est contre-indiqué chez :
- les patients ayant un antécédent d’hypersensibilité connu à l’oxaliplatine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1;
- les patientes qui allaitent ;
- les patients présentant une insuffisance médullaire avant le premier cycle de traitement objectivée par un nombre de neutrophiles < 2 x 109/l et/ou de plaquettes < 100 x 109/l ;
- les patients présentant une neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement ;
- les patients atteints d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) (voir rubrique 5.2).
Mise en garde et précautions d'emploi
L’oxaliplatine ne devra être utilisé que dans des services spécialisés en oncologie et administré sous le contrôle d’un oncologue expérimenté.
Insuffisance rénale
Les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée doivent faire l'objet d'une surveillance particulière pour les effets indésirables et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité (voir rubrique 5.2).
Réactions d’hypersensibilité
Une surveillance particulière doit être assurée chez les patients ayant des antécédents de manifestations allergiques à d'autres produits contenant du platine. En cas d'apparition de manifestations de type anaphylactique, interrompre immédiatement la perfusion et entreprendre un traitement symptomatique approprié. La ré-administration de l'oxaliplatine chez ces patients est contre-indiquée. Des réactions croisées, parfois fatales, ont été rapportées avec tous les produits contenant du platine.
Extravasation
En cas d’extravasation de l’oxaliplatine, la perfusion devra être immédiatement interrompue et un traitement symptomatique local habituel entrepris.
Symptômes neurologiques
La tolérance neurologique de l’oxaliplatine doit faire l’objet d’une surveillance étroite, notamment en cas d’association avec des médicaments présentant une toxicité neurologique particulière. Un examen neurologique doit être pratiqué avant chaque administration et périodiquement.
Chez les patients ayant présenté des dysesthésies laryngopharyngées aiguës (voir rubrique 4.8) durant ou dans les heures suivant une perfusion de 2 heures, l’administration ultérieure d’oxaliplatine s’effectuera sur une durée de 6 heures.
Neuropathie périphérique
En cas de survenue de symptômes neurologiques (paresthésies, dysesthésies), il est recommandé d’ajuster les doses d’oxaliplatine en fonction de la durée et de la sévérité de ces symptômes :
- si les symptômes durent plus de sept jours et sont douloureux, la dose d’oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant) ;
- si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu’au cycle suivant, la dose suivante d’oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant) ;
- si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu’au cycle suivant, le traitement par l’oxaliplatine doit être interrompu ;
- si une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l’interruption du traitement par l’oxaliplatine, sa reprise peut être envisagée.
- les patients doivent être informés de l’éventualité de la persistance des symptômes de neuropathie sensitive périphérique après la fin du traitement. Des paresthésies localisées modérées ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles peuvent persister plus de trois ans après l’arrêt du traitement adjuvant.
Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR)
Des cas de syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) ont été rapportés chez des patients recevant de l’oxaliplatine en association avec une chimiothérapie. Le SLPR est rare, réversible et évolue rapidement en une affection neurologique pouvant inclure des convulsions, une hypertension, des céphalées, une confusion, une cécité et d’autres troubles visuels et neurologiques (voir rubrique 4.8). Le diagnostic de SLPR repose sur une confirmation par imagerie cérébrale, de préférence une IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique).
Nausées, vomissements, diarrhées, déshydratation et modifications hématologiques
La toxicité gastro-intestinale de type nausées et vomissements justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique 4.8).
Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l’oxaliplatine est associé au 5- FU.
Des cas d’ischémies intestinales, incluant des issues fatales, ont été rapportés lors de traitements avec oxaliplatine. En cas d’ischémie intestinale, le traitement par oxaliplatine doit être arrêté et des mesures appropriées doivent être initiées (voir rubrique 4.8).
En cas d’atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 109/l ou plaquettes < 50 x 109/l), retarder l’administration du cycle de traitement suivant jusqu’au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme avec différentiel en globules blancs devra être pratiqué avant initiation d’un traitement par l’oxaliplatine ainsi qu’avant chaque nouveau cycle.
Les patients doivent être parfaitement informés du risque de survenue de diarrhées/vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie après l’administration d’oxaliplatine /5-fluorouracile (5-FU), et contacter d’urgence leur médecin traitant pour une prise en charge adaptée. En cas de survenue de mucites/stomatites, avec ou sans neutropénie, l’administration suivante sera reportée jusqu’à ce qu’à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/l.
L’oxaliplatine étant associé au 5-fluorouracile (5-FU) (avec ou sans acide folinique (AF)), les toxicités propres au 5-fluorouracile (5-FU) doivent faire l’objet des modifications de doses habituellement recommandées pour ce produit.
La survenue d’une diarrhée de grade 4, d’une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1,0 x 109/l), de neutropénie fébrile (fièvre d’origine inconnue sans infection documentée sur le plan clinique ou microbiologique, avec un taux de neutrophiles < 1,0 x 109/L, une température isolée > 38,3°C ou une température > 38°C persistant pendant plus d’une heure) ou d’une thrombocytopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 109/l), nécessitera, en plus de l’adaptation de la dose de 5-FU, de réduire la dose d’oxaliplatine de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant).
Troubles pulmonaires
Devant l’apparition de symptômes respiratoires inexpliqués, tels qu’une toux non-productive, une dyspnée, des râles crépitants ou des infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement par l’oxaliplatine doit être interrompu jusqu’à ce que l’exploration pulmonaire ait éliminé une pneumopathie interstitielle ou une fibrose pulmonaire (voir rubrique 4.8).
Troubles hématologiques
Le syndrome hémolytique et urémique (SHU) est un effet secondaire qui met en jeu le pronostic vital (fréquence indéterminée). L’oxaliplatine doit être arrêté aux premiers signes évocateurs d’une anémie hémolytique microangiopathique, telles qu’une diminution rapide d’hémoglobine avec une thrombopénie concomitante, une augmentation de la bilirubinémie, de la créatinémie, de l’urée sanguine ou du LDH. L’insuffisance rénale peut ne pas être réversible à l’arrêt du traitement et une dialyse est requise.
Des coagulations intravasculaires disséminées (CIVD), incluant des cas d’évolution fatale, ont été rapportées avec le traitement par oxaliplatine. En cas de CIVD, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu et un traitement approprié doit être administré (voir rubrique 4.8).
Allongement de l’intervalle QT
Un allongement de l’intervalle QT peut conduire à un risque accru d’arythmies ventriculaires, y compris des torsades de pointes, potentiellement fatales (voir rubrique 4.8). L’intervalle QT doit être étroitement et régulièrement surveillé avant et après administration d’oxaliplatine. Les patients ayant des antécédents ou une prédisposition à l’allongement de l’intervalle QT, ceux qui prennent des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT, et ceux qui présentent des troubles électrolytiques tels qu’une hypokaliémie, hypocalcémie ou hypomagnésémie, doivent faire l’objet d’une surveillance particulière (voir rubriques 4.5 et 4.8). En cas d’allongement de l’intervalle QT, l’oxaliplatine doit être arrêté.
Rhabdomyolyse
Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients traités avec l’oxaliplatine, incluant des cas d’évolution fatale. Le traitement par oxaliplatine doit être interrompu en cas de douleur ou gonflement musculaire, associé à une faiblesse, de la fièvre ou des urines foncées. Des mesures appropriées doivent être prises si le diagnostic de rhabdomyolyse est confirmé.
Une surveillance particulière est recommandée si des médicaments susceptibles d’être associés à la survenue de rhabdomyolyse sont administrés de façon concomitante à l’oxaliplatine (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Ulcère gastrointestinal / Hémorragie et perforation gastrointestinal
Le traitement par oxaliplatine peut provoquer un ulcère gastrointestinal et de possibles complications telles qu’un ulcère duodénal, une hémorragie et une perforation, potentiellement fatals. En cas d’ulcère duodénal, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu et des mesures appropriées doivent être prises (voir rubrique 4.8).
Troubles hépatiques
En cas de résultats anormaux des tests fonctionnels hépatiques ou en cas d’hypertension portale non liés objectivement à des métastases hépatiques, il convient d’envisager la possibilité d’une atteinte hépatique vasculaire provoquée par le médicament, bien que cela soit très rare.
Effets immunosuppresseurs / sensibilité accrue aux infections
L'administration de vaccins vivants ou vivants atténués chez des patients immunodéprimés par une chimiothérapie peut entraîner des infections graves ou mortelles. La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant de l'oxaliplatine. Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés ; cependant, la réponse à ces vaccins peut être diminuée.
Grossesse
Pour l’utilisation chez la femme enceinte, se reporter à la rubrique 4.6.
Fertilité
Des effets génotoxiques ont été observés avec l’oxaliplatine lors d’études précliniques. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités avec l’oxaliplatine de ne pas procréer pendant le traitement et ce jusqu’à 6 mois après la fin du traitement ainsi que de demander conseil pour une conservation de sperme préalablement au traitement, car l’oxaliplatine peut avoir un effet négatif sur la fertilité. Les femmes ne doivent pas tomber enceintes durant le traitement par l’oxaliplatine et doivent utiliser une méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.6).
Une hémorragie péritonéale peut survenir quand l’oxaliplatine est administré par voie intrapéritonéale (voie d’administration hors AMM).
Informations sur les excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon. Les patients suivant un régime pauvre en sodium peuvent être informés que ce médicament est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 10 ml avec Onco-Tain
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PFIZER HOLDING FRANCE