LECIGIMON 20 mg/5 mg/20 mg par mL, gel intestinal
Classe médicamenteuse
médicaments antiparkinsoniens, dopa et dérivés de la dopa, code ATC : N04BA03
Composition
Lévodopa.............................................................................................................................. 20 mg
Carbidopa monohydratée......................................................................................................... 5 mg
Equivalent à carbidopa anhydre............................................................................................. 4,6 mg
Entacapone........................................................................................................................... 20 mg
Pour 1 mL de gel intestinal
47 mL de gel (1 cartouche) contiennent 940 mg de lévodopa, 235 mg de carbidopa monohydratée et 940 mg d’entacapone.
Excipient à effet notoire :
1 mL de gel contient 3,5 mg de sodium (1 cartouche contient 166 mg de sodium).
Indications thérapeutiques
Traitement de la maladie de Parkinson à un stade avancé avec fluctuations motrices et hyperkinésie ou dyskinésie sévère et répondant à la lévodopa, lorsque les associations disponibles d’antiparkinsoniens par voie orale n’ont pas donné de résultats satisfaisants.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Pour administration intestinale (voir rubrique 6.6). La posologie sera adaptée individuellement afin d’obtenir une réponse clinique optimale, ce qui consiste à maximiser le temps « ON » utile pendant la journée en minimisant le nombre et la durée des périodes « OFF » (bradykinésie) et en minimisant le temps « ON » avec dyskinésies invalidantes.
La dose totale quotidienne de LECIGIMON se compose de trois doses ajustées individuellement : la dose matinale en bolus, la dose d’entretien continue et les doses supplémentaires en bolus. Le traitement est habituellement limité à la période d’éveil du patient. Si cela est justifié sur le plan médical, LECIGIMON peut être administré jusqu’à 24 heures par jour. La dose journalière maximale recommandée est de 100 mL (soit 2000 mg de lévodopa, 500 mg de carbidopa monohydratée et 2000 mg d’entacapone ; voir également rubrique 4.4).
Durant l’administration de la dose d’entretien, le profil des concentrations plasmatiques de lévodopa en fonction du temps a un aspect quelque peu différent, avec une augmentation graduelle de la concentration plasmatique de lévodopa tout au long de la journée, par rapport à ce qui a été précédemment observé avec du gel intestinal contenant de la lévodopa/carbidopa. Un exemple de profil des concentrations plasmatiques en fonction du temps lors de l’utilisation de LECIGIMON est fourni à la rubrique 5.2. Si nécessaire et au cas par cas, la pompe peut être préprogrammée afin de délivrer jusqu’à trois doses d’entretien dans la journée par période de 24 heures. En cas de dyskinésies en fin de journée, une réduction de 10–20 % de la dose en milieu de journée pourrait être pertinente. Toutes les doses d’entretien doivent être augmentées progressivement jusqu’à obtenir l’effet clinique souhaité.
La fonction de doses d’entretien multiples peut également être utile, par exemple, chez les patients présentant des dyskinésies ou une raideur persistantes et nécessitant, de façon récurrente, des doses supplémentaires en fin de journée, ou chez les patients recevant le traitement sur 24 heures et nécessitant une réduction de la dose d’entretien durant la nuit.
Dose matinale
La dose matinale est administrée avec la pompe de manière à atteindre rapidement (dans un délai de 30 minutes) le niveau de dose thérapeutique. La dose est ajustée par paliers de 0,1 mL (2 mg). La dose matinale totale est généralement comprise entre 5 et 10 mL, ce qui correspond à 100–200 mg de lévodopa. La dose matinale totale ne doit pas dépasser 15 mL (300 mg de lévodopa).
Dose d’entretien continue
La dose d’entretien continue est administrée avec la pompe de manière à maintenir le niveau de dose thérapeutique. La dose d’entretien peut être ajustée par paliers de 2 mg/heure (0,1 mL par heure). La dose d’entretien est généralement de 0,7–5,0 mL/heure (15–100 mg de lévodopa/heure). La dose journalière maximale recommandée est de 100 mL (2000 mg de lévodopa).
Doses supplémentaires en bolus
Les doses supplémentaires sont administrées selon les besoins si le patient devient hypokinétique. La dose supplémentaire est généralement inférieure à 3 mL mais elle doit être ajustée individuellement. Si le besoin de doses supplémentaires quotidiennes est supérieur à 5 par jour, l’augmentation de la dose d’entretien devra être envisagée.
Titration chez les patients passant d’une association de lévodopa/carbidopa à LECIGIMON
LECIGIMON contient de l’entacapone qui augmente les effets de la lévodopa. Par conséquent, il pourra s’avérer nécessaire de réduire la dose journalière totale de LECIGIMON de 20–35 % en moyenne par rapport à la dose de lévodopa et carbidopa reçue précédemment par le patient en l’absence d’inhibiteur de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT). Dans la mesure où l’effet de l’entacapone sur la lévodopa est dépendant de la dose, une réduction plus importante de la dose est attendue chez les patients recevant des doses élevées.
La détermination de la dose initiale est basée sur la dose journalière de lévodopa du patient. La dose matinale doit être équivalente à la dose matinale antérieure de lévodopa, afin d’atteindre une concentration plasmatique thérapeutique le plus rapidement possible, plus le volume nécessaire pour remplir la sonde. La dose d’entretien continue doit être basée sur la dose journalière de lévodopa du patient (en excluant la dose matinale) et initialement réduite à 65 % de la dose journalière antérieure de lévodopa. Les doses sont ensuite augmentées graduellement, en fonction des symptômes cliniques, jusqu’à obtention de l’effet souhaité.
Exemple de détermination de la dose initiale avant titration :
Dose journalière totale antérieure de lévodopa : 1360 mg
Dose matinale antérieure de lévodopa : 100 mg
Dose journalière antérieure de lévodopa (en excluant la dose matinale) : 1260 mg/jour
Dose matinale : 100 mg
Correspondant à un volume de : 100 mg / 20 mg/mL = 5 mL
Dose matinale totale : 5 mL + 3 mL (volume de remplissage de la sonde) = 8 mL
Dose d’entretien continue : 1260 mg/jour
Dose d’entretien continue réduite à 65 % : 1260 mg/jour x 0,65 = 819 mg/jour
Consommation par heure (calculée sur la base de 16 heures d’administration par jour) : 819 mg/16 heures = 51 mg/heure
Correspondant à un débit horaire de : 51 mg/heure/20 mg/mL = 2,5-2,6 mL/heure
Titration chez les patients passant d’une association de lévodopa/bensérazide à LECIGIMON
L’entacapone augmente légèrement plus (de 5 à 10 %) la biodisponibilité de la lévodopa à partir des préparations standard de lévodopa/bensérazide qu’avec des préparations standard de lévodopa/carbidopa. La transition d’une association de lévodopa/bensérazide à LECIGIMON n’a pas été étudiée.
Titration chez les patients passant d’une association de lévodopa/carbidopa/entacapone à LECIGIMON
La détermination de la dose initiale est basée sur la dose journalière de lévodopa du patient. La dose matinale initiale doit être équivalente à la dose matinale antérieure de lévodopa, plus le volume nécessaire pour remplir la sonde. La dose d’entretien continue est convertie selon un ratio de un pour un et est basée sur la dose journalière de lévodopa du patient (en excluant la dose matinale). Les doses sont ensuite augmentées graduellement, en fonction des symptômes cliniques, jusqu’à obtention de l’effet souhaité.
La transition chez les patients passant d’une association de lévodopa/inhibiteur de la DDC/tolcapone à LECIGIMON n’a pas été étudiée.
Transition chez les patients passant d’un traitement concomitant par lévodopa/carbipoda et agonistes dopaminergiques à LECIGIMON
Lors de la transition d’un traitement par agonistes dopaminergiques à LECIGIMON en monothérapie, le risque de symptômes de sevrage des agonistes dopaminergiques doit être pris en compte et un arrêt brutal des agonistes dopaminergiques doit être évité.
Surveillance du traitement
Après la titration initiale, la dose matinale et la dose d’entretien sont finement ajustées sur une période de quelques semaines.
LECIGIMON est initialement administré en monothérapie. Si nécessaire, d’autres médicaments antiparkinsoniens peuvent être pris de façon concomitante (pour le traitement concomitant de la maladie de Parkinson, voir également rubriques 4.3 et 4.5). En cas d’arrêt ou de modification du traitement par d’autres médicaments antiparkinsoniens, il peut être nécessaire d’ajuster les doses de LECIGIMON.
Une diminution brutale de l’efficacité du traitement marquée par des fluctuations motrices récurrentes doit conduire à soupçonner un déplacement de la partie distale de la sonde du duodénum/jéjunum dans l’estomac. Un contrôle radiologique doit alors être pratiqué afin de déterminer la localisation de la sonde. En cas de positionnement incorrect, l’extrémité de la sonde sera repositionnée dans le duodénum/la partie haute du jéjunum.
Traitement dans le contexte d’une démence
En cas de suspicion ou de diagnostic de démence avec abaissement du seuil de confusion, la pompe doit être manipulée uniquement par un professionnel de santé ou un soignant.
Abus du médicament
En cas de suspicion d’abus du médicament, la pompe utilisée avec LECIGIMON (Crono LECIG) est équipée d’une fonction de verrouillage. Cette fonction empêche le patient de modifier les paramètres de la pompe.
Populations particulières
Population pédiatrique
Il n’y a pas d’utilisation justifiée de LECIGIMON dans la population pédiatrique dans l’indication de la maladie de Parkinson à un stade avancé avec fluctuations motrices sévères et hyperkinésie/dyskinésie.
Sujets âgés
L’expérience d’utilisation de l’association lévodopa/carbidopa/entacapone chez le sujet âgé est importante. Les doses pour tous les patients, y compris les patients âgés, sont ajustées individuellement par titration.
Insuffisance hépatique
La dose de LECIGIMON est ajustée individuellement par titration afin d’obtenir l’effet optimal (qui correspond à des expositions plasmatiques à la lévodopa, la carbidopa et l’entacapone optimisées individuellement). Par conséquent, les effets potentiels de l’insuffisance hépatique sur l’exposition à la lévodopa, la carbidopa et l’entacapone sont pris en compte par la titration de la dose. Aucune étude sur la pharmacocinétique de la carbidopa et de la lévodopa n’a été conduite chez des patients insuffisants hépatiques. L’élimination de l’entacapone est réduite chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il est par conséquent recommandé de réaliser la titration de la dose avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il peut être nécessaire de réduire la dose (voir rubrique 5.2). LECIGIMON ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
La dose de LECIGIMON est ajustée individuellement par titration afin d’obtenir l’effet optimal (qui correspond à des expositions plasmatiques à la lévodopa, la carbidopa et l’entacapone optimisées individuellement). Par conséquent, les effets potentiels de l’insuffisance rénale sur l’exposition à la lévodopa, la carbidopa et l’entacapone sont pris en compte par la titration de la dose. L’insuffisance rénale ne modifie pas la pharmacocinétique de l’entacapone. Aucune étude particulière de la pharmacocinétique de la lévodopa et de la carbidopa n’a été réalisée chez des patients atteints d’insuffisance rénale. La prudence est donc de mise lors de la titration de la dose chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère, y compris chez les patients dialysés (voir rubrique 5.2).
Interruption du traitement
Le traitement par LECIGIMON peut être interrompu à tout moment en retirant la sonde et en laissant la plaie cicatriser.
Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance attentive si une réduction brutale de la dose ou un arrêt du traitement par LECIGIMON est nécessaire, en particulier si le patient reçoit des antipsychotiques (voir rubrique 4.4).
En cas d’arrêt du traitement, le patient doit recevoir un autre traitement.
Mode d’administration
LECIGIMON est un gel pour administration intestinale continue (dans le duodénum ou la partie haute du jéjunum). LECIGIMON doit être administré exclusivement au moyen de la pompe Crono LECIG (CE 0476). Un manuel contenant des instructions pour l’utilisation de la pompe portable est fourni avec la pompe.
Une sonde naso-duodénale/naso-jéjunale temporaire doit être envisagée pour déterminer si le patient répond favorablement à cette méthode de traitement avant qu’une sonde à demeure de gastrostomie endoscopique percutanée avec sonde jéjunale (sonde GEP-J) ne soit mise en place. Si le médecin estime que cette évaluation n’est pas nécessaire, la phase de test naso-jéjunale peut être omise et le traitement instauré directement avec la mise en place de la sonde GEP-J.
Pour une administration à long terme, ce gel doit être administré directement dans le duodénum ou dans la partie haute du jéjunum à l’aide d’une pompe portable, par une sonde à demeure mise en place lors d’une gastrostomie endoscopique percutanée comprenant la mise en place d’une sonde transabdominale externe et d’une sonde intestinale interne. Une gastro-jéjunostomie radiologique peut être envisagée de manière alternative si la gastrostomie endoscopique percutanée ne peut pas être réalisée pour une raison quelconque. La mise en place de la sonde et l’ajustement de la dose doivent se faire en partenariat avec un service de neurologie.
Remplacement de la cartouche
Lorsqu’une nouvelle cartouche va être utilisée, elle doit être connectée à la pompe portable et le système doit être relié à la sonde pour administrer le produit, conformément aux instructions fournies.
Les cartouches de médicament sont à usage unique et ne doivent pas être utilisées plus de 24 heures.
Une fois la cartouche installée, la pompe d’administration peut être portée près du corps pendant une durée allant jusqu’à 16 heures. Pour le traitement durant la nuit, la pompe ne doit pas être portée près du corps mais peut être posée, par exemple, sur la table de nuit.
Après ouverture, une cartouche peut être utilisée jusqu’au jour suivant, c’est-à-dire pendant 24 heures au maximum après sa première ouverture. La cartouche doit être détachée de la pompe au bout de 24 heures d’utilisation ou lorsqu’elle est vide, selon ce qui survient en premier.
Le gel peut prendre une couleur légèrement jaune/rougeâtre à la fin de sa durée de conservation. Cela n’a pas d’influence sur la concentration du médicament ou l’effet du traitement.
Voie d'administration
intestinale
Contre-indications
- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Glaucome à angle fermé.
- Insuffisance cardiaque sévère.
- Arythmie cardiaque sévère.
- Accident vasculaire cérébral aigu.
- Insuffisance hépatique sévère.
- Les inhibiteurs non sélectifs de la MAO et les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A sont contre-indiqués avec LECIGIMON. Ces inhibiteurs doivent être arrêtés au moins deux semaines avant l’instauration du traitement par LECIGIMON. LECIGIMON peut être administré en même temps que la dose recommandée par le fabricant d’un inhibiteur sélectif de la MAO-B (par exemple, le chlorhydrate de sélégiline) (voir rubrique 4.5).
- LECIGIMON est contre-indiqué en cas de contre-indications aux adrénergiques, par exemple : phéochromocytome, hyperthyroïdie et syndrome de Cushing.
- Antécédents de syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et/ou de rhabdomyolyse non traumatique.
- Lésions cutanées suspectes non diagnostiquées ou antécédents de mélanome car la lévodopa pourrait activer un mélanome malin.
Mise en garde et précautions d'emploi
LECIGIMON n’est pas recommandé pour le traitement des syndromes extrapyramidaux d’origine médicamenteuse.
LECIGIMON doit être administré avec prudence aux patients atteints de cardiopathie ischémique, de troubles cardio-vasculaires ou pulmonaires sévères, d’asthme, d’affections rénales, hépatiques ou endocriniennes ou ayant des antécédents d’ulcère gastro-duodénal ou de convulsions.
Chez les patients avec des antécédents d’infarctus du myocarde présentant des troubles séquellaires du rythme auriculaire, nodal ou ventriculaire, la fonction cardiaque doit être étroitement surveillée pendant la période des premiers ajustements posologiques.
Tous les patients traités par LECIGIMON doivent être étroitement surveillés à la recherche de modifications de leur état mental, d’une dépression avec idées suicidaires et d’autres comportements asociaux. Les patients ayant des antécédents de psychoses ou un épisode psychotique actuel doivent être traités avec précaution.
L’administration concomitante d’antipsychotiques bloquant les récepteurs de la dopamine, en particulier les antagonistes D2, demande de la prudence et le patient doit être étroitement surveillé à la recherche d’une disparition de l’effet antiparkinsonien ou d’une aggravation des symptômes parkinsoniens (voir rubrique 4.5).
Les patients atteints de glaucome chronique à angle ouvert peuvent être traités par LECIGIMON avec prudence, si la pression intra-oculaire est bien contrôlée et une surveillance régulière à la recherche de variations de la pression intra-oculaire doit être réalisée.
LECIGIMON peut provoquer une hypotension orthostatique. LECIGIMON doit donc être administré avec prudence aux patients prenant d’autres médicaments susceptibles d’entraîner une hypotension orthostatique (voir rubrique 4.5).
Les substances actives de LECIGIMON ont été associées à une somnolence et à des épisodes d’endormissement brutal chez des patients atteints de la maladie de Parkinson et la prudence s’impose donc en cas de conduite de véhicules ou d’utilisation de machines (voir rubriques 4.7 et 4.8).
Un syndrome ressemblant au syndrome malin des neuroleptiques (SMN), avec raideur musculaire, hyperthermie, troubles mentaux (par exemple, agitation, confusion, coma) et élévation de la créatine phosphokinase sérique, a été rapporté en association avec l’arrêt brutal des agents antiparkinsoniens. Une rhabdomyolyse secondaire à un SMN ou une dyskinésie sévère ont été observées rarement chez des patients souffrant de la maladie de Parkinson. Depuis l’introduction de l’entacapone sur le marché, des cas isolés de SMN ont été rapportés, tout particulièrement après une diminution soudaine de la posologie ou un arrêt brutal de l’entacapone et d’autres médicaments dopaminergiques. Par conséquent, les patients doivent être étroitement suivis lorsque la posologie de LECIGIMON est brutalement réduite ou interrompue, en particulier si le patient est aussi traité par des antipsychotiques/neuroleptiques.
Les patients doivent être surveillés de façon régulière à la recherche de l’apparition de troubles du contrôle des pulsions. Les patients et le personnel soignant doivent être informés sur le fait que des troubles du contrôle des pulsions incluant le jeu pathologique, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou des achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive peuvent survenir chez les patients traités par des agonistes dopaminergiques et/ou d’autres traitements dopaminergiques contenant de la lévodopa, tels que LECIGIMON. Une révision du traitement est recommandée si de tels symptômes apparaissent.
Des études épidémiologiques ont montré que les patients atteints de la maladie de Parkinson présentent un risque plus élevé de développer un mélanome que la population générale. On ne sait pas si l’augmentation observée du risque est due à la maladie de Parkinson ou à d’autres facteurs, tels que les médicaments utilisés pour traiter cette maladie. Les patients et les médecins devront donc surveiller régulièrement la survenue éventuelle de mélanomes pendant l’utilisation de LECIGIMON. Idéalement, des examens cutanés périodiques devront être réalisés par des personnes dûment qualifiées (dermatologues, par exemple).
Si une anesthésie générale doit être pratiquée, LECIGIMON peut être poursuivi aussi longtemps que le patient est autorisé à prendre des liquides et des médicaments par voie orale. Si le traitement doit être interrompu temporairement, LECIGIMON peut être repris à la même dose qu’auparavant dès que la prise orale de liquides est autorisée.
Il peut être nécessaire de réduire la dose de LECIGIMON afin d’éviter des dyskinésies induites par la lévodopa.
Une évaluation périodique des fonctions hépatique, hématopoïétique, cardiovasculaire et rénale est recommandée au cours d’un traitement prolongé par LECIGIMON.
LECIGIMON contient de l’hydrazine, un produit de dégradation de la carbidopa qui peut être génotoxique et éventuellement carcinogène. La dose journalière moyenne recommandée de LECIGIMON est de 46 mL (soit 1,6 mg d’hydrazine/jour) et la dose journalière maximale recommandée de LECIGIMON est de 100 mL (soit 3,5 mg d’hydrazine/jour au maximum). Les conséquences cliniques de cette exposition à l’hydrazine ne sont pas connues.
En cas d’antécédent de chirurgie dans la partie supérieure de l’abdomen, des difficultés peuvent être rencontrées pour effectuer une gastrostomie ou une jéjunostomie.
Les complications rapportées pour la lévodopa/carbidopa dans les études cliniques et observées après la mise sur le marché incluent : abcès, bézoard, iléus, érosion/ulcère du site d’implantation, hémorragie intestinale, ischémie intestinale, obstruction intestinale, perforation intestinale, invagination intestinale, pancréatite, péritonite, pneumonie (incluant pneumonie d’inhalation), pneumopéritoine, infection de la plaie postopératoire et septicémie. Les bézoards sont des concrétions d’aliments indigestes (tels que des fibres non digestibles émanant de légumes ou de fruits) retenus dans le tractus digestif. Un bézoard situé près de l’extrémité du jéjunum peut être à l’origine d’une obstruction intestinale ou de la formation d’une invagination intestinale. La plupart des bézoards sont retrouvés dans l’estomac mais les bézoards peuvent être rencontrés n’importe où dans le tractus digestif. Une douleur abdominale peut être un symptôme des complications mentionnées ci-dessus. Certains de ces événements peuvent avoir des conséquences graves, comme la nécessité d’une intervention chirurgicale et/ou le décès. Les patients doivent informer leur médecin s’ils présentent un des symptômes associés aux événements ci-dessus.
Une diminution de la capacité à manipuler le système (pompe, tubes) peut entraîner des complications. Chez ces patients, un prestataire de soins (par exemple, un[e] infirmier[-ère], un[e] aide-soignant[e] ou un[e] parent[e] proche) doit assister le patient.
Une aggravation brutale ou graduelle de la bradykinésie peut indiquer une obstruction du dispositif pour une raison quelconque, et nécessiter une investigation.
Les substances actives contenues dans LECIGIMON ont été associées à une perte de poids ; les soignants doivent donc y être attentifs. Un suivi du poids est recommandé afin d’éviter une perte de poids excessive. Cela s’applique en particulier aux patients présentant une diarrhée. Pour les patients souffrant de diarrhée, un suivi du poids est recommandé pour éviter une potentielle perte de poids excessive. Une diarrhée prolongée ou persistante survenant lors de la prise d’entacapone peut être un signe de colite. En cas de diarrhée prolongée ou persistante, le médicament doit être arrêté et une autre thérapie médicale appropriée ainsi que des investigations doivent être envisagés.
Si nécessaire, le remplacement de LECIGIMON, soit par de la lévodopa et un inhibiteur de la DDC sans entacapone, soit par un autre traitement dopaminergique, doit s’effectuer lentement. Une augmentation de la dose de lévodopa pourra être requise.
Chez les patients présentant une anorexie progressive, une asthénie et une perte de poids sur une durée relativement courte, un examen médical général, incluant une évaluation de la fonction hépatique, doit être envisagé.
La lévodopa/carbidopa peut donner des faux positifs à la recherche de corps cétoniques par bandelette urinaire et cette réaction n’est pas modifiée par l’ébullition de l’échantillon d’urine. L’utilisation de méthodes basées sur la glucose oxydase peut donner des faux négatifs pour la glycosurie.
Le syndrome de dysrégulation dopaminergique (SDD) est un trouble addictif résultant en une utilisation abusive du produit, observé chez certains patients traités par carbidopa/lévodopa. Avant l’instauration du traitement, les patients et les soignants doivent être avertis du risque potentiel de développer un SDD (voir également rubrique 4.8).
En cas de suspicion d’abus du médicament, la pompe utilisée avec LECIGIMON (Crono LECIG) est équipée d’une fonction de verrouillage.
Une polyneuropathie a été rapportée chez des patients traités par le gel intestinal de lévodopa/carbidopa. Avant et régulièrement après avoir débuté le traitement par LECIGIMON, les patients doivent être évalués à la recherche d’antécédents ou de signes d’une polyneuropathie et de facteurs de risque connus.
Ce médicament contient 3,5 mg de sodium par mL. Chaque cartouche contient 166 mg de sodium, ce qui équivaut à 8,3 % de l'apport journalier maximal de 2 g de sodium recommandé par l'OMS.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 7 cartouche(s) polypropylène de 47 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : AGUETTANT