CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE 50 mg/ml, solution injectable I.M.

antipsychotique – dérivé Thioxanthène | code ATC : N05AF05

Acétate de zuclopenthixol ..................................................................................................... 50 mg

Pour 1 ml.

Traitement initial des états psychotiques aigus.

Traitement initial des états psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).

Posologie

La posologie doit être strictement adaptée à chaque cas.

CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE 50 mg/ml, solution injectable I.M. s’administre exclusivement par voie intramusculaire profonde dans le quadrant supérieur externe du muscle fessier (ne jamais utiliser la voie intraveineuse).

Comme avec tous les solutés injectables à excipient huileux, il est recommandé d’utiliser des seringues en verre.

En règle générale :

La posologie varie de 50 à 150 mg (1 à 3 ml) I.M. en une seule injection. L’injection peut être répétée si nécessaire, un intervalle de deux à trois jours entre les injections est souhaitable, sans dépasser une durée de traitement de 6 jours.

Une injection unique d’acétate de zuclopenthixol permet d’obtenir un effet neuroleptique dans un délai de quatre heures, l’intensité augmentant au cours des heures suivantes. La durée de cet effet s’étend sur deux à trois jours et, en règle générale, une ou deux injections suffisent. Un effet hypno-sédatif apparaît rapidement après l’injection, devient significatif après deux heures et atteint son maximum dans un délai de 24 heures, puis il s’estompe rapidement.

Le traitement d’entretien peut être poursuivi à l’aide de zuclopenthixol oral (CLOPIXOL) ou de décanoate de zuclopenthixol (CLOPIXOL Action Prolongée) par voie intramusculaire. On pourra dans ce cas observer, à titre indicatif, les règles suivantes :

Passage au CLOPIXOL oral, deux à trois jours après la dernière injection de CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE

Après l’injection de 100 mg de CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE, le traitement oral sera instauré à la dose quotidienne de 40 mg environ.

Cette dose sera majorée, si nécessaire, de 10 à 25 mg tous les deux ou trois jours jusqu’à 75 mg ou davantage.

Passage au CLOPIXOL A ACTION PROLONGEE

La première injection de CLOPIXOL A ACTION PROLONGEE est administrée en même temps que la dernière injection de CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE.

Si 100 mg de CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE ont été injectés tous les trois jours, on injectera 200 à 400 mg de CLOPIXOL A ACTION PROLONGEE tous les 15 jours.

Dans tous les cas, les posologies et intervalles d’administration devront être adaptés individuellement.

Population pédiatrique

Sans objet.

Mode d’administration

Voie intramusculaire stricte.

intramusculaire

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

- risque de glaucome par fermeture de l'angle,

- risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques,

- insuffisances hépatiques et/ou rénales graves,

- troubles de la conscience quelle qu’en soit la cause (par exemple intoxication à l’alcool, aux barbituriques ou aux opiacés), coma,

- en association avec un dopaminergique hors parkinson (cabergoline, quinagolide), le citalopram, l’escitalopram, l’hydroxyzine, la dompéridone, la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

En cas d'hyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être l'un des éléments du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire). Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer, par conséquent, des signes d'appel précoces.

Bien que cet effet des neuroleptiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.

Les symptômes peuvent persister pendant plus d’une semaine après l’arrêt des neuroleptiques oraux et légèrement plus longtemps lorsqu’ils sont associés aux formes LP de ces médicaments.

Avant d'instituer un traitement par le CLOPIXOL, il est utile de vérifier la sensibilité éventuelle du patient à l'aide des formes orales du CLOPIXOL.

Une surveillance particulière chez les patients épileptiques et les sujets présentant d'autres facteurs prédisposant (atteintes cérébrales) peut être conseillée en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène.

Une surveillance biologique (transaminases, tests hépatiques) est recommandée chez les alcooliques chroniques et chez les patients ayant présenté antérieurement une atteinte hépatique sérieuse.

Prudence :

- chez les sujets âgés en raison de leur importante sensibilité (sédation et hypotension),

- dans les affections cardio-vasculaires graves, en raison des modifications hémodynamiques, en particulier l'hypotension,

- dans les insuffisances rénales ou hépatiques, en raison du risque de surdosage,

- chez les parkinsoniens nécessitant impérativement un traitement neuroleptique.

La prise de la tension oculaire est recommandée avant tout traitement prolongé et au cours de celui-ci si des troubles de la vision apparaissent.

Allongement de l’intervalle QT

Le zuclopenthixol peut provoquer un allongement de l’espace QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par l’existence d’une bradycardie, d’une hypokaliémie, d’un QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l’intervalle QT) (voir rubrique 4.8).

Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de s’assurer avant toute administration, de l’absence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :

- bradycardie inférieure à 55 battements par minute,

- hypokaliémie,

- allongement congénital de l’intervalle QT,

- traitement en cours par un médicament susceptible d’entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.5).

Hormis les situations d’urgence, il est recommandé d’effectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités au long cours par un neuroleptique.

Des cas d’hyperglycémie ou d’intolérance au glucose et la survenue ou l’exacerbation d’un diabète ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques (voir rubrique 4.8).

Les patients traités par CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE doivent faire l’objet d’une surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations sur le suivi cardio-métabolique en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète et de réajuster éventuellement le traitement antidiabétique.

Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.

Des cas de leucopénies, neutropénies et agranulocytoses ont été rapportés avec les antipsychotiques, dont le décanoate de zuclopenthixol.

Les antipsychotiques à action prolongée doivent être utilises avec prudence lorsqu'ils sont associés à d'autres médicaments connus pour avoir un potentiel myélosuppressif, car ceux-ci ne peuvent pas être rapidement éliminés par l'organisme.

Personnes âgées

Accident vasculaire cérébral

Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque plus élevé d’accident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme d’une telle augmentation de risque n’est pas connu. Une élévation du risque avec d’autres antipsychotiques ou chez d’autres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral.

Augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence

Les résultats de deux études observationnelles menées chez un grand nombre de patients ont montré que les patients âgés atteints de démence et traités par antipsychotiques présentent une faible augmentation du risque de mortalité comparés à ceux qui ne sont pas traités. Les données disponibles sont insuffisantes pour établir une estimation précise de ce risque et la cause de cette augmentation est inconnue.

CLOPIXOL A ACTION SEMI-PROLONGEE n’est pas autorisé dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence.

réservé à l'usage HOSPITALIER

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : 5 ampoule(s) en verre de 1 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : LUNDBECK SAS