ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal
Classe médicamenteuse
Autres produits gynécologiques, contraceptifs intravaginaux, anneau vaginal contenant un progestatif et un estrogène | code ATC : G02BB01
Composition
Ethinylestradiol ................................................................................................................... 2,7 mg
Etonogestrel ..................................................................................................................... 11,7 mg
Pour un système de diffusion vaginal
L’anneau libère l’étonogestrel et l’éthinylestradiol à une dose moyenne respective de 120 microgrammes et 15 microgrammes par 24 heures, sur une période de 3 semaines.
Indications thérapeutiques
Contraception.
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est destiné aux femmes en âge de procréer. La sécurité et l'efficacité ont été établies chez des femmes âgées de 18 à 40 ans.
La décision de prescrire ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN en comparaison aux autres contraceptifs hormonaux combinés (CHC) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Posologie et mode d'administration
Posologie
Afin d’atteindre une efficacité contraceptive optimale, ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être utilisé comme indiqué (voir rubrique « Comment utiliser ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN » et « Première utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN »).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n’ont pas été étudiées chez les adolescentes de moins de 18 ans.
Mode d’administration
Comment utiliser ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN :
La femme peut elle-même mettre en place ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN dans le vagin. Le médecin doit expliquer à la femme comment mettre en place et retirer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN. Pour l'insertion, la femme devra choisir la position lui paraissant la plus confortable, par exemple debout avec une jambe relevée, accroupie ou couchée. ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être pincé et inséré dans le vagin jusqu'à ce qu'aucune gêne ne soit perçue. L'effet contraceptif de l'anneau est assuré quelle que soit sa place dans le vagin (voir Figures 1 à 4).
Une fois inséré dans le vagin (voir « Première utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN »), ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est laissé en place sans interruption pendant 3 semaines. Conseillez aux femmes de s’assurer régulièrement de la présence de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN dans le vagin (par exemple, avant et après un rapport sexuel).
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est expulsé accidentellement, la femme doit suivre les instructions de la rubrique 4.2 « Que faire si l’anneau est temporairement resté en dehors du vagin » (pour plus d’informations voir aussi la rubrique 4.4 « expulsions »). ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être retiré après 3 semaines d'utilisation, le même jour de la semaine que celui où il a été inséré.
Après une période d'une semaine sans anneau, un nouvel anneau est inséré (par exemple, si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN a été inséré un mercredi vers 22.00 heures, l'anneau doit être retiré également le mercredi vers 22.00 heures, 3 semaines plus tard. Un nouvel anneau doit être inséré le mercredi suivant). ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN peut être retiré soit en passant l'index sous l'anneau, soit en le saisissant entre l'index et le majeur (voir figure 5).
Une fois utilisé, l'anneau doit être remis dans son sachet (tenu hors de portée des enfants et des animaux de compagnie) et être jeté comme indiqué à la rubrique 6.6.
L'hémorragie de privation apparaît habituellement 2 à 3 jours après le retrait de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN et peut ne pas être complètement terminée lors de l'insertion de l'anneau suivant.
Utilisation avec d'autres méthodes barrières féminines vaginales
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN peut interférer avec le placement et le positionnement correct de certaines méthodes barrières féminines, tel qu’un diaphragme, une cape cervicale ou un préservatif féminin. Ces méthodes contraceptives ne doivent pas être utilisées comme méthodes de recours avec ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN.
Comment insérer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN :



Première utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN :
- · Pas de contraception hormonale préalable au cours du cycle précédent :
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être inséré le 1er jour du cycle (c'est-à-dire le premier jour des règles). La femme peut également commencer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN entre le 2ème et le 5ème jour du cycle, mais, dans ce cas, il est recommandé d'utiliser une méthode contraceptive complémentaire au cours des 7 premiers jours de ce premier cycle d'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN.
- · Relais d'un contraceptif hormonal combiné :
La femme doit insérer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN au plus tard le jour suivant l'intervalle habituel sans comprimé ou sans patch, ou, le jour suivant le dernier comprimé placebo du contraceptif hormonal combiné. Si la méthode précédente a été utilisée correctement et conformément aux recommandations et si une grossesse peut être raisonnablement écartée, le relais par ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN peut également être effectué n’importe quel jour du cycle.
L’intervalle libre de la méthode précédente ne doit jamais excéder la durée recommandée.
- · Relais d'une méthode uniquement progestative (pilule microprogestative, implant ou injection) ou relais d’un système intra-utérin libérant un progestatif (SIU) :
La femme peut commencer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n'importe quel jour de la prise d'une pilule microprogestative (dans le cas d'un implant ou d’un SIU, la mise en place de l'anneau se fait le jour du retrait de l'implant ou du SIU, et dans le cas d'une injection, le jour où aurait dû avoir lieu la prochaine injection) mais elle doit, dans tous ces cas, utiliser une méthode contraceptive complémentaire (de type barrière) pendant les 7 premiers jours d’utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN.
- · Après un avortement du premier trimestre :
La femme peut commencer immédiatement. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire qu'elle utilise une méthode contraceptive complémentaire. Si une utilisation immédiate de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n'est pas souhaitable, la femme devra respecter les recommandations mentionnées à la rubrique « Pas de contraception hormonale préalable au cours du cycle précédent ». En attendant, il faut lui conseiller d'utiliser une autre méthode contraceptive.
- · Après un accouchement ou un avortement du second trimestre :
Pour les femmes qui allaitent, voir la rubrique 4.6.
Il sera conseillé aux femmes de commencer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN au cours de la quatrième semaine après l'accouchement ou après l’avortement du second trimestre. Si l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN a été plus tardive, la femme doit utiliser en plus une méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 premiers jours d'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, toute grossesse devra être exclue avant de commencer ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN ou bien la femme devra attendre la survenue de ses premières règles normales.
Non-respect des instructions d'utilisation :
L'efficacité contraceptive et le contrôle du cycle peuvent être compromis si la femme ne respecte pas les instructions d'utilisation. Dans ce cas, pour éviter la perte d'efficacité contraceptive, les recommandations suivantes peuvent être données :
- · Que faire si la période sans anneau a excédé 7 jours :
Dès que la femme s'aperçoit de l'oubli, elle doit mettre en place un nouvel anneau. Une méthode contraceptive supplémentaire, comme le préservatif masculin doit être utilisée pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu pendant l'intervalle de temps sans anneau, la possibilité d'une grossesse devra être évoquée. Le risque de grossesse est d'autant plus élevé que la durée de l'intervalle sans anneau est plus longue.
- · Que faire si l'anneau est temporairement resté en dehors du vagin :
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être laissé en place dans le vagin en continu pendant une période de 3 semaines. Si l'anneau est accidentellement expulsé, il doit être rincé à l’eau froide ou tiède (mais pas chaude) et être réinséré immédiatement.
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté en dehors du vagin pendant moins de 3 heures, l'efficacité contraceptive n'est pas réduite. La femme doit remettre l'anneau en place dès que possible, au plus tard dans un délai de 3 heures.
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté en dehors du vagin pendant plus de 3 heures, ou en cas de doute sur la durée pendant laquelle l’anneau est resté en dehors du vagin, lors de la 1ère ou de la 2ème semaine du cycle, l'efficacité contraceptive peut être réduite. La femme doit remettre l'anneau en place dès qu'elle s'en rend compte et utiliser simultanément une méthode contraceptive supplémentaire, comme le préservatif masculin pendant les 7 jours suivants. Le risque de grossesse est d'autant plus élevé que la période pendant laquelle ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté en dehors du vagin est longue et proche de l'intervalle habituel sans anneau.
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté en dehors du vagin pendant plus de 3 heures, ou en cas de doute sur la durée pendant laquelle l’anneau est resté en dehors du vagin, lors de la 3ème semaine du cycle, l'efficacité contraceptive peut être réduite. La femme doit jeter cet anneau et choisir l'une des 2 options suivantes :
- 1. Insérer un nouvel anneau immédiatement.
Remarque : L'insertion de ce nouvel anneau marquera le début de la période suivante de 3 semaines d'utilisation. La femme peut ne pas avoir les règles correspondant à son précédent cycle. Cependant des spottings ou des saignements peuvent apparaître.
- 2. Attendre la survenue des règles et insérer un nouvel anneau au plus tard dans les 7 jours (7x24 heures) qui suivent le retrait ou l'expulsion de l'anneau précédent.
Attention : Cette option ne devra être choisie que si l'anneau a été utilisé de façon continue pendant les 7 jours précédents.
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté hors du vagin pendant une durée inconnue, la possibilité d’une grossesse doit être envisagée. Un test de grossesse doit être effectué avant d’insérer un nouvel anneau.
- · Que faire en cas d'une utilisation prolongée de l'anneau :
Si la durée d'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n'a pas dépassé 4 semaines, l'efficacité contraceptive est toujours assurée, cependant cette durée d’utilisation n’est pas préconisée. La femme peut respecter l’intervalle d’une semaine sans anneau puis insérer un nouvel anneau. Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est laissé en place pendant plus de 4 semaines, l'efficacité contraceptive peut être réduite et une grossesse doit être exclue avant la mise en place d'un nouvel anneau.
Si la femme n'a pas respecté les instructions d'utilisation et n'a pas d’hémorragie de privation durant l'intervalle suivant sans anneau, une grossesse doit être exclue avant la mise en place d'un nouvel anneau.
Comment décaler ou retarder les règles :
De façon exceptionnelle, pour retarder les règles, la femme peut mettre en place un nouvel anneau à la suite du précédent sans respecter la semaine habituelle sans anneau. L'anneau suivant peut alors être utilisé pendant une période de 3 semaines. Des saignements ou des spottings peuvent apparaître. L'utilisation normale de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est ensuite reprise après l’intervalle habituel d’une semaine sans anneau.
Pour décaler la survenue des règles, on peut conseiller à la femme de raccourcir l'intervalle sans anneau, du nombre de jours qu'elle souhaite. Plus l'intervalle sans anneau sera court, plus le risque de ne pas avoir d'hémorragie de privation et de présenter des saignements et des spottings pendant l'utilisation de l'anneau suivant sera élevé.
Voie d'administration
vaginale
Contre-indications
Les CHC ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes. Si l'une de ces situations apparaît pour la première fois pendant l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, celui-ci doit être immédiatement retiré.
- Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
• Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).
• Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle qu’une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S.
• Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).
• Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
- Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
• Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine).
• Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT]).
• Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle qu’une hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).
• Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.
• Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou d’un facteur de risque sévère tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires,
§ hypertension artérielle sévère,
§ dyslipoprotéinémie sévère.
- Présence ou antécédents d'affections hépatiques sévères jusqu'à normalisation des paramètres de la fonction hépatique.
- Pancréatite ou antécédent de pancréatite surtout si associé à une hypertriglycéridémie sévère.
- Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes).
- Diagnostic ou suspicion d'affections malignes hormonodépendantes des organes génitaux ou du sein.
- Hémorragies génitales non diagnostiquées.
- Hypersensibilité à l'une des substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est contre-indiqué lors d’une utilisation concomitante avec des médicaments contenant de ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, dasabuvir ou des médicaments contenant glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde
Si la patiente présente l’un des troubles ou l'un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être discutée avec elle.
En cas d'aggravation ou de survenue de l’un de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité d’interrompre l’utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN doit être discutée entre le médecin et la patiente.
1. Troubles circulatoires
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui n’en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, peut être jusqu’à deux fois plus élevé. La décision d’utiliser tout autre CHC que ceux associés au risque de TEV le plus faible doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de s’assurer qu’elle comprend le risque de TEV associé à ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, l’influence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année d’utilisation.
- Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise d’un CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
- Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d’un an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu’elle présente (voir ci-dessous).
- On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC faiblement dosé contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV sur une période d’un an. Des résultats contradictoires ont été obtenus concernant le risque de TEV associé à l’anneau contenant de l’étonogestrel et de l’éthinylestradiol en comparaison aux CHC contenant du lévonorgestrel (avec des estimations du risque relatif allant d’une absence d’augmentation [RR = 0,96] à un risque pratiquement multiplié par 2 [RR = 1,90]). Ceci correspond à environ 6 à 12 cas de TEV par an pour 10 000 femmes utilisant l’anneau contenant de l’étonogestrel et de l’éthinylestradiol.
- Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
- La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
-
- 1 Point central de l’intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d’un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation d’un CHC, d’environ 2,3 à 3,6.
-
- 
De façon extrêmement rare, des cas de thrombose chez les utilisatrices de CHC ont été signalés dans d'autres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d’autres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
|
Facteur de risque |
Commentaire |
|
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²). |
L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.
|
|
Ceci est particulièrement important à prendre en compte si d’autres facteurs de risque sont présents. |
|
|
Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur.
|
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l’utilisation de l’anneau (au moins quatre semaines à l’avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin d’éviter une grossesse non désirée. |
|
Remarque : l’immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque. |
Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n’a pas été interrompu à l’avance.
|
|
Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans). |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l’utilisation de CHC. |
|
Autres affections médicales associées à la TEV. |
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose. |
|
Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
- Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l’apparition ou la progression d’une thrombose veineuse.
- L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
- gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe ;
- douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n’être ressentie qu’en position debout ou lors de la marche ;
- sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
- Les symptômes de l’embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
- apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’une accélération de la respiration ;
- toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
- douleur thoracique aiguë ;
- étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
- battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
Les autres signes d’une occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée d’une extrémité.
Si l’occlusion se produit dans l’œil, les symptômes peuvent débuter sous la forme d’une vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de CHC et l’augmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou d’accident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d’accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
|
Facteur de risque |
Commentaire |
|
Âge |
En particulier au-delà de 35 ans. |
|
Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer d’utiliser une méthode de contraception différente. |
|
Hypertension artérielle |
|
|
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque. |
|
Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque. |
|
|
Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l’utilisation de CHC. |
|
Migraine |
L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l’utilisation d’un CHC (qui peut être le prodrome d’un événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif d’arrêt immédiat du CHC. |
|
Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires |
Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé. |
Symptômes de TEA
Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
- apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage, d’un bras ou d’une jambe, en particulier d’un côté du corps ;
- apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de coordination ;
- apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
- apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deux yeux ;
- céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
- perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de l’infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
- douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression ou d’encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
- sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l’estomac ;
- sensation d’encombrement, d’indigestion ou de suffocation ;
- transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
- faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
En cas de TEV ou TEA suspectée ou confirmée, l’utilisation des CHC doit être interrompue. Un mode de contraception adéquat doit être initié en raison de la tératogénicité des traitements anti-coagulants (coumarines).
2. Tumeurs
- Certaines études épidémiologiques rapportent que l'utilisation à long terme de contraceptifs oraux est un facteur de risque de développement du cancer du col de l'utérus chez les femmes contaminées par le papillomavirus humain (HPV).
- Cependant il persiste une controverse sur l'importance de cette conclusion en raison de la présence de facteurs confondants (tels que les différences dans le nombre de partenaires sexuels, ou l'utilisation de méthodes contraceptives mécaniques). Aucune donnée épidémiologique sur le risque de cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices de l’anneau contenant de l’étonogestrel et de l’éthinylestradiol n'est disponible (voir rubrique ”Examen Médical/Consultation”).
- Une méta-analyse portant sur 54 études épidémiologiques a rapporté qu'il existait un risque relatif légèrement plus élevé (RR = 1,24) de diagnostiquer un cancer du sein chez les femmes prenant régulièrement des COC. L'augmentation de ce risque disparaît progressivement dans les 10 ans qui suivent l'arrêt de l'utilisation de COC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, l'augmentation des cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices récentes et régulières de COC est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Les cas de cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices au long cours tendent à être à un stade moins avancé que ceux des patientes n'ayant jamais utilisé de COC.
- L'augmentation du risque observé chez les utilisatrices de COC peut être liée à un diagnostic plus précoce du cancer du sein, aux effets biologiques des COC ou à l'association des deux.
- Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes et plus rarement encore, des tumeurs hépatiques malignes ont été rapportées chez des utilisatrices de COC. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont entraîné des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital. En conséquence, en cas de douleur épigastrique aiguë, d'hépatomégalie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale chez des femmes utilisant ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, une tumeur hépatique doit être recherchée.
3. Autres affections
- Les femmes ayant une hypertriglycéridémie ou des antécédents familiaux peuvent présenter un risque plus élevé de pancréatite lors de l'utilisation de contraceptifs hormonaux.
- Des cas d'augmentation modérée de la pression artérielle ont été observés chez de nombreuses patientes utilisant des contraceptifs hormonaux ; les augmentations ayant des conséquences cliniques sont cependant rares. L’existence d’une relation certaine de cause à effet entre l'utilisation d'un contraceptif hormonal et une hypertension artérielle clinique n'a pas été établie. Néanmoins, si une hypertension artérielle prolongée et cliniquement significative survient pendant l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, la prudence impose alors au médecin de suspendre l'utilisation de l'anneau et de traiter l'hypertension. Dans certains cas, l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN peut être reprise si des valeurs normales de pression artérielle sont obtenues sous traitement antihypertenseur.
- Les affections suivantes sont apparues ou se sont aggravées en cas de grossesse ou d'utilisation de contraceptifs hormonaux, mais leur imputabilité n'est pas certaine : ictère et/ou prurit en relation avec une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome urémique et hémolytique, chorée de Sydenham, herpès gestationis, perte de l'audition liée à une otosclérose.
- Les oestrogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes d’un angioedème
- héréditaire ou acquis.
- Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent imposer l'arrêt de l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN jusqu'à la normalisation des paramètres hépatiques. La réapparition d'un ictère cholestatique et/ou d'un prurit lié à une cholestase après une première apparition au cours d'une grossesse ou lors d'une utilisation antérieure de stéroïdes sexuels, impose l'arrêt de l'utilisation de l'anneau.
- Chez les diabétiques utilisant une contraception hormonale, il n'existe aucun élément imposant une modification du schéma thérapeutique même si les estrogènes et les progestatifs peuvent avoir un effet sur la sensibilité périphérique à l'insuline et sur la tolérance au glucose. Les femmes diabétiques doivent néanmoins être attentivement suivies pendant l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, notamment pendant les premiers mois d'utilisation.
- Une apparition ou une aggravation de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique a été rapportée avec l'utilisation de contraceptifs hormonaux, mais la preuve d’un lien avec leur utilisation n’est pas concluante.
- Un chloasma peut occasionnellement survenir, notamment chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant des prédispositions au chloasma doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux ultraviolets pendant l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN.
- Si une femme présente l'une des affections suivantes, il est possible qu'elle ne parvienne pas à placer correctement ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN ou qu'elle perde l'anneau : prolapsus du col utérin, cystocèle et/ou rectocèle, constipation sévère ou chronique.
- Très rarement, il a été rapporté que ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN pouvait être inséré par inadvertance dans l’urètre et arriver dans la vessie. Donc un mauvais positionnement doit être évoqué dans un diagnostic différentiel devant des symptômes de cystite.
- Chez les femmes utilisant ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, des vaginites peuvent occasionnellement survenir. Il n'existe aucun élément indiquant que l'efficacité de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est affectée par le traitement de la vaginite ou que l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN affecte le traitement de la vaginite (voir rubrique 4.5).
- Très rarement, il a été rapporté que l’anneau a pu adhérer à la paroi du vagin, nécessitant l’intervention d’un médecin pour le retrait. Dans certains cas, lorsque le tissu s’était développé sur l'anneau, le retrait a été réalisé en coupant l'anneau sans inciser le tissu vaginal le recouvrant.
- L’état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d’humeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Examen médical/Consultation :
Avant l’instauration ou la reprise d’un traitement par ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence d’une grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en ayant à l’esprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important d’attirer l’attention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre l’infection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Diminution de l'efficacité :
L'efficacité de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN peut être réduite en cas de mauvaise observance (voir rubrique 4.2) ou lors de l’utilisation de traitements médicamenteux concomitants qui diminuent la concentration plasmatique d’éthinylestradiol et/ou d’étonogestrel (voir rubrique 4.5).
Anomalie du contrôle du cycle :
Pendant l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, des saignements irréguliers (spottings ou métrorragies) peuvent survenir. Si des saignements irréguliers surviennent alors que les cycles antérieurs étaient réguliers et que ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN a été utilisé conformément aux instructions, des causes non-hormonales devront être recherchées et des mesures diagnostiques appropriées devront être prises pour exclure une affection maligne ou une grossesse.
Ces mesures peuvent inclure un curetage.
Chez certaines femmes, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir pendant l'intervalle sans anneau. Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN a été utilisé conformément aux instructions décrites à la rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Néanmoins, si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN n'a pas été utilisé conformément à ces instructions avant la première absence de règles ou si les règles sont absentes 2 fois de suite, une grossesse doit être exclue avant de poursuivre l'utilisation de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN.
Exposition masculine à l'éthinylestradiol et à l'étonogestrel :
L'importance et l’effet pharmacologique possible de l'exposition des partenaires sexuels masculins à l'éthinylestradiol et à l'étonogestrel par absorption par le pénis n'ont pas été étudiés.
Ruptures d'anneaux
De très rares cas de rupture d'anneau ont été rapportés durant leur utilisation (voir rubrique 4.5). Une lésion vaginale associée à une rupture de l’anneau a été rapportée. Il est conseillé à la femme de retirer l'anneau rompu et de réinsérer un nouvel anneau dès que possible. Une méthode contraceptive mécanique complémentaire, comme le préservatif masculin, doit être utilisée simultanément pendant les 7 jours suivants. L'éventualité d'une grossesse doit être évoquée et la femme doit contacter son médecin.
Expulsion
Des expulsions de l’anneau ont été rapportées, par exemple quand l’anneau n’a pas été correctement mis en place, lors du retrait d’un tampon, pendant les rapports sexuels, ou en cas de constipation sévère ou chronique. Une expulsion prolongée de l’anneau peut entraîner un échec contraceptif ou des saignements irréguliers. En conséquence pour assurer l’efficacité de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN, il faut conseiller à la femme de vérifier régulièrement la présence de ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN (par exemple, avant et après un rapport sexuel).
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est accidentellement expulsé et resté en dehors du vagin pendant moins de 3 heures, l’efficacité contraceptive n’est pas réduite. La femme doit rincer l’anneau à l’eau froide ou tiède (mais pas chaude) et le réinsérer dès que possible, au plus tard dans les 3 heures.
Si ETHINYLESTRADIOL/ETONOGESTREL BIOGARAN est resté en dehors du vagin pendant plus de 3 heures, ou en cas de doute sur la durée pendant laquelle l’anneau est resté en dehors du vagin, l’efficacité contraceptive peut être réduite. Dans ce cas, les instructions de la rubrique 4.2 « Que faire si l’anneau est temporairement resté en dehors du vagin » doivent être suivies.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
ÉTHINYLESTRADIOL 15 microgrammes/24 heures + ÉTONOGESTREL 120 microgrammes/24 heures - NUVARING 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 1 sachet(s) aluminium polyéthylène basse densité (PEBD) polytéréphtalate (PET) de 1 anneau vaginal
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : BIOGARAN