DEFERASIROX SANDOZ 360 mg, comprimé pelliculé
Classe médicamenteuse
Tous autres médicaments, chélateurs du fer | code ATC : V03AC03
Composition
Chaque comprimé pelliculé contient 360 mg de déférasirox.
Indications thérapeutiques
DEFERASIROX SANDOZ est indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines fréquentes (≥ 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires) chez les patients de 6 ans et plus qui présentent une bêta-thalassémie majeure.
DEFERASIROX SANDOZ est aussi indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines lorsque le traitement par la déféroxamine est contre-indiqué ou inadapté chez les groupes de patients suivants :
- les patients pédiatriques âgés de 2 à 5 ans présentant une bêta-thalassémie majeure avec une surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines fréquentes (≥ 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires),
- les patients adultes et pédiatriques âgés de 2 ans et plus présentant une bêta-thalassémie majeure avec une surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines peu fréquentes (< 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires),
- les patients adultes et pédiatriques âgés de 2 ans et plus présentant d’autres types d’anémies.
DEFERASIROX SANDOZ est également indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chronique nécessitant un traitement chélateur du fer chez les patients de 10 ans et plus présentant des syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions, lorsque le traitement par déféroxamine est contre-indiqué ou inadapté.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Surcharge en fer post-transfusionnelle
Il est recommandé que le traitement soit initié après la transfusion d’environ 20 unités de concentrés érythrocytaires (CE) (soit 100 ml/kg) ou lorsque le suivi clinique met en évidence la présence d’une surcharge en fer (par exemple ferritinémie > 1000 μg/l). Les doses (en mg/kg) doivent être calculées et arrondies au comprimé entier le plus proche.
Les objectifs du traitement chélateur du fer sont d’éliminer le fer apporté par les transfusions et, si nécessaire, de réduire la surcharge en fer existante.
Une attention particulière doit être appliquée pendant le traitement chélateur du fer pour minimiser le risque de chélation excessive chez tous les patients traités (voir rubrique 4.4).
DEFERASIROX SANDOZ sous forme de comprimés pelliculés a montré une biodisponibilité plus élevée par rapport à la forme comprimés dispersibles (voir rubrique 5.2). En cas de passage de la forme comprimés dispersibles à la forme comprimés pelliculés, la dose de comprimés pelliculés doit être 30 % moins élevée que la dose de comprimés dispersibles, arrondie au dosage le plus proche du comprimé entier disponible.
Les équivalences de doses pour les différentes formulations figurent dans le tableau ci-dessous.
Tableau 1. Doses recommandées en cas de surcharge en fer post-transfusionnelle
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Comprimés pelliculés/granulés |
Comprimés dispersibles |
Transfusions
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Ferritinémie
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Dose initiale |
14 mg/kg/jour |
20 mg/kg/jour |
Après 20 unités de concentrés érythrocytaires (environ 100 ml/kg) |
ou > 1000 μg/l
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Dose initiale alternative |
21 mg/kg/jour |
30 mg/kg/jour |
>14 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (environ > 4 unités/mois pour un adulte) |
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7 mg/kg/jour |
10 mg/kg/jour |
< 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (environ < 2 unités/mois pour un adulte) |
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Chez les patients bien équilibrés avec un traitement par la déféroxamine |
Un tiers de la dose de déféroxamine |
La moitié de la dose de déféroxamine |
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Surveillance |
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Mensuelle |
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Taux ciblé |
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500-1000 μg/l |
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Paliers d’ajustement (tous les 3-6 mois) |
Augmentation |
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> 2500 μg/l |
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3,5-7 mg/kg/jour Jusqu’à 28 mg/kg/jour |
5-10 mg/kg/jour Jusqu’à 40 mg/kg/jour |
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Diminution |
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3,5-7 mg/kg/jour Chez les patients traités à des doses > 21 mg/kg/jour |
5-10 mg/kg/jour Chez les patients traités à des doses > 30 mg/kg/jour |
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< 2500 μg/l |
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- Quand l’objectif est atteint |
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500-1000 μg/l |
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Dose maximale |
28 mg/kg/jour |
40 mg/kg/jour |
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Envisager l’interruption du traitement |
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< 500 μg/l |
Dose initiale
La dose journalière initiale recommandée de DEFERASIROX SANDOZ comprimés pelliculés est de 14 mg/kg de poids corporel.
Une dose initiale journalière de 21 mg/kg peut être envisagée pour les patients qui nécessitent une réduction de leur surcharge en fer et qui reçoivent aussi plus de 14 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (approximativement > 4 unités/mois pour un adulte).
Une dose initiale journalière de 7 mg/kg peut être envisagée pour les patients qui ne nécessitent pas une réduction de leur surcharge en fer et qui reçoivent aussi moins de 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (approximativement < 2 unités/mois pour un adulte). La réponse du patient doit être contrôlée et une augmentation de la dose devra être envisagée si une efficacité suffisante n’est pas obtenue (voir rubrique 5.1).
Chez les patients déjà bien équilibrés avec un traitement par la déféroxamine, une dose initiale de DEFERASIROX SANDOZ comprimés pelliculés correspondant numériquement au tiers de celle de la déféroxamine pourra être envisagée (par exemple le traitement d’un patient par 40 mg/kg/jour de déféroxamine pendant 5 jours par semaine (ou équivalent) pourra être substitué par une dose initiale de DEFERASIROX SANDOZ comprimés pelliculés de 14 mg/kg/j). Lorsque la dose journalière résultante est de moins de 14 mg/kg/j, la réponse du patient devra être contrôlée et une augmentation de la dose devra être envisagée si une efficacité suffisante n’a pas été obtenue (voir rubrique 5.1).
Ajustement de la dose
Il est recommandé de contrôler la ferritinémie tous les mois et d’ajuster la dose de DEFERASIROX SANDOZ, si nécessaire, tous les 3 à 6 mois en fonction des variations de la ferritinémie. Les ajustements de la dose doivent être réalisés par paliers de 3,5 à 7 mg/kg et doivent être adaptés à la réponse individuelle du patient et aux objectifs thérapeutiques (maintien ou réduction de la surcharge en fer). Chez les patients qui ne sont pas correctement contrôlés à des doses de déférasirox comprimés pelliculés de 21 mg/kg (par exemple ferritinémie persistante au-dessus de 2500 μg/l et n’ayant pas tendance à diminuer avec le temps), des doses allant jusqu’à 28 mg/kg peuvent être envisagées. Les données d’efficacité et de sécurité d’emploi à long terme provenant d'études cliniques menées avec le déférasirox en comprimés dispersibles à des doses supérieures à 30 mg/kg sont actuellement limitées (264 patients suivis pendant un 1 an en moyenne après augmentation de dose). Si seulement un très faible contrôle de l’hémosidérose à des doses de déférasirox comprimés pelliculés supérieures à 21 mg/kg est atteint, une autre augmentation (jusqu’à un maximum de 28 mg/kg) pourrait ne pas entraîner un contrôle satisfaisant et d’autres options thérapeutiques devront donc être envisagées. Si un contrôle satisfaisant n’est pas atteint à des doses supérieures à 21 mg/kg, un traitement à de telles doses ne devra pas être maintenu et d’autres options thérapeutiques devront être envisagées quand cela sera possible. Les doses supérieures à 28 mg/kg sont déconseillées car l’expérience avec des doses supérieures à cette valeur est limitée (voir rubrique 5.1).
Chez les patients traités à des doses supérieures à 21 mg/kg, des réductions de dose par paliers de 3,5 à 7 mg/kg devront être envisagées quand le contrôle a été atteint (par exemple, ferritinémie persistante au-dessous de 2500 μg/l et ayant tendance à diminuer avec le temps). Chez les patients pour lesquels la ferritinémie a atteint son objectif (habituellement entre 500 et 1000 μg/l), des réductions de dose par paliers de 3,5 à 7 mg/kg devront être envisagées afin de maintenir la ferritinémie dans ces valeurs cibles et de minimiser le risque de chélation excessive. Si la ferritinémie chute de façon persistante en dessous de 500 μg/l, l’interruption du traitement doit être envisagée (voir rubrique 4.4).
Syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions
Le traitement chélateur du fer ne doit être initié que lorsque la présence d'une surcharge en fer a été mise en évidence (concentration hépatique en fer [CHF] ≥ 5 mg Fe/g de poids sec ou ferritinémie persistante > 800 μg/l). La mesure de la CHF est la méthode de choix pour évaluer la surcharge en fer, elle doit être employée lorsqu’elle est disponible. Une attention particulière doit être appliquée pendant le traitement chélateur afin de minimiser le risque de chélation excessive chez tous les patients traités (voir rubrique 4.4).
DEFERASIROX SANDOZ sous forme de comprimés pelliculés a montré une biodisponibilité plus élevée par rapport au déférasirox sous forme de comprimés dispersibles (voir rubrique 5.2). En cas de passage de la forme comprimés dispersibles à la forme comprimés pelliculés, la dose de comprimés pelliculés doit être 30 % moins élevée que la dose de comprimés dispersibles, arrondie au dosage le plus proche du comprimé entier disponible.
Tableau 2. Doses recommandées en cas de syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions
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Comprimés pelliculés/granulés |
Comprimés dispersibles |
Concentration hépatique en fer (CHF)* |
Ferritinémie
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Dose initiale |
7 mg/kg/jour |
10 mg/kg/jour |
≥ 5 mg Fe/g de poids sec |
ou > 800 μg/l |
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Surveillance |
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Mensuelle |
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Paliers d’ajustement (tous les 3-6 mois) |
Augmentation |
≥ 7 mg Fe/g de poids sec |
ou > 2000 μg/l |
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3,5-7 mg/kg/jour |
5-10 mg/kg/jour |
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Diminution |
< 7 mg Fe/g de poids sec |
ou ≤ 2000 μg/l |
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3,5-7 mg/kg/jour |
5-10 mg/kg/jour |
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Dose maximale |
14 mg/kg/jour |
20 mg/kg/jour |
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7 mg/kg/jour |
10 mg/kg/jour |
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Pour les patients adultes |
Non évalué |
et ≤ 2000 μg/l |
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Pour les patients pédiatriques |
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Interruption du traitement |
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< 3 mg Fe/g de poids sec |
ou < 300 μg/l |
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Reprise du traitement |
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Non recommandée |
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*La CHF est la méthode privilégiée pour la détermination des surcharges en fer.
Dose initiale
La dose journalière initiale recommandée de DEFERASIROX SANDOZ comprimés pelliculés chez les patients présentant des syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions est de 7 mg/kg de poids corporel.
Il est recommandé de contrôler la ferritinémie tous les mois afin d’évaluer la réponse du patient au traitement et de minimiser le risque de chélation excessive (voir rubrique 4.4). Après 3 à 6 mois de traitement, une augmentation de la dose par paliers de 3,5 à 7 mg/kg doit être envisagée si la CHF du patient est ≥ 7 mg Fe/g de poids sec ou si la ferritinémie est > 2000 μg/l de façon persistante et n'a pas tendance à diminuer et si le patient tolère bien le médicament. Les doses supérieures à 14 mg/kg ne sont pas recommandées car il n'y a pas d'expérience à ces doses chez les patients qui présentent des syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions.
Chez les patients pour qui la CHF n'a pas été évaluée et pour qui la ferritinémie est ≤ 2000 μg/l, la dose ne doit pas dépasser 7 mg/kg.
Chez les patients pour qui la dose a été augmentée à plus de 7 mg/kg, une réduction de la dose à 7 mg/kg ou moins est conseillée lorsque la CHF est < 7 mg Fe/g de poids sec ou lorsque la ferritinémie est ≤ 2000 μg/l.
Arrêt du traitement
Lorsqu'une charge corporelle en fer satisfaisante a été obtenue (CHF < 3 mg Fe/g de poids sec ou ferritinémie < 300 μg/l), le traitement doit être arrêté. Il n’y a pas de données disponibles sur la reprise du traitement chez des patients ayant de nouveau accumulé du fer après avoir atteint une charge corporelle en fer satisfaisante, par conséquent la reprise du traitement ne peut être recommandée.
Populations particulières
Sujets âgés (≥ 65 ans)
Les recommandations sur la posologie chez le sujet âgé sont les mêmes que celles décrites ci-dessus. Dans les études cliniques, la fréquence des effets indésirables a été plus élevée chez les sujets âgés que chez les sujets plus jeunes (en particulier, les diarrhées). Une surveillance attentive des effets indésirables nécessitant un ajustement de la dose est nécessaire chez ces patients.
Population pédiatrique
Surcharge en fer post-transfusionnelle :
Les recommandations sur la posologie chez l’enfant âgé de 2 à 17 ans présentant une surcharge en fer post-transfusionnelle sont les mêmes que chez l’adulte (voir rubrique 4.2). Il est recommandé de contrôler la ferritinémie tous les mois afin d’évaluer la réponse du patient au traitement et de minimiser le risque de chélation excessive (voir rubrique 4.4). L’évolution du poids au cours du temps chez l’enfant doit être prise en considération dans le calcul de la dose.
Chez les enfants âgés de 2 à 5 ans présentant une surcharge en fer post-transfusionnelle, l’exposition est plus faible que chez l’adulte (voir rubrique 5.2). Ce groupe d’âge peut nécessiter des doses plus élevées que celles nécessaires chez l’adulte. Toutefois, la dose initiale devra être la même que celle de l’adulte, elle sera adaptée ensuite individuellement.
Syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions :
Chez les enfants présentant un syndrome thalassémique non dépendant des transfusions, la dose ne doit pas dépasser 7 mg/kg. Chez ces patients, un contrôle plus étroit de la CHF et de la ferritinémie est indispensable pour éviter une chélation excessive (voir rubrique 4.4). En plus des contrôles mensuels de la ferritinémie, la CHF doit être contrôlée tous les trois mois lorsque la ferritine sérique est ≤ 800 μg/l.
Enfants âgés de 0 à 23 mois :
La sécurité et l’efficacité de DEFERASIROX SANDOZ chez les enfants âgés de 0 à 23 mois n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Patients avec insuffisance rénale
DEFERASIROX SANDOZ n’a pas été étudié chez les patients ayant une insuffisance rénale et il est contre-indiqué chez les patients présentant une clairance de la créatinine estimée inférieure à 60 ml/min (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Patients avec insuffisance hépatique
DEFERASIROX SANDOZ n’est pas recommandé chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh Classe C). Chez les patients atteints d’une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh Classe B), la dose doit être considérablement réduite suivie d’une augmentation progressive sans dépasser 50 % du dernier palier atteint (voir rubriques 4.4 et 5.2) et DEFERASIROX SANDOZ doit être utilisé avec précautions chez ces patients. La fonction hépatique devra être contrôlée chez tous les patients avant traitement, toutes les 2 semaines pendant le premier mois, puis tous les mois (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
Voie orale.
Les comprimés pelliculés doivent être avalés entiers avec de l’eau. Chez les patients qui ne peuvent pas avaler les comprimés en entier, les comprimés pelliculés peuvent être écrasés et administrés en saupoudrant la dose totale dans une petite quantité de nourriture non solide, telle qu’un yaourt ou une compote de pomme par exemple. La dose doit être prise immédiatement et complètement et ne pas être conservée pour une utilisation ultérieure.
Les comprimés pelliculés doivent être pris une fois par jour, de préférence à la même heure tous les jours, et peuvent être pris à jeun ou avec un repas léger (voir rubriques 4.5 et 5.2).
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Association à d’autres traitements chélateurs du fer car la tolérance de ces associations n’a pas été étudiée (voir rubrique 4.5).
Patients présentant une clairance de la créatinine estimée inférieure à 60 ml/min.
Mise en garde et précautions d'emploi
Fonction rénale
Le déférasirox a été étudié uniquement chez les patients présentant des valeurs initiales de la créatininémie dans les limites de la normale en fonction de l’âge.
Au cours des études cliniques, des augmentations de plus de 33 % de la créatininémie, obtenues au moins à deux occasions successives, parfois au-dessus de la limite supérieure de la normale, ont été observées chez 36 % des patients. Elles étaient dose-dépendantes. Chez environ deux tiers des patients qui ont eu une augmentation de la créatininémie, un retour à un niveau inférieur à 33 % a été observé sans ajustement de la dose. Chez le tiers restant, l’augmentation de la créatininémie n’a pas toujours répondu à une réduction de dose ou à une interruption du traitement. Dans certains cas, seule une stabilisation des valeurs de la créatinine sérique a été observée après une réduction de dose. Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés depuis la commercialisation du déférasirox (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, la détérioration de la fonction rénale a conduit à une insuffisance rénale nécessitant une dialyse temporaire ou permanente.
Les raisons des augmentations de la créatininémie n’ont pas été élucidées. Il faut donc particulièrement faire attention au contrôle de la créatininémie chez les patients qui reçoivent de façon concomitante des médicaments qui altèrent la fonction rénale et chez les patients qui reçoivent de fortes doses de déférasirox et/ou de faibles quantités de transfusions (< 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires ou < 2 unités/mois pour un adulte). Alors que dans les études cliniques, il n’a pas été observé d’augmentation des évènements indésirables rénaux après une augmentation à des doses de déférasirox supérieures à 30 mg/kg (forme comprimé dispersible), une augmentation du risque d’événements indésirables rénaux ne peut être exclue pour la forme comprimés pelliculés avec des doses de déférasirox supérieures à 21 mg/kg.
Il est recommandé de mesurer la créatininémie à deux reprises avant l’initiation du traitement. La créatininémie et la clairance de la créatinine (estimée avec la formule de Cockcroft-Gault ou la formule MDRD chez l’adulte et la formule de Schwartz chez l’enfant) et/ou les taux plasmatiques de cystatine C doivent être contrôlés avant le traitement, chaque semaine le premier mois après initiation ou modification du traitement avec DEFERASIROX SANDOZ (y compris lors du changement de forme pharmaceutique), puis chaque mois. Les patients présentant des anomalies rénales préexistantes et les patients recevant un traitement médical néphrotoxique peuvent présenter plus de risques de complications. Une attention particulière devra être apportée chez les patients présentant des diarrhées ou des vomissements afin d’assurer une hydratation suffisante.
Des cas d’acidose métabolique survenant pendant le traitement par déférasirox ont été rapportés depuis sa commercialisation. La majorité de ces patients étaient atteints d’insuffisance rénale, de tubulopathie rénale (syndrome de Fanconi) ou de diarrhées, ou de pathologies ayant pour complication connue un déséquilibre acido-basique. Dans ces populations de patients, l’équilibre acido-basique doit être surveillé en fonction du tableau clinique. L’interruption du traitement par DEFERASIROX SANDOZ doit être envisagée chez les patients qui développent une acidose métabolique.
Des cas de formes sévères de tubulopathies rénales (telles que le syndrome de Fanconi) et d’insuffisance rénale associées à des modifications de l’état de conscience dans un contexte d’encéphalopathie hyperammoniémique ont été rapportés après la commercialisation chez des patients traités par déférasirox, principalement chez des enfants. Il est recommandé d’envisager l’apparition de cas d’encéphalopathie hyperammoniémique et de réaliser des dosages du taux sérique d’ammoniaque chez les patients qui développent des modifications inexpliquées de leur état mental au cours du traitement par DEFERASIROX SANDOZ.
Tableau 3. Ajustement de la dose et interruption de traitement pour la surveillance de la fonction rénale
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Créatininémie |
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Clairance à la créatinine |
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Avant l’initiation du traitement |
Deux fois (2x) |
et |
Une fois (1x) |
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Contre-indication |
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< 60 ml/min |
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Surveillance |
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- Premier mois après le début du traitement ou une modification de dose (y compris lors du changement de forme pharmaceutique) |
Hebdomadaire |
et |
Hebdomadaire |
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- Après le premier mois |
Mensuelle |
et |
Mensuelle |
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Réduction de la dose journalière de 7 mg/kg/jour (forme comprimé pelliculé), si les paramètres de fonction rénale suivants sont observés lors de deux visites consécutives et s’ils ne peuvent pas être attribués à d’autres causes |
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Patients adultes |
> 33 % au-dessus de la moyenne avant traitement |
et |
Diminution < LIN* (< 90 ml/min) |
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Patients pédiatriques |
> LSN** de la tranche d’âge appropriée |
et/ou |
Diminution < LIN* (< 90 ml/min) |
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Après diminution de la dose, interrompre le traitement si |
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Patients adultes et pédiatriques |
Reste à > 33 % au-dessus de la moyenne avant traitement |
et/ou |
Diminution < LIN* (< 90 ml/min) |
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*LIN : limite inférieure des valeurs normales **LSN : limite supérieure des valeurs normales |
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Le traitement peut être réinstauré selon les circonstances cliniques individuelles.
Une réduction de la dose ou une interruption du traitement pourra être aussi envisagée si des anomalies des taux des marqueurs de la fonction tubulaire rénale sont observées et/ou si la situation clinique le justifie :
- Protéinurie (le dosage doit être effectué avant le début du traitement puis chaque mois),
- Glycosurie pour les patients non-diabétiques et les faibles taux de la kaliémie, la phosphatémie, la magnésémie ou l’uricémie, la phosphaturie, l’aminoacidurie (surveillance si nécessaire).
Les cas de tubulopathie rénale ont été principalement observés chez les enfants et les adolescents présentant des bêta-thalassémies traitées par DEFERASIROX SANDOZ.
Les patients doivent être adressés à un néphrologue, et des examens spécialisés supplémentaires (telle qu’une biopsie rénale) peuvent être envisagés si les signes suivants apparaissent malgré une réduction de la dose ou une interruption du traitement :
- La créatininémie reste significativement élevée et,
- Une anomalie persiste sur d’autres marqueurs de la fonction rénale (par exemple protéinurie, Syndrome de Fanconi).
Fonction hépatique
Des élévations des tests de la fonction hépatique ont été observées chez des patients traités par déférasirox. Depuis la commercialisation du déférasirox, des cas d’insuffisance hépatique, d’évolution parfois fatale, ont été rapportés. Des formes sévères associées à des modifications de l’état de conscience dans un contexte d’encéphalopathie hyperammoniémique peuvent survenir chez des patients traités par déférasirox, en particulier chez les enfants. Il est recommandé d’envisager une encéphalopathie hyperammoniémique et des dosages du taux sérique d’ammoniaque chez les patients développant des modifications inexpliquées de leur état mental au cours du traitement par DEFERASIROX SANDOZ. Une attention particulière doit être apportée au maintien d’une hydratation adéquate chez les patients qui présentent des événements de déplétion volémique (tels que diarrhée ou vomissements) notamment chez les enfants présentant une maladie aigüe. Dans la plupart des cas d’insuffisance hépatique, les patients présentaient des comorbidités significatives, notamment des maladies hépatiques chroniques préexistantes (dont cirrhose hépatique et hépatite C) et une défaillance multiviscérale. Le rôle du déférasirox en tant que facteur contributif ou aggravant ne peut être exclu (voir rubrique 4.8).
Il est recommandé de contrôler les taux de transaminases, de bilirubine et de phosphatases alcalines sériques avant le début du traitement, toutes les 2 semaines pendant le 1er mois puis une fois par mois. En cas d’élévation progressive et persistante des transaminases hépatiques ne pouvant être attribuée à d’autres causes, le traitement par DEFERASIROX SANDOZ doit être arrêté. Lorsque l’origine des anomalies biologiques hépatiques a été clarifiée ou après la normalisation de ces examens une reprise du traitement peut être envisagée avec précaution à une dose plus faible suivie d’une augmentation progressive de dose.
DEFERASIROX SANDOZ n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh Classe C) (voir rubrique 5.2).
Tableau 4. Résumé des recommandations de suivi de la sécurité d’emploi
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Examen |
Fréquence |
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Créatininémie |
À deux reprises avant l’instauration du traitement. Chaque semaine durant le premier mois de traitement ou après une modification de dose (y compris lors du changement de forme pharmaceutique). Chaque mois par la suite. |
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Clairance de la créatinine et/ou de la cystatine C plasmatique |
Avant le traitement. Chaque semaine durant le premier mois de traitement ou après une modification de dose (y compris lors du changement de forme pharmaceutique). Chaque mois par la suite. |
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Protéinurie |
Avant le traitement. Chaque mois par la suite. |
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Autres marqueurs de la fonction tubulaire rénale (tels que la glycosurie chez les patients non-diabétiques et les faibles taux de kaliémie, phosphatémie, magnésémie ou uricémie, phosphaturie, aminoacidurie) |
En cas de nécessité. |
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Transaminases, bilirubine, phosphatases alcalines sériques |
Avant l’instauration du traitement. Toutes les deux semaines durant le premier mois de traitement. Chaque mois par la suite. |
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Tests auditif et visuel |
Avant l’instauration du traitement. Chaque année par la suite. |
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Poids, taille, et développement sexuel. |
Avant le traitement. Chaque année chez les patients pédiatriques. |
Chez les patients avec une courte espérance de vie (par exemple, en cas de syndromes myélodysplasiques à risque élevé), particulièrement lorsque des co-morbidités peuvent augmenter le risque des événements indésirables, le bénéfice de DEFERASIROX SANDOZ peut être limité et se trouver inférieur aux risques. En conséquence, le traitement par DEFERASIROX SANDOZ chez ces patients est déconseillé.
Des précautions devront être prises chez les patients âgés en raison d’une fréquence d’effets indésirables plus élevée (en particulier, les diarrhées).
Les données chez les enfants présentant un syndrome thalassémique non dépendant des transfusions sont très limitées (voir rubrique 5.1). Par conséquent, le traitement par DEFERASIROX SANDOZ doit être surveillé étroitement afin de détecter les effets indésirables et de suivre la surcharge en fer chez les patients pédiatriques. De plus, avant de traiter un enfant atteint de syndrome thalassémique non dépendant des transfusions et présentant une importante surcharge en fer, le médecin doit avoir conscience que les conséquences de l’exposition à long terme au traitement ne sont actuellement pas connues chez ces patients.
Affections gastro-intestinales
Des ulcérations et des hémorragies gastro-intestinales hautes ont été rapportées chez des patients traités par déférasirox, y compris chez des enfants et des adolescents. Des ulcères multiples ont été observés chez certains patients (voir rubrique 4.8). Il y a eu des cas rapportés d’ulcères compliqués avec perforation digestive. Il y a également eu des cas rapportés d’hémorragies gastro-intestinales d’évolution fatale, particulièrement chez des patients âgés qui présentaient des pathologies malignes hématologiques et/ou un faible taux de plaquettes. Les médecins et les patients doivent rester attentifs aux signes et symptômes d’ulcérations et d’hémorragies gastro-intestinales pendant le traitement par DEFERASIROX SANDOZ. En cas d’ulcération ou d’hémorragie gastro-intestinale, DEFERASIROX SANDOZ doit être interrompu et une prise en charge des patients doit être instaurée rapidement. La prudence est requise chez les patients qui reçoivent DEFERASIROX SANDOZ en association à des substances connues pour leur potentiel ulcérogène, tels que les AINS, les corticoïdes ou les bisphosphonates oraux, chez les patients recevant des anticoagulants et chez les patients avec un taux de plaquettes en dessous de 50.000/mm3 (50 x 109/l) (voir rubrique 4.5).
Affections de la peau
Des éruptions cutanées peuvent apparaître au cours du traitement par DEFERASIROX SANDOZ. Dans la plupart des cas, ces éruptions disparaissent spontanément. Lorsque l’interruption du traitement est nécessaire, il peut être repris après la résolution de l’éruption, à une dose plus faible suivie d’une augmentation progressive de dose. Dans les cas sévères, la reprise du traitement pourra être menée en association avec une corticothérapie de courte durée par voie orale. Des effets indésirables cutanés graves (EICG) incluant des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), de nécrolyse épidermique toxique (NET) et des syndromes d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou conduire au décès, ont été rapportés. Si un effet indésirable cutané grave est suspecté, DEFERASIROX SANDOZ doit être arrêté immédiatement et ne doit pas être réintroduit. Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et des symptômes des réactions cutanées graves, et doivent être étroitement surveillés.
Réactions d’hypersensibilité
Des cas de réactions sévères d’hypersensibilité (telles qu’anaphylaxie et angiœdème) ont été rapportés chez des patients traités par déférasirox, le début de ces réactions survenant dans la majorité des cas au cours du premier mois de traitement (voir rubrique 4.8). Si de telles réactions surviennent, DEFERASIROX SANDOZ doit être interrompu et le patient doit faire l’objet d’une prise en charge médicale adaptée. Le déférasirox ne doit pas être réintroduit chez les patients ayant présenté une réaction d’hypersensibilité en raison du risque de choc anaphylactique (voir rubrique 4.3).
Troubles de la vision et de l’audition
Des troubles de l’audition (diminution de l’audition) et oculaires (opacification du cristallin) ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Un test de l’audition et un examen ophtalmologique (avec examen du fond d’œil) sont recommandés avant de débuter un traitement par DEFERASIROX SANDOZ, puis à intervalles réguliers (tous les 12 mois). En cas d’apparition de troubles au cours du traitement, une réduction de dose ou une interruption du traitement peut être envisagée.
Affections hématologiques
Des cas de leucopénie, thrombopénie ou pancytopénie (ou une aggravation de ces cytopénies) et d’anémie aggravée ont été rapportés chez des patients traités par déférasirox après sa commercialisation. La plupart de ces patients présentaient des troubles hématologiques préexistants qui sont fréquemment associés à une insuffisance médullaire. Cependant, un rôle contributif ou aggravant du déférasirox ne peut pas être exclu. Une interruption du traitement doit être envisagée chez les patients qui développent une cytopénie inexpliquée.
Autres précautions
Il est recommandé de contrôler tous les mois la ferritinémie afin d’évaluer la réponse du patient au traitement et d’éviter une chélation excessive (voir rubrique 4.2). Une réduction de la dose ou des contrôles plus rapprochés des fonctions rénale et hépatique et de la ferritinémie sont recommandés pendant les périodes de traitement à forte dose et lorsque la ferritinémie est proche de la valeur cible. Si la ferritinémie chute de façon persistante en dessous de 500 μg/l (en cas de surcharge en fer post-transfusionnelle) ou en dessous de 300 μg/l (dans les syndromes thalassémiques non dépendants des transfusions), l’interruption du traitement doit être envisagée.
L’évolution des résultats de la créatininémie, de la ferritinémie et des transaminases sériques doit être évaluée régulièrement.
Dans deux études cliniques, la croissance et le développement sexuel des enfants traités jusqu’à 5 ans par déférasirox n’ont pas été altérés (voir rubrique 4.8). Toutefois, par mesure de prudence, dans le cadre de la prise en charge d’enfants avec une surcharge en fer post-transfusionnelle, le poids corporel, la taille et le développement sexuel des enfants doivent être contrôlés avant le traitement et à intervalles réguliers (tous les 12 mois).
Le dysfonctionnement cardiaque est une complication connue d'une surcharge en fer sévère. La fonction cardiaque doit être contrôlée chez les patients ayant une surcharge en fer sévère au cours des traitements à long terme par DEFERASIROX SANDOZ.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
DEFERASIROX 360 mg - EXJADE 360 mg, comprimé pelliculé
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 30 comprimé(s)
Prix : 276.40
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : SANDOZ