ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable

énalapril et diurétiques - | Code ATC : C09BA02

Chaque comprimé contient 20 mg de maléate d'énalapril et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 85,1 mg de lactose (sous forme de lactose monohydraté).

Traitement de l'hypertension essentielle.

Cette association à dose fixe est indiquée chez les patients dont la pression artérielle n'est pas suffisamment bien contrôlée par l'énalapril en monothérapie.

Cette association à dose fixe peut également remplacer l'association libre de 20 mg de maléate d'énalapril et de 12,5 mg d'hydrochlorothiazide chez les patients stabilisés sous traitement par chacune des deux composantes de l'association, administrées dans la même proportion, sous la forme de médicaments séparés.

Cette association à dose fixe ne convient pas pour le traitement initial.

Posologie

La dose recommandée est d’un comprimé par jour.

ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ peut être administrée en une seule prise par jour, avec ou sans aliments.

Il peut être recommandé d'ajuster la dose des deux principes actifs séparés, au cas par cas.

Quand la situation clinique le permet, on peut envisager le remplacement direct d'un IEC en monothérapie par l'association à dose fixe.

Traitement diurétique préalable

Le traitement par des diurétiques doit être interrompu 2 à 3 jours avant le début du traitement par ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ.

Insuffisance rénale

- Clairance de la créatinine ≥ 30 mL/min : en cas d'insuffisance rénale avec clairance de la créatinine ≥ 30 mL/min, il faut ajuster la dose d'énalapril avant de passer à l'association à dose fixe. Dans cette population, les diurétiques de l'anse sont préférables aux thiazidiques. La dose de maléate d'énalapril et d'hydrochlorothiazide doit être la plus faible possible (voir rubrique 4.4).

- Chez ces patients, il faut contrôler la kaliémie et la créatinine périodiquement, par exemple tous les deux mois après stabilisation du traitement (voir rubrique 4.4).

- Clairance de la créatinine < 30 mL/min : voir rubrique 4.3.

Population particulière

En cas de déplétion hydrosodée, la dose initiale d'énalapril est de 5 mg ou moins. Il est recommandé d'ajuster séparément la dose d'énalapril et celle d'hydrochlorothiazide.

Sujets âgés

L'utilisation de ce médicament est aussi satisfaisante chez les patients âgés que chez les hypertendus plus jeunes. En cas d'insuffisance rénale physiologique, il est recommandé d'ajuster la posologie de la composante énalapril avant d'utiliser l'association à dose fixe.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité d’ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies.

Mode d’administration

Voie orale.

orale

- hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

- insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤ 30 mL/min),

- anurie,

- antécédents d'angiœdème lié à un traitement antérieur par un IEC,

- angiœdème héréditaire ou idiopathique,

- hypersensibilité aux médicaments dérivés des sulfamides,

- deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),

- insuffisance hépatique sévère/encéphalopathie hépatique,

- l’association d’ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 mL/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1),

- utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).

Maléate d’énalapril/hydrochlorothiazide

Hypotension et déséquilibre hydroélectrolytique

L'hypotension symptomatique est rare en cas d'hypertension non compliquée. Chez les hypertendus traités par ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ, le risque d'hypotension symptomatique est majoré en cas d'hypovolémie, par exemple par suite d'un traitement diurétique, de régime hyposodé, de dialyse, de diarrhée ou de vomissements (voir rubriques 4.5 et 4.8). Un ionogramme sanguin doit être effectué à intervalle régulier chez ces patients. Une attention particulière doit être observée chez les patients souffrant de cardiopathie ischémique ou de maladie vasculaire cérébrale, chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral. Une hypotension symptomatique a été observée chez des patients hypertendus souffrant d’insuffisance cardiaque, avec ou sans insuffisance rénale associée. Cette hypotension est plus susceptible de survenir chez les patients présentant des stades plus sévères d'insuffisance cardiaque, tels que reflétés par l'utilisation de fortes doses de diurétiques, une hyponatrémie ou un dysfonctionnement rénal. Chez ces patients, le traitement doit être initié sous surveillance médicale, de préférence dans un hôpital, et les patients doivent être étroitement suivis chaque fois que la dose d'énalapril ou de diurétique est ajustée.

En cas d'hypotension, allonger le patient et, au besoin, administrer une perfusion intraveineuse de solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %). Une réaction hypotensive transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement ; en général, les doses suivantes peuvent être administrées sans incident une fois que la pression artérielle est revenue à une valeur plus élevée sous l'effet du remplissage vasculaire. Après remplissage vasculaire et rétablissement d’une pression artérielle satisfaisante, le traitement peut être réintroduit, soit à une dose plus faible, soit avec un seul des composants.

Chez certains patients atteints d'insuffisance cardiaque et ayant une pression artérielle normale ou basse, une baisse supplémentaire de la pression artérielle peut survenir avec l'énalapril.

Cet effet est attendu et n'est généralement pas une raison pour arrêter le traitement. Si l’hypotension devient symptomatique, une réduction de la dose et/ou un arrêt du diurétique et/ou de l’énalapril peuvent être nécessaires.

Insuffisance rénale

ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ ne doit pas être administré aux patients souffrant d’une insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 80 mL/min, et > 30 mL/min) avant que l’adaptation posologique en énalapril n’ait montré la nécessité de cette association à dose fixe (voir rubrique 4.2).

Chez certains patients hypertendus ne présentant pas de néphropathie préexistante manifeste, on a observé une augmentation des taux sanguins d'urée et de créatinine lors de l'administration concomitante d'énalapril et d'un diurétique (voir rubrique 4.4. Maléate d’énalapril, Insuffisance rénale ; Hydrochlorothiazide, Insuffisance rénale). Si cela se produit, le traitement par ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ doit être arrêté. Dans cette situation, il faut envisager l'éventualité d'une sténose de l'artère rénale (voir rubrique 4.4. Maléate d’énalapril, Hypertension rénovasculaire).

Hyperkaliémie

L’utilisation concomitante d’énalapril avec un diurétique à faible dose ne peut exclure la possibilité de survenue d’une hyperkaliémie. (voir rubrique 4.4. Maléate d’énalapril, Hyperkaliémie). Toutefois, la combinaison d'un IEC et d’un diurétique non épargneur de potassium n'empêche pas la survenue d’une hypokalémie, en particulier chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. Le taux de potassium plasmatique doit être contrôlé régulièrement.

Lithium

L'usage du lithium en association avec l’énalapril et les diurétiques n'est généralement pas recommandé (voir rubrique 4.5).

Lactose

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Maléate d’énalapril

Sténose aortique/cardiomyopathie hypertrophique

Comme tous les vasodilatateurs, les IEC doivent être utilisés avec prudence en cas d’obstruction de la voie d'éjection du ventricule gauche et il faut éviter de les utiliser en cas de choc cardiogénique et d'obstruction hémodynamiquement significative.

Une insuffisance rénale a été signalée sous traitement par l'énalapril, essentiellement en cas d'insuffisance cardiaque sévère ou de néphropathie, notamment sténose de l'artère rénale. Si cette insuffisance rénale induite par le traitement par l'énalapril est rapidement diagnostiquée et traitée correctement, elle est généralement réversible (voir rubriques 4.2 et 4.4, Maléate d’énalapril/Hydrochlorothiazide, Insuffisance rénale ; Hydrochlorothiazide, Insuffisance rénale).

Hypertension rénovasculaire

Sous traitement par des IEC, le risque d'hypotension et d'insuffisance rénale est accru en cas de sténose bilatérale de l'artère rénale ou de sténose sur rein fonctionnellement unique. La fonction rénale peut se dégrader alors que le taux sérique de créatinine ne se modifie que peu. Chez ces patients, le traitement doit être initié à faible dose sous surveillance médicale étroite, avec une adaptation posologique prudente et un contrôle de la fonction rénale.

Transplantation rénale

Il n’existe aucune expérience de l'administration d'énalapril à des patients ayant récemment reçu une greffe du rein. Le traitement par l'énalapril n'est donc pas recommandé.

Patients hémodialysés

L’utilisation d’énalapril est contre-indiquée chez les patients nécessitant une dialyse pour insuffisance rénale. Des réactions anaphylactoïdes ont également été observées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par exemple AN 69®) et traités en même temps par un IEC. Chez ces patients, il faut envisager d'utiliser un type différent de membrane de dialyse ou un antihypertenseur appartenant à une autre classe.

Insuffisance hépatique

Sous traitement par un IEC, on a rarement observé un syndrome débutant par un ictère cholestatique ou une hépatite et évoluant ensuite vers la nécrose hépatique fulminante et (parfois) le décès. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas élucidé. S'il apparaît un ictère ou une forte augmentation du taux des enzymes hépatiques sous traitement par un IEC, il faut arrêter ce traitement et assurer un suivi médical approprié (voir rubrique 4.4 Hydrochlorothiazide, Insuffisance hépatique).

Neutropénie/agranulocytose

Une neutropénie/agranulocytose, une thrombopénie et une anémie ont été signalées chez des patients traités par des IEC. Chez les patients dont la fonction rénale est normale et qui ne présentent pas d'autres facteurs de complication, la neutropénie est rare. Il faut être extrêmement prudent lors de l'emploi de l'énalapril chez les patients souffrant de maladies de système (collagénoses), recevant un traitement immunosuppresseur, de l'allopurinol ou du procaïnamide ou présentant une association de ces facteurs de complication, surtout en cas d'altération préexistante de la fonction rénale. Chez certains de ces patients il est apparu de graves infections qui, dans quelques cas, ont été réfractaires à une antibiothérapie intensive. Si l'énalapril est utilisé chez de tels patients, il est recommandé de contrôler périodiquement le nombre de globules blancs et de les informer afin de leur recommander de signaler tout signe d'infection.

Une augmentation de la kaliémie a été observée chez certains patients traités par des IEC, y compris l'énalapril. Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée, une dégradation de la fonction rénale, un âge > 70 ans, un diabète, des évènements intercurrents en particulier à type de déshydratation, de décompensation cardiaque aiguë, d’acidose métabolique, et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactone, éplérénone, triamtérène, ou amiloride), ou d'autres médicaments qui provoquent une augmentation de la kaliémie (par ex. héparine, triméthoprime ou cotrimoxazole, également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole, et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II), une hyperkaliémie peut survenir. L'utilisation de suppléments de potassium, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale peut conduire à une augmentation significative de la kaliémie. L'hyperkaliémie peut provoquer des arythmies graves, parfois mortelles. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.4 Maléate d’énalapril/hydrochlorothiazide, Hyperkaliémie ; Hydrochlorothiazide, Effets métaboliques et endocriniens et rubrique 4.5).

Hypoglycémie

Les patients diabétiques traités par antidiabétiques oraux ou par insuline, débutant un traitement par IEC, doivent être informés de veiller particulièrement au risque d’hypoglycémie, spécialement au cours du premier mois de traitement par l’association de ces deux médicaments (voir rubrique 4.4 Hydrochlorothiazide, Effets métaboliques et endocriniens et rubrique 4.5).

Hypersensibilité/angiœdème

Un angiœdème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été signalé chez des patients traités par des IEC, y compris le maléate d'énalapril. Ce phénomène peut survenir à tout moment du traitement. Dans de tels cas, il faut rapidement arrêter l'administration d’ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ et instaurer une surveillance appropriée du patient jusqu'à la disparition complète des symptômes avant de le laisser sortir. Dans les cas où l'œdème est limité à la face et aux lèvres, ces phénomènes disparaissent généralement sans traitement, bien que les antihistaminiques soulagent efficacement les symptômes.

Même dans les cas où le gonflement touche seulement la langue sans provoquer de détresse respiratoire, il faut garder les patients en observation prolongée compte tenu du fait que le traitement par les antihistaminiques et les corticoïdes peut ne pas être suffisant.

Très rarement, on a signalé des décès dus à un angiœdème affectant le larynx ou la langue. En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, il y a un risque d'obstruction des voies aériennes, surtout si les patients ont des antécédents d'opération portant sur les voies aériennes.

En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, il faut instaurer rapidement un traitement approprié qui peut comporter l'administration d'une solution d'adrénaline sous-cutanée au 1/1000 (0,3 mL à 0,5 mL) et/ou des mesures visant à assurer la libération des voies aériennes.

On a rapporté une incidence plus forte d’angiœdème chez les patients noirs traités par IEC par rapport aux patients caucasiens. Cependant, en général il apparait que les patients noirs ont un risque augmenté d’angiœdème.

Les patients qui ont des antécédents d'angiœdème non provoqué par un traitement par un IEC encourent un risque accru d'angiœdème s'ils reçoivent un traitement par un IEC (voir rubrique 4.3).

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angiœdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose d’ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ. Le traitement par ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angiœdème (par ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.

Réactions anaphylactoïdes pendant une désensibilisation au venin des hyménoptères

Dans de rares cas, des patients recevant des IEC pendant une désensibilisation par du venin d'hyménoptères ont présenté des réactions anaphylactoïdes engageant le pronostic vital. La suspension temporaire du traitement par l'IEC avant chaque désensibilisation permet d'éviter ces réactions.

Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des LDL

Dans de rares cas, des patients recevant des IEC pendant une aphérèse des LDL (lipoprotéines de basse densité) effectuée avec du sulfate de dextran ont présenté des réactions anaphylactoïdes engageant le pronostic vital. La suspension temporaire du traitement par l'IEC avant chaque aphérèse permet d'éviter ces réactions.

Toux

Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un IEC s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

Chirurgie/anesthésie

En cas d'intervention chirurgicale majeure ou pendant une anesthésie par des produits qui provoquent une hypotension, l'énalapril bloque la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatrice de rénine. S'il survient une hypotension jugée imputable à ce mécanisme, un remplissage vasculaire permet de la corriger (voir rubrique 4.5).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARAII) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARAII ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle.

Les IEC et les ARAII ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement IEC soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Particularités ethniques

Comme avec les autres IEC, l’énalapril est apparemment moins efficace pour faire baisser la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients, probablement à cause d’une plus forte prévalence de faibles taux de rénine dans la population hypertendue noire.

Hydrochlorothiazide

Les thiazidiques peuvent ne pas être des diurétiques appropriés pour l'utilisation chez les patients présentant une insuffisance rénale et sont inefficaces lorsque la clairance de la créatinine est inférieure ou égale à 30 mL/min (c'est-à-dire insuffisance rénale modérée ou sévère) (voir rubrique 4.2 et rubrique 4.4 Maléate d’énalapril/hydrochlorothiazide, Insuffisance rénale ; Maléate d’énalapril, Insuffisance rénale). Chez les personnes âgées, la valeur de la clairance de la créatinine doit être ajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe.

Une hypovolémie, secondaire à une perte hydrosodée induite par le diurétique en début de traitement, conduit à une réduction de la filtration glomérulaire. Cela peut entraîner une augmentation de la créatinine et de l'urée sanguine. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients à fonction rénale normale, mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.

Les thiazidiques devraient être utilisés avec prudence en cas de maladie rénale sévère. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale, les thiazidiques peuvent augmenter l’azotémie. Des effets cumulatifs du médicament peuvent se développer chez des patients présentant une altération de la fonction rénale. Si une insuffisance rénale progressive s’installe, indiquée par une augmentation de l’azote non protéique, une réévaluation minutieuse du traitement est nécessaire, avec arrêt possible du traitement diurétique.

Il faut utiliser les thiazidiques avec prudence en cas de perturbation de la fonction hépatique ou de maladie hépatique évolutive, car des modifications minimes de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent précipiter un coma hépatique (voir rubrique 4.4 Maléate d’énalapril, Insuffisance hépatique). Dans ce cas, le traitement par le diurétique doit être arrêté immédiatement.

ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ n'est généralement pas recommandé en association avec le sultopride (voir rubrique 4.5).

Effets métaboliques et endocriniens

Les thiazidiques peuvent perturber la tolérance au glucose. Chez les diabétiques, il peut être nécessaire d'ajuster les doses d'insuline ou d'hypoglycémiant oraux (voir rubrique 4.4 Maléate d’énalapril, Hypoglycémie).

Un traitement par diurétique thiazidique peut être associé à une augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides ; toutefois, à la dose de 12,5 mg d’hydrochlorothiazide, peu ou pas d’effets ont été rapportés. Par ailleurs, au cours des études cliniques à la dose de 6 mg d’hydrochlorothiazide, aucun effet cliniquement significatif sur les taux de glucose, cholestérol, triglycérides, sodium, magnésium ou potassium n’a été rapporté.

Les diurétiques thiazidiques peuvent précipiter une hyperuricémie et/ou la goutte chez certains patients. Cet effet hyperuricémique semble être dose-dépendant et n’est pas cliniquement significatif à la dose de 6 mg d’hydrochlorothiazide. Par ailleurs, l’énalapril peut augmenter l’acide urique urinaire et ainsi atténuer l’effet hyperuricémique de l’hydrochlorothiazide.

Comme lors de tout traitement diurétique, il faut régulièrement doser les électrolytes plasmatiques, à des intervalles appropriés.

Les thiazidiques (y compris l'hydrochlorothiazide) peuvent provoquer des déséquilibres hydriques ou électrolytiques (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Les signes avant-coureurs d'un déséquilibre liquidien ou électrolytique sont les suivants : sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux tels que nausées et vomissements.

Une hypokaliémie peut certes apparaître sous traitement par des diurétiques thiazidiques, mais l'administration concomitante d'énalapril permet de réduire l'hypokaliémie provoquée par le diurétique. Le risque d'hypokaliémie est maximal chez les patients souffrant de cirrhose du foie, présentant une diurèse intense, recevant un apport oral inapproprié d'électrolytes ou recevant en même temps des corticoïdes ou de l'ACTH (voir rubrique 4.5).

Une hyponatrémie peut survenir par temps chaud chez les patients œdémateux. Le déficit en chlorure, généralement léger, n'exige habituellement pas de traitement.

Natrémie

Les taux de sodium doivent être contrôlés avant le début du traitement et à intervalles réguliers par la suite. Tous les traitements diurétiques peuvent provoquer des hyponatrémies, avec des conséquences potentiellement graves. Une diminution de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un suivi régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent chez les populations à risque, comme les personnes âgées, celles souffrant de malnutrition et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).

Kaliémie

La dépletion potassique et l'hypokaliémie sont les principaux risques des diurétiques thiazidiques et apparentés. L'hypokaliémie (< 3,5 mmol/L) doit être évitée dans certaines populations à risque, comme les personnes âgées et/ou souffrant de malnutrition, en particulier polymédiquées, les patients cirrhotiques avec oedème et ascite, les patients coronariens, les patients souffrant d'insuffisance cardiaque. Dans ces cas, l'hypokalémie augmente la cardiotoxicité des digitaliques et le risque d'arythmie. Chez les patients avec un espace QT allongé, qu’il soit congénital ou iatrogénique, l'hypokalémie augmente le risque d'arythmie grave, en particulier de torsade de pointes potentiellement mortelle, particulièrement chez les patients présentant une bradycardie.

Les taux de potassium doivent être surveillés régulièrement, à partir de la première semaine de traitement.

Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et souvent transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

Il est établi que les diurétiques thiazidiques augmentent l'excrétion urinaire du magnésium, ce qui peut conduire à une hypomagnésémie.

Test antidopage

Cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Hypersensibilité

Chez les patients recevant des thiazidiques, des réactions allergiques sont possibles avec ou sans antécédents d'allergie ou d'asthme. La possibilité d'une exacerbation ou d'une activation d'un lupus érythémateux disséminé a été signalée.

Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome secondaire à angle fermé

Les sulfamides ou leurs dérivés peuvent causer une réaction idiosyncrasique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie aiguë transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent l'apparition brutale d’une diminution de l’acuité visuelle ou une douleur oculaire et apparaissent généralement dans les heures voire les semaines après l’initiation du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à une perte définitive de la vision. Le traitement principal consiste à interrompre l’hydrochlorothiazide aussi rapidement que possible. Si la pression intraoculaire reste incontrôlée, un traitement médical ou chirurgical d’urgence doit être envisagé.

Un antécédent d’allergie aux sulfamides ou à la pénicilline est à prendre en compte dans les facteurs de risque de développement d’un glaucome aigu à angle fermé.

Cancer de la peau non mélanome

Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.

Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).

Toxicité respiratoire aiguë

De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise d’hydrochlorothiazide. L’œdème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise d’hydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, ENALAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE SANDOZ doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite d’une prise d’hydrochlorothiazide.

liste I

ENALAPRIL (MALEATE D') 20 mg + HYDROCHLOROTHIAZIDE 12,5 mg - CO RENITEC 20 mg/12,5 mg, comprimé.

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)

Prix : 4.66

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : SANDOZ