PURINETHOL 50 mg, comprimé

agents antinéoplasiques, antimétabolites, analogues de la purine | Code ATC : L01BB02

Mercaptopurine ..................................................................................................................... 50 mg

sous forme monohydratée.

Pour un comprimé

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 59 mg de lactose (monohydraté).

PURINETHOL est indiqué dans le traitement de la leucémie aiguë chez l'adulte, l'adolescent et l'enfant.

Il peut être utilisé dans les indications suivantes :

- leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL)

- leucémies aiguës myéloblastiques (LAM).

Le traitement par mercaptopurine doit être supervisé par un médecin ou un autre professionnel de santé ayant l'expérience de la prise en charge des patients atteints de leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL) et de leucémies aiguës myéloblastiques (LAM).

Posologie

La posologie est régie par une surveillance attentive de l’hématotoxicité et elle doit être ajustée soigneusement pour répondre aux besoins individuels du patient, conformément au protocole thérapeutique utilisé.

En fonction de la phase de traitement, les doses initiales ou les doses cibles doivent être plus faibles chez les patients présentant une absence ou une réduction de l’activité de l’enzyme thiopurine méthyltransférase (TPMT) (voir rubrique 4.4).

Chez les adultes et les enfants, la posologie habituelle est de 2,5 mg/kg de poids corporel, ou de 50 à 75 mg/m² de surface corporelle par jour. Toutefois, la posologie et la durée du traitement dépendent de la nature et de la posologie des autres agents cytotoxiques administrés en association avec la mercaptopurine.

La mercaptopurine a été utilisée dans différents schémas thérapeutiques combinés pour la leucémie aiguë ; pour plus d'informations, consulter les données de littérature et les recommandations thérapeutiques en vigueur.

Des études effectuées chez des enfants atteints de leucémie lymphoblastique aiguë ont indiqué que l’administration de mercaptopurine le soir réduit le risque de rechute, par rapport à une administration le matin.

Populations spéciales

Sujets âgés

Il est recommandé de surveiller les fonctions hépatique et rénale chez ces patients et, en cas d'insuffisance hépatique ou rénale, d'envisager une réduction de la posologie de mercaptopurine .

Insuffisance rénale

Les propriétés pharmacocinétiques de la mercaptopurine n’ayant pas fait l’objet d’une étude formelle en cas d’insuffisance rénale, aucune recommandation particulière ne peut être donnée. L’insuffisance rénale pouvant entraîner un ralentissement de l’élimination de la mercaptopurine et de ses métabolites et avoir par conséquent un effet cumulatif plus important, il convient d’envisager de réduire les doses de départ chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2). Les patients doivent être étroitement surveillés pour détecter d’éventuelles réactions indésirables liées à la dose.

Insuffisance hépatique

Les propriétés pharmacocinétiques de la mercaptopurine n’ayant pas fait l’objet d’une étude formelle en cas d’insuffisance hépatique, aucune recommandation particulière ne peut être donnée. L’élimination de la mercaptopurine pouvant être réduite chez les insuffisants hépatiques, il convient d’envisager de réduire les doses de départ chez ces patients. Les patients doivent être étroitement surveillés pour détecter d’éventuelles réactions indésirables liées à la dose (voir rubrique 4.4 et voir rubrique 5.2).

Substitution des comprimés à la suspension orale et vice versa :

La mercaptopurine est également disponible sous forme de suspension orale. Les formes suspension orale et comprimés de la mercaptopurine ne sont pas bio-équivalentes du point de vue pic plasmatique ; il est donc conseillé d’intensifier la surveillance hématologique du patient lors d’un changement de formulation (voir rubrique 5.2).

Association aux inhibiteurs de la xanthine oxydase

En cas d’administration concomitante d'allopurinol, d'oxypurinol ou de thiopurinol (inhibiteurs de la xanthine oxydase) avec la mercaptopurine , il est très important de n'administrer que 25 % de la dose habituelle de mercaptopurine , car ces médicaments ralentissent le catabolisme de la mercaptopurine . L'administration concomitante d'autres inhibiteurs de la xanthine oxydase, tels que le fébuxostat, doit être évitée (voir rubrique 4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions).

Patients ayant un déficit en TPMT

La mercaptopurine est métabolisée par l’enzyme polymorphe TPMT. Les patients présentant un déficit héréditaire partiel ou total en thiopurine S-méthyltransférase (TPMT) sont exposés à un risque accru de toxicité sévère pour les doses habituelles de mercaptopurine , et nécessitent généralement une réduction substantielle de la dose. Pour les patients présentant un déficit homozygote en TPMT, la dose de départ optimale n'a pas été établie. Un génotypage ou un phénotypage TPMT peut être utilisé pour identifier les patients présentant une absence ou une réduction de l’activité de la TPMT. La réalisation de ces tests TPMT ne peut en aucun cas remplacer la surveillance hématologique requise chez les patients traités par PURINETHOL (voir rubrique 4.4 ainsi que la rubrique 5.2).

Patients porteurs d’un variant du gène NUDT15

Les patients porteurs d’une mutation héréditaire du gène NUDT15 sont exposés à un risque supérieur d’intoxication sévère par la mercaptopurine (voir rubrique 4.4). Ces patients requièrent généralement une réduction posologique ; en particulier les porteurs homozygotes pour les variants de NUDT15 (voir rubrique 4.4). Un génotypage des variants de NUDT15 peut être envisagé avant la mise en œuvre d’un traitement par la mercaptopurine. Dans tous les cas, une étroite surveillance de la numération sanguine est nécessaire.

Mode d’administration

La mercaptopurine peut être prise lors d’un repas ou à jeun, mais les patients doivent toujours conserver le même mode d'administration. La dose ne doit pas être prise avec du lait ou des produits laitiers (voir rubrique 4.5). La mercaptopurine doit être prise au moins 1 heure avant ou 2 heures après la consommation de lait ou de produits laitiers.

Les propriétés pharmacocinétiques et l’efficacité de la mercaptopurine sont soumises à une variation au cours de la journée. Comparée à une administration le matin, l’administration le soir peut diminuer le risque de rechute. La dose quotidienne de mercaptopurine doit donc être prise le soir.

orale

La mercaptopurine est un agent cytotoxique actif et elle ne doit être utilisée que sous la supervision de médecins ayant l’expérience de l'administration de tels agents.

Suivi

LA mercaptopurine ÉTANT FORTEMENT MYÉLOSUPPRESSIVE, DES NUMERATIONS FORMULES SANGUINES COMPLÈTES DOIVENT ÊTRE RÉALISÉES TOUS LES JOURS PENDANT L’INDUCTION D'UNE RÉMISSION. LES PATIENTS DOIVENT ÊTRE ÉTROITEMENT SURVEILLÉS PENDANT LE TRAITEMENT.

Cytotoxicité et surveillance hématologique

Le traitement par la mercaptopurine induit une suppression de la moelle osseuse entraînant une leucopénie et une thrombocytopénie, ainsi que, moins fréquemment, une anémie. Une surveillance minutieuse des paramètres hématologiques doit être menée durant le traitement. Les numérations de leucocytes et de plaquettes continuent à chuter après l’arrêt du traitement. Le traitement doit donc être interrompu immédiatement dès les premiers signes d’une chute anormalement importante des numérations. La myélosuppression est réversible si la mercaptopurine est arrêtée à temps.

Les patients présentant un déficit héréditaire en enzyme TPMT sont très sensibles à l’effet myélosuppresseur de la mercaptopurine et sont sujets à une myélosuppression après l’instauration du traitement par la mercaptopurine . Ce problème peut être aggravé par la co-administration d’autres substances actives qui inhibent la TPMT, comme l’olsalazine, la mésalazine ou la sulfasalazine.

Certains laboratoires proposent des tests de dépistage du déficit en TPMT, bien qu’il n’ait pas été démontré que ces tests permettent d’identifier tous les patients exposés à un risque de toxicité sévère.

Il est donc nécessaire de surveiller très étroitement les numérations sanguines. Des réductions substantielles des doses sont en général nécessaires chez les patients présentant un déficit homozygote en TPMT, afin d’éviter la survenue d’une myélosuppression engageant le pronostic vital.

Une association entre une activité réduite de la TPMT et la survenue de leucémies et myélodysplasies secondaires est possiblement suspectée chez des patients recevant de la mercaptopurine en association à d’autres cytotoxiques (voir rubrique 4.8).

Il est donc conseillé d'intensifier la surveillance hématologique du patient lors du changement de formulation pharmaceutique.

Immunodépression

L’immunisation par un vaccin à virus vivant peut induire une infection chez des hôtes immunodéprimés. Dès lors, les immunisations par des vaccins à virus vivants sont déconseillées. Dans tous les cas, les patients en rémission ne doivent pas recevoir de vaccin à virus vivant avant d'avoir été considérés comme capables de répondre au vaccin. Le délai entre l'arrêt de la chimiothérapie et la restauration de la capacité du patient à répondre au vaccin dépend de l'intensité et du type des médicaments immunosuppresseurs, de la maladie sous-jacente, ainsi que d'autres facteurs.

L’administration concomitante de ribavirine et de mercaptopurine est déconseillée. La ribavirine peut réduire l'efficacité et augmenter la toxicité de la mercaptopurine (voir rubrique 4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Pendant la période d’induction de la rémission de la leucémie myéloide aiguë, le patient peut traverser une période d’aplasie médullaire relative ; il est donc important de prévoir des mesures de soutien adéquates.

La posologie de mercaptopurine pourrait devoir être réduite lorsque cet agent est associé à d'autres médicaments dont la toxicité primaire ou secondaire correspond à une myélosuppression (voir rubrique 4.5 : agents myélosuppresseurs).

Hépatotoxicité

La mercaptopurine est hépatotoxique et des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés chaque semaine en cours de traitement. Une surveillance plus fréquente peut être conseillée pour les patients souffrant de troubles hépatiques préexistants ou recevant d'autres thérapies potentiellement hépatotoxiques. Le patient doit être informé qu’il doit interrompre immédiatement la prise de 6-mercaptoturine s’il présente un ictère (voir rubrique 4.8).

Toxicité rénale

Pendant l'induction d'une rémission, lorsque la lyse rapide des cellules se produit, les niveaux d'acide urique dans le sang et l'urine doivent être surveillés car une hyperuricémie et/ou une hyperuricosurie peuvent se développer, avec un risque de néphropathie urique. Une hydratation et une alcalinisation des urines peuvent minimiser les complications rénales potentielles.

Insuffisance rénale et/ou hépatique

L'administration de mercaptopurine s'effectuera avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance rénale et/ou hépatique (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Pancréatite lors d’utilisation hors indication chez les patients présentant une maladie inflammatoire de l’intestin

La fréquence de survenue d’une pancréatite chez les patients traités pour une maladie inflammatoire de l’intestin (utilisation hors indication) est comprise entre ≥ 1/100 et < 1/10 (« fréquent »).

Mutagénicité et cancérogénicité

Les patients recevant un traitement immunosuppresseur, y compris la mercaptopurine , ont un risque accru de développer des syndromes lymphoprolifératifs et autres malignités, notamment des cancers de la peau (mélanome et non mélanome), des sarcomes (sarcomes de Kaposi et autres) et un cancer du col de l’utérus in situ. Il semblerait que le risque accru soit lié au degré et à la durée de l’immunosuppression. Il a été observé que l’arrêt de l’immunosuppression peut entraîner une régression partielle des syndromes lymphoprolifératifs.

Il convient donc d’être prudent lors de l’utilisation d’un schéma thérapeutique associant plusieurs immunosuppresseurs (y compris les thiopurines), car celui-ci pourrait entraîner des syndromes lymphoprolifératifs, certains d’issue fatale. La prise concomitante de plusieurs immunosuppresseurs augmente le risque de syndromes lymphoprolifératifs associés au virus d’Epstein-Barr (EBV).

Des augmentations d'aberrations chromosomiques ont été observées au niveau des lymphocytes périphériques de patients leucémiques, chez un patient atteint d'hypernéphrome ayant reçu une dose non précisée de mercaptopurine et chez des patients atteints de troubles rénaux chroniques traités à des doses de 0,4 à 1,0 mg / kg / jour.

En raison de son action sur l’acide désoxyribonucléique (ADN) cellulaire, la mercaptopurine est potentiellement carcinogène et il faut donc tenir compte du risque carcinogène théorique lié à ce traitement.

Deux cas d'apparition de leucémie aiguë non-lymphatique ont été documentés chez les patients ayant reçu de la mercaptopurine en combinaison avec d'autres médicaments, pour des troubles non néoplasiques. Un seul cas a été rapporté où un patient traité par mercaptopurine pour un idiophagédénisme a développé une leucémie aiguë non-lymphatique. Mais il n'est pas possible de savoir si la mercaptopurine en est réellement la cause.

Un patient souffrant de la maladie de Hodgkin traité par mercaptopurine et par plusieurs agents cytotoxiques supplémentaires a développé une leucémie myéloïde aiguë.

Douze ans et demi après un traitement par mercaptopurine pour la myasthénie grave, une patiente a développé une leucémie myéloïde chronique.

Des cas de lymphome T hépatosplénique ont été rapportés chez des patients atteints d’une maladie inflammatoire de l’intestin* traités par azathioprine (prodrogue de la mercaptopurine ) ou par mercaptopurine , avec ou sans traitement concomitant par anticorps anti-TNF alpha. Ce type de lymphome T est rare, agressif et généralement d’issue fatale (voir également rubrique 4.8).

* maladie inflammatoire de l’intestin (MII) est une indication non autorisée.

Syndrome d'activation macrophagique

Le syndrome d'activation macrophagique (SAM) est une affection connue engageant le pronostic vital, pouvant se développer chez les patients atteints d’affections auto-immunes, en particulier les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) (indication non autorisée). Il pourrait exister une susceptibilité accrue de le développer en cas d’utilisation de la mercaptopurine. En cas de SAM avéré ou suspecté, une prise en charge et un traitement doivent être initiés aussi rapidement que possible et le traitement par mercaptopurine doit être arrêté. Les médecins doivent être attentifs aux symptômes d'infections par l’EBV ou le cytomégalovirus (CMV), ces virus étant des éléments déclencheurs connus du SAM.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

L’administration d’analogues des purines, d’azathioprine et de mercaptopurine , peut interférer avec la voie de la niacine, pouvant aboutir potentiellement à une carence en acide nicotinique (pellagre). Quelques cas ont été rapportés lors de l’utilisation d’azathioprine et de mercaptopurine , en particulier chez les patients atteints de MICI (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Le diagnostic de pellagre doit être envisagé chez tout patient présentant une éruption cutanée pigmentée localisée (dermatite), une gastroentérite (diarrhée) ou des déficits neurologiques, y compris un déclin cognitif (démence). Un traitement médical approprié avec supplémentation en niacine/nicotinamide doit être mis en place, et une réduction de la dose ou un arrêt de l’azathioprine doit être envisagé.

Infections

Les patients traités par la mercaptopurine seule ou en association avec d'autres immunosuppresseurs, y compris les corticoïdes, ont montré une augmentation de la sensibilité aux infections virales, fongiques et bactériennes, en particulier des infections sévères ou atypiques, ainsi qu’à une réactivation virale. Les maladies infectieuses et leurs complications peuvent être plus sévères chez ces patients que chez ceux non traités par le médicament.

Une exposition antérieure au virus varicelle-zona ou une infection par celui-ci doit être prise en compte avant le début du traitement. Les directives locales doivent être mises en œuvre, y compris un traitement prophylactique le cas échéant. Un test sérologique avant le début du traitement doit être envisagé pour ce qui concerne l’hépatite B. Dans le cas où il y aurait des résultats positifs confirmés à ces tests sérologiques, les directives locales devront être mises en place, y compris un traitement prophylactique. Des cas de septicémie neutropénique ont été rapportés chez les patients traités par la mercaptopurine pour une LAL.

Patients porteurs d’un variant du gène NUDT15

Les patients porteurs d’une mutation héréditaire du gène NUDT15 sont exposés à un risque supérieur d’intoxication sévère par la mercaptopurine, notamment une leucopénie précoce et une alopécie, avec des doses conventionnelles de traitement par les thiopurines. Ces patients requièrent généralement une réduction de la posologie, en particulier les patients homozygotes pour les variants de NUDT15 (voir rubrique 4.2). La fréquence de la substitution NUDT15 c.415C>T montre une variabilité ethnique d’environ 10 % chez les personnes originaires d’Asie de l’Est, 4 % chez les Hispaniques, 0,2 % chez les Européens et 0 % chez les Africains. Dans tous les cas, une étroite surveillance de la numération sanguine est nécessaire.

Population pédiatrique

Des cas d'hypoglycémie symptomatique ont été rapportés chez des enfants atteints de LAL recevant de la mercaptopurine (voir rubrique 4.8). Dans la majorité des cas rapportés, il s'agissait d'enfants âgés de moins de six ans, ou présentant un faible indice de masse corporelle.

Interactions

Inhibiteurs de la xanthine oxydase

Les patients traités par des inhibiteurs de la xanthine oxydase tels que l'allopurinol, l'oxypurinol ou le thiopurinol en association avec la mercaptopurine ne doivent recevoir que 25 % de la dose habituelle de mercaptopurine car l'allopurinol ralentit le catabolisme de la mercaptopurine (voir rubriques 4.2 et 4.5).


Anticoagulants oraux

En cas d'administration concomitante d’anticoagulants oraux et de mercaptopurine, il est recommandé d’intensifier la surveillance de l’INR (rapport normalisé international) (voir rubrique 4.5).

Déficit en TPMT

La mercaptopurine est métabolisée par l'enzyme thiopurine methyltransférase (TPMT). Certaines personnes présentant un déficit héréditaire en enzyme TPMT peuvent être particulièrement sensibles à l'effet myélosuppresseur de la mercaptopurine, et sont susceptibles de développer une myélosuppression rapide après l’instauration du traitement par mercaptopurine . La myélosuppression peut-être aggravée par la co-administration de médicaments qui inhibent la TPMT, comme l'olsalazine, la mésalazine ou la sulfasalazine.

Une association possible entre une activité réduite en TPMT et la survenue de leucémies secondaires et de myélodysplasies secondaires a été rapportée chez les personnes recevant de la mercaptopurine en association avec d'autres cytotoxiques (voir rubrique 4.8).

Environ 0,3% (1:300) des patients comptent deux allèles non-fonctionnels (homozygotes déficients) du gène TPMT et ont une activité enzymatique peu ou pas détectable. Environ 10% des patients ont un allèle de TPMT non fonctionnel (hétérozygote) conduisant à une activité TPMT faible ou intermédiaire, et environ 90% des sujets ont une activité TPMT normale avec deux allèles fonctionnels. Un groupe représentant environ 2 % des patients présente une activité très élevée de la TPMT. Certains laboratoires proposent des tests de dépistage de déficit en TPMT, mais il n'a pas été démontré que ces derniers permettent d'identifier tous les patients à risque de toxicité sévère. Par conséquent, une surveillance étroite de la numération formule sanguine reste nécessaire.

Résistance croisée

- Une résistance croisée entre la mercaptopurine et la 6-thioguanine existe.

Hypersensibilité

L'azathioprine est une pro-drogue de la mercaptopurine, il n’est pas recommandé aux patients suspectés d'avoir déjà présenté une réaction d'hypersensibilité à la mercaptopurine d'utiliser l'azathioprine.

L’utilisation d’azathioprine peut être envisagée si un bilan allergologique confirme que le patient présente une hypersensibilité à la mercaptopurine et non à l'azathioprine.

De même pour les patients présentant des antécédents d'hypersensibilité à l'azathioprine, ils doivent bénéficier d'un bilan allergologique confirmant l'absence d'hypersensibilité à la mercaptopurine avant de commencer le traitement par mercaptopurine.

Syndrome de Lesch-Nyhan

Des preuves limitées suggèrent que ni la mercaptopurine, ni sa pro-drogue l'azathioprine ne sont efficaces chez les patients atteints du syndrome de Lesch-Nyhan, une maladie héréditaire grave, mais rare, caractérisée par un déficit complet en hypoxanthine-guanine-phosphoribosyltransférase. L'utilisation de mercaptopurine ou d'azathioprine est déconseillée chez ces patients.

Exposition aux UV

Les patients traités par mercaptopurine présentent un risque de photosensibilisation. L'exposition au soleil et aux rayons UV doit être limitée, et il est recommandé aux patients de porter des vêtements de protection et d'utiliser un écran solaire avec un indice de protection élevé.

Excipients

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Précautions pour une manipulation sûre des comprimés de mercaptopurine

Voir rubrique 6.6.


liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : flacon(s) en verre brun de 25 comprimé(s)

Prix : 13.66

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : ASPEN PHARMA TRADING (IRLANDE)