ZANOSAR 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
agent alkylant antinéoplasique - Nitrosourées | code ATC : L01AD04
Composition
Streptozocine.............................................................................................................................. 1g
Pour un flacon.
La concentration de la solution reconstituée avant dilution est de 100 mg/ml.
Excipient à effet notoire : Sodium
Indications thérapeutiques
ZANOSAR est indiqué dans le traitement systémique des patients adultes atteints de tumeurs neuroendocrines bien différenciées G1 ou G2, avancées ou métastatiques, évolutives et/ou symptomatiques, inopérables, d'origine pancréatique, en association avec le 5-Fluorouracile (voir rubrique 5.1).
Posologie et mode d'administration
ZANOSAR ne doit être administré que sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses.
Le patient doit avoir accès à une infrastructure pourvue d'un laboratoire d’analyses et d’un plateau technique adaptés pour surveiller la tolérance du médicament et pour assurer la sécurité du patient dont l'état est compromis par une toxicité médicamenteuse.
Posologie
La dose est fonction de la surface corporelle (m2).
Deux schémas posologiques différents peuvent être utilisés :
Toutes les six semaines - 500 mg/m2/jour, par voie intraveineuse pendant 5 jours consécutifs toutes les six semaines jusqu'à l'obtention du bénéfice thérapeutique maximal ou jusqu’à l'apparition de signes de toxicité limitant le traitement. L’escalade de dose n’est pas recommandée sous ce schéma.
Toutes les trois semaines – 500 mg/m2/jour, par voie intraveineuse pendant 5 jours consécutifs pendant le cycle 1, suivis de 1000 mg/m2 toutes les 3 semaines au cours des cycles suivants.
D'autres schémas posologiques, avec doses-intensité similaire, ont été utilisés dans des études cliniques avec des résultats d'efficacité et de sécurité comparables. Cependant, la dose unique de 1.500 mg/m² de surface corporelle ne doit pas être dépassée (toxicité rénale).
La durée optimale du traitement d'entretien par ZANOSAR n'a pas été établie.
Pour les patients atteints de tumeurs fonctionnelles, une surveillance régulière des marqueurs biologiques permet la détermination de la réponse biochimique au traitement. Pour les patients atteints de tumeurs fonctionnelles ou non, la réponse au traitement peut être déterminée par les réductions mesurables de la masse tumorale sur imagerie.
Les fonctions rénale, hépatique et hématologique doivent être étroitement surveillées avant, pendant et après le traitement, de même que les taux de glucose sanguin (voir rubrique 4.4). Un ajustement de la posologie ou une interruption du traitement pourront être nécessaires en fonction du degré de toxicité observé.
L'instauration d'une prémédication antiémétique est recommandée afin de prévenir les nausées et les vomissements.
Population pédiatrique
Aucune donnée n’est disponible
Mode d’administration
ZANOSAR doit être administré par voie intraveineuse en perfusion (voir rubrique 6.6). La durée de la perfusion devra se situer entre 30 minutes et 4 heures.
L'administration de ZANOSAR requiert une hyperhydratation (voir rubrique 4.4).
Ce médicament est vésicant par nature, et en tant que tel, doit être administré avec prudence au travers d'une ligne de perfusion directe.
En cas d'extravasation, l'administration doit être immédiatement interrompue.
Populations spéciales :
Patients insuffisants rénaux :
La dose de ZANOSAR doit être adaptée à la fonction rénale, selon les données de la pratique clinique : une réduction posologique ou l'interruption du traitement sont obligatoires en présence d'une toxicité rénale significative.
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Débit de filtration glomérulaire estimé (DFG) |
> 60 ml/mn |
≤ 60 ml/min et > 45 ml/min |
≤ 45 ml/min et > 30 ml/min |
≤ 30 ml/min |
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Dose de ZANOSAR |
Dose complète |
Dose réduite de 50% |
Évaluation du rapport bénéfice/risque |
Contre-indiqué (voir rubriques 4.3 et 4.4) |
Si le DFG est compris entre 30 et 45 ml/min, le rapport bénéfice/risque doit être soigneusement évalué selon une approche pluridisciplinaire, ce qui inclut l'avis d'un néphrologue et l'évaluation du bénéfice potentiel par rapport au risque connu d'insuffisance rénale sévère.
Insuffisants hépatiques :
Une réduction posologique doit être envisagée en cas d’insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4).
Patients âgés :
La sécurité d'emploi et l'efficacité de ZANOSAR chez les patients âgés de 65 ans ou plus n'ont pas été établies.
Il convient de faire preuve de prudence dans le choix du schéma thérapeutique chez les patients âgés, en commençant généralement par les doses plus faibles de l'éventail posologique afin de prendre en compte la fréquence plus élevée de la diminution des fonctions hépatique, rénale ou cardiaque, les maladies concomitantes et les autres pharmacothérapies.
Population pédiatrique :
La sécurité d'emploi et l'efficacité de ZANOSAR chez les patients âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies.
Pour les précautions à prendre avant la manipulation ou l'administration du médicament, voir rubrique 6.6.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
- Insuffisance rénale (DFG < 30 ml/min) (voir rubrique 4.4)
- Vaccins vivants et vivants atténués
- Allaitement
Mise en garde et précautions d'emploi
Toxicité rénale
De nombreux patients traités par ZANOSAR ont présenté un certain degré de toxicité rénale, objectivée par une augmentation de la créatinine plasmatique et de la protéinurie. Les mécanismes de la toxicité rénale sont encore mal connus, mais des données expérimentales et cliniques suggèrent une toxicité tubulaire telle qu’une acidose tubulaire, une protéinurie tubulaire, une hypokaliémie ou une hypocalcémie.
Cette toxicité est liée à la dose et cumulative dans la plupart des cas ; elle peut en outre être sévère ou fatale. Cependant, elle peut également apparaître après la première administration.
La fonction rénale doit être contrôlée immédiatement avant et deux semaines après chaque cycle de traitement. La surveillance de routine consiste en la mesure de la créatinine plasmatique avec évaluation du débit de filtration glomérulaire (DFG) selon la formule MDRD (Modification of Diet in Renal Diseases). Avant l'initiation du traitement (c'est-à-dire avant le premier cycle) et deux à quatre semaines après la fin du dernier cycle, la protéinurie et les électrolytes sériques doivent également être mesurés, en complément de la créatininémie.
Une réduction de la dose de ZANOSAR ou l'arrêt du traitement sont obligatoires en cas de toxicité rénale significative (voir rubrique 4.2).
Une hydratation adéquate avec au moins un litre de chlorure de sodium à 0,9% avant l'administration de ZANOSAR peut contribuer à réduire le risque de toxicité pour l'épithélium rénal tubulaire en diminuant les concentrations rénales et urinaires du médicament et de ses métabolites.
L'utilisation de ZANOSAR chez les patients ayant une maladie rénale préexistante nécessite l'avis du médecin sur le bénéfice potentiel du traitement par rapport au risque connu d'insuffisance rénale sévère.
Ce médicament ne doit pas être utilisé de manière concomitante à d'autres médicaments potentiellement néphrotoxiques.
Hépatotoxicité
Une évaluation de la fonction hépatique doit être réalisée régulièrement afin de détecter toute toxicité hépatique. Une réduction posologique ou l'arrêt du traitement doivent être envisagés en cas de toxicité hépatique.
Toxicité hématologique
Une numération formule sanguine doit être effectuée régulièrement afin de détecter toute toxicité hématologique. Une réduction de la dose ou l'arrêt du traitement doivent être envisagés en cas de toxicité hématologique (généralement due à l'association de ZANOSAR avec une autre chimiothérapie).
La toxicité hématologique, rarement observée, consiste le plus souvent en une légère diminution des valeurs d'hématocrite. Cependant, une toxicité hématologique fatale avec réduction substantielle des nombres de leucocytes et de plaquettes a pu être observée.
De rares cas de syndromes myélodysplasiques ou de leucémie aiguë myéloïde ont été rapportés chez des patients précédemment traités par une chimiothérapie à base de streptozocine, ayant reçu par la suite une radiothérapie interne vectorisée.
Effets immunosuppresseurs, sensibilité accrue aux infections
L'administration de vaccins vivants ou vivants atténués chez des patients ayant une immunodéficience liée à la chimiothérapie, incluant la streptozocine, peut provoquer des infections sévères ou engageant le pronostic vital. Les vaccins morts ou inactivés peuvent être administrés ; cependant, ils peuvent induire une moindre réponse dans cette population (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Nausées et vomissements
La streptozocine présente un potentiel émétique élevé qui peut limiter le traitement. L'instauration d'une prémédication antiémétique est recommandée afin de prévenir les nausées et les vomissements.
Réactions au site d'injection
ZANOSAR poudre stérile est irritante pour les tissus. L’extravasation peut causer des lésions tissulaires et une nécrose sévère.
En cas d'extravasation, l'administration doit être immédiatement interrompue. Les professionnels de santé doivent prendre des mesures de protection appropriées. L'objectif initial est de minimiser le volume de liquide extravasé dans les tissus adjacents et d'aspirer autant de produit que possible de la canule à l'aide d'une seringue. Des poches de froid doivent être appliquées et le patient doit bénéficier d’une surveillance médicale appropriée.
Sodium
Ce médicament contient 30,1 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 1,5% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon en verre de 1 g
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : ESTEVE PHARMACEUTICALS