TOLAK 40 mg/g, crème

analogues de la pyrimidine | code ATC : L01BC02

fluorouracile (5-FU)............................................................................................................. 40,0 mg

pour 1 g de crème

Excipients à effet notoire :

- Butylhydroxytoluène (E 321) (2,0 mg/g)

- Alcool cétylique (20,0 mg/g)

- Parahydroxybenzoate de méthyle (E 218) (1,8 mg/g)

- Parahydroxybenzoate de propyle (0,2 mg/g)

- Huile d’arachide raffinée (100,0 mg/g)

- Alcool stéarylique (20,0 mg/g)

TOLAK est indiqué dans le traitement topique de la kératose actinique non hyperkératosique et non hypertrophique (grade Olsen I à II) du visage, des oreilles et/ou du cuir chevelu chez l’adulte.

Posologie

TOLAK doit être appliqué une fois par jour en quantité suffisante pour couvrir toute la zone de peau affectée du visage et/ou des oreilles et/ou du cuir chevelu sur laquelle des lésions de KA ont été identifiées. Il doit être appliqué en couche fine, en utilisant le bout des doigts pour masser doucement le médicament afin de le faire pénétrer de manière uniforme dans la peau.

Dans le cadre de l’évaluation des options pour le traitement des lésions récurrentes, le médecin doit tenir compte du fait qu’un traitement répété par TOLAK en cas de récurrence n’a pas été formellement évalué. Dans les études cliniques, l’intervalle entre le traitement initial et le retraitement par TOLAK allait de 7 à 13 mois (moyenne : 9,4 mois). Le nombre de retraitements par TOLAK est laissé à la discrétion du médecin responsable du traitement.

Durée du traitement

Appliquer TOLAK pendant une période de 4 semaines selon la tolérance.

Le développement d’une réponse inflammatoire est associé à l’action pharmacologique du 5-FU sur les cellules de KA dysplasiques. La manifestation clinique de la réponse se caractérise par des réactions cutanées locales telles qu’un érythème, une desquamation, une formation de croûtes, un prurit, une sensation de brûlure, un œdème et des érosions (voir rubrique 4.8). Ces réactions locales sont généralement légères à modérées, atteignant un pic d’intensité à la quatrième semaine de traitement. Elles sont passagères et disparaissent en 2 à 4 semaines après la fin du traitement (voir également le schéma normal de réponse à la rubrique 4.4).

En cas de gêne sévère au cours du traitement ou de réactions cutanées durant plus de 4 semaines, un traitement symptomatique (tel qu’un émollient ou des corticoïdes topiques) doit être proposé.

L’effet thérapeutique peut être évalué environ 4 semaines après la fin du traitement.

Mode d’administration

Avant l’application de TOLAK, il convient de laver, rincer puis sécher les zones à traiter.

Se laver soigneusement les mains après l’application de TOLAK crème (voir rubrique 4.4).

Populations particulières

Population pédiatrique

Il n’existe pas d’utilisation justifiée de TOLAK dans la population pédiatrique. Aucune donnée n’est disponible concernant la population pédiatrique puisque les enfants ne souffrent pas de kératose actinique.

Population âgée

Aucune étude portant spécifiquement sur des patients âgés n’a été réalisée. D’après les résultats des études cliniques, aucune adaptation posologique n’est nécessaire pour les patients âgés (65 ans et plus) (voir rubrique 5.1).

Insuffisance hépatique et rénale :

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique ou rénale.

cutanée

TOLAK est contre-indiqué :

- chez les patients présentant une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- chez les patients présentant une allergie à l’arachide ou au soja (voir rubrique 6.1) ;

- pendant la grossesse (voir rubrique 4.6) ;

- pendant l’allaitement (voir rubrique 4.6) ;

- en association avec la brivudine, la sorivudine et leurs analogues, car cela pourrait conduire à une augmentation substantielle des taux plasmatiques de 5-FU et de la toxicité associée. La brivudine et la sorivudine, des antiviraux analogues des nucléosides, sont des inhibiteurs puissants de la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), une enzyme qui métabolise le 5-FU (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Ne pas appliquer TOLAK directement dans les yeux, le nez, la bouche ou sur d’autres muqueuses en raison du risque d’irritation, d’inflammation locale et d’ulcération.

TOLAK ne doit pas être appliqué en cas d’atteinte de la barrière cutanée (plaies ouvertes ou peau lésée).

Le schéma normal de réponse inclut une phase inflammatoire précoce (généralement caractérisée par un érythème susceptible de devenir intense et marbré), une phase apoptotique (caractérisée par une érosion cutanée) et finalement une cicatrisation (lorsqu’une épithélialisation survient). La manifestation clinique de la réponse apparaît généralement au cours de la deuxième semaine de traitement. Toutefois, ces effets du traitement peuvent parfois être plus sévères (voir rubrique 4.8). En cas de gêne sévère au cours du traitement ou de réactions cutanées durant plus de 4 semaines, un traitement symptomatique (tel qu’un émollient ou des corticoïdes topiques) doit être proposé (voir rubrique 4.2).

L’utilisation d’un pansement occlusif peut majorer les réactions cutanées inflammatoires.

Effets indésirables ophtalmiques

Des cas de troubles cornéens et conjonctivaux ont été observés en cas d’utilisation de 5-FU topique. Il convient d’éviter toute application dans la zone périoculaire. Afin d’éviter tout transfert du médicament dans les yeux et/ou sur les lentilles de contact et sur la zone périoculaire pendant et après l’application, les patients doivent se laver soigneusement les mains après l’application de TOLAK. En cas d’exposition accidentelle, le patient doit se rincer l’œil ou les yeux avec une grande quantité d’eau.

Réactions d’hypersensibilité

Des cas de dermatite de contact allergique (réaction d’hypersensibilité retardée) ont été observés avec des médicaments topiques à base de 5-FU. Une hypersensibilité retardée doit être suspectée en cas de prurit ou d’eczéma sévères sur le site d’application ou à distance.

Bien qu’il existe un risque de réaction d’hypersensibilité retardée au 5-FU, le test épicutané visant à confirmer l’hypersensibilité peut ne pas être concluant.

Photosensibilité

Le 5-FU topique est associé à des réactions de photosensibilité. L’exposition au rayonnement ultraviolet, notamment par l’exposition à la lumière du soleil ou par l’utilisation de lampes solaires ou de lits de bronzage, doit être évitée au cours du traitement par TOLAK.

Déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD)

Il est peu probable que l’absorption percutanée de fluorouracile donne lieu à des effets indésirables systémiques notables liés au médicament lorsque TOLAK est administré conformément au résumé des caractéristiques du produit. Cependant, cette probabilité augmente si le produit est utilisé sur des zones de peau dont la fonction de barrière est diminuée (par ex., des coupures), si le produit est appliqué sous un pansement occlusif, et/ou s’il est administré à des personnes qui présentent un déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD). La DPD est une enzyme jouant un rôle clé dans le métabolisme et l’élimination du fluorouracile. La détermination de l’activité de la DPD peut être envisagée lorsque qu’une toxicité systémique liée au médicament est confirmée ou suspectée. Des cas de toxicité accrue ont été rapportés chez des patients qui avaient une activité réduite de l’enzyme dihydropyrimidine déshydrogénase. En cas de toxicité médicamenteuse systémique suspectée, le traitement par TOLAK doit être arrêté Les patients présentant un déficit connu en DPD doivent faire l’objet d’une surveillance intensive visant à identifier les signes et symptômes d’une toxicité systémique au cours du traitement par 5-FU topique.

Un intervalle d’au moins quatre semaines doit séparer le traitement par des antiviraux analogues des nucléosides, tels que la brivudine et la sorivudine, et l’application cutanée topique de TOLAK.

TOLAK contient :

- du butylhydroxytoluène (E 321), qui peut provoquer des réactions cutanées locales (par exemple : dermatite de contact) ou une irritation des yeux et des muqueuses ;

- de l’alcool cétylique et de l’alcool stéarylique qui peuvent provoquer des réactions cutanées locales (par exemple : dermatite de contact) ;

- du parahydroxybenzoate de méthyle (E 218) et du parahydroxybenzoate de propyle qui peuvent provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Faible

Présentation : 1 tube(s) aluminium verni de 20 g

Prix : 31.06

Taux de remboursement : 15%

Titulaire : PIERRE FABRE MEDICAMENT