PROSTINE E2 2 mg/3 g, gel vaginal
Classe médicamenteuse
PROSTAGLANDINES E2 | code ATC : G02AD02
Composition
Dinoprostone........................................................................................................................... 2 mg
Pour une seringue pré-remplie.
Indications thérapeutiques
Induction du travail à terme ou à proximité du terme, quand les conditions cervicales sont favorables ou peu favorables à une induction standard du travail.
Dans cette indication, l'utilisation de la dinoprostone pour maturer le col avant l'induction standard, améliore le déroulement du déclenchement et du travail obstétrical.
Posologie et mode d'administration
Ce médicament est réservé à un usage exclusivement hospitalier.
L'utilisation de ce médicament est réservée aux professionnels de santé qualifiés et aux hôpitaux et cliniques dotés d'unités obstétricales spécialisées et équipés d'installations pour une surveillance continue.
La dose recommandée ne doit pas être dépassée et l'intervalle d'administration ne doit pas être raccourci car cela augmente le risque d'hyperstimulation utérine, de rupture utérine, d'hémorragie utérine, de mort fœtale et néonatale.
Pour l'induction du travail, on administrera une dose initiale de 1 mg dans le cul de sac vaginal postérieur.
Après 6 heures, une deuxième dose de 1 ou 2 mg de PROSTINE E2 gel vaginal, peut être administrée selon les besoins, c'est-à-dire :
- qu'en l'absence de réponse à la dose initiale de 1 mg, on administrera une dose supplémentaire de 2 mg,
- alors qu'une dose supplémentaire de 1 mg sera recommandée pour accroître une réponse à la dose initiale de 1 mg.
En cas de contact de PROSTINE E2 gel vaginal avec la peau, éliminer immédiatement par un lavage abondant à l'eau et au savon.
Voie d'administration
vaginale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
La dinoprostone ne doit être utilisée que lorsque l'induction du travail est cliniquement indiquée. La dinoprostone ne doit pas être utilisée chez les patientes présentant une contre-indication à une induction au travail par ocytociques, telle que, sans que la liste soit exhaustive :
- Antécédents de césarienne ou de chirurgie utérine comportant un risque de rupture,
- Anomalies sévères du rythme cardiaque fœtal,
- Disproportion fœto-pelvienne,
- Présentation fœtale autre que céphalique,
- Saignements vaginaux durant la grossesse faisant suspecter un placenta praevia ou toute autre anomalie du placenta.
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales :
Des accidents cardiovasculaires graves, potentiellement mortels, (infarctus du myocarde et/ou fibrillation ventriculaire) ont été rapportés avec des prostaglandines et analogues de prostaglandines injectables. Certaines de ces complications ont été considérées comme liées à des spasmes des artères coronaires. Le risque d'accidents est majoré par l'âge, le tabagisme chronique et la consommation récente de tabac.
Ces accidents n'ont jusqu'à présent jamais été rapportés avec la PGE2 administrée par voie vaginale.
Cependant, par mesure de prudence il sera demandé aux patientes de s'abstenir de fumer pendant les jours précédant l'administration de dinoprostone.
Outre le tabagisme et l'âge des patientes, prendre en compte les autres facteurs de risque cardiovasculaires (hyperlipidémie, diabète, hérédité, antécédents cardio-vasculaires, HTA sévère).
Les prostaglandines potentialisent les effets de l'ocytocine. Par conséquent, PROSTINE E2 ne doit pas être utilisé en même temps que l'ocytocine. L'administration séquentielle doit être effectuée avec prudence. Il est recommandé d’utiliser de l’ocytocine au plus tôt 6 heures après l’administration de prostaglandines.
Il a été décrit des accidents de prolifération osseuse lors du traitement prolongé d'enfants nouveau-nés avec une autre prostaglandine : la PGE1. Il n'a pas été démontré que l'administration de courte durée de PGE2 (dinoprostone) puisse occasionner de semblables effets.
L’induction pharmacologique du travail par dinoprostone ou ocytocine augmente le risque de coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD) en post-partum, dans de très rares circonstances. Ce risque est augmenté d’autant plus que la femme est âgée de 35 ans ou plus, qu’il y a eu des complications pendant la grossesse et que l’âge gestationnel est supérieur à 40 semaines. Chez ces femmes, PROSTINE E2 gel vaginal doit être utilisé avec prudence et le praticien doit être alerté par des signes de CIVD (fibrinolyse).
Précautions d’emploi :
Comme pour tout agent ocytocique, le risque de rupture utérine doit être pris en compte. Les médicaments concomitants ainsi que l'état maternel et fœtal doivent être pris en considération afin de réduire le risque d'hyperstimulation utérine, de rupture utérine, d'hémorragie utérine, de mort fœtale et néonatale. Une surveillance électronique continue de l'activité utérine et de la fréquence cardiaque fœtale doit être effectuée pendant l'utilisation de la dinoprostone. Lors de l'utilisation de dinoprostone, on surveillera de façon stricte et continue avant et au décours de l'administration de dinoprostone :
- le rythme cardiaque fœtal,
- l'activité utérine par tocométrie externe,
- l'état du col,
- les fonctions cardiaques, respiratoires et circulatoires maternelles,
- la température maternelle.
Ce monitorage fœto-maternel permet de déceler toute anomalie de la contractilité utérine et toute anomalie du rythme cardiaque fœtal, surtout quand il existe des antécédents d'anomalie de la contractilité (hypertonie). Les patientes qui développent une hypertonie ou une hypercontractilité utérine, ou chez lesquelles des rythmes cardiaques fœtaux inhabituels apparaissent, doivent être prises en charge de manière à assurer le bien-être du fœtus et de la mère.
Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patientes dans les situations suivantes :
- En cas d’antécédents cardiovasculaires, de glaucome, ou de pression intra-oculaire élevée, d'asthme ou d'antécédents d'asthme, de troubles rénaux et/ou hépatiques graves ou de rupture des membranes chorioamniotiques. La dinoprostone doit être utilisée avec prudence chez les patientes présentant une grossesse multiple.
- Chez les patientes présentant une fragilité utérine due à un utérus cicatriciel, une grande multiparité, des antécédents de travail difficile et/ou d'accouchement traumatique.
- Il faut garder à l’esprit le risque d’hypertonie utérine durable, pouvant aller jusqu’à la rupture (voir rubrique 4.3).
Le médecin doit savoir que l'application intracervicale du gel de dinoprostone peut entrainer une rupture et une embolisation du tissu antigénique pouvant provoquer, dans de rares cas, un syndrome anaphylactique de grossesse (embolie de liquide amniotique).
En cas de rupture prématurée des membranes : le gel intravaginal PROSTINE E2
2 mg peut être utilisé lorsque les caractéristiques du col utérin sont défavorables. Dans ce cas, en raison de l'ouverture de l'œuf, il convient de s'abstenir de toute introduction du gel dans l'orifice cervical qui pourrait provoquer une hypertonie utérine (en cas de passage intra-amniotique des prostaglandines) et surtout qui pourrait favoriser l'ascension de germes à l'intérieur de la cavité amniotique avec un risque d'infection amniotique fœtale et maternelle.
Condition de prescription
réservé à l'usage HOSPITALIER
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 1 seringue(s) pré-remplie(s) polyéthylène de 3 g
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : PFIZER HOLDING FRANCE