VINCRISTINE TEVA 1 mg/ml, solution injectable

vinca-alcaloïde antinéoplasique | code ATC : L01CA02

Sulfate de vincristine................................................................................................................ 1 mg

Pour 1 mL de solution injectable.

Un flacon de 1 mL contient 1 mg de sulfate de vincristine.

Un flacon de 2 mL contient 2 mg de sulfate de vincristine.

Un flacon de 5 mL contient 5 mg de sulfate de vincristine.

VINCRISTINE TEVA 1 mg/ml, solution injectable est indiqué seul ou en association avec d'autres médicaments oncolytiques, pour le traitement :

- de la leucémie aiguë lymphoblastique,

- des lymphomes malins, y compris la maladie de Hodgkin et les lymphomes non Hodgkinien,

- du myélome multiple,

- des tumeurs solides, y compris le cancer du sein (métastatique) et le cancer du poumon à petites cellules,

- du sarcome d'Ewing, du rhabdomyosarcome embryonnaire, des tumeurs neuroectodermiques primitives (telles que médulloblastome et neuroblastome), de la tumeur de Wilms, et du rétinoblastome,

- du purpura thrombopénique idiopathique (PTI). Les patients atteints de PTI vrai résistant à la splénectomie et au traitement à court terme par adrénocorticoïdes sont susceptibles de répondre à la vincristine, mais celle-ci n'est pas recommandée en traitement de première intention du PTI. La posologie hebdomadaire recommandée de la vincristine administrée pendant 3 à 4 semaines a conduit à des rémissions permanentes chez certains patients. En l'absence de réponse après 3 à 6 doses, il est peu probable que des doses supplémentaires apportent un quelconque bénéfice.

LE SULFATE DE VINCRISTINE NE S'UTILISE QUE PAR VOIE INTRAVEINEUSE. L'ADMINISTRATION PAR D'AUTRES VOIES PEUT ETRE FATALE

Voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi.

Posologie

Une extrême prudence est recommandée dans le calcul et l'administration de la dose à injecter, car un surdosage peut avoir des conséquences graves, voire fatales. En monothérapie, l'administration est hebdomadaire. En association à d'autres antinéoplasiques, le rythme des injections est fonction du protocole.

La dose usuelle est de :

Adultes

Pour les adultes, la dose usuelle est de 1,4 mg/m2 de surface corporelle (2 mg au maximum) une fois par semaine.

Une extrême prudence est recommandée dans le calcul et l'administration de la dose de sulfate de vincristine, car un surdosage peut avoir des conséquences graves, voire fatales.

Ne pas augmenter la dose au-delà du niveau produisant un bénéfice thérapeutique. D'une manière générale, les doses individuelles ne doivent pas dépasser 2 mg ; effectuer une numération leucocytaire avant chaque administration.

Population pédiatrique

Les enfants peuvent tolérer une dose supérieure : pour les enfants pesant plus de 10 kg, la dose usuelle est de 1,5 à 2,0 mg/m2 de surface corporelle une fois par semaine.

Chez l'enfant pesant 10 kg ou moins, la dose initiale usuelle est de 0,05 mg/kg de poids corporel une fois par semaine.

Remarque : chez les nourrissons, la dose est calculée sur la base du poids corporel individuel (et non de la surface corporelle). Le rapport entre la surface corporelle et le poids corporel est disproportionné chez les nourrissons et, comparativement aux enfants plus grands, des effets indésirables neurologiques et hépatiques prononcés peuvent apparaître après la chimiothérapie pour une leucémie aiguë.

Personnes âgées

La dose normale recommandée chez l'adulte est adaptée à la personne âgée.

Insuffisance hépatique

En cas d'insuffisance hépatique ou d'élévation de la bilirubinémie directe à plus de 3 mg/100 mL (51 µmol/L), il est recommandé de réduire la dose de sulfate de vincristine de 50 %. En raison du métabolisme hépatique et de l'excrétion biliaire de la vincristine, des doses réduites sont recommandées chez les patients atteints d'ictère obstructif ou d'un autre trouble hépatique. En cas de dysfonctionnement hépatique suffisant pour réduire l'excrétion biliaire, une augmentation de la sévérité des effets indésirables est possible.

Le sulfate de vincristine ne doit pas être administré en cas de neurotoxicité sévère, en particulier en cas de parésie. Lorsque les symptômes diminuent après arrêt de l'administration de sulfate de vincristine, le traitement peut être repris à 50 % de la dose.

Mode d'administration

Le sulfate de vincristine doit être administré sous la stricte supervision de médecins expérimentés dans le traitement par cytotoxiques.

L'administration intrathécale de la vincristine conduit à une neurotoxicité fatale. Le sulfate de vincristine peut être administré par voie intraveineuse, par perfusion continue ou bolus d'au moins 1 minute dans une perfusion en cours.

Attention : il est extrêmement important de s'assurer que l'aiguille est correctement introduite dans la veine avant de commencer l'injection.

Il convient d'éviter toute infiltration dans les tissus sous-cutanés. L'extravasation pendant l'administration intraveineuse de sulfate de vincristine peut provoquer une irritation très importante (voir rubrique 4.4). Afin de prévenir l'irritation vasculaire, la veine doit être bien rincée après l'administration de sulfate de vincristine.

intraveineuse

Le sulfate de vincristine est contre-indiqué dans les cas suivants :

- hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

- troubles neuromusculaires (par exemple, la forme démyélinisante de la maladie de Charcot-Mary Tooth) ;

- altération sévère de la fonction hépatique ;

- constipation et de risque d'iléus, en particulier chez l'enfant ;

- traitement par radiothérapie du foie.

Une attention particulière sera accordée aux états pathologiques indiqués à la rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi.

Le sulfate de vincristine doit être administré sous le contrôle strict de médecins expérimentés dans le traitement par cytotoxiques.

Les seringues contenant ce produit doivent être étiquetées.

« VINCRISTINE RESERVEE A UNE ADMINISTRATION INTRAVEINEUSE ; L'ADMINISTRATION PAR D'AUTRES VOIES PEUT ETRE FATALE ».

Administration intrathécale accidentelle

En cas d'administration intrathécale accidentelle, une intervention neurochirurgicale immédiate est requise pour prévenir une paralysie ascendante qui peut conduire au décès.

Chez un très petit nombre de patients, la paralysie engageant le pronostic vital et le décès consécutif ont été évités, mais les séquelles neurologiques ont été dévastatrices et la récupération limitée.

Sur la base des données publiées sur ces cas de survie, en cas d'administration accidentelle de vincristine par voie intrathécale, le traitement suivant doit être mis en œuvre immédiatement après l'injection :

1. Extraction, par accès lombaire, d'un volume de LCR aussi important que possible tout en garantissant la sécurité du patient.

2. Introduction d'une sonde épidurale dans l'espace sous-arachnoïdien via l'espace intervertébral au-dessus de l'accès lombaire initial et irrigation du LCR par une solution de Ringer lactate.

Du plasma frais congelé doit être commandé et, lorsqu'il est disponible, en ajouter 25 mL par litre de solution de Ringer lactate.

3. Introduction d'un drain ou d'une sonde intraventriculaire par un neurochirurgien et poursuite de l'irrigation du LCR avec extraction de liquide par l'accès lombaire relié à un système de drainage fermé. La solution de Ringer lactate doit être administrée par perfusion continue au rythme de 150 mL/h, ou de 75 mL/h lorsque du plasma frais congelé a été ajouté comme indiqué ci-dessus.

Le rythme de perfusion doit être ajusté afin de maintenir un taux de protéines dans le liquide céphalorachidien de 150 mg/dL.

Les mesures suivantes ont également été mises en œuvre, mais ne sont probablement pas essentielles :

- Administration d'acide folinique par voie intraveineuse sous forme d'un bolus de 100 mg, puis d'une perfusion continue au rythme de 25 mg/h pendant 24 heures, puis de bolus de 25 mg toutes les 6 heures pendant 1 semaine.

- Administration intraveineuse de 10 g d'acide glutamique sur 24 heures, suivie de 500 mg trois fois par jour par voie orale pendant un mois.

- Administration de pyridoxine à la dose de 50 mg toutes les 8 heures par perfusion intraveineuse sur 30 minutes.

Leur rôle dans la réduction de la neurotoxicité est incertain.

Contact avec la peau et les muqueuses

Tout contact du sulfate de vincristine avec les yeux doit être évité. Il est associé à un risque d'irritation sévère ou d'ulcération de la cornée (en particulier si le produit est projeté sous pression). En cas de contact avec les yeux, les laver immédiatement et abondamment avec de l'eau et prendre un avis médical ou ophtalmologique si l'irritation oculaire persiste.

En cas de projection accidentelle sur la peau, laver abondamment avec de l'eau puis au savon doux et rincer abondamment.

Extravasation

Toute extravasation doit être évitée. En cas d'extravasation, interrompre immédiatement l'injection et injecter la dose éventuellement restante dans une veine différente. L'injection locale de hyaluronidase 250 UI/ml, (1 mL en sous-cutanée autour de la lésion) et l'application de chaleur modérée sur le site d'extravasation facilitent la diffusion du produit et limitent à un minimum la gêne et le risque de cellulite. Un dispositif de prise en charge de l'extravasation de cytostatiques doit être disponible dans le service où le sulfate de vincristine est administré.

Myélotoxicité

En raison du risque de leucopénie, le médecin et le patient doivent être vigilants vis-à-vis de la survenue d'une infection. En cas de leucopénie, des mesures adaptées doivent être prises, parmi lesquelles un calcul précis de l'heure d'administration de la dose suivante de sulfate de vincristine. Un contrôle de la numération formule sanguine doit être réalisé avant l’administration de chaque dose.

En raison d'un risque accru de leucopénie et de thrombopénie, une surveillance plus étroite est nécessaire chez les patients présentant une dépression médullaire due à un traitement antérieur ou à la maladie elle-même.

Neurotoxicité

Une prudence particulière est requise en cas d'antécédents de troubles neurologiques, ainsi qu'en cas d'association de la vincristine à des médicaments potentiellement neurotoxiques.

L'effet neurotoxique du sulfate de vincristine peut s'ajouter à celui d'autres agents neurotoxiques ou être augmenté en cas d'irradiation de la moelle épinière et de maladie neurologique. Les patients âgés peuvent être plus sensibles aux effets neurotoxiques du sulfate de vincristine.

Interaction avec des antifongiques azolés

L’administration concomitante d’antifongiques azolés et de vincristine a été associée à une neurotoxicité et à d’autres effets indésirables graves, notamment des convulsions, une neuropathie périphérique, un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) et un iléus paralytique.

Il convient de réserver les antifongiques azolés aux patients traités par vincristine qui ne disposent pas d'autres options de traitement antifongique (voir rubrique 4.5).

Insuffisance hépatique

Un dysfonctionnement hépatique peut augmenter les taux sanguins circulants et la demi-vie plasmatique de la vincristine avec majoration des effets indésirables car la vincristine est principalement métabolisée dans le foie.

La vincristine ne doit pas être administrée aux patients traités par radiothérapie si le champ d’irradiation inclut le foie.

Avant le début du traitement et au cours du traitement, ainsi qu’avant chaque cure de traitement, la fonction hépatique et la fonction rénale, la numération formule sanguine et la fonction neurologique doivent être contrôlées. En cas de signes de myélosuppression, la dose suivante doit être administrée uniquement après une évaluation minutieuse du tableau clinique. Il en est de même en cas de survenue de symptômes neurologiques en raison du risque de neuropathie sévère associé à la poursuite du traitement.

Des patients ayant reçu une chimiothérapie par vincristine en association à des médicaments anticancéreux connus pour leur potentiel cancérigène ont développé des cancers secondaires. Le rôle de la vincristine dans ce développement n'a pas été établi.

La mise en œuvre de mesures prophylactiques en prévention de la constipation, comme une alimentation adaptée et l'utilisation de laxatifs, en particulier de lactulose, est recommandée.

La vincristine doit être administrée avec prudence chez les patients présentant une pathologie cardiaque ischémique.

Une élévation aiguë du taux sérique d'acide urique est possible durant les rémission-induction des leucémies aiguës ; par conséquent, il est recommandé de contrôler fréquemment l'acide urique sérique au cours des 3 ou 4 premières semaines de traitement ou de prendre les mesures requises pour prévenir la neuropathie provoquée par l'acide urique.

Des mesures contraceptives doivent être prises par les patients de sexe masculin et féminin pendant le traitement et pendant six mois après l'arrêt de celui-ci (voir également rubrique 4.6).

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement

VINCRISTINE (SULFATE DE) 1 mg /ml - ONCOVIN 1 mg, solution injectable.

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Faible

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 1 ml

Prix : 6.90

Taux de remboursement : 100%

Titulaire : TEVA SANTE