QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW 20 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine associe à un diurétique du segment cortical de dilution | code ATC : C09BA06

Quinapril base....................................................................................................................... 20 mg

Sous forme de chlorhydrate de quinapril............................................................................... 21,7 mg

Hydrochlorothiazide ............................................................................................................ 12,5 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Excipient à effet notoire : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé sécable, c-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Traitement de l'hypertension artérielle en cas d'échec thérapeutique d'une monothérapie par un inhibiteur de l'enzyme de conversion.

Posologie

Chaque comprimé contient 20 mg de quinapril et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

Fonction rénale normale

La posologie habituelle est d'un comprimé en une prise quotidienne.

Insuffisance rénale

- Clairance de la créatinine entre 30 et 80 ml/min: la posologie initiale habituelle est d'un demi-comprimé en une prise quotidienne.

- La baisse physiologique de la fonction rénale due à l'âge doit être prise en compte pour la détermination de la dose initiale.

- Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique.

- Clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/min : la posologie doit être maintenue à un niveau aussi bas que possible tout en permettant un contrôle adéquat de la tension artérielle.

- Clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min ou créatininémie supérieure à 250 μmol/l: contre-indication (voir rubrique 4.3).

Traitement diurétique antérieur

Après l’initiation du traitement par QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW, une hypotension symptomatique peut survenir chez les patients présentant une diminution du volume sanguin et/ou déplétion en sodium du fait d’un traitement diurétique existant. Chez ces patients, le traitement diurétique doit être abandonné 2 ou 3 jours avant la mise en place du traitement par QUINAPRIL/ HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW. Si ce n’est pas possible, le traitement du patient doit alors être initié avec 5 mg de quinapril seul.

Patients âgés

La posologie doit être maintenue à un niveau aussi bas que possible tout en permettant un contrôle adéquat de la tension artérielle.

Population pédiatrique

QUINAPRIL/ HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est déconseillé chez l’enfant et l’adolescent en raison de l'insuffisance de données concernant la sécurité et l'efficacité.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris avec une quantité d’eau suffisante et peuvent être pris avec ou sans nourriture.

orale

LIEES AU QUINAPRIL

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE:

- chez les patients présentant une hypersensibilité aux substances actives, à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, à d’autres médicaments dérivés des sulfamides, y compris les patients qui ont des antécédents d’œdème de Quincke associé à un traitement antérieur avec des IEC ;

- chez les patients présentant un angio-œdème héréditaire ou idiopathique ;

- chez les femmes enceintes, aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;

- chez les patients présentant un obstacle à l’éjection systolique ;

- chez les patients présentant une anurie ou dysfonction rénale sévère ;

- l’association de QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73m² (voir rubriques 4.5 et 5.1).

QUINAPRIL/ HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être utilisé avec précaution, dans le cas des patients présentant une sténose aortique.

Réactions de sensibilité

Des réactions d'hypersensibilité peuvent survenir chez des patients avec ou sans antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique, par exemple purpura, photosensibilité, urticaire, angéite nécrosante, détresse respiratoire y compris pneumonie et œdème pulmonaire, réactions anaphylactiques.

Hypotension

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW peut causer une hypotension symptomatique, généralement à une fréquence ne dépassant pas celle de l’un ou l’autre médicament utilisé en monothérapie. L’hypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complications. Chez les patients hypertendus recevant quinapril, l’hypotension a plus de chances de se produire si le patient a subi une diminution du volume sanguin due, par exemple, à un traitement diurétique, à une restriction du sel dans l’alimentation, à une dialyse, à des diarrhées ou à des vomissements, ou présente une hypertension rénine dépendante sévère (voir rubrique 4.5).

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être utilisé avec précaution chez les patients recevant un traitement concomitant avec d’autres agents antihypertenseurs. Le composant thiazide de QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertenseurs, en particulier les ganglioplégiques ou les adrénolytiques périphériques. Les effets antihypertenseurs du composant thiazide peuvent aussi être augmentés chez les patients ayant subi une sympathectomie.

Si une hypotension symptomatique se produit le patient doit être positionné en décubitus dorsal et si, nécessaire, recevoir une solution saline normale par perfusion intraveineuse. Une réponse d'hypotension transitoire ne constitue pas une contre-indication à l'administration de doses ultérieures ; toutefois il faut envisager l’administration de doses inférieures de quinapril ou de tout traitement diurétique concomitante si cet évènement se produit.

Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, avec ou sans insuffisance rénale associée, un traitement par un IEC pour l'hypertension peut causer une diminution excessive de la tension artérielle, qui peut être associée à une oligurie, à une azotémie, et dans de rares cas, à une insuffisance rénale aiguë et à une issue fatale chez ces patients. Le traitement avec QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être commencé sous surveillance médicale étroite. Les patients doivent faire l'objet d'un suivi attentif pendant les deux premières semaines de traitement et à chaque fois que la dose est augmentée.

Insuffisance cardiaque/Cardiopathie

En conséquence de l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, on peut prévoir des changements dans la fonction rénale chez les sujets prédisposés. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère dont la fonction rénale peut dépendre de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone, le traitement avec le quinapril peut être associé à une oligurie et/ou à une azotémie progressive, et dans de rares cas à une insuffisance rénale aiguë et/ou à un décès.

Toux

Une toux a été rapportée avec l'utilisation d'IEC. Fait caractéristique, la toux est non productive, persistante et disparaît après l’interruption du traitement. La toux induite par un IEC doit être envisagée dans le cadre du diagnostic différentiel de la toux.

Néphropathie

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être utilisée avec précaution chez les patients souffrant d’une néphropathie. En cas de néphropathie sévère, les thiazides peuvent précipiter une azotémie, et en cas d'insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine entre 10 et 20 ml/min), les thiazides sont généralement inefficaces chez ces patients, et les effets d'une administration répétée peuvent être cumulés.

On dispose d’une expérience insuffisante chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <10 ml/min). Avant la mise en place d’un traitement par IEC, il convient de vérifier l’absence de sténose artérielle rénale chez les patients ayant eu une transplantation rénale.

La demi-vie du quinaprilate est prolongée au fur et à mesure que la clairance de la créatinine diminue. Chez les patients dont la clairance de la créatinine est <60 ml/min, la dose initiale de quinapril devra être plus basse (voir rubrique 4.2). La dose utilisée chez ces patients doit être augmentée en fonction de la réponse thérapeutique, et la fonction rénale doit être étroitement surveillée, bien que les études initiales n'indiquent pas que le quinapril entraîne une détérioration additionnelle de la fonction rénale.

Dans les études cliniques portant sur des patients hypertendus présentant une sténose unilatérale ou bilatérale des artères rénales, on a observé des augmentations de l’urée et de la créatinine sérique chez certains patients suivant un traitement avec un IEC. Ces augmentations ont presque toujours été réversibles quand le traitement avec IEC et/ou le diurétique a été interrompu. Chez ces patients, il faut surveiller la fonction rénale pendant les premières semaines du traitement.

Certains patients présentant une hypertension ou une insuffisance cardiaque sans néphropathie vasculaire préexistante apparente ont développé des augmentations (>1,25 fois la limite supérieure de la normale) de l’urée sanguine et de la créatinine sérique, généralement légères et transitoires, particulièrement quand le quinapril a été administré de façon concomitante avec un diurétique. L’augmentation de l’urée et de la créatinine sérique ont été respectivement observées à hauteur de 2% et 2% chez les patients hypertendus traités par quinapril en monothérapie et à hauteur de 4 % et 3 % chez les patients hypertendus traités par quinapril/hydrochlorothiazide. Celles-ci sont plus susceptibles de se produire chez les patients présentant une altération préexistante de la fonction rénale. Il pourra être nécessaire de réduire la dose et/ou d’interrompre le traitement avec un diurétique et/ou le quinapril.

Altération de la fonction hépatique

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doit être utilisée avec précaution chez les patients qui présentent une altération de la fonction hépatique ou une maladie hépatique progressive, car des altérations minimes de l'équilibre des fluides et des électrolytes peuvent résulter d’un traitement par thiazide et peuvent précipiter un coma hépatique. Le quinapril est rapidement désestérifié pour produire le quinaprilate (diacide de quinapril, le principal métabolite) qui, dans des études chez l’homme et chez l’animal, s'est avéré être un inhibiteur puissant de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, au cours des études chez l'homme et chez l'animal. Le métabolisme du quinapril est normalement dépendant de l'estérase hépatique. Les concentrations de quinaprilate sont réduites chez les patients souffrant de cirrhose alcoolique, en raison d'une altération de la désestérification du quinapril.

Dans de rares cas, des IEC ont été associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique et progressant jusqu’à une nécrose hépatique fulminante (fatale dans certains cas). Les patients chez lesquels, durant un traitement avec un IEC, apparaissent une jaunisse ou une nette élévation des enzymes hépatiques, doivent suspendre leur traitement de QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW et faire l’objet d’un suivi médical approprié.

Réactions médicamenteuses de type immunitaire/Réactions anaphylactoïdes

Désensibilisation : Des patients recevant des IEC durant un traitement de désensibilisation avec du venin d'hyménoptères ont subi des réactions anaphylactoïdes prolongées mettant en jeu le pronostic vital. Chez les mêmes patients, ces réactions ont été évitées quand l’administration des IEC a été temporairement suspendue, mais elles se sont de nouveau produites après une réexposition accidentelle.

Le syndrome de Stevens-Johnson et des exacerbations ou une activation d'un lupus érythémateux disséminé ont été rapportés avec des thiazides.

Angiœdème (œdème de Quincke)

Un œdème de Quincke a été rapporté chez des patients traités avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. En cas d’apparition d'un stridor laryngé ou d'un œdème de Quincke du visage, de la langue ou de la glotte, il faut interrompre immédiatement le traitement, traiter le patient de manière appropriée conformément aux soins médicaux habituels, et le garder sous surveillance étroite jusqu'à la disparition du gonflement. Dans les cas où le gonflement se limite au visage et aux lèvres, les signes disparaissent généralement sans traitement; les antihistaminiques peuvent être utiles pour le soulagement des symptômes. Un œdème de Quincke associé à une atteinte du larynx est fatal. En présence d’une atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx susceptible de causer une obstruction des voies respiratoires, un traitement approprié, par exemple l'administration sous-cutanée d'une solution 1:1 000 d'adrénaline (0,3 à 0,5 ml), doit être administrée rapidement.

Les patients ayant des antécédents d'angiœdème non associé à un IEC peuvent courir un risque accru d'angiœdème quand ils reçoivent un IEC (voir rubrique 4.3).

Angiœdème intestinal

Un angiœdème intestinal a été rapporté chez des patients traités avec des IEC. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, il n'y avait pas d’antécédents d'angiœdème de la face et les taux de C-1 estérase étaient normaux. L'angiœdème intestinal a été diagnostiqué par scanographie TDM ou échographie abdominale, ou durant une intervention chirurgicale, et les symptômes ont disparu après l’arrêt de l’administration de l'IEC. L'angiœdème intestinal doit être inclus dans le diagnostic différentiel des patients qui présentent des douleurs abdominales sous traitement avec des IEC.

Différences ethniques

On a rapporté que les patients de race noire recevant un traitement avec des IEC présentent une plus haute incidence d'angiœdème que les patients d’autres races. On notera aussi que durant des essais cliniques contrôlés, les IEC se sont avérés produire un effet sur la pression artérielle moins prononcé chez les patients de race noire que chez les patients d’autres races.

Hémodialyse et aphérèse des LDL

Les patients subissant une hémodialyse pour laquelle on utilise des membranes de haut flux en polyacrylonitrile (« AN69 ») sont hautement susceptibles de subir des réactions anaphylactoïdes s'ils sont traités avec des IEC. Cette association est donc à éviter, soit en utilisant d'autres médicaments antihypertenseurs, soit en utilisant d'autres types de membranes pour l'hémodialyse. Des réactions similaires ont été observées durant l'aphérèse de lipoprotéines de basse densité avec du sulfate de dextrane. Cette méthode ne doit donc pas être utilisée chez des patients traités avec des IEC.

Perturbations des électrolytes sériques

Les patients recevant QUINAPRIL/ HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW doivent être surveillés pour guetter des signes cliniques de déséquilibre des fluides ou des électrolytes induit par le thiazide. Chez ces patients, il faut déterminer périodiquement les niveaux d'électrolytes sériques (sodium et potassium en particulier). Comme le quinapril réduit la production d'aldostérone, son association avec l'hydrochlorothiazide peut minimiser l'hypokaliémie induite par un diurétique.

Les effets opposés du quinapril et de l'hydrochlorothiazide sur le potassium sérique s'équilibreront approximativement chez de nombreux patients, si bien qu'il n'y aura pas d'effet net sur le potassium sérique. Chez d'autres patients, l'un ou l'autre de ces effets pourra être dominant et certains patients pourront encore avoir besoin de suppléments de potassium. Il faut déterminer les niveaux des électrolytes sériques, initialement puis périodiquement, à des intervalles appropriés, pour détecter un déséquilibre éventuel des électrolytes.

L'excrétion de calcium est réduite par les thiazidiques. Chez quelques patients sous traitement prolongé aux thiazidiques, des altérations pathologiques de la glande parathyroïde ont été observées, avec une hypercalcémie et une hypophosphatémie. Des complications plus graves de l'hyperparathyroïdie (lithiase rénale, résorption osseuse et ulcère gastro-duodénal) n'ont pas été observées.

Les diurétiques thiazidiques doivent être arrêtés avant la réalisation de tests de la fonction parathyroïdienne.

Les diurétiques thiazidiques augmentent l'excrétion urinaire du magnésium, et l'hypomagnésémie pouvant en résulter (voir rubrique 4.5).

Autres perturbations métaboliques : les diurétiques thiazidiques ont tendance à réduire la tolérance au glucose et augmenter les taux sériques de cholestérol, de triglycérides et d'acide urique. Ces effets sont généralement mineurs, mais la goutte ou un diabète clinique peuvent être déclenchés chez les patients sensibles.

Hypokaliémie

Inversement, le traitement avec des diurétiques thiazidiques a été associé à une hypokaliémie, à une hyponatrémie, et à une alcalose hypochlorémique. Ces perturbations se sont quelquefois manifestées par un ou plusieurs des symptômes suivants : sécheresse buccale, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie, nausées, confusion, ictus et vomissements. L'hypokaliémie peut aussi sensibiliser ou exagérer la réponse du coeur aux effets toxiques des digitaliques. Le risque d'hypokaliémie est le plus important chez les patients atteints d'une cirrhose hépatique, chez les patients avec diurèse importante, chez les patients qui reçoivent une quantité insuffisante d'électrolytes par voie orale et chez les patients recevant une thérapie concomitante par corticostéroïdes ou hormone adrénocorticotrope (ACTH) (voir rubrique 4.5).

Hyperkaliémie

L’administration concomitante de médicaments pouvant induire une augmentation du taux de potassium sérique doit être surveillée et considérée avec la plus grande vigilance.

Il faut dire aux patients qu'ils ne doivent pas utiliser de suppléments de potassium ou de produits de remplacement du sel contenant du potassium sans consulter leur médecin (voir rubrique 4.5).

Hypoglycémie et diabète

Chez les patients diabétiques, les IEC peuvent augmenter la sensibilité à l'insuline et ont été associés à une hypoglycémie chez des patients traités avec des agents antidiabétiques oraux ou de l'insuline. Le contrôle glycémique doit être surveillé attentivement, en particulier pendant le 1er mois de traitement (voir rubrique 4.5).

Neutropénie/Agranulocytose

Les IEC ont dans de rares cas été associés à une agranulocytose et à une dépression de la médullaire chez des patients présentant une hypertension non compliquée, mais plus fréquemment chez des patients présentant une fonction rénale altérée, en particulier s'ils présentaient également une maladie du tissu conjonctif avec utilisation concomitante d'un agent immunosuppresseur ou d'autres agents qui peuvent être associés à une neutropénie/agranulocytose. Il faut demander aux patients de signaler promptement toute indication d'infection (par exemple un mal de gorge, une fièvre), car cela pourrait être un signe de neutropénie (voir rubrique 4.5).

Une agranulocytose a été rapportée dans de rares cas durant un traitement avec le quinapril. Comme avec d'autres IEC, il faut envisager une surveillance de la leucocytémie chez les patients souffrant d'une maladie vasculaire du collagène et/ou d'une néphropathie.

Chirurgie/Anesthésie

Chez des patients subissant une chirurgie majeure ou durant l'anesthésie avec des agents produisant une hypotension, le quinapril peut bloquer la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. Si une hypotension apparaît et si l'on considère qu'elle est due à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une expansion volumique.

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique.

Myopie aiguë et glaucome secondaire à angle fermé

L'hydrochlorothiazide, un sulfamide, peut provoquer une réaction idiosyncrasique, entraînant une myopie transitoire et un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent l'apparition brutale d’une diminution de l'acuité visuelle ou une douleur oculaire, se produisant généralement de quelques heures à quelques semaines après le début du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé peut mener à une perte de vision permanente. Le traitement primaire consiste à cesser l'hydrochlorothiazide aussi rapidement que possible. Des traitements médicaux ou chirurgicaux rapides devraient être envisagés si la pression intraoculaire n'est pas contrôlée. Les facteurs de risque pour le développement d’un glaucome aigu à angle fermé peuvent comprendre des antécédents d'allergie à la pénicilline ou aux sulfonamides.

Cancer de la peau non mélanome

Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.

Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).

Grossesse

QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ARROW est contre-indiqué pendant la grossesse. A moins que la poursuite du traitement par IEC ne soit essentielle, les patientes planifiant une grossesse doivent voir leur traitement antihypertenseur modifié au profit d’un traitement ne présentant aucun risque pendant la grossesse. Lorsqu’une patiente se révèle être enceinte, son traitement par IEC doit immédiatement être arrêté et si cela est approprié, un autre traitement doit être envisagé (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Lithium

De façon générale, le lithium ne doit pas être donné en même temps qu’un traitement par diurétique. Les diurétiques réduisent la clairance du lithium et augmentent donc le risque de toxicité du lithium (voir rubrique 4.5).

Liées aux excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible

Présentation : plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 90 comprimé(s)

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : ARROW GENERIQUES