CELESTENE 4 mg/1 ml, solution injectable

corticoïdes à usage systémique non associés | code ATC : H02AB01

Phosphate disodique de bétaméthasone.............................................................................. 5,30 mg

Quantité correspondant en bétaméthasone........................................................................... 4,00 mg

Pour une ampoule.

Excipient à effet notoire : sodium

USAGE SYSTEMIQUE

Les indications sont :

- celles de la corticothérapie générale per os, lorsque la voie parentérale est nécessaire en cas d’impossibilité de la voie orale (vomissements, aspiration gastrique, troubles de la conscience).

- les affections nécessitant un effet thérapeutique rapide :

• allergiques :

§ œdème de Quincke sévère en complément des antihistaminiques,

§ choc anaphylactique en complément de l’adrénaline.

• infectieuses :

§ fièvre typhoïde sévère, en particulier avec confusion mentale, choc, coma,

§ laryngite striduleuse (laryngite sous-glottique) chez l’enfant.

• neurologiques :

§ œdème cérébral des tumeurs, de l’hématome sous-dural et œdème cérébral lié à un abcès à toxoplasme.

• ORL :

§ dyspnée laryngée

- prévention anténatale de la maladie des membranes hyalines : induction de la maturation fœtale.

USAGE LOCAL

Ce sont celles de la corticothérapie locale, lorsque l’affection justifie une forte concentration locale. Toute prescription d’injection locale doit faire la part du danger infectieux notamment du risque de favoriser une prolifération bactérienne.

Ce médicament est indiqué dans les affections :

- dermatologiques : cicatrices chéloïdes

- OPH : injections péri-oculaires dans certaines atteintes inflammatoires du segment antérieur avec participation de l’uvée intermédiaire.

- ORL : irrigations intra-sinusiennes dans les sinusites subaiguës ou chroniques justifiant un drainage.

- rhumatologiques :

• injections intra-articulaires : arthrites inflammatoires, arthrose en poussée

• injections péri-articulaires : tendinites, bursites

• injections des parties molles : talalgies, syndrome du canal carpien, maladie de Dupuytren

Cette spécialité n’est pas adaptée à l’administration par voie inhalée par nébulisateur.

Equivalence anti-inflammatoire (équipotence) pour 5 mg de prednisone : 0,75 mg de bétaméthasone.

USAGE SYSTEMIQUE

INJECTIONS I.V. OU I.M.

La posologie est variable en fonction du diagnostic, de la sévérité de l’affection, du pronostic, de la réponse du patient et de la tolérance au traitement.

1 à 4 ampoules à répéter dans les 24 heures, selon l’état du malade.

USAGE LOCAL

½ à 2 ampoules selon le lieu de l’injection et l’affection à traiter.

II faut éviter que l’injection ne soit trop superficielle en raison du risque d’atrophie sous-cutanée.

L’injection ne sera répétée qu’en cas de réapparition ou de persistance des symptômes.

endosinusale;intraarticulaire;intralésionnelle;intramusculaire;intraveineuse;périarticulaire;sous-conjonctivale

USAGE SYSTEMIQUE

- Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes (il n’existe toutefois aucune contre-indication absolue pour une corticothérapie d’indication vitale) :

• tout état infectieux à l’exclusion des indications spécifiées (voir rubrique 4.1),

• certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona),

• états psychotiques encore non contrôlés par un traitement,

• vaccins vivants,

• hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

• troubles de la coagulation, traitement anticoagulant en cours en cas d’injection intramusculaire.

- Ce médicament est généralement déconseillé en association avec les médicaments non antiarythmiques, donnant des torsades de pointe (voir rubrique 4.5).

USAGE LOCAL

- Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

• infection locale ou générale, ou suspicion d’infection,

• troubles sévères de la coagulation, traitement anticoagulant en cours,

• hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Mises en garde spéciales

USAGE SYSTEMIQUE

- De rares cas de réactions anaphylactoïdes/anaphylactiques avec possibilité de choc sont survenus chez des patients traités par une corticothérapie parentérale. Des mesures de précautions appropriées doivent être prises chez les patients ayant déjà présenté des réactions allergiques aux corticoïdes.

- Une crise de phéochromocytome, pouvant être fatale, a été rapportée après l’administration de corticostéroïdes systémiques. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients pour lesquels la présence d’un phéochromocytome est suspectée ou avérée qu’après une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque.

- En cas d’ulcère gastro-duodénal, la corticothérapie n’est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.

- En cas d’antécédents ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin après fibroscopie.

- La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des levures et des parasites. La survenue d’une anguillulose maligne est un risque important.

- Tous les sujets venant d’une zone d’endémie (régions tropicale, subtropicale, sud de l’Europe) doivent avoir un examen parasitologique des selles et un traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie.

- Les signes évolutifs d’une infection peuvent être masqués par la corticothérapie.

- II importe, avant la mise en route du traitement, d’écarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de surveiller, en cours de traitement l’apparition de pathologies infectieuses.

- En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique anti-tuberculeux est nécessaire, s’il existe des séquelles radiologiques importantes et si l’on ne peut s’assurer qu’un traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.

- L’emploi des corticoïdes nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment chez les sujets âgés et en cas de colites ulcéreuses (risque de perforation), diverticulites, anastomoses intestinales récentes, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, ostéoporose, myasthénie grave.

- L’attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.

USAGE LOCAL

Des effets neurologiques graves, dont certains ayant entrainé la mort, ont été rapportés lors de l’injection épidurale de corticoïdes. Les effets spécifiques rapportés incluent notamment : infarctus médullaire spinal, paraplégie, tétraplégie, cécité corticale et accident vasculaire cérébral. Ces effets neurologiques graves ont été rapportés avec et sans l’utilisation de la fluoroscopie. La sécurité et l’efficacité de l’administration épidurale de corticoïdes n’ont pas été établies et les corticoïdes ne sont pas autorisés pour cet usage.

En l’absence de données concernant le risque de calcifications, il est préférable d’éviter l’administration d’un corticoïde en intra-discal.

Du fait d’une diffusion systémique potentielle, il faut prendre en compte certaines contre-indications des corticoïdes par voie générale, en particulier si les injections sont multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme :

- certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona),

- états psychotiques encore non contrôlés par un traitement,

- vaccins vivants.

La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses.

Des injections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme peuvent entraîner des symptômes cliniques et biologiques d’hypercorticisme.

L’attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.

Précautions d’emploi

Un traitement par voie orale sera institué en relais dès que possible.

Une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie d’une élévation éventuelle de la pression artérielle. L’apport sodé sera réduit.

La supplémentation potassique n’est justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée ou en cas de risque de troubles du rythme ou d’associations à un traitement hypokaliémiant.

Lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et l’hypertension artérielle ne sont pas des contre‑indications mais le traitement peut entraîner leur déséquilibre. II convient de réévaluer leur prise en charge.

Les patients doivent éviter le contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole.

USAGE LOCAL

II est nécessaire d’observer une asepsie rigoureuse.

L’injection locale de corticoïdes peut déséquilibrer un diabète, un état psychotique, une hypertension artérielle sévère.

L’administration devra être prudente chez les patients à risque élevé d’infection, en particulier les hémodialysés ou les porteurs de prothèse.

Ne pas injecter en intratendineux.

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale (notamment par voie nasale, inhalée et intra-oculaire). En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche de troubles visuels notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Les résultats d’une étude multicentrique, randomisée et contrôlée versus placebo obtenus avec un autre corticostéroïde, l’hémisuccinate de méthylprednisolone, ont montré une augmentation de la mortalité précoce (à 2 semaines) et de la mortalité tardive (à 6 mois) chez les patients atteints d’un traumatisme crânien ayant reçu de la méthylprednisolone, comparé au groupe placebo. Les causes de mortalité dans le groupe recevant la méthylprednisolone n'ont pas été établies.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

La teneur en sodium du diluant doit être prise en compte dans le calcul de la teneur totale en sodium de Celestene 4 mg/1 ml, solution injectable. Pour obtenir des informations détaillées sur la teneur en sodium de la solution utilisée pour diluer Celestene 4 mg/1 ml, solution injectable, veuillez-vous référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du diluant utilisé.

liste I

Non renseigné

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 3 ampoule(s) en verre de 1 ml

Prix : 4.47

Taux de remboursement : 65%

Titulaire : ORGANON FRANCE