METHYLPREDNISOLONE HIKMA 500 mg, poudre pour solution injectable

Corticostéroïde à usage systémique | code ATC : H02AB04

Chaque flacon de METHYLPREDNISOLONE HIKMA 500 mg, poudre pour solution injectable, contient 663,00 mg de succinate de méthylprednisolone sodique, équivalent à 500 mg de methylprednisolone.

Excipient(s) à effet notoire : Ce médicament contient 53,18 mg de sodium par dose de 500 mg.

La méthylprednisolone est indiquée pour le traitement de toute affection nécessitant l'effet intense et rapide de corticostéroïdes, telle que :

- États allergiques :

• Asthme bronchique

• Rhinite allergique saisonnière et pérenne sévère

• Œdème angioneurotique

• Anaphylaxie

- Maladies dermatologiques :

• Érythème polymorphe sévère (syndrome de Stevens-Johnson).

- Maladies gastro-intestinales :

• Maladie de Crohn

• Colite ulcéreuse

- Affections neurologiques :

• Exacerbations aiguës de sclérose en plaque sur fond de rechute-rémission

• Œdème cérébral secondaire provoqué par une tumeur cérébrale

- Maladies respiratoires :

• Aspiration du contenu gastrique

• Tuberculose pulmonaire fulminante ou disséminée (avec chimiothérapie anti-tuberculeuse appropriée)

- Divers :

• Méningite TBC (avec chimiothérapie anti-tuberculeuse appropriée)

• Transplantation

La méthylprednisolone peut être administrée par voie intraveineuse ou intramusculaire, la méthode privilégiée en cas d'urgence étant l'injection intraveineuse administrée sur une durée appropriée.

Posologie

Lorsque la méthylprednisolone est administrée à forte dose par voie intraveineuse, il doit être administré sur une période d'au moins 30 minutes. Les doses allant jusqu'à 250 mg doivent être administrées par voie intraveineuse sur une période d'au moins cinq minutes.

Les effets indésirables peuvent être réduits au minimum en choisissant la dose efficace la plus faible et la durée minimum (voir rubrique 4.4).

Adultes

La posologie doit varier en fonction de la sévérité de la maladie, la dose initiale étant de 10 à 500 mg. Pour le traitement des réactions de rejet de greffe après une transplantation, une dose allant jusqu'à 1 g/jour peut être nécessaire. Bien que les doses et les protocoles variaient dans les études sur le succinate de méthylprednisolone sodique dans le traitement des réactions de rejet de greffe, la littérature publiée corrobore l'utilisation de doses de ce niveau, les doses de 500 mg à 1 g étant les plus communément utilisées en cas de rejet aigu. Le traitement avec de telles doses doit se limiter à une période de 48-72 heures jusqu'à ce que l'état du patient soit stabilisé, car les traitements prolongés avec des doses élevées de corticostéroïdes peuvent induire des effets indésirables graves liés à ces médicaments (voir les rubriques 4.4 et 4.8).

Population pédiatrique

Dans le traitement d'indications nécessitant des doses élevées, telles que les affections hématologiques, rhumatologiques, rénales et dermatologiques, la posologie recommandée est de 30 mg/kg/jour jusqu'à un maximum de 1 g/jour. Cette posologie peut être reconduite pour trois cycles consécutifs chaque jour ou tous les deux jours. Pour le traitement des réactions de rejet de greffe après une transplantation, la dose recommandée est de 10 à 20 mg/kg/jour pendant un maximum de 3 jours jusqu'à un maximum de 1 g/jour. Pour le traitement des états asthmatiques, la dose recommandée est de 1 à 4 mg/kg/jour pendant 1 à 3 jours.

Patients âgés :

La méthylprednisolone est principalement utilisée à court terme dans les affections aiguës. Aucune information n'indique qu'un changement de posologie est justifié chez les personnes âgées. Cependant, le traitement des patients âgés doit être planifié en tenant compte des conséquences plus graves des effets indésirables courants des corticostéroïdes chez les personnes âgées et une surveillance clinique étroite est nécessaire (voir Rubrique 4.4).

Les recommandations détaillées concernant la posologie chez l'adulte sont les suivantes :

Dans le cas de réactions anaphylactiques, il convient tout d'abord d'administrer de l'adrénaline ou de la noradrénaline pour obtenir un effet hémodynamique, puis une injection intraveineuse de méthylprednisolone (succinate de méthylprednisolone sodique) avec d'autres procédures acceptées. Certaines données indiquent que les corticostéroïdes sont bénéfiques en termes de préventions d'attaques récurrentes de réactions anaphylactiques aiguës grâce à leur effet hémodynamique prolongé.

Dans les réactions de sensibilité, la méthylprednisolone peut offrir un soulagement des symptômes dans un délai de trente minutes à deux heures. Chez les patients présentant un état asthmatique, la méthylprednisolone peut être administré à une dose de 40 mg par voie intraveineuse, et l'administration répétée en fonction de la réponse du patient. Chez certains patients asthmatiques, il peut être avantageux d'administrer le produit sous forme de perfusion lente au goutte-à-goutte sur une période de plusieurs heures.

Dans les réactions de rejet de greffe suite à une transplantation, des doses allant jusqu'à 1 g par jour ont été utilisées pour supprimer les crises de rejet. En cas de rejet aigu, des doses de 500 mg à 1 g sont communément utilisées. Le traitement doit être poursuivi uniquement jusqu'à ce que l'état du patient soit stabilisé, habituellement pas au-delà de 48-72 heures.

Dans le cas d'un œdème cérébral, les corticostéroïdes sont utilisés pour réduire ou prévenir un œdème cérébral associé aux tumeurs cérébrales (primaires ou métastatiques).

Chez les patients présentant un œdème dû à une tumeur, la réduction progressive de la dose de corticostéroïde semble être importante afin d'éviter un effet de rebond avec augmentation de la pression intracrânienne. Si un gonflement cérébral est observé au fur et à mesure que la dose est diminuée (après avoir écarté l'hypothèse d'un saignement intracrânien), des doses plus importantes et plus fréquentes peuvent être à nouveau administrées par voie parentérale. Les patients présentant certaines maladies malignes peuvent avoir besoin de rester sous traitement de corticostéroïdes par voie orale pendant des mois, voire à vie. Des doses similaires ou plus élevées peuvent être utilisées pour contrôler un œdème cérébral pendant une radiothérapie.

Les posologies suivantes sont données à titre indicatif pour les œdèmes dus à des tumeurs cérébrales.

Posologie A (1)

Dose (mg)

Voie

Intervalle en heures

Durée

Pré-opératoire :

20

IM

3,6

Pendant l'opération :

20 à 40

IV

par heure

Post-opératoire :

20

IM

3

24 heures

16

IM

3

24 heures

12

IM

3

24 heures

8

IM

3

24 heures

4

IM

3

24 heures

4

IM

6

24 heures

4

IM

12

24 heures

Posologie A (2)

Dose (mg)

Voie

Intervalle en heures

Durée des Journées

Pré-opératoire :

40

IM

6

2-3

Post-opératoire :

40

IM

6

3-5

20

Voie orale

6

1

12

Voie orale

6

1

8

Voie orale

8

1

4

Voie orale

12

1

4

Voie orale

1

(1) Fox JL, MD. "Use of Methylprednisolone in Intracranial Surgery" Medical Annals of the District of Columbia, 34:261 265, 1965.

(2) Cantu RC, MD Harvard Neurological Service, Boston, Massachusetts. Lettre archivée, The Upjohn Company (Février 1970).

But : arrêter le traitement après un total de 10 jours.

Dans le traitement d'exacerbations aiguës de sclérose en plaque chez l'adulte, la dose recommandée est de 1 g par jour pendant 3 jours. La méthylprednisolone doit être administré sous forme de perfusion intraveineuse sur une période d'au moins 30 minutes.

Dans d’autres indications, la posologie initiale varie entre 10 et 500 mg selon le problème clinique traité. Des doses plus fortes peuvent être nécessaires pour la prise en charge à court terme d'affections sévères, aiguës. La dose initiale, jusqu'à 250 mg, doit être administrée par voie intraveineuse pendant au moins 5 minutes, les doses supérieures à 250 mg devant être administrées par voie intraveineuse sur une période d'au moins 30 minutes. Les doses ultérieures peuvent être administrées par voie intraveineuse ou intramusculaire à intervalles dictés par la réponse du patient et son état clinique. Le traitement par corticostéroïdes est un traitement supplémentaire et ne remplace pas le traitement conventionnel.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

intramusculaire;intraveineuse

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la rubrique 6.6

Les contre-indications habituelles concernant l'utilisation systémique ou locale de corticostéroïdes doivent être respectées. La méthylprednisolone est contre-indiquée dans le cas d'une hypersensibilité connue au produit et ses composants, et dans les infections systémiques d'origine fongique ou autre à moins qu'un traitement spécifique anti-infectieux n'ait été mis en place.

Pour l'administration intrathécale, puisque des rapports d'événements cliniques graves ont été associés à cette voie d'administration. Les préparations de corticostéroïdes par voie intramusculaire sont contre-indiquées en cas de purpura thrombopénique idiopathique.

Œdème cérébral associé au paludisme.

Mises en garde spéciales

Les effets indésirables peuvent être réduits au minimum en choisissant la dose efficace la plus faible et la durée au minimum. Un examen fréquent des patients est nécessaire pour titrer la dose de manière appropriée par rapport à l'activité de la maladie (voir rubrique 4.2).

Une atrophie de la corticosurrénale apparaît lors d'un traitement prolongé et peut persister pendant des mois après l'arrêt du traitement. Le sevrage de corticostéroïdes suite à un traitement prolongé doit donc toujours être progressif afin d'éviter l'exacerbation aiguë de la maladie, une insuffisance surrénale aiguë ou une polyartérite par effet rebond. La diminution sera progressive pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois selon la dose et la durée du traitement. Toute maladie, tout traumatisme ou toute anesthésie ou procédure chirurgicale intervenant au cours d'un traitement prolongé devra impliquer l'augmentation temporaire de la dose ; si les corticostéroïdes ont été arrêtés après un traitement prolongé, ils pourraient devoir être réintroduits temporairement.

Après traitement systémique d'une maladie par corticostéroïdes pendant une période de 3 semaines maximum, un sevrage soudain est approprié si le médecin considère qu'une rechute est peu probable. Le sevrage soudain de doses allant jusqu'à 32 mg par jour de méthylprednisolone pendant un maximum de 3 semaines est peu susceptible d'entraîner une suppression cliniquement significative de l'axe HHS chez la plupart des patients. Chez les groupes de patients suivants, le retrait progressif du traitement par corticostéroïdes systémiques doit être envisagé après un traitement d'une durée de 3 semaines ou moins :

• Les patients ayant reçu des cycles répétés de traitement systémique par corticostéroïdes, particulièrement si le traitement a duré plus de 3 semaines

• Lorsqu'un traitement court a été prescrit dans un délai d'un an après l'arrêt d'un traitement à long terme (plusieurs mois ou plusieurs années).

• Les patients susceptibles de souffrir d'insuffisance de la fonction du cortex surrénalien non due au traitement par corticostéroïdes exogènes.

• Patients recevant des doses systémiques de corticostéroïdes supérieures à 32 mg de méthylprednisolone par jour.

• Patients recevant des doses répétées le soir.

Puisque la sécrétion minéralocorticoïde peut être altérée, du sel et/ou un minéralocorticoïde devra être administré simultanément.

Étant donné que de rares cas de réactions anaphylactiques ont été observés chez des patients recevant un traitement de corticostéroïdes par voie parentérale, les mesures de précaution appropriées doivent être prises avant l'administration, particulièrement lorsque le patient a des antécédents d'allergie médicamenteuse.

Les corticostéroïdes peuvent masquer certains signes d'infection et de nouvelles infections peuvent apparaître durant leur utilisation. Il peut y avoir une baisse de résistance et une incapacité à localiser l'infection lorsque des corticostéroïdes sont utilisés. Les infections par un pathogène d'origine virale, bactérienne, fongique, protozoaire ou helminthique, quel que soit la partie de l'organisme affectée, peut être associée à l'utilisation de corticostéroïdes seuls ou en combinaison avec d'autres agents immunosuppresseurs affectant l'immunité cellulaire ou humorale, ou la fonction des neutrophiles. Ces infections peuvent être légères mais peuvent aussi être graves et parfois mortelles. Au fur et à mesure que la dose de corticostéroïdes augmente, le taux de survenue de complications infectieuses augmente.

La varicelle constitue un souci majeur puisque cette maladie normalement bénigne peut être mortelle chez les patients immunodéprimés. Il convient de conseiller aux patients (ou aux parents de patients) sans antécédents clairs de varicelle d'éviter tout contact personnel rapproché avec une varicelle ou un herpès zoster et d'obtenir en urgence des soins médicaux en cas d'exposition. Une immunisation passive avec des immunoglobulines de varicelle/zoster (VZIG) est nécessaire pour les patients exposés et non immunisés recevant des corticostéroïdes systémiques ou en ayant reçu au cours des 3 mois précédents ; celle-ci devra être administrée dans un délai de 10 jours après l'exposition à la varicelle. Si un diagnostic de varicelle est confirmé, la maladie nécessite les soins d'un spécialiste et un traitement urgent. Les corticostéroïdes ne doivent pas être arrêtés et la dose peut devoir être augmentée.

Les patients et/ou les soignants doivent être avertis des réactions indésirables psychiatriques graves qui pourraient survenir avec la prise de stéroïdes systémiques (voir Rubrique 4.8). Les symptômes apparaissent typiquement sous quelques jours ou quelques semaines après le début du traitement. Les risques peuvent être plus élevés à forte dose ou si l'exposition systémique est importante (voir Rubrique 4.5) bien que le niveau de la dose ne permette pas de prédire l'apparition, le type, la sévérité ou la durée des réactions. La plupart des réactions sont maîtrisées après la réduction de la dose ou le retrait du médicament mais un traitement spécifique peut s'avérer nécessaire. Les patients/soignants doivent être encouragés à obtenir les conseils d'un médecin si des symptômes psychologiques inquiétants apparaissent, particulièrement si une humeur déprimée ou des idéations suicidaires sont suspectées. Les patients/soignants doivent être avertis des troubles psychiatriques pouvant survenir pendant ou immédiatement après la diminution progressive de la dose ou le retrait des stéroïdes systémiques, bien que de telles réactions soient peu fréquentes.

Des soins particuliers sont nécessaires lorsque l'utilisation de corticostéroïdes systémiques est envisagée si les patients ou leurs proches présentent des troubles ou ont des antécédents de troubles affectifs sévères. Ceux-ci incluent une maladie dépressive ou maniaco-dépressive et une psychose antérieure liée aux stéroïdes.

La rougeole peut s'avérer plus grave ou même fatale chez les patients immunodéprimés. Chez ces adultes ou ces enfants, des précautions particulières doivent être prises pour éviter toute exposition à la rougeole. S'ils sont exposés, une prophylaxie à base d'immunoglobulines (IVIG) poolées administrées par voie intramusculaire peut être indiquée. Il est conseillé aux patients exposés de consulter un médecin sans tarder.

L'administration de vaccins vivants ou vivants et atténués est contre-indiquée chez les patients recevant des doses immunosuppressives de corticostéroïdes. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés aux patients recevant des doses immunosuppressives de corticostéroïdes ; cependant, la réponse à ces vaccins peut être moindre. Les procédures d'immunisation indiquées peuvent être pratiquées chez les patients recevant des doses non immunosuppressives de corticostéroïdes.

L'utilisation de corticostéroïdes dans le cas d'une tuberculose active doit être limitée aux cas de tuberculose fulminante ou disséminée où les corticostéroïdes sont utilisés pour la prise en charge de la maladie conjointement à un traitement antituberculeux approprié. Si les corticostéroïdes sont indiqués chez des patients avec une tuberculose latente ou une réactivité à la tuberculine, une surveillance étroite est nécessaire car la maladie peut se réactiver. Pendant un traitement prolongé par corticostéroïdes, ces patients doivent recevoir une chimioprophylaxie.

Des précautions doivent être prises pour les patients recevant des médicaments cardioactifs tels que la digoxine en raison des troubles électrolytiques/des pertes de potassium qu'entraînent les stéroïdes (voir Rubrique 4.8 Effets indésirables). Des cas d'arythmie cardiaque et/ou de collapsus circulatoire et/ou d'arrêt cardiaque ont été rapportés suite à l'administration rapide de doses importantes de méthylprednisolone par voie intraveineuse (plus de 0,5 g administrés en moins de 10 minutes). Des cas de bradycardie ont été rapporté pendant ou après l'administration de doses importantes de succinate de méthylprednisolone sodique (Méthylprednisolone) et pourraient ne pas être liés à la vitesse ou à la durée de la perfusion.

L'utilisation prolongée de corticostéroïdes peut produire des cataractes sous-capsulaires postérieures et nucléaires (notamment chez l'enfant) et des glaucomes avec lésion possible du nerf optique. Une surveillance ophtalmique fréquente est nécessaire.

Des infections fongiques et virales secondaires de l'oeil peuvent aussi être accentuées chez les patients recevant des glucocorticoïdes.

Les données d'une étude clinique menée pour établir l'efficacité de la méthylprednisolone en cas de choc septique indiquent que la mortalité était plus élevée chez un sous-groupe de patients inclus dans l'étude avec des taux de créatinine sérique élevés ou ayant développé une infection secondaire après le début du traitement par la méthylprednisolone.

Les injections intramusculaires doivent éviter la zone du muscle deltoïde en raison de la possibilité d'une atrophie tissulaire.

La méthylprednisolone ne doit pas être utilisée de manière routinière pour traiter les lésions de la tête comme le démontrent les résultats d'une étude multicentrique. Les résultats de l'étude ont mis en évidence une augmentation de la mortalité dans un délai de 2 semaines après la survenue de la lésion chez des patients à qui il avait été administré de la méthylprednisolone, par rapport au placebo (risque relatif de 1,18). Une association de causalité avec le traitement par succinate de méthylprednisolone sodique n'a pas été établie.

Des lésions hépatiques d'origine médicamenteuse incluant des hépatites aiguës ou l’augmentation des enzymes hépatiques peuvent être une conséquence de l'administration de méthylprednisolone par voie intraveineuse en traitement intermittent cyclique (en général à une dose initiale ≥ 1 g/jour). De rares cas d'hépatoxicité ont été rapportés. Le délai d'apparition peut être de plusieurs semaines ou plus. Dans la majorité des études de cas, la résolution des effets indésirables a été observée après arrêt du traitement. Une surveillance adéquate est par conséquent requise.

Précautions spéciales

Il est nécessaire de prendre des précautions particulières et de surveiller fréquemment les patients lorsque l'utilisation de corticostéroïdes systémiques est envisagée chez des patients présentant les affections suivantes :

Ostéoporose (les femmes ménopausées sont particulièrement à risque).

Hypertension ou insuffisance cardiaque congestive.

Lors de l'utilisation de corticostéroïdes, des troubles psychiques peuvent apparaître tels que : euphorie, insomnie, changements d'humeur, modification de la personnalité et dépression sévère, voire manifestations franchement psychotiques. De plus, une instabilité émotionnelle existante ou des tendances psychotiques peuvent être aggravées par les corticostéroïdes.

Diabète sucré (ou antécédents familiaux de diabète).

Antécédents de tuberculose.

Glaucome (ou antécédents familiaux de glaucome).

Myopathie antérieure induite par des corticostéroïdes.

Insuffisance hépatique ou cirrhose.

Insuffisance rénale.

Épilepsie.

Ulcération peptique active ou latente.

Anastomoses intestinales récentes.

Des thromboses, incluant des thromboembolies veineuses ont été rapportées chez des patients sous corticostéroïdes. Ainsi, les corticostéroïdes doivent être utilisés avec précautions chez les patients qui ont ou pourraient avoir une prédisposition à la thrombophlébite.

Abcès ou autres infections à germes pyogènes.

Colite ulcéreuse.

Diverticulite.

Des myopathies aiguës ont été rapportées suite à l'utilisation de doses importantes de corticostéroïdes, survenant le plus souvent chez des patients présentant des troubles de la transmission neuromusculaire (par ex. myasthénie grave) ou des patients recevant un traitement concomitant par des médicaments de type bloquants neuromusculaires (ex. le pacuronium). Cette myopathie aiguë est généralisée, peut impliquer les muscles oculaires et respiratoires et peut entraîner une quadriparésie. Une augmentation du taux de créatine kinase peut se produire. L'amélioration clinique ou la récupération après l'arrêt des corticostéroïdes peut nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs années.

Herpès simplex oculaire, au cas où il y aurait une perforation de la cornée.

Hypothyroïdie.

Syndrome de Cushing.

Maladies infectieuses exanthémateuses.

Des sarcomes de Kaposi ont été rapportés chez des patients recevant un traitement par corticostéroïdes. L'arrêt des corticostéroïdes peut aboutir à une rémission clinique.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Crise rénale sclérodermique

Des précautions s’imposent pour les patients souffrant de sclérose systémique, car une incidence accrue de crise rénale sclérodermique (susceptible d’être fatale) accompagnée d’hypertension et d’une diminution du débit urinaire a été signalée en cas d’administration d’une dose journalière de 15 mg ou plus de prednisolone.

La pression sanguine et la fonction rénale (créatinine S) doivent dès lors être vérifiées régulièrement. En cas de suspicion de crise rénale, la pression sanguine doit être minutieusement contrôlée.

Personnes âgées

Les effets indésirables courants des corticostéroïdes systémiques peuvent être associés à des conséquences plus graves chez les personnes âgées, notamment l'ostéoporose, l'hypertension, l'hypokaliémie, le diabète, la susceptibilité aux infections et l'amincissement de la peau. Une surveillance clinique étroite est nécessaire pour éviter des réactions menaçant le pronostic vital.

Population pédiatrique

Les corticostéroïdes provoquent un retard de croissance potentiellement irréversible chez le petit-enfant, l'enfant et l'adolescent. Le traitement doit être limité à la dose la plus faible pour la durée la plus courte possible. Afin de réduire au minimum la suppression de l'axe HHS et le retard de croissance, le traitement doit être administré si possible en dose unique un jour sur deux

Sodium

Ce médicament contient 53,18 mg de sodium par dose de 500 mg ce qui équivaut à 2,659 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

réservé à l'usage en situation d'urgence selon l'article R5121-96 du code de la santé publique

METHYLPREDNISOLONE (HEMISUCCINATE DE) équivalant à METHYLPREDNISOLONE 500 mg - METHYLPREDNISOLONE SODIQUE(SUCCINATE DE) équivalant à METHYLPREDNISOLONE 500 mg SOLUMEDROL 500 mg, poudre pour solution injectable

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 10 flacons en verre

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : HIKMA FARMACEUTICA (PORTUGAL)