GEMCITABINE KABI 38 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
Agents antinéoplasiques, analogues de la pyrimidine | code ATC : L01BC05
Composition
Chaque mL de solution à diluer pour perfusion contient du chlorhydrate de gemcitabine, équivalent à 38 mg de gemcitabine.
La composition quantitative de chaque présentation est décrite dans le tableau ci-dessous
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Présentation |
Concentration |
Quantité de gemcitabine (sous forme de chlorhydrate) |
Volume de solution |
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200 mg/5,26 mL |
38 mg/mL |
200 mg |
5,26 mL |
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1000 mg/26,3 mL |
38 mg/mL |
1000 mg |
26,3 mL |
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2000 mg/52,6 mL |
38 mg/mL |
2000 mg |
52,6 mL |
Excipients à effet notoire :
3,16 mg/mL à 3,74 mg/mL (0,14 mmol/ mL à 0,16 mmol/mL) de sodium.
30 % v/v (310,8 mg/mL) de propylène glycol.
Indications thérapeutiques
La gemcitabine est indiquée dans le traitement du cancer de la vessie localement avancé ou métastatique, en association avec le cisplatine.
La gemcitabine est indiquée dans le traitement de patients atteints d'adénocarcinome du pancréas localement avancé ou métastatique.
La gemcitabine, en association avec le cisplatine, est indiquée dans le traitement en première ligne des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique. Un traitement par gemcitabine en monothérapie peut être envisagé chez les patients âgés ou chez ceux ayant un indice de performance de 2.
La gemcitabine est indiquée dans le traitement du carcinome épithélial de l'ovaire localement avancé ou métastatique, en association avec le carboplatine, chez les patientes en rechute suite à un intervalle sans récidive d'au moins 6 mois après un traitement en première ligne à base de sels de platine.
La gemcitabine, en association avec le paclitaxel, est indiquée dans le cancer du sein inopérable, localement récidivant ou métastatique, en rechute après une chimiothérapie adjuvante/néoadjuvante. La chimiothérapie antérieure doit avoir comporté une anthracycline sauf si celle-ci est cliniquement contre-indiquée.
Posologie et mode d'administration
La gemcitabine ne peut être prescrite que par un médecin qualifié dans l'utilisation d'un traitement anticancéreux.
Posologie recommandée
Cancer de la vessie
En association
La dose recommandée de gemcitabine est de 1 000 mg/m2 en perfusion intraveineuse de 30 minutes. La dose devra être administrée les jours 1, 8 et 15 pour un cycle de 28 jours en association avec le cisplatine. Le cisplatine est donné à la dose recommandée de 70 mg/m2 à J1 après la gemcitabine ou à J2 pour chaque cycle de 28 jours. Ce cycle de quatre semaines sera alors renouvelé. Une réduction de la dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par le patient.
Cancer du pancréas
La dose recommandée de gemcitabine est de 1 000 mg/m2, administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes. L'administration doit être répétée une fois par semaine pendant 7 semaines consécutives suivies d'une semaine de repos. A partir du cycle suivant, l'administration doit être répétée une fois par semaine pendant 3 semaines consécutives toutes les 4 semaines. Une réduction de la dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par le patient.
Cancer bronchique non à petites cellules
En monothérapie
La dose recommandée de gemcitabine est de 1 000 mg/m2, administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes.
L'administration devra être répétée une fois par semaine pendant 3 semaines, suivie d'une période de repos d'une semaine. Ce cycle de 4 semaines sera alors renouvelé. Une réduction de la dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par le patient.
La dose recommandée de gemcitabine est de 1250 mg/m2 de surface corporelle administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes, les jours 1 et 8 du cycle de traitement (cycle de 21 jours). Une réduction de la dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par le patient. Le cisplatine a été administré à des doses comprises entre 75-100 mg/m2 une fois toutes les 3 semaines.
Cancer du sein
Pour l'utilisation de gemcitabine en association avec le paclitaxel, il est recommandé d'administrer le paclitaxel (175 mg/m2) au jour 1 en perfusion intraveineuse d'environ 3 heures suivie de l'administration de gemcitabine (1250 mg/m2 ) en perfusion intraveineuse de 30 minutes aux jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours. Une réduction de dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par la patiente. Les patientes devront avoir un nombre absolu de granulocytes d'au moins 1500 (x 106/l) avant l'instauration de la gemcitabine en association avec le paclitaxel
Cancer de l'ovaire
La dose recommandée de gemcitabine, en association avec le carboplatine, est de 1 000 mg/m2 en perfusion intraveineuse de 30 minutes aux jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours. Le carboplatine sera administré après la gemcitabine au jour 1 à la posologie permettant d'atteindre une aire sous la courbe (AUC) cible de 4,0 mg/mL x min. Une réduction de dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par la patiente.
Surveillance de la toxicité et modification des doses en raison d'une toxicité
Modifications des doses en raison d'une toxicité non hématologique
Un examen clinique et des contrôles périodiques des fonctions hépatique et rénale devront être réalisés afin de détecter une toxicité non-hématologique. Une réduction de dose à chaque cycle ou au cours d'un cycle pourra être envisagée en fonction du grade de toxicité présenté par le patient.
En général, en cas de toxicité non hématologique sévère (Grade 3 ou 4), excepté les nausées/vomissements, le traitement par la gemcitabine devra être réduit ou suspendu suivant l'avis du médecin. Le traitement pourra être différé, suivant l'avis du médecin, jusqu'à résolution de la toxicité.
Pour l'ajustement des doses du cisplatine, du carboplatine et du paclitaxel, en association, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit correspondant.
Modification des doses en raison d'une toxicité hématologique
Initiation d'un cycle
Quelle que soit l'indication, les patients doivent être soumis, avant chaque administration, à une surveillance hématologique : taux de granulocytes et taux de plaquettes. Avant l'instauration d'un cycle, les patients doivent avoir un nombre absolu de granulocytes d'au moins 1 500 (x 106/l) et un nombre de plaquettes d'au moins 100 000 (x 106/l).
Au cours d'un cycle
Des modifications de doses de gemcitabine au cours d'un cycle devront être adaptées comme indiqué dans les tableaux ci-dessous :
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Modification de doses de gemcitabine, administrée en monothérapie ou en association avec le cisplatine au cours d’un cycle dans le cancer de la vessie, dans le CBNPC et dans le cancer du pancréas |
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Nombre absolu de granulocytes (x 106/l) |
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Nombre de plaquettes (x 106/l) |
Pourcentage de la dose moyenne de gemcitabine (%) |
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> 1 000 |
et |
> 100 000 |
100 |
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500-1 000 |
ou |
50 000-100 000 |
75 |
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< 500 |
ou |
< 50 000 |
Aucune dose * |
* Le traitement omis ne sera pas réinstauré au cours d’un cycle avant que le nombre absolu de granulocytes n’atteigne au moins 500 (x 106/l) et que le nombre de plaquettes n'atteigne au moins 50 000 (x 106/l).
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Modification de doses de gemcitabine en association avec le paclitaxel au cours d’un cycle dans le cancer du sein |
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Nombre absolu de granulocytes (x 106/l) |
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Nombre de plaquettes (x 106/l) |
Pourcentage de la dose moyenne de gemcitabine (%) |
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> 1 200 |
et |
> 75 000 |
100 |
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1 000 - <1 200 |
ou |
50 000-75 000 |
75 |
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700 - <1 000 |
et |
> 50 000 |
50 |
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< 700 |
ou |
< 50 000 |
Aucune dose * |
* Le traitement omis ne sera pas réinstauré au cours d’un cycle. Le traitement débutera au jour 1 du prochain cycle une fois que le nombre absolu de granulocytes aura atteint au moins 1 500 (x106/l) et que le nombre de plaquettes aura atteint 100 000 (x106/l).
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Modification de doses de gemcitabine en association avec le carboplatine au cours d’un cycle dans le cancer de l’ovaire |
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Nombre absolu de granulocytes (x 106/l) |
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Nombre de plaquettes (x 106/l) |
Pourcentage de la dose moyenne de gemcitabine (%) |
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> 1 500 |
et |
> 100 000 |
100 |
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1 000-1 500 |
ou |
75 000-100 000 |
50 |
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< 1 000 |
ou |
< 75 000 |
Aucune dose * |
Modifications des doses, dans les cycles suivants, en raison d'une toxicité hématologique, pour toutes les indications
La dose de gemcitabine doit être réduite à 75% de la dose initiale du premier cycle, dans les cas où les toxicités hématologiques suivantes seraient observées :
- Nombre absolu de granulocytes < 500 x 106/l pendant plus de 5 jours.
- Nombre absolu de granulocytes < 100 x 106/l pendant plus de 3 jours.
- Neutropénie fébrile.
- Plaquettes < 25 000 x 106/l.
- Report de cycle de plus d'une semaine en raison d'une toxicité.
Mode d’administration
La gemcitabine est bien tolérée au cours de la perfusion et peut être administrée en ambulatoire. En cas d'extravasation, la perfusion devra généralement être interrompue immédiatement et réadministrée dans une autre veine. Une surveillance particulière devra être effectuée sur le patient après l'administration.
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Populations particulières
Insuffisants rénaux ou insuffisants hépatiques
La gemcitabine devra être administrée avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale car les données issues des essais cliniques sont insuffisantes pour établir des recommandations claires sur les doses à administrer pour ces populations de patients (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Patients âgés (> 65 ans)
La gemcitabine a été bien tolérée par les patients âgés de plus de 65 ans. En dehors des doses recommandées pour l'ensemble des patients, il n'existe pas de données justifiant une adaptation posologique chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique (< 18 ans)
La gemcitabine n'est pas recommandée chez l'enfant de moins de 18 ans en raison de l'absence de données suffisantes de sécurité et d'efficacité.
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
Allaitement (voir rubrique 4.6)
Mise en garde et précautions d'emploi
Une toxicité accrue a été observée en cas d'allongement du temps de perfusion et d'augmentation de la fréquence des doses administrées.
Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), y compris le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique - NET) et la pustulose exanthémateuse aiguë généralisée (PEAG), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou être d’évolution fatales, ont été rapportées lors du traitement par la gemcitabine. Les patients doivent être informés des signes et symptômes et surveillés de près en cas de réactions cutanées. En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de ces réactions, la gemcitabine doit être interrompue immédiatement.
Toxicité hématologique
La gemcitabine peut induire une myélosuppression qui se traduit par une leucopénie, une thrombocytopénie et une anémie.
Les patients recevant de la gemcitabine devront faire l'objet, avant chaque administration, d'un suivi avec numération des plaquettes, des leucocytes et des granulocytes. Une suspension ou une modification du traitement devra être envisagée chaque fois qu'une toxicité médullaire induite par le médicament est décelée (voir rubrique 4.2.). Toutefois, la myélosuppression est de courte durée et ne nécessite habituellement pas de réduction de dose et rarement l'arrêt du traitement.
Les numérations globulaires peuvent continuer à diminuer après l'arrêt de traitement par gemcitabine. Le traitement devra être instauré avec prudence chez les patients dont la fonction médullaire est déficiente.
Comme avec d'autres cytotoxiques, le risque de myélosuppression cumulée doit être pris en considération, en cas de chimiothérapie combinée.
Insuffisance hépatique et rénale
La gemcitabine devra être utilisée avec prudence chez les insuffisants hépatiques ou insuffisants rénaux en l'absence de données d'études cliniques suffisantes pour établir des recommandations claires sur les doses à administrer pour ces populations de patients (voir rubrique 4.2).
L'administration de gemcitabine chez des patients simultanément atteints de métastases hépatiques ou ayant un antécédent d'hépatite, d'alcoolisme ou de cirrhose du foie peut entraîner une aggravation de l'insuffisance hépatique sous-jacente.
Un contrôle des fonctions rénale et hépatique (comprenant des tests virologiques) devra être effectué périodiquement.
Radiothérapie concomitante
Radiothérapie concomitante (administrée simultanément ou < 7 jours d'intervalle) : une toxicité a été rapportée (voir rubrique 4.5 pour les détails et recommandations d'utilisation).
Vaccins vivants
Le vaccin antiamarile (fièvre jaune) et les autres vaccins vivants atténués ne sont pas recommandés chez les patients traités avec gemcitabine (voir rubrique 4.5).
Syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible
Des cas de syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR) avec des conséquences potentiellement graves ont été rapportés chez des patients recevant de la gemcitabine en monothérapie ou en association avec d’autres agents anticancéreux. Une hypertension sévère, des crises convulsives ont été reportées chez la plupart des patients ayant présenté un SEPR, mais d’autres symptômes comme des maux de tête, une léthargie, un état de confusion, et une cécité peuvent aussi apparaître. Le diagnostic sera confirmé de façon optimale par l’imagerie à résonnance magnétique (IRM). Le SEPR est généralement réversible avec des traitements symptomatiques adéquats. Si un SEPR survient en cours de traitement, la gemcitabine doit être arrêtée de façon permanente et des traitements symptomatiques doivent être mis en œuvre, comme notamment, un contrôle de la pression artérielle et un traitement anticonvulsivant.
Cardiovasculaire
En raison du risque d'atteintes cardiaques et/ou vasculaires sous gemcitabine, une attention particulière devra être portée aux patients ayant des antécédents d'évènements cardiovasculaires.
Syndrome de fuite capillaire
Des cas de syndrome de fuite capillaire ont été rapportés chez des patients recevant la gemcitabine en monothérapie ou en association avec d’autres agents anticancéreux (voir rubrique 4.8). Cet état est en général réversible lorsque le diagnostic est établi de manière précoce et pris en charge de manière adéquate. Cependant des cas fatals ont été rapportés. Ce syndrome se caractérise par une hyperperméabilité systémique des capillaires avec fuites liquidiennes et protéiques de l’espace intravasculaire vers l’espace interstitiel.
Les signes cliniques incluent en général un œdème, une prise de poids, une hypoalbuminémie, une hypotension sévère, une insuffisance rénale aigüe et un œdème pulmonaire. La gemcitabine doit être interrompue si un syndrome de fuite capillaire apparait, et des traitements symptomatiques doivent être mis en œuvre.
Le syndrome de fuite capillaire peut survenir lors de cycles de chimiothérapie ultérieurs, et a été associé, dans la littérature, à des syndromes de détresse respiratoire chez l’adulte.
Pulmonaire
Des effets pulmonaires, parfois sévères (tels qu'œdème pulmonaire, pneumopathie interstitielle ou syndrome de détresse respiratoire de l'adulte (SDRA)) ont été rapportés en association avec le traitement par gemcitabine. Si de tels effets surviennent, l'arrêt du traitement, par gemcitabine devra être considéré. La mise en place précoce de soins de support peut aider à améliorer l'état des patients.
Rénal
Syndrome hémolytique et urémique
Des manifestations cliniques compatibles avec un syndrome hémolytique et urémique (SHU) ont été rarement rapportées (données après commercialisation) chez des patients recevant la gemcitabine (voir rubrique 4.8). Le SHU est une affection pouvant engager le pronostic vital. La gemcitabine devra être arrêtée dès les premiers signes d'une anémie hémolytique microangiopathique, tels qu'une chute brutale de l'hémoglobine avec une thrombopénie concomitante, une élévation des taux sériques de la bilirubine, de la créatinine, de l'urée, ou la LDH. L'insuffisance rénale pourrait ne pas être réversible avec l'arrêt du traitement et une dialyse pourrait être nécessaire.
Fertilité
Dans des études de fertilité, la gemcitabine a entraîné une hypospermatogénèse chez les souris mâles (voir rubrique 5.3). Il est donc conseillé aux hommes traités par gemcitabine de ne pas engendrer d'enfant pendant et dans les 3 mois qui suivent le traitement, et de demander des informations complémentaires concernant la cryoconservation de sperme avant de débuter le traitement en raison de la possibilité d'infertilité liée à la gemcitabine (voir rubrique 4.6).
Sodium
Le flacon contenant 200 mg de gemcitabine contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Le flacon contenant 1000 mg de gemcitabine contient 98,36 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 4,92% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Le flacon contenant 2000 mg de gemcitabine contient 196,72 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 9,84% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
GEMCITABINE KABI 38 mg/mL, solution à diluer pour perfusion contient du propylène glycol, ce qui peut causer des symptômes semblables à ceux de l’alcool.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 5,26 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : FRESENIUS KABI FRANCE