BETAMETHASONE EG 0,05 POUR CENT, solution buvable en gouttes
Classe médicamenteuse
GLUCOCORTICOIDE - USAGE SYSTEMIQUE, (H. Hormones non sexuelles) | code ATC : H02AB01
Composition
Bétaméthasone..................................................................................................................... 0,05 %
Pour un flacon de 30 ml.
Excipients à effet notoire : 8,9556 g saccharose, 12,60 g sorbitol, (E 420), 10,5 g propylène glycol, (E 1520), 0,03 g benzoate de sodium. (E 211).
Indications thérapeutiques
AFFECTIONS OU MALADIES:
I-COLLAGENOSES - CONNECTIVITES
Poussées évolutives de maladies systémiques, notamment: lupus érythémateux disséminé, vascularite, polymyosite, sarcoïdose viscérale
II-DERMATOLOGIQUES
a-dermatoses bulleuses auto-immunes sévères, en particulier pemphigus et pemphigoïde bulleuse
b-formes graves des angiomes du nourrisson
c-certaines formes de lichen plan
d-certaines urticaires aiguës
e-formes graves de dermatoses neutrophiliques
III- DIGESTIVES
a-poussées évolutives de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn
b-hépatite chronique active auto-immune (avec ou sans cirrhose)
c-hépatite alcoolique aiguë sévère, histologiquement prouvée
IV-ENDOCRINIENNES
a-thyroïdite subaiguë De Quervain sévère
b-certaines hypercalcémies
V- HEMATOLOGIQUES
a-purpuras thrombopéniques immunologiques sévères
b-anémies hémolytiques auto-immunes
c-en association avec diverses chimiothérapies dans le traitement d'hémopathies malignes lymphoïdes
d-érythroblastopénies chroniques acquises ou congénitales
VI-INFECTIEUSES
a-péricardite tuberculeuse et formes graves de tuberculose mettant en jeu le pronostic vital
b-pneumopathie à Pneumocystis carinii avec hypoxie sévère
VII-NEOPLASIQUES
a-traitement anti-émétique au cours des chimiothérapies antinéoplasiques
b-poussée œdémateuse et inflammatoire associée aux traitements antinéoplasiques (radio et chimiothérapie)
VIII-NEPHROLOGIQUES
a-syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes
b-syndrome néphrotique des hyalinoses segmentaires et focales primitives
c-stade III et IV de la néphropathie lupique
d-sarcoïdose granulomateuse intrarénale
e-vascularites avec atteinte rénale
f-glomérulonéphrites extra-capillaires primitives
IX-NEUROLOGIQUES
a-myasthénie
b-œdème cérébral de cause tumorale
c-polyradiculonévrite chronique, idiopathique, inflammatoire
d-spasme infantile (syndrome de West) / syndrome de Lennox-Gastaut
e-sclérose en plaques en poussée, en relais d'une corticothérapie intraveineuse
X-OPHTALMOLOGIQUES
a-uvéite antérieure et postérieure sévère
b-exophtalmies œdémateuses
c-certaines neuropathies optiques, en relais d'une corticothérapie intraveineuse (dans cette indication, la voie orale en première intention est déconseillée)
XI-ORL
a-certaines otites séreuses
b-polypose nasosinusienne
c-certaines sinusites aiguës ou chroniques
d-rhinites allergiques saisonnières en cure courte
e-laryngite aiguë striduleuse (laryngite sous-glottique) chez l'enfant
XII-RESPIRATOIRES
a-asthme persistant de préférence en cure courte en cas d'échec du traitement par voie inhalée à fortes doses
b-exacerbations d'asthme, en particulier asthme aigu grave
c-bronchopneumopathie chronique obstructive en évaluation de la réversibilité du syndrome obstructif
d-sarcoïdose évolutive
e-fibroses pulmonaires interstitielles diffuses
XIII-RHUMATOLOGIQUES
a-polyarthrite rhumatoïde et certaines polyarthrites
b-pseudopolyarthrite rhizomélique et maladie de Horton
c-rhumatisme articulaire aigu
d-névralgies cervico-brachiales sévères et rebelles
XIV-TRANSPLANTATION D'ORGANE ET DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES ALLOGENIQUES
a-prophylaxie ou traitement du rejet de greffe
b-prophylaxie ou traitement de la réaction du greffon contre l'hôte
Posologie et mode d'administration
Voie orale.
40 gouttes correspondent à 1 ml de solution et à 0,5 mg de bétaméthasone.
Equivalence anti-inflammatoire (équipotence) pour 5 mg de prednisone : 0,75 mg de bétaméthasone.
Mettre les gouttes dans un verre d’eau. L’ingestion de la solution se fait de préférence à la fin du repas.
RESERVE AUX NOURRISSONS ET AUX ENFANTS.
La posologie doit être adaptée à l'affection et au poids de l’enfant.
- traitement d'attaque : 0,075 mg/kg/jour soit 6 gouttes/kg/jour à 0,3 mg/kg/jour de bétaméthasone soit 24 gouttes/kg/jour (0,5 à 2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif: 150 à 600 gouttes pour un enfant de 25 kg ;
- traitement d'entretien : 0,03 mg/kg/jour (soit 3 gouttes/kg/jour). A titre indicatif: 75 gouttes pour un enfant de 25 kg.
La prescription de la corticothérapie à jour alterné (un jour sans corticoïde et le deuxième jour avec une posologie double de la posologie quotidienne qui aurait été requise) s'utilise chez l'enfant pour tenter de limiter le retard de croissance. Ce schéma à jour alterné ne peut s'envisager qu'après le contrôle de la maladie inflammatoire par les fortes doses de corticoïdes, et lorsqu'au cours de la décroissance aucun rebond n'est observé.
EN GENERAL
Le traitement "à la dose d'attaque" doit être poursuivi jusqu'au contrôle durable de la maladie. La décroissance doit être lente. L'obtention d'un sevrage est le but recherché. Le maintien d'une dose d'entretien (dose minimale efficace) est un compromis parfois nécessaire.
Pour un traitement prolongé et à fortes doses, les premières doses peuvent être réparties en deux prises quotidiennes. Par la suite, la dose quotidienne peut être administrée en prise unique de préférence le matin au cours du repas.
Arrêt du traitement
Le rythme du sevrage dépend principalement de la durée du traitement, de la dose de départ et de la maladie.
Le traitement entraîne une mise au repos des sécrétions d'ACTH et de cortisol avec parfois une insuffisance surrénalienne durable. Lors du sevrage, l'arrêt doit se faire progressivement, par paliers en raison du risque de rechute: réduction de 10% tous les 8 à 15 jours en moyenne.
Pour les cures courtes de moins de 10 jours, l'arrêt du traitement ne nécessite pas de décroissance.
Lors de la décroissance des doses (cure prolongée): à la posologie de 5 à 7 mg d'équivalent prednisone, lorsque la maladie causale ne nécessite plus de corticothérapie, il est souhaitable de remplacer le corticoïde de synthèse par 20 mg/jour d'hydrocortisone jusqu'à la reprise de la fonction corticotrope. Si une corticothérapie doit être maintenue à une dose inférieure à 5 mg d'équivalent prednisone par jour, il est possible d'y adjoindre une petite dose d'hydrocortisone pour atteindre un équivalent d'hydrocortisone de 20 à 30 mg par jour. Lorsque le patient est seulement sous hydrocortisone, il est possible de tester l'axe corticotrope par des tests endocriniens. Ces tests n'éliminent pas à eux seuls, la possibilité de survenue d'insuffisance surrénale au cours d'un stress.
Sous hydrocortisone ou même à distance de l'arrêt, le patient doit être prévenu de la nécessité d'augmenter la posologie habituelle ou de reprendre un traitement substitutif (par exemple 100 mg d'hydrocortisone en intramusculaire toutes les 6 à 8 heures) en cas de stress: intervention chirurgicale, traumatisme, infection.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes :
(Il n'existe toutefois aucune contre-indication absolue pour une corticothérapie d'indication vitale)
- hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
- tout état infectieux à l'exclusion des indications spécifiées (voir rubrique 4.1) ;
- certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona) ;
- états psychotiques encore non contrôlés par un traitement ;
- vaccins vivants.
Ce médicament est généralement déconseillé en association :
- avec les médicaments non antiarythmiques, donnant des torsades de pointes (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
- en cas d'ulcère gastro-duodénal, la corticothérapie n'est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé ;
- en cas d'antécédents ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin après fibroscopie ;
- la corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des levures et des parasites. La survenue d'une anguillulose maligne est un risque important.
Tous les sujets venant d'une zone d'endémie (régions tropicale, subtropicale, sud de l'Europe) doivent avoir un examen parasitologique des selles et un traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie.
Les signes évolutifs d'une infection peuvent être masqués par la corticothérapie.
Il importe, avant la mise en route du traitement, d'écarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de surveiller, en cours de traitement l'apparition de pathologies infectieuses.
En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique anti-tuberculeux est nécessaire, s'il existe des séquelles radiologiques importantes et si l'on ne peut s'assurer qu'un traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.
- l'emploi des corticoïdes nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment chez les sujets âgés et en cas de colites ulcéreuses (risque de perforation), anastomoses intestinales récentes, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, ostéoporose, myasthénie grave.
Une crise de phéochromocytome, pouvant être fatale, a été rapportée après l’administration de corticostéroïdes systémiques. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients pour lesquels la présence d’un phéochromocytome est suspectée ou avérée qu’après une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque.
Précautions d'emploi
En cas de traitement par corticoïdes au long cours :
- un régime pauvre en sucres d'absorption rapide et hyperprotidique doit être associé, en raison de l'effet hyperglycémiant et du catabolisme protidique avec négativation du bilan azoté ;
- une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie d'une élévation éventuelle de la pression artérielle. L'apport sodé sera réduit pour des posologies quotidiennes supérieures à 15 ou 20 mg d'équivalent prednisone et modéré dans les traitements au long cours à doses faibles ;
- la supplémentation potassique n'est justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée ou en cas de risque de troubles du rythme ou d'associations à un traitement hypokaliémiant ;
- le patient doit avoir systématiquement un apport en calcium et vitamine D ;
- lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et l'hypertension artérielle ne sont pas des contre-indications mais le traitement peut entraîner leur déséquilibre. Il convient de réévaluer leur prise en charge ;
- les patients doivent éviter le contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole.
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale (notamment par voie nasale, inhalée et intra-oculaire). En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche de troubles visuels notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient 350 mg de propylène glycol (E 1520) par ml. L’administration concomitante avec n’importe quel substrat pour l’alcool déshydrogénase comme l’éthanol peut induire des effets indésirables graves chez les enfants âgés de moins de 5 ans. Une surveillance médicale est requise chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles de la fonction hépatique, car divers effets indésirables attribués au propylène glycol ont été rapportés tels qu’un dysfonctionnement rénal (nécrose tubulaire aiguë), une insuffisance rénale aiguë et une dysfonction hépatique.
Ce médicament contient 420 mg de sorbitol (E 420) par ml. Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas prendre/recevoir ce médicament. Le sorbitol peut causer une gêne gastro-intestinale et un effet laxatif léger.
Ce médicament contient 0,299 g de saccharose par ml. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament. Ce médicament peut être nocif pour les dents lorsqu’il est pris de manière prolongée (pendant deux semaines ou plus).
Ce médicament contient 1 mg de benzoate de sodium (E 211) par ml. Le benzoate de sodium peut accroitre le risque d’ictère (jaunissement de la peau et des yeux) chez les nouveau-nés (jusqu’à 4 semaines).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ml, c'est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
BETAMETHASONE 0,05 % - CELESTENE 0,05 POUR CENT, solution buvable en gouttes.
Liste des médicaments de ce groupe de générique.Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Non disponible
Présentation : 1 flacon(s) en verre jaune(brun) de 30 ml avec pipette(s) compte-gouttes polypropylène
Prix : 3.79
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS