MITOXANTRONE ACCORD 2 mg/mL, solution à diluer pour perfusion

Agents antinéoplasiques, ANTHRACYCLINES ET APPARENTES, Code ATC: L01DB07

Mitoxantrone............................................................................................................................ 2 mg

Sous forme de chlorhydrate de mitoxantrone.

Pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion.

Chaque flacon de 5 mL de solution à diluer pour perfusion contient 10 mg mitoxantrone (sous forme de chlorhydrate).

Chaque flacon de 10 mL de solution à diluer pour perfusion contient 20 mg de mitoxantrone (sous forme de chlorhydrate).

Chaque flacon de 15 mL de solution à diluer pour perfusion contient 30 mg mitoxantrone (sous forme de chlorhydrate).

Excipient(s) à effet notoire :

Chaque mL de solution à diluer pour perfusion contient 3,40 mg de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement du cancer du sein métastatique.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement du lymphome non hodgkinien.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë (LMA) chez l’adulte.

MITOXANTRONE ACCORD en traitement combiné est indiqué dans le traitement d'induction de la rémission de la crise blastique dans la leucémie myéloïde chronique.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué en association à des corticoïdes pour le traitement palliatif (par ex. soulagement de la douleur) lié au cancer avancé de la prostate résistant à la castration.

MITOXANTRONE ACCORD est indiqué dans le traitement des patients atteints de sclérose en plaques récurrente hautement active associée à une invalidité évoluant rapidement lorsqu'aucune alternative thérapeutique n’existe (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1).

Posologie

MITOXANTRONE ACCORD doit être administré sous la surveillance d’un médecin ayant l’expérience de l’utilisation des agents de chimiothérapie cytotoxiques.

Adultes et patients âgés

Cancer du sein métastatique, lymphome non hodgkinien:

Monothérapie:

La dose initiale recommandée de mitoxantrone en monothérapie est de 14 mg/m² de surface corporelle, administrée en une seule dose intraveineuse, pouvant être réadministrée à intervalles de 21 jours. Chez les patients ayant une dépression médullaire, par exemple à la suite d'une chimiothérapie antérieure ou en cas de mauvais état de santé général, une dose de départ plus faible (12 mg/m² ou moins) est recommandée.

Les ajustements de doses et le calendrier des administrations suivantes doivent être déterminés sur la base de l'évaluation clinique, en fonction de la gravité et de la durée de la myelosuppression. Pour les cycles suivants, la dose précédente peut généralement être réadministrée si les nombres de leucocytes et de thrombocytes sont retournés à des valeurs normales après 21 jours.

Le tableau ci-dessous est un guide pour l'ajustement de la dose dans le traitement du cancer du sein avancé et du lymphome non-hodgkinien, sur la base du nadir hématologique (habituellement 10 jours après l'administration).

Nadir de leucocytes et de plaquettes

Délai de récupération

Administration suivante après récupération hématologique

Si le nadir de leucocytes > 1500 µL et le nadir de plaquettes > 50000 µL

Récupération ≤ 21 jours

Répéter la dose précédente.

Si le nadir de leucocytes > 1500 µL et le nadir de plaquettes > 50000 µL

Récupération

> 21 jours

Attendre la récupération puis administrer la même dose que la précédente.

Si le nadir de leucocytes < 1500 µL ou le nadir de plaquettes > 50000 µL

Indéterminé

Réduire la dose précédente de 2 mg/m² après récupération

Si le nadir de leucocytes < 1000 µL ou le nadir de plaquettes > 25000 µL

Indéterminé

Réduire la dose précédente de 4 mg/m² après récupération

Traitement en combinaison :

La mitoxantrone a été administrée en tant que composant d’un traitement combiné. Dans les cas de cancer du sein métastatique, l’association de la mitoxantrone avec d'autres agents cytotoxiques, y compris le cyclophosphamide et le 5-fluoro-uracile ou le méthotrexate et la mitomycine C, s’est avérée efficace.

La mitoxantrone a également été utilisée dans diverses associations de médicaments pour le lymphome non hodgkinien ; les données actuelles étant limitées, il n'est pas possible de recommander des schémas thérapeutiques spécifiques.

La mitoxantrone s’est avérée efficace en association à d’autres médicaments, à des doses initiales allant de 7-8 à 10-12 mg/m², selon l’association et la fréquence utilisées.

A titre indicatif, en chimiothérapie lorsque la mitoxantrone est utilisée en association avec un autre agent myelosuppresseur, la dose initiale de mitoxantrone doit être réduite de 2 à 4 mg/m² par rapport à la dose recommandée en monothérapie; les administrations suivantes, telles que présentées dans le tableau ci-dessus, dépendent du degré et de la durée de la myélosuppression.

La leucémie aiguë myéloblastique:

Traitement en monothérapie des cas de récidive :

La dose recommandée pour une induction de la rémission est de 12 mg/m² administrée en une dose intraveineuse unique par jour pendant 5 jours consécutifs (un total de 60 mg/m²). Dans les études cliniques avec une dose de 12 mg/m² par jour pendant 5 jours, les patients ayant obtenu une rémission complète l’ont l’eu à la suite du premier traitement d'induction.

Traitement en combinaison:

Pour l’induction, la posologie recommandée est de 12 mg/m² de mitoxantrone par jour pendant les 3 premiers jours, administrés par perfusion intraveineuse, et 100 mg/m² de cytarabine pendant 7 jours, administrés par perfusion continue sur 24 heures, pendant les 7 premiers jours.

La plupart des rémissions complètes surviennent après le traitement d'induction initial. En cas de réponse anti-leucémique incomplète, il est possible d’administrer un deuxième traitement d'induction par la mitoxantrone, administrée pendant 2 jours, et par la cytarabine, administrée pendant 5 jours, en utilisant les mêmes posologies quotidiennes que précédemment. Si une toxicité non hématologique sévère ou potentiellement mortelle est observée pendant le premier traitement d'induction, le deuxième traitement d'induction devra être suspendu jusqu’à la résolution de cette toxicité.

Un traitement de consolidation, qui a été utilisé lors de deux grandes études randomisées multicentriques, consiste en l’administration de mitoxantrone 12 mg/m² jour en perfusion intraveineuse aux jours J1 et J2, et de cytarabine, 100 mg/m² pendant 5 jours, en perfusion continue sur 24 heures aux jours J1 à J5. Le premier traitement a été administré 6 semaines environ après le dernier traitement d'induction ; le deuxième a été généralement administré 4 semaines après le premier.

Un traitement unique constitué de mitoxantrone 6 mg/m² administrée en bolus intraveineux (IV), d’étoposide 80 mg/m² administré par voie intraveineuse pendant une période d’1 heure et de cytarabine (Ara-C) 1 g/m² administrée par voie intraveineuse pendant une période de 6 heures par jour pendant 6 jours (MEC) a présenté une activité anti-leucémique en tant que traitement de sauvetage pour une LAM réfractaire.

Traitement de la crise blastique dans la leucémie myéloïde (chronique)

Traitement combiné dans le cadre d’une récidive

La dose initiale recommandée en cas de récidive est de 5 à 12 mg/m² de surface corporelle, administrés en une dose intraveineuse unique par jour pendant 2-4 jours consécutifs (dose maximale 48 mg/m²).

Cancer avancé de la prostate résistant à la castration

D’après les données tirées de deux études comparant la mitoxantrone plus corticoïdes aux corticoïdes en monothérapie, la posologie de mitoxantrone recommandée est de 12 à 14 mg/m² administrés en perfusion intraveineuse courte à intervalles de 21 jours, en association à une administration orale de faibles doses de corticoïdes.

Les patients cancéreux qui ont reçu des doses cumulées de 140 mg/m², soit en monothérapie soit en association à d’autres agents de chimiothérapie, avaient une probabilité cumulée de 2,6 % de présenter une insuffisance cardiaque congestive clinique. Il est donc impératif de surveiller attentivement ces patients afin de déceler tout signe de toxicité cardiaque et de les interroger concernant tout symptôme éventuel d’insuffisance cardiaque avant l’instauration du traitement et pendant celui-ci.

Sclérose en plaques

Le traitement par la mitoxantrone doit être administré sous la surveillance d’un médecin ayant l’expérience de l’utilisation d’agents chimiothérapeutiques cytotoxiques pour le traitement de la sclérose en plaques.

Ce traitement ne doit être utilisé qu’après évaluation du rapport bénéfices / risques, en ce qui concerne particulièrement les risques hématologiques et cardiaques (voir rubrique 4.4).

Le traitement ne doit pas être instauré chez des patients qui ont reçu un traitement antérieur par la mitoxantrone.

La posologie recommandée de mitoxantrone est généralement de 12 mg/m² de surface corporelle administrés en perfusion intraveineuse de courte durée (5 à 15 minutes environ), qui peut être répétée tous les 1-3 mois. La dose cumulée maximale sur la vie entière ne doit pas dépasser 72 mg/m² (voir rubrique 5.1).

Si la mitoxantrone est administrée de façon répétée, les ajustements posologiques doivent être déterminés en fonction de la sévérité et de la durée de l’aplasie médullaire.

Formule sanguine dans les 21 jours après la perfusion de mitoxantrone :

Signes et symptômes d’infection et formule sanguine de grade 3 (OMS) : dose suivante à 10 mg/m²

Signes et symptômes d’infection et formule sanguine de grade 4 (OMS) : dose suivante à 8 mg/m²

Formule sanguine 7 jours avant la perfusion de mitoxantrone

Signes et symptômes d’infection et formule sanguine de grade 1 (OMS) : dose suivante à 9 mg/m²

Signes et symptômes d’infection et formule sanguine de grade 2 (OMS) : dose suivante à 6 mg/m²

Signes et symptômes d'infection et formule sanguine de grade 3 ou 4 (OMS) : arrêt du traitement

En cas de toxicités non hématologiques de grade 2 ou 3 (OMS), la dose suivante doit être ajustée à 10 mg/m² ; en cas de toxicité non hématologique de grade 4, le traitement doit être arrêté.

Populations particulières

Patient âgé

Généralement, la sélection de la dose pour un patient âgé doit être instaurée à l’extrémité inférieure de la plage posologique, de manière à refléter la plus grande fréquence de cas présentant une diminution de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque, et de maladie concomitante ou de traitement par d’autres médicaments.

Insuffisance rénale:

La sécurité d’emploi de la mitoxantrone chez les patients insuffisants rénaux n’a pas été établie. La mitoxantrone doit donc être utilisée avec prudence chez ces patients.

Insuffisance hépatique:

La sécurité d’emploi de la mitoxantrone chez les patients insuffisants hépatiques n’a pas été établie. Un ajustement de la posologie peut être nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique, car la clairance de la mitoxantrone est réduite en cas d’insuffisance hépatique. Les données sont insuffisantes pour permettre d'apporter des recommandations en matière d’ajustement posologique. Les analyses de laboratoire de permettent pas de prédire la clairance de la substance active ni les ajustements posologiques (voir rubrique 5.2).

Enfants et adolescents

La sécurité d’emploi et l’efficacité de la mitoxantrone n’ont pas été déterminées chez les patients pédiatriques. Il n’y a pas d’utilisation justifiée de la mitoxantrone dans la population pédiatrique.

Mode d'administration

Administration intraveineuse uniquement.

MITOXANTRONE ACCORD doit être lentement injecté dans une perfusion intraveineuse continue de solution saline isotonique ou de solution de glucose à 5 % sur une période d’au moins 3 à 5 minutes. La tubulure doit être de préférence introduite dans une veine de gros calibre. Il convient si possible d’éviter d’administrer la perfusion au niveau des articulations ou au niveau des extrémités qui présentent des problèmes de drainage lymphatique ou veineux.

MITOXANTRONE ACCORD peut aussi être administré en perfusion courte (15 à 30 minutes), dilué dans 50 à 100 ml de solution saline isotonique ou de solution de glucose à 5 %.

MITOXANTRONE ACCORD ne doit pas être administré par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intra-artérielle. Des lésions tissulaires localisées sévères peuvent se produire en cas d’extravasation pendant l’administration. Ce médicament ne doit pas non plus être administré par voie intrathécale.

L'administration doit être immédiatement interrompue en cas de signes d’extravasation tels que sensation de brûlure, douleur, prurit, érythème, gonflement, coloration bleutée de la peau ou ulcération (voir rubrique 4.4).

intraveineuse

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, y compris les sulfites qui peuvent être produits au cours de la fabrication de la mitoxantrone.

La mitoxantrone est contre-indiquée chez les femmes qui allaitent leur enfant (voir rubriques 4.4 et 4.6).

La mitoxantrone ne doit pas être utilisée dans le traitement de la sclérose en plaques chez les femmes enceintes (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Précautions à prendre avant de manipuler ou d’administrer le médicament

La mitoxantrone doit être administrée lentement dans une perfusion intraveineuse continue. Elle ne doit pas être administrée par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intra-artérielle.

Quelques cas de neuropathie locale/régionale, dont certains irréversibles, ont été rapportés après l’injection intra-artérielle. Des lésions tissulaires localisées sévères peuvent se produire en cas d’extravasation pendant l’administration. À ce jour, seuls des cas isolés de réactions localisées sévères (nécroses) ont été décrits en raison d’une extravasation. La mitoxantrone ne doit pas être administrée par injection intrathécale. L'administration intrathécale peut provoquer des lésions sévères avec séquelles permanentes. Plusieurs cas de neuropathies et de neurotoxicités, centrales et périphériques, ont été rapportés après une injection intrathécale. Il s’agissait notamment de cas dans lesquels cette administration avait entraîné des convulsions évoluant vers un coma et des conséquences neurologiques sévères, et une paralysie avec dysfonctionnement intestinal et de la vessie.

Fonction cardiaque

Une toxicité myocardique, se manifestant dans sa forme la plus sévère par une insuffisance cardiaque congestive (ICC) potentiellement irréversible et fatale, peut se produire soit pendant le traitement par la mitoxantrone ou plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Ce risque augmente en fonction de la dose cumulée. Les patients cancéreux ayant reçu des doses cumulées de 140 mg/m² seules ou en association à d’autres agents chimiothérapeutiques, présentaient un risque cumulé d’insuffisance cardiaque congestive clinique de 2,6%. Dans des études oncologiques comparatives, le taux de probabilité cumulée global de réductions modérées ou sévère de la FEVG à cette dose était de 13 %.

Une pathologie cardiovasculaire active ou dormante, une radiothérapie antérieure ou concomitante dans la région médiastinale/péricardique, un traitement antérieur par d’autres anthracyclines ou anthracènediones, ou l’utilisation concomitante d’autres médicaments cardiotoxiques, peut augmenter le risque de toxicité cardiaque. Il est recommandé d’évaluer la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) par échocardiogramme ou angiographie isotopique MUGA (ventriculographie scintigraphie par la méthode « multigated ») avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone aux patients cancéreux. Chez les patients cancéreux, il convient de surveiller attentivement la fonction cardiaque pendant le traitement. Il est recommandé d’évaluer la FEVG à intervalles réguliers et/ou en cas d’apparition de signes ou symptômes d’insuffisance cardiaque congestive. Une cardiotoxicité peut survenir à n’importe quel moment au cours du traitement par la mitoxantrone, et ce risque augmente avec les doses cumulées. Une toxicité cardiaque peut se produire à des doses cumulées plus faibles de mitoxantrone, indépendamment de la présence éventuelle de facteurs de risque cardiaque.

Compte tenu du risque potentiel d’effets cardiaques chez les patients ayant reçu un traitement antérieur par daunorubicine ou doxorubicine, il convient de déterminer le rapport risques/bénéfices du traitement par la mitoxantrone chez ces patients avant de commencer le traitement.

Une insuffisance cardiaque congestive aiguë peut occasionnellement se produire chez les patients traités par la mitoxantrone pour une leucémie aiguë myéloblastique.

Ce problème a également été rapporté chez des patients atteints de sclérose en plaques traités par la mitoxantrone. Des modifications cardiaques fonctionnelles peuvent se produire chez les patients atteints de la sclérose en plaques traités par la mitoxantrone. L’évaluation de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) par échocardiogramme ou par MUGA est recommandée avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone et avant chaque dose chez les patients atteints de la sclérose en plaques, et une fois par an pendant une période pouvant aller jusqu’à 5 ans après la fin du traitement. Une cardiotoxicité peut survenir à n’importe quel moment au cours du traitement par la mitoxantrone, et ce risque augmente avec les doses cumulées. Une toxicité cardiaque peut se produire à des doses cumulées plus faibles de mitoxantrone, indépendamment de la présence éventuelle de facteurs de risque cardiaque. Normalement, les patients souffrant de sclérose en plaques ne doivent pas recevoir de dose cumulée sur la vie entière qui soit supérieure à 72 mg/m². La mitoxantrone ne doit normalement pas être administrée aux patients atteints de sclérose en plaques, qui présentent soit une FEVG de < 50 % soit une diminution cliniquement significative de la FEVG.

Suppression médullaire

Le traitement par la mitoxantrone doit s’accompagner d’une surveillance attentive et fréquente des paramètres hématologiques et biochimiques, ainsi que d’une observation fréquente du patient. Une numération sanguine complète, incluant les plaquettes, doit être obtenue avant l’administration de la dose initiale de mitoxantrone, 10 jours après l’administration et avant chaque perfusion consécutive, et en cas d’apparition de signes et symptômes d’une infection.

Les patients doivent être informés à propos des risques, symptômes et signes d’une leucémie aiguë et doivent être encouragés à consulter un médecin en cas d’apparition de ces symptômes, même après que la période de cinq ans se soit écoulée.

La myélosuppression peut être plus sévère et prolongée chez les patients en mauvais état général, ou ayant reçu précédemment une chimiothérapie et/ou une radiothérapie.

À l’exception du traitement de la leucémie aiguë myéloblastique, la mitoxantrone ne doit généralement pas être administrée aux patients ayant initialement un nombre de neutrophiles inférieur à 1500 cellules/mm3. Il est recommandé d’effectuer fréquemment des numérations globulaires du sang périphérique chez tous les patients recevant la mitoxantrone, de manière à déceler la survenue éventuelle d’une dépression médullaire, essentiellement une neutropénie, qui pourrait être sévère et entraîner une infection.

Lorsque la mitoxantrone est utilisée à doses élevées (> 14 mg/m²/jour pendant 3 jours) tel qu’indiqué pour le traitement de la leucémie, une myélosuppression sévère se produit.

Il conviendra de veiller en particulier à la récupération complète des paramètres hématologiques avant d’instaurer le traitement de consolidation (si celui-ci est utilisé) et de surveiller attentivement les patients pendant cette phase du traitement. La mitoxantrone peut provoquer une myélosuppression, quelle que soit la dose administrée.

Leucémie aiguë myéloblastique secondaire et syndrome myélodysplasique

Les inhibiteurs de la topoisomérase II, dont la mitoxantrone, utilisés en monothérapie ou en particulier de façon concomitante à d’autres agents anticancéreux et/ou à une radiothérapie, ont été associés à l’apparition d'une leucémie aiguë myéloblastique ou d’un syndrome myélodysplasique. Compte tenu du risque d’apparition de malignités secondaires, il convient de déterminer le rapport bénéfices/risque du traitement par la mitoxantrone avant d'instaurer le traitement.

Utilisation après d’autres traitements spécifiques de la SEP

La sécurité d’emploi et l’efficacité de la mitoxantrone n’ont pas été étudiées après un traitement par natalizumab, fingolimod, alemtuzumab, diméthyl fumarate ou tériflunomide.

Cancer du sein non métastatique

En l’absence de données de sécurité suffisantes dans le traitement adjuvant du cancer du sein, et compte tenu du risque accru de leucémie, la mitoxantrone doit uniquement être utilisée pour le cancer du sein métastatique.

Infections

Les patients qui reçoivent des agents immunosuppresseurs tels que la mitoxantrone présentent une diminution de la réponse immunitaire aux infections. Les infections systémiques doivent être traitées de façon concomitante au traitement par la mitoxantrone, ou juste avant d'instaurer celui-ci.

Vaccination

L’immunisation avec des vaccins vivants (par ex. vaccination contre la fièvre jaune) augmente le risque d’infection et d’autres effets indésirables tels que vaccine progressive, chez les patients présentant une immunocompétence réduite, par exemple, pendant le traitement par la mitoxantrone. L’administration de vaccins à virus vivants est par conséquent contre-indiquée pendant le traitement. Il est conseillé d’utiliser les virus vivants avec prudence après l’arrêt de la chimiothérapie, et de respecter une période d’au moins 3 mois après l’administration de la dernière dose de chimiothérapie avant de procéder à la vaccination (voir rubrique 4.5).

Contraception chez les hommes et chez les femmes

La mitoxantrone est génotoxique et est considérée comme un tératogène potentiel pour l’être humain. Il convient donc d’avertir les hommes sous traitement de ne pas concevoir un enfant et d’utiliser un moyen de contraception pendant le traitement et pendant 5 mois après la fin du traitement. Les femmes en âge de procréer doivent présenter un test de grossesse négatif avant de recevoir chaque dose, et utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et pendant 8 mois après la fin du traitement.

Allaitement

La mitoxantrone a été détectée dans le lait maternel jusqu’à un mois après l’administration de la dernière dose. Étant donné le risque d’effets indésirables graves dus à la mitoxantrone chez le nourrisson, l’allaitement est contre-indiqué (voir rubrique 4.3) et doit être interrompu avant de commencer le traitement.

Fertilité

Les femmes en âge de procréer doivent être averties à propos du risque accru d’aménorrhée passagère ou persistante (voir rubrique 4.6).

Mutagénicité et carcinogénicité

La mitoxantrone s'est révélée mutagène dans des systèmes de test in vitro bactériens et mammifères, ainsi qu’in vivo chez le rat. La substance active était carcinogène chez des animaux de laboratoire à des doses inférieures à la dose clinique proposée. Par conséquent, la mitoxantrone présente un potentiel carcinogène pour l’être humain.

Syndrome de lyse tumorale

Des cas de syndrome de lyse tumorale ont été rapportés avec l’utilisation de la mitoxantrone. Il convient de surveiller les taux d’acide urique, d’électrolytes et d’urée.

Coloration de l’urine et des autres tissus

La mitoxantrone peut conférer une coloration bleu-vert à l’urine 24 heures après l’administration, et les patients doivent être informés que ceci peut se produire pendant le traitement. Une coloration bleutée de la sclérotique, de la peau et des ongles peut aussi survenir.

Avertissements concernant les excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par mL, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Chaque flacon de 5 mL de ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c'est-à-dire qu’il est essentiellement "sans sodium".

Chaque flacon de 10 mL de ce médicament contient 34,40 mg de sodium (principal composant du sel de cuisine/de table) dans chaque flacon. Cela équivaut à 1,72 % de l'apport alimentaire quotidien maximal de sodium recommandé pour un adulte.

Chaque flacon de 15 mL de ce médicament contient 51,00 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/sel de table) dans chaque flacon. Cela équivaut à 2,55 % de l'apport nutritionnel maximal en sodium recommandé pour un adulte.

réservé à l'usage HOSPITALIER

MITOXANTRONE (CHLORHYDRATE DE) équivalant à MITOXANTRONE 10 mg/5 ml - NOVANTRONE 10 mg/5 ml, solution à diluer pour perfusion (FLACON de 5 ml).

Liste des médicaments de ce groupe de générique.

Non renseigné

Service Médical Rendu (SMR) : Important

Présentation : 1 flacon(s) en verre de 5 ml

Prix : non disponible

Taux de remboursement : 0%

Titulaire : ACCORD HEALTHCARE FRANCE