PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
Classe médicamenteuse
médicaments agissant sur la structure osseuse et la minéralisation bisphosphonates | code ATC : M05BA03
Composition
Acide pamidronique .......................................................................................................... 2,527 mg
Sous forme de pamidronate de sodium ............................................................................... 3,000 mg
Pour 1 ml.
Un flacon de 5 ml de solution à diluer pour perfusion contient 15 mg de pamidronate de sodium
Un flacon de 10 ml de solution à diluer pour perfusion contient 30 mg de pamidronate de sodium
Un flacon de 20 ml de solution à diluer pour perfusion contient 60 mg de pamidronate de sodium
Un flacon de 30 ml de solution à diluer pour perfusion contient 90 mg de pamidronate de sodium
Indications thérapeutiques
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml est indiqué pour le traitement des états liés à l'augmentation de l'activité ostéoclastique :
- Hypercalcémies d'origine maligne,
- Lésions ostéolytiques chez des patients présentant des métastases osseuses associées à un cancer du sein,
- Myélome multiple de stade III.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Hypercalcémie d'origine maligne :
Les patients doivent être réhydratés de façon appropriée avec une solution de chlorure de sodium à 0,9 % avant et pendant l’administration de pamidronate de sodium (voir rubrique 4.4).
La dose totale de pamidronate de sodium recommandée à utiliser pour une cure thérapeutique est fonction de la valeur initiale de la calcémie. Les indications suivantes ont été établies à partir de données cliniques utilisant la calcémie non corrigée. Cependant, les posologies proposées sont également applicables pour des valeurs de calcémie corrigées en fonction de la protidémie ou de l'albuminémie chez des patients réhydratés.
Tableau 1
|
Calcémie initiale |
Dose totale recommandée en pamidronate de sodium |
Concentration de la solution pour perfusion |
Débit maximum de perfusion |
|
|
(mmol/l) |
(mg %) (mg/100 ml) |
(mg) |
mg/ml |
mg/h |
|
< 3,0 |
< 12,0 |
15 à 30 |
30/125 |
22,5 |
|
3,0 à 3,5 |
12,0 à 14,0 |
30 à 60 |
30/125 |
22,5 |
|
60/250 |
||||
|
3,5 à 4,0 |
14,0 à 16,0 |
60 à 90 |
60/250 |
22,5 |
|
90/500 |
||||
|
> 4,0 |
> 16,0 |
90 |
90/500 |
22,5 |
La dose totale de pamidronate de sodium peut être administrée en une perfusion unique ou en plusieurs perfusions réparties sur 2 à 4 jours consécutifs. La dose maximale par cure thérapeutique est de 90 mg, que ce soit lors d'une cure initiale ou des cures ultérieures.
Des doses plus fortes n'ont pas amélioré la réponse clinique.
Une diminution significative de la calcémie est généralement observée 24 à 48 heures après l'administration du pamidronate de sodium et la normalisation est habituellement atteinte en 3 à 7 jours. Si la calcémie n'est pas normalisée dans ce délai, une autre dose peut être administrée. La durée de réponse peut varier d'un patient à l'autre et le traitement peut être répété si l'hypercalcémie récidive. L'expérience clinique actuelle laisse supposer une diminution de l'efficacité thérapeutique du pamidronate de sodium en cas d'administration réitérée du produit.
Lésions ostéolytiques dans le myélome multiple :
La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines.
Lésions ostéolytiques des métastases osseuses associées à un cancer du sein :
La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines. Cette dose peut être administrée aussi à intervalles de 3 semaines, afin de coïncider avec la chimiothérapie, si nécessaire.
Le traitement doit être poursuivi jusqu'à ce qu’une diminution importante de l'état général du patient soit constatée.
|
Indication |
Schéma thérapeutique |
Solution pour perfusion (mg/ml) |
Débit de perfusion (mg/h) |
|
Métastases osseuses |
90 mg/2 h toutes les 4 semaines |
90/250 |
45 |
|
Myélome multiple |
90 mg/4 h toutes les 4 semaines |
90/500 |
22,5 |
Insuffisance rénale :
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) sauf en cas d'hypercalcémie d'origine maligne mettant en jeu le pronostic vital lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque potentiel (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Comme avec les autres bisphosphonates intraveineux, une surveillance de la fonction rénale est recommandée avec, par exemple, une mesure de la créatinine sérique avant chaque dose de pamidronate de sodium. Chez les patients recevant du pamidronate de sodium pour des métastases osseuses ou un myélome multiple et montrant des signes de détérioration de la fonction rénale, le traitement par le pamidronate de sodium devra être suspendu jusqu'à récupération de la fonction rénale à un niveau ne différant pas de plus de 10 % de son état initial.
Cette recommandation est basée sur une étude clinique, dans laquelle la détérioration de la fonction rénale est définie comme ci-dessous :
- Pour les patients avec un taux initial de créatinine normal, une augmentation de 0,5 mg/dl.
- Pour les patients avec un taux initial de créatinine anormal, une augmentation de 1,0 mg/dl.
Une étude pharmacocinétique effectuée chez des patients atteints de cancer ayant une fonction rénale normale ou altérée indique que l'ajustement des doses n'est pas nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine entre 61 et 90 ml/min) ou modérée (clairance de la créatinine entre 30 et 60 ml/min). Chez ces patients, le débit de perfusion ne devra pas excéder 90 mg/4 h (approximativement 20 à 22 mg/h).
Insuffisance hépatique :
Une étude pharmacocinétique indique qu’aucun ajustement des doses n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée à légère. Il n'existe aucune donnée publiée sur l'utilisation de pamidronate de sodium chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Par conséquent, aucune recommandation spécifique ne peut être donnée chez ces patients pour le pamidronate de sodium (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité du pamidronate de sodium n'ont pas été établies chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml est une solution à diluer pour perfusion doit donc toujours être dilué avant utilisation dans une solution pour perfusion exempte de calcium (chlorure de sodium à 0,9 % ou glucose à 5 %). La solution obtenue doit être perfusée lentement (voir aussi rubrique 4.4).
Pour l'information concernant la compatibilité avec les solutions pour perfusion, voir rubrique 6.6.
Le débit de la perfusion ne doit pas dépasser 60 mg/heure (1 mg/min) et la concentration de pamidronate de sodium dans la solution à perfuser ne doit pas excéder 90 mg/250 ml. Une dose de 90 mg doit être habituellement administrée dans 250 ml de solution perfusée en 2 heures. Chez les patients présentant un myélome multiple et ceux présentant une hypercalcémie d'origine maligne, il est recommandé de ne pas administrer plus de 90 mg en 4 heures et dans 500 ml. La perfusion doit être posée dans une veine de taille suffisante afin de minimiser les réactions locales au site d'administration.
Le pamidronate de sodium doit être administré sous la surveillance d'un médecin et en présence d'installations permettant le contrôle des effets cliniques et biochimiques. Les patients traités par PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml doivent recevoir la notice et la carte patient.
N'utiliser que des solutions diluées fraîchement préparées et limpides!
Voie d'administration
intraveineuse
Contre-indications
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml est contre-indiqué dans les cas de :
- Hypersensibilité à la substance active, aux autres bisphosphonates ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- L'allaitement.
Mise en garde et précautions d'emploi
Général
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml ne doit jamais être administré par injection intraveineuse en bolus. Il doit donc toujours être dilué au préalable et administré en perfusion lente (voir rubrique 4.2).
Les patients doivent être évalués avant l’administration de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml pour s’assurer qu’ils sont correctement hydratés. Ceci est particulièrement important pour les patients suivant un traitement diurétique.
Les paramètres métaboliques standards associés à l’hypercalcémie dont la calcémie et la phosphatémie, doivent être contrôlés à la suite de l’initiation du traitement avec le PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml. Les patients ayant subi une chirurgie de la thyroïde sont susceptibles de développer une hypocalcémie due à un hypoparathyroïdisme relatif.
Des convulsions sont apparues chez quelques patients atteints d'hypercalcémie d'origine maligne en raison des modifications électrolytiques associées à la tumeur et à son traitement.
Chez les patients présentant une cardiopathie, en particulier les personnes âgées, une surcharge en sel peut accélérer le développement d'une insuffisance cardiaque (insuffisance ventriculaire gauche ou insuffisance cardiaque congestive). La fièvre (symptômes pseudo-grippaux) peut aussi contribuer à cette aggravation.
Les patients présentant une anémie, une leucopénie ou une thrombocytopénie doivent faire l'objet d'une surveillance hématologique régulière.
La sécurité et l'efficacité du pamidronate de sodium n'ont pas été établies chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans.
Ce médicament contient 0,65 mmol de sodium pour la dose maximum (90 mg). En tenir compte chez les patients contrôlant leur apport alimentaire en sodium.
Insuffisance rénale
Les bisphosphonates, y compris PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml, ont été associés à une toxicité rénale se traduisant par une détérioration de la fonction rénale et une insuffisance rénale potentielle. Des cas de détérioration rénale, de progression vers une insuffisance rénale et la dialyse ont été rapportés chez des patients après administration de la dose initiale ou une dose unique de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml. Une détérioration de la fonction rénale (incluant l'insuffisance rénale) a également été rapportée après un traitement prolongé par le PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml chez des patients atteints de myélome multiple.
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml est excrété sous forme inchangée principalement par voie rénale (voir rubrique 5.2). Ainsi, le risque d'effets indésirables rénaux peut donc être majoré chez les patients souffrant d'un trouble de la fonction rénale.
Compte tenu du risque de détérioration cliniquement significative de la fonction rénale, susceptible d'évoluer vers une insuffisance rénale, les doses uniques de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml ne doivent pas dépasser 90 mg, et le temps de perfusion recommandé doit être respecté (voir rubrique 4.2).
Comme avec d'autres bisphosphonates i.v., une surveillance rénale est recommandée, par exemple en déterminant la créatininémie avant chaque dose de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml.
Les patients recevant des perfusions de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml fréquentes pendant une durée prolongée, et ceux présentant une pathologie rénale préexistante ou une prédisposition à une insuffisance rénale (par exemple les patients atteints d'un myélome malin et/ou d'une hypercalcémie d'origine maligne), doivent subir des contrôles biologiques périodiques standards et une évaluation clinique périodique des paramètres de la fonction rénale avant chaque dose de PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml.
L'administration doit être interrompue en cas de détérioration de la fonction rénale chez les patients recevant PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml pour des métastases osseuses ou un myélome multiple (voir rubrique 4.2).
PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml ne doit pas être administré conjointement à d'autres bisphosphonates, leurs effets combinés n'ayant fait l'objet d'aucune étude.
Insuffisance hépatique
Aucune recommandation spécifique ne peut être donnée pour les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, car il n'y a aucune donnée clinique disponible (voir rubrique 4.2).
Administration de suppléments de calcium et de vitamine D
En l'absence d'hypercalcémie, les patients souffrant de métastases osseuses principalement lytiques ou de myélome multiple et exposés au risque de carence en calcium ou en vitamine D, et les patients souffrant de la maladie osseuse de Paget, doivent recevoir des compléments oraux de calcium et de vitamine D afin de réduire le risque d'hypocalcémie.
Ostéonécrose de la mâchoire
L’ostéonécrose de la mâchoire (ONM) a été signalée au cours des essais cliniques et après la commercialisation chez des patients traités par pamidronate.
Le début du traitement ou d’un nouveau cycle de traitement doit être retardé chez les patients présentant des lésions des tissus mous non cicatrisées dans la bouche, sauf en cas de situations d’urgence médicale.
Un examen bucco-dentaire comprenant des soins préventifs et une évaluation individuelle du bénéfice/risque sont recommandés avant d’initier un traitement par bisphosphonates chez les patients présentant des facteurs de risque concomitants.
Lors de l’évaluation du risque de développement d’une ONM chez les patients, les facteurs de risque suivants doivent être pris en considération :
- Puissance d’action du bisphosphonate (le risque est plus élevé pour les molécules très puissantes), voie d’administration (risque plus élevé en cas d’administration parentérale) et dose cumulée de bisphosphonate
- Cancer, présence de comorbidités (telles que anémie, coagulopathies, infection), tabagisme
- Traitements concomitants : chimiothérapie, inhibiteurs de l’angiogenèse (voir rubrique 4.5), radiothérapie du cou et de la tête, corticoïdes
- Antécédents d’affection dentaire, mauvaise hygiène bucco-dentaire, affection parodontale, interventions dentaires invasives telles que des extractions dentaires et dentiers mal fixés
Tous les patients doivent être encouragés à avoir une bonne hygiène bucco-dentaire, à faire des bilans dentaires réguliers et à signaler immédiatement tout symptôme tels que la mobilité dentaire, des douleurs ou un gonflement, la non cicatrisation des plaies ou un écoulement au cours du traitement par PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml. Pendant la durée du traitement, des interventions dentaires invasives doivent être effectuées avec prudence, qu’après un examen approfondi et à distance des injections de pamidronate.
Chez les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours d’un traitement par bisphosphonate, les interventions de chirurgie dentaire peuvent exacerber cette ONM.
Pour les patients qui doivent subir une intervention dentaire, il n’existe aucune donnée disponible qui indique que l’interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque d’ostéonécrose de la mâchoire.
Une prise en charge des patients qui développent une ONM doit être mise en place en étroite collaboration entre le médecin traitant et un dentiste ou chirurgien stomatologiste ayant l’expertise des ONM.
Une interruption temporaire du traitement par pamidronate doit être considérée jusqu’à résolution complète de l’ONM et si possible jusqu’à l’atténuation des facteurs de risque qui y contribuent.
Ostéonécrose du conduit auditif externe
L'ostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels d'ostéonécrose du conduit auditif externe comprennent l'utilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels qu'une infection ou un traumatisme. La possibilité d'ostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patients recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de l’oreille.
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusqu’au-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou l’aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. L’arrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de l’évaluation du bénéfice/risque pour le patient.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l’aine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Douleurs musculo-squelettiques
En phase de post-commercialisation, des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires, sévères et parfois invalidantes, ont été décrites chez des patients prenant des bisphosphonates. Ces rapports ont été cependant peu fréquents. Cette classe de médicaments inclut PAMIDRONATE DE SODIUM MYLAN 3 mg/ml (pamidronate de sodium pour perfusion). Le délai de survenue des symptômes a varié d’un jour à plusieurs mois après le début du traitement. Les symptômes se sont atténués chez la plupart des patients à l’arrêt du médicament. Dans un sous-groupe, ils ont récidivé lors d’une réexposition au même médicament ou à un autre bisphosphonate.
Condition de prescription
liste I
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 flacon(s) en verre de 20 ml
Prix : non disponible
Taux de remboursement : 0%
Titulaire : MYLAN SAS