CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 20 mg/15 ml, sirop en récipient unidose
Classe médicamenteuse
MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES | code ATC : N07BC02
Composition
Chlorhydrate de méthadone............................................................................................... 20,00 mg
Pour un récipient unidose.
Excipients à effet notoire : saccharose, éthanol (alcool).
Indications thérapeutiques
Traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique.
Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans.
Un patient est considéré stabilisé si le suivi de la prise en charge de son addiction est régulier, sans usage récréatif récent de substances psychoactives, avec des dosages urinaires négatifs aux opioïdes, une capacité de gestion autonome de son traitement, un rétablissement de l’équilibre de sa vie personnelle et sociale.
Posologie et mode d'administration
Posologie
- Mise en place du traitement : la première dose quotidienne est habituellement de 20 à 40 mg selon le niveau de dépendance physique, l’évaluation clinique et l’historique du patient et doit être administrée au moins dix heures après la dernière prise d’opioïdes.
- Adaptation posologique : la posologie est adaptée progressivement jusqu'à 40 à 60 mg en une à deux semaines, par fraction de 5 à 10 mg tous les 3 à 5 jours, compte-tenu de la demi-vie de la méthadone, en fonction de la réponse clinique pour prévenir les signes de sevrage ou un possible surdosage.
- Dose d'entretien : elle est obtenue par augmentation de 10 mg par semaine et se situe habituellement entre 60 et 100 mg/jour. Des doses supérieures peuvent être nécessaires. Les modifications de posologies sont alors déterminées après réévaluation clinique et des prises en charge associées.
Mode d’administration
- Le traitement est administré en une prise unique quotidienne (voir rubrique Conditions de prescription et de dispensation).
- Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi consommé.
Le flacon est équipé d’un bouchon sécurité. En raison du risque mortel, en cas d’ingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir les flacons à l’avance, de les tenir hors de portée des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service d’urgence doit être contacté immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Il est recommandé de co-prescrire systématiquement la naloxone lors de l’instauration ou du renouvellement du traitement par méthadone. En effet, les patients peuvent être exposés à un risque de surdosage d'opioïdes lors de l'instauration ou de la titration de la méthadone (voir rubrique 4.4).
Modalités d’arrêt progressif du traitement
- L'arrêt du traitement de substitution doit se faire par diminution progressive de la posologie de 5 à 10 mg, par paliers espacés d’au moins une semaine. Une prudence particulière est indispensable pendant toute cette période. Le suivi du patient sera rapproché afin de détecter, d’une part tout symptôme clinique évoquant un syndrome de sevrage pour lequel un retour immédiat au palier précédent est nécessaire, et d’autre part, toute reprise des conduites addictives qui expose le patient à un risque de surdosage aux opioïdes.
- En cas d’arrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du traitement et de l’augmentation progressive des doses doivent être prises en raison de la diminution de la tolérance.
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE DE LA METHADONE
Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour accepter les règles du traitement.
Les conditions de prescription et de délivrance du sirop de méthadone sont les suivantes :
1) Stupéfiant : prescription sur ordonnance sécurisée.
Durée maximale de prescription limitée à 14 jours.
Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur l’ordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur l’ordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.
Dans le cadre d’une prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur l’ordonnance.
Dans le cadre d’une prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le cadre d’une prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous contrôle médical ou infirmier.
2) Médicament soumis à une prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à l’occasion d’une hospitalisation, d’une consultation ou en milieu pénitentiaire.
Renouvellement non restreint.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Instauration du traitement :
Les patients sont volontaires et doivent accepter les règles de la prise en charge :
- Etre suivi régulièrement au sein de l’établissement de santé ou au sein du CSAPA,
- · Réalisation d’analyses urinaires à l’instauration du traitement.
Celle-ci vérifiera la réalité d’une consommation récente d’opioïdes et l’absence de prise de méthadone comportant un traceur spécifique et faisant l’objet de la présente autorisation de mise sur le marché. Ce contrôle urinaire permet de s’assurer qu’un même patient ne bénéficie pas de deux suivis avec prescription de méthadone.
Suivi du traitement :
Des analyses urinaires ultérieures peuvent être effectuées au cas par cas pour vérifier le respect du protocole par le sujet et mesurer l’efficacité du traitement sur la prise d’opioïdes illicites ou d’autres stupéfiants. Les analyses portent sur : la méthadone, les opioïdes naturels et/ou de synthèse, la cocaïne, l’amphétamine, les dérivés amphétaminiques, le cannabis, le LSD, ainsi que sur l’alcool. La recherche et le dosage des produits listés ne sont pas systématiques mais sont effectués sur demande du prescripteur.
Relais
Lors d’une prise en charge en CSAPA, le médecin de centre déterminera, en collaboration avec l’équipe de soins, l’opportunité de l’orientation du patient vers un médecin traitant pour la poursuite du traitement.
Lors d’une prise en charge initiale en établissement de santé ou en établissement pénitentiaire, le relais à instaurer à l’issue de l’hospitalisation ou de la détention, soit vers un médecin traitant, soit vers un CSAPA doit être envisagé avec le patient dès le début du traitement.
Ce médecin traitant sera choisi par accord entre le patient et le prescripteur initial.
Au moment du relais, l’ordonnance du prescripteur initial devra mentionner le nom du médecin traitant choisi.
La décision d’une telle orientation s’appuiera sur les critères de stabilisation du traitement en particulier :
- · Le suivi de la prise en charge de son addiction est régulier,
- · Sans usage récréatif récent de substances psychoactives,
- · La capacité du patient à gérer de façon autonome son traitement,
- · Une posologie de méthadone stabilisée,
- · Un rétablissement de l’équilibre de sa vie personnelle et sociale,
- · Des dosages urinaires négatifs aux opioïdes.
- Des analyses urinaires ultérieures peuvent être proposées par le médecin traitant.
Voie d'administration
orale
Contre-indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique 4.2).
- Situation à risque élevé de dépression respiratoire, en particulier : patients avec une insuffisance respiratoire sévère.
- Patients présentant un iléus paralytique constitué.
- En association avec un agoniste-antagoniste morphinique (buprénorphine, nalbuphine), avec un antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), avec le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, le millepertuis, l’oxybate de sodium ou la pipéraquine (voir rubrique 4.5).
Mise en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Ce médicament est un dérivé morphinique dont la prescription est exclusivement réservée au traitement de substitution aux opioïdes.
Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.
Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à chaque patient.
Dépression du SNC et respiratoire
Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Le risque de dépression respiratoire et de décès est plus important pendant la période d’initiation du traitement et lors de la reprise du traitement après une période de sevrage (perte de tolérance).
La prise de méthadone avec de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que tranquillisants, sédatifs, hypnotiques) peut augmenter le risque de dépression du système nerveux central.
La surveillance et l’évaluation des patients pendant la première semaine sont primordiales. En effet lors de l’administration de méthadone, l’état d’équilibre est obtenu tardivement, avec en particulier un risque d’augmentation de la concentration plasmatique entre le 4ème et le 6ème jour, d’où une vigilance clinique accrue pendant cette période.
L'utilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Par conséquent, les patients recevant des dépresseurs du système nerveux central et de la méthadone doivent être encore plus étroitement surveillés pour détecter les signes de dépression respiratoire, de sédation et d’hypotension.
En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques.
Dans le cas d’une décision de prescrire la méthadone en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible (voir rubrique 4.5).
Le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé d’informer le patient et son entourage d’être attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).
La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool est déconseillée (voir rubrique 4.5).
Addiction/Accoutumance/Dépendance/Trouble de l’usage d’opioïdes (abus et dépendance)
La méthadone est un antalgique opioïde et est intrinsèquement très addictive. Elle présente une longue demi-vie, et peut donc s’accumuler. Une dose unique permettant de soulager les symptômes peut, en cas de prise quotidienne, entraîner une accumulation et, potentiellement, le décès.
Comme avec les autres opioïdes, une accoutumance ainsi qu’une dépendance physique et/ou psychologique peuvent s’installer en cas d’administration répétée de méthadone.
L’abus ou le mésusage intentionnel de CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP peut entraîner un surdosage et/ou le décès.
Le risque d’apparition d’un trouble de l’usage d’opioïde est plus élevé chez les patients présentant des antécédents personnels et/ou familiaux (parent ou frère/sœur) de troubles liés à la consommation de substances (notamment d’un trouble de l’usage d’alcool), chez les fumeurs et chez les patients présentant des antécédents personnels d’autres troubles mentaux (p. ex., trouble dépressif majeur, anxiété et troubles de la personnalité).
L’apparition de signes de conduite toxicophile (p. ex., demande précoce de renouvellement d’ordonnance) doit être surveillée. Cela inclut un examen de la consommation concomitante d’opioïdes et de médicaments psychoactifs (p. ex. benzodiazépines). Chez les patients présentant des signes et symptômes de TUO, une consultation avec un addictologue doit être envisagée.
Syndrome de sevrage
Des dépendances physique et psychique peuvent apparaître au cours d’un traitement par méthadone. L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage aux opioïdes et une diminution de la tolérance acquise.
Le syndrome de sevrage peut se manifester par les symptômes suivants : agitation, larmoiement, éternuement, rhinorrhée, bâillements, sudation, frissons, tremblements, mydriase, irritabilité, anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, arthralgie, myalgie, contracture musculaire, spasme musculaire, faiblesse, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, piloérection et fièvre.
L'apparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.
Lors de la réintroduction du traitement substitutif, les recommandations incitent à une réévaluation médicale de la posologie. Il s’agit d’une situation à risque pour le patient qui doit être informé du risque de surdosage en cas d’une nouvelle consommation d’opioïdes (quelle que soit la dose).
Mésusage / Usage détourné
Le risque de mésusage de ce médicament est à surveiller. L'usage détourné peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals. Il est recommandé, lors de chaque consultation, de vérifier l’absence de pratique d’injection par le patient.
Ingestion accidentelle
La dose létale de la méthadone est de l’ordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu dépendantes aux opioïdes. Afin d’éviter tout risque d’ingestion accidentelle, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir à l’avance les flacons, de les tenir hors de portée et de la vue des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d’urgence doit être contacté immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubrique 4.8).
Mise à disposition de naloxone
Lors de l’instauration, du renouvellement du traitement par méthadone, en cas d’arrêt programmé (en raison de la perte de tolérance pharmacodynamique) ou de reprise de méthadone ou dans toute situation d’utilisation anormale (ingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante), il est recommandé de mettre systématiquement à la disposition des patients et de leur entourage un kit de naloxone prête à l’emploi disponible avec ou sans ordonnance. Ces personnes peuvent être exposées à un risque de surdosage d'opioïdes (voir rubrique 4.2).
La co-prescription systématique de naloxone doit être associée à une éducation appropriée du patient et / ou de l’entourage en cas de surdosage : situations à risques, signes / symptômes, utilisation appropriée de naloxone pour la réanimation et instructions pour l'orientation vers les soins d'urgence (voir rubrique 4.9).
Allongement de l’intervalle QT et torsades de pointe
Des cas d’allongement de l’intervalle QT et de torsades de pointe pouvant aboutir à une mort subite d’origine cardiaque ont été rapportés au cours de traitements par la méthadone, principalement à des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée avec précaution, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque d’allongement de l’intervalle QT, c’est à dire en cas :
- d’antécédent connu d’allongement du QT (congénital ou acquis),
- d’antécédents familiaux de mort subite,
- de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,
- de pathologie cardiaque évoluée,
- de traitements médicamenteux connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique. 4.5),
- de traitements médicamenteux susceptibles de donner des torsades de pointe : antiarythmiques de classe Ia (disopyramide, hydroquinidine, quinidine), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), arsénieux, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amilsupride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib, délamanid, hydroxychloroquine, moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, sulfaméthoxazole + triméthoprime, torémifène, vandétanib, vincamine IV.
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- La consommation de cocaïne pendant le traitement par méthadone est déconseillée car elle expose à un risque majoré de troubles du rythme ventriculaire notamment de torsades de pointe, pouvant provoquer une mort subite ou un arrêt cardiaque (voir rubrique 4.5).
Pour les patients présentant des facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT, un ECG à l’instauration du traitement par méthadone doit être réalisé ainsi que dans les 30 jours qui suivent. Des ECG supplémentaires doivent être effectués chaque année ou chaque fois que la dose de méthadone dépasse 120 mg/jour.
Pour les patients présentant un allongement marqué de l'intervalle QT (> 500 ms) ou un autre trouble de la conduction, l’avis d’un cardiologue est recommandé avant l’instauration du traitement. Si cette anomalie est découverte pendant le traitement sous méthadone, une réévaluation du rapport bénéfice/risque doit être envisagée. Une diminution de la dose de méthadone, une modification du traitement associé susceptible de donner des torsades de pointe, ainsi que la suppression des autres facteurs de risque pourraient être nécessaires.
Insuffisance surrénalienne
Les analgésiques opioïdes peuvent provoquer une insuffisance surrénalienne réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes de l'insuffisance surrénalienne peuvent inclure des nausées, des vomissements, une perte d'appétit, de la fatigue, une faiblesse, des vertiges ou une hypotension artérielle.
Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine
L'utilisation à long terme d'analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des taux d'hormones sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes peuvent inclure une diminution de la libido, une impuissance ou une aménorrhée.
Hypoglycémie
Une hypoglycémie a été observée dans un contexte de surdosage en méthadone ou d’une augmentation de la dose. Une surveillance régulière de la glycémie est recommandée lors de l'augmentation de la dose (voir rubriques 4.8 et 4.9).
Syndrome sérotoninergique
L’utilisation concomitante de méthadone avec certains médicaments peut entraîner un syndrome sérotoninergique justifiant l’arrêt immédiat du traitement (voir rubrique 4.5). Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre :
- digestifs (diarrhée),
- neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie),
- moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
- végétatifs (variations de la pression artérielle, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).
L’arrêt des substances sérotoninergiques permet habituellement d’obtenir une amélioration rapide. Le traitement dépend du type et de la sévérité des symptômes.
Troubles respiratoires du sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires du sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie du sommeil. L’utilisation d’opioïdes est associée à un risque dose-dépendant d’ACS. Il convient d’envisager de réduire la dose totale d’opioïdes chez les patients présentant une ACS.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient 14 mg d’éthanol (alcool) par ml de sirop.
Ce médicament contient 1,6% de volume d'éthanol (alcool), c’est-à-dire jusqu’à 200 mg par flacon, ce qui équivaut à 5 ml de bière ou 2 ml de vin par flacon. L’utilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
Ce médicament contient environ 9 g de saccharose par récipient unidose de 20 mg/15 ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière, en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.
Précautions d'emploi
La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. Il est impératif de rechercher et de prendre en charge une constipation pendant le traitement.
Une perte de poids importante au cours du traitement doit conduire à une surveillance attentive pour déceler tout signe de surdosage qui pourrait être entrainé par un relargage soudain de la méthadone dans la circulation sanguine.
La méthadone est à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes (voir rubrique 4.6), les patients présentant une pathologie telle que : asthme, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique sévères et diabète.
Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalorachidien et entraîner des convulsions : ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes, d'autres circonstances dans lesquelles la pression du liquide céphalo-rachidien peut être augmentée, ou en cas d’antécédents d’épilepsie.
Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique. Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant d'hypotension, d’hypovolémie, d'hypertrophie prostatique ou de sténose urétrale.
Le myosis induit par les opioïdes, les changements de niveau de conscience peuvent interférer avec l'évaluation du patient ou modifier le diagnostic ou l'évolution d’une maladie concomitante.
Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie, ou d'insuffisance cortico-surrénalienne (par exemple maladie d'Addison).
Les opioïdes pouvant augmenter la pression intra-cholédocienne, ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une dysfonction des voies biliaires.
Condition de prescription
médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement
Groupe générique
Non renseigné
Forme pharmaceutique
Non renseigné
Divers
Service Médical Rendu (SMR) : Important
Présentation : 1 récipient(s) unidose(s) en verre brun de 15 ml avec fermeture de sécurité enfant
Prix : 2.08
Taux de remboursement : 65%
Titulaire : ASSISTANCE PUBLIQUE - HOPITAUX DE PARIS - AP-HP